05.06.2026 à 09:00
Deux journalistes rwandais affiliés à la chaîne YouTube Imbarutso ya Demokarasi sont poursuivis pour avoir réalisé un reportage sur Kwa Kabuga, ou le Centre de transit de Kigali – un lieu de détention non officiel où les autorités détiennent des personnes jugées « indésirables », et l'un des secrets les moins bien gardés de la capitale.
Augustin Nsanzimana, caméraman et monteur, et Emmanuel Niyonshuti, journaliste de télévision, sont actuellement placés en détention provisoire, une mesure confirmée par un juge le 2 juin. Lors d'une audience tenue le 26 mai, le parquet a accusé les deux hommes d'avoir « publi[é] des rumeurs pouvant provoquer la peur » ; il s'agit là d'une infraction pénale suffisamment vague pour être utilisée afin de museler les voix critiques.
Lors de l'audience, leurs avocats ont déclaré que les accusés s'étaient vu refuser l'accès à un avocat pendant les six premiers jours de leur détention.
Augustin Nsanzimana aurait envoyé un message à des contacts le 1er mai, indiquant que des agents qui selon lui travaillaient pour le Bureau d'enquête rwandais (Rwanda Investigation Bureau) étaient entrés à son domicile à Kigali. Emmanuel Niyonshuti a également cessé de répondre aux appels et aux messages peu après avoir signalé des menaces. Le porte-parole du Bureau d'enquête rwandais a confirmé 72 heures plus tard que les deux hommes étaient sous leur garde. Ces arrestations ont fait suite à la publication sur YouTube d'une vidéo faisant état de décès de détenus à l'intérieur de Kwa Kabuga. Human Rights Watch a documenté des cas de détention arbitraire et de mauvais traitements graves à Kwa Kabuga, où des sans-abris, des travailleuses du sexe, des enfants des rues, des vendeurs ambulants et d'autres personnes sont souvent détenus sans procédure légale régulière.
Ces détentions s'inscrivent dans le cadre d'une répression continue de la liberté d'expression : dénoncer les défaillances des services publics, donner la parole à l'opposition, notamment les personnes liées à Victoire Ingabire, figure d'opposition en détention, ou remettre en question les discours officiels du gouvernement, entraîne souvent des sanctions.
En mai, Aimable Karasira, condamné notamment pour « divisionnisme », est décédé le jour où il devait être libéré de prison, dans des circonstances douteuses. Karasira, universitaire et youtubeur, a été arrêté en 2021 après avoir témoigné publiquement de la perte de proches en 1994 tués par les auteurs du génocide et par le Front patriotique rwandais au pouvoir. Avant son arrestation, il m'avait confié : « Je voulais utiliser YouTube pour raconter mon histoire. »
Plus d'une douzaine de journalistes, de commentateurs et d’activistes de l'opposition demeurent emprisonnés au Rwanda, nombre d'entre eux à la suite de poursuites engagées pour avoir dénoncé des abus sur YouTube. Toutes les personnes injustement détenues devraient être libérées immédiatement et sans condition, et le cadre juridique abusif qui a permis les poursuites engagées contre elles devrait être réformé, conformément aux normes internationales en matière de liberté d'expression.
02.06.2026 à 21:14
(Madrid) – Les efforts déployés par l’Argentine afin que l’ Espagne autorise l’extradition d’un ancien responsable vénézuélien, résidant en Espagne et accusé de crimes contre l’humanité, pourraient ouvrir la voie à la reddition de comptes, a déclaré aujourd’hui Human Rights Watch ; les autorités espagnoles ont accepté de faire avancer la procédure relative à cette demande d’extradition.
Un tribunal argentin a demandé l’extradition d’Ephraín Enrique Verdú Torrelles, un ancien officier de la Garde nationale bolivarienne vénézuélienne (Guardia Nacional Bolivariana, GNB), une force de police militarisée responsable de nombreuses violations des droits humains. La demande d’extradition transmise à l’Espagne vise à garantir la présence de Verdú Torrelles en Argentine, afin qu’il y soit interrogé au sujet d’allégations sur sa présumée implication dans des meurtres commis lors de la répression gouvernementale des manifestations de 2014 au Venezuela, et susceptibles de constituer un crime contre l’humanité.
« Les victimes au Venezuela n’ont obtenu aucune justice dans leur propre pays, et la demande d’extradition déposée par l’Argentine nous rappelle que la justice peut traverser les frontières », a déclaré Michelle Reyes Milk, conseillère juridique senior auprès du programme Justice internationale à Human Rights Watch. « Il appartiendra désormais au tribunal espagnol de décider s’il y a lieu de procéder à cette extradition. »
Le Conseil des ministres espagnol a approuvé la poursuite de la procédure relative à la demande d’extradition, renvoyant l’affaire devant la Cour nationale de justice espagnole (Audiencia Nacional). Le représentant des victimes vénézuéliennes, Ignacio Jovtis, a déclaré à Human Rights Watch que les autorités espagnoles avaient informé Verdú Torrelles de la procédure relative à la demande d’extradition. Au cours des manifestations de 2014 au Venezuela, les forces de sécurité ont systématiquement recouru à une force excessive et illégale contre des manifestants majoritairement pacifiques, arrêtant arbitrairement des centaines de personnes et soumettant de nombreux détenus à de graves abus, notamment des passages à tabac et, parfois, des actes de torture, tout en leur refusant une procédure régulière. Les forces de sécurité et les gangs pro-gouvernementaux connus sous le nom de « colectivos » ont également commis des exécutions extrajudiciaires.
La Mission internationale indépendante d’établissement des faits sur le Venezuela, établie sous l’égide des Nations Unies, a conclu qu’il existait des « motifs raisonnables » de croire que certaines violations commises par le gouvernement vénézuélien constituaient des crimes contre l’humanité, ajoutant : « L’affaiblissement des mécanismes de la responsabilité démocratique, judiciaire et institutionnelle a entraîné une impunité grandissante. » En 2021, la Cour pénale internationale a ouvert une enquête sur des crimes contre l’humanité qui auraient été commis au Venezuela.
La demande d’extradition déposée par l’Argentine fait suite à une plainte pénale déposée en juin 2023 par InterJust, une organisation de défense des droits humains, devant les tribunaux argentins, au nom des proches de personnes qui auraient été victimes d’exécutions extrajudiciaires par des membres de la GNB lors des manifestations de 2014. Cette affaire est rendue possible par le principe de compétence universelle, qui permet aux pays d'enquêter et de poursuivre certaines violations graves des droits humains constituant des crimes internationaux graves, quel que soit le lieu où elles ont été commises ou la nationalité des suspects ou des victimes.
Parallèlement, une autre plainte distincte et parallèle a été déposée en janvier 2023 par le Forum argentin pour la défense de la démocratie (Foro Argentino para la Defensa de la Democracia), contre l’ancien président vénézuélien Nicolás Maduro et son ministre de l’Intérieur, Diosdado Cabello. Maduro est détenu par les autorités fédérales américaines depuis le 3 janvier ; il est visé par des chefs d’accusation de narcoterrorisme, de trafic de drogue et de détention d’armes, et sera jugé lors d’un procès tenu dans le district sud de New York. Cabello continue d’exercer les fonctions de ministre de l’Intérieur, de la Justice et de la Paix au Venezuela. Il fait également l’objet de poursuites aux États-Unis pour narcoterrorisme, trafic de drogue et détention d’armes.
En septembre 2024, un juge d’instruction en Argentine a émis des mandats d’arrêt contre Verdú Torrelles et 13 autres officiers de la GNB, afin de les interroger dans le cadre de l’affaire engagée à leur encontre. Conformément aux normes de procédures pénales en vigueur en Argentine, Verdú Torrelles et les autres officiers n’ont pas été inculpés à ce stade. Cependant, Verdú Torrelles a été officiellement informé qu’il faisait l’objet d’une enquête pénale en cours, devenant ainsi, sur le plan procédural, un « accusé » (« imputado »).Par ailleurs, le juge a également ordonné la comparution de Maduro et Cabello, et émis des mandats d’arrêt à leur encontre.
S'il était extradé par l’Espagne, Verdú Torrelles deviendrait la première personne dans cette affaire à comparaître en personne devant les tribunaux argentins. Cette extradition permettrait à l'enquête d'avancer sur le plan procédural en Argentine, notamment par le biais d'un interrogatoire et d'une éventuelle mise en accusation, après quoi l'affaire pourrait être renvoyée devant un tribunal.
Cela ferait de Verdú Torrelles, à ce jour, la personnalité la plus haut placée à comparaître devant un tribunal pour des violations graves des droits humains commises au Venezuela, a déclaré Human Rights Watch.
D’autres affaires sont actuellement en cours en Argentine, relevant du principe de compétence universelle ; elles concernent des crimes présumés au regard du droit international commis au Myanmar, en Colombie, au Nicaragua, en Chine, en Israël et en Palestine, ainsi qu’en Espagne sous le régime franquiste. Ces affaires se sont heurtées à divers obstacles, notamment la difficulté d’assurer la présence des suspects sur le territoire argentin, l’absence d’unités spécialisées d’enquête et de poursuite chargées de traiter les affaires relevant de la compétence universelle, ainsi que d’autres contraintes en matière de ressources. Parallèlement, des juges et des procureurs argentins ont engagé des poursuites dans des affaires importantes concernant des crimes internationaux commis en Argentine par le passé.
« Les démarches engagées par l’Argentine dans le cadre d’affaires relevant du principe de compétence universelle envoie un message clair et fort selon lequel il ne devrait y avoir aucun refuge pour les responsables de violations graves des droits humains », a conclu Michelle Reyes Milk. « La coopération d’autres États, comme l’Espagne, est essentielle afin que ces efforts soient fructueux. »
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02.06.2026 à 04:00
(Beyrouth, 2 juin 2026) – Les personnes handicapées en Égypte sont confrontées à des entraves systémiques à leur droit au travail, liées a l’insuffisante mise en œuvre de la loi de 2018 sur les droits des personnes handicapées, a déclaré aujourd’hui Human Rights Watch. Parmi ces difficultés figurent des pratiques d’embauche discriminatoires, des lieux de travail inaccessibles, des obstacles à l’obtention d’une carte nationale confirmant le handicap, des quotas d’emploi non respectés, ainsi que le recours par des employeurs à des emplois factices et sous-payés (afin de remplir les quotas), qui privent ces personnes d’un véritable travail correctement rémunéré.
La loi de 2018 sur les droits des personnes handicapées a considérablement amélioré le cadre législatif régissant ces droits en Égypte, le rapprochant des normes internationales. Cependant, la mise en œuvre de nombreuses réformes se heurte à de sérieux obstacles, exposant les personnes handicapées à un risque accru de chômage, de pauvreté et de précarité économique. En 2025, le gouvernement a proposé des amendements à cette loi, lesquels sont actuellement examinés par le parlement ; certains amendements risquent toutefois de restreindre la définition du handicap, et d’affaiblir le respect des droits des personnes concernées.
« La loi égyptienne de 2018 sur les droits des personnes handicapées a constitué une importante avancée, mais sa mise en œuvre inadéquate a laissé de nombreuses personnes exclues du marché du travail, confrontées à un chômage persistant et à une marginalisation économique », a déclaré Amr Magdi, chercheur senior auprès de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord à Human Rights Watch. « L’inclusion exige plus qu’une simple législation. Elle nécessite que le gouvernement fasse respecter la loi, assure un suivi, forme les employeurs et rende les lieux de travail accessibles. »
Human Rights Watch a mené des entretiens avec 17 personnes : 13 personnes en situation de handicap, deux représentants d’organisations égyptiennes de défense des droits des personnes handicapées, un représentant d’une organisation humanitaire internationale, et un ancien haut fonctionnaire égyptien. Le 7 avril, Human Rights Watch a écrit au ministère égyptien de la Solidarité sociale, mais n’a reçu aucune réponse.
D’après une enquête nationale menée par le gouvernement en 2022, les personnes handicapées en Égypte représentent environ 11 % de la population, soit environ 12 millions de personnes, bien que la prévalence du handicap puisse être sous-estimée en raison de la stigmatisation, du sous-diagnostic et d’autres obstacles à la divulgation d’un handicap.
Selon cette enquête, 40 % des personnes handicapées âgées de 4 ans ou plus n’avaient reçu aucune éducation, soit nettement plus que la moyenne de 27 % pour l’ensemble de la population, selon une autre enquête de 2018. Seulement 17 % avaient terminé leurs études secondaires, bien en-deçà de la moyenne de 59 % pour la population masculine âgée de plus de 25 ans. Parmi les personnes handicapées interrogées, 49 % n’avaient pas d’emploi.
Une étude indépendante menée en 2019 a conclu que 80 % des personnes handicapées vivaient en dessous du seuil de pauvreté national, soit nettement plus que la moyenne de 30 % estimée pour l’ensemble de la population égyptienne.
La loi n° 10 de 2018 relative aux droits des personnes handicapées a offert pour la première fois un cadre juridique axé sur les droits en matière de handicap. La loi exige que les employeurs comptant au moins 20 salariés de réservent 5 % des postes aux personnes handicapées, alors que la précédente loi de 1975 fixait le seuil minimum à 50 salariés. Cette loi prévoyait une amende de 10 000 à 30 000 livres égyptiennes (environ 190 à 570 dollars US) et/ou une peine de prison pouvant aller jusqu’à un an en cas de non-respect du quota.
Le gouvernement ne publie pas de statistiques périodiques sur le respect de la loi, comme l’exige celle-ci, bien que des sources officielles indiquent que les autorités collectent ces données. Les autorités devraient publier périodiquement des données exhaustives sur les personnes handicapées, y compris leur situation professionnelle et des indicateurs de pauvreté multidimensionnelle, a déclaré Human Rights Watch.
Les 13 personnes en situation de handicap et les experts interrogés ont tous décrit une pratique répandue consistant, pour les employeurs, à embaucher frauduleusement des personnes en situation de handicap sans leur attribuer de véritable travail, souvent à des salaires inférieurs, afin de remplir le quota. Selon l'enquête nationale de 2022 sur les personnes en situation de handicap, 32,2 % des personnes interrogées ont déclaré être employées mais ne pas se voir attribuer de véritable travail.
Cette pratique renforce les stéréotypes préjudiciables selon lesquels les personnes handicapées ne peuvent pas contribuer au monde du travail, tout en leur refusant un accès égal à un emploi valorisant, à un salaire équitable, à l’indépendance économique, au développement professionnel et à l’inclusion sur le lieu de travail, a déclaré Human Rights Watch.
Un homme malentendant a déclaré qu’une banque l’avait embauché en 2025, aux côtés d’une centaine d’autres personnes handicapées, sans les avoir fait passer d’entretien. Il a indiqué que les responsables de la banque lui avaient dit qu’il recevrait 4 000 livres égyptiennes (80 dollars US) par mois, bien en dessous du salaire minimum égyptien, sans avoir à travailler. « Au cours des quatre dernières années, je me suis senti négligé », a-t-il déclaré. « J’ai des compétences que je n’ai pas pu mettre à profit ni développer. J’ai décidé de démissionner. »
Certaines personnes interrogées ont déclaré s’être vu attribuer des tâches sans rapport avec leurs qualifications et ne reflétant pas leurs compétences. Un défenseur des droits des personnes handicapées, lui-même malentendant, a déclaré qu’une grande entreprise de communication l’avait affecté à la livraison de petits-déjeuners, malgré ses deux diplômes universitaires.
Parmi les personnes interrogées dans le cadre de l’enquête nationale de 2022, 34 % ont déclaré penser que les employeurs avaient rejeté leur candidature en raison de leur handicap. et 63 % n’ont pas pu trouver d’emploi adapté.
Les personnes interrogées ont indiqué que les lieux de travail étaient souvent inaccessibles. Un homme en fauteuil roulant a déclaré avoir refusé une offre d’emploi en raison de l’absence d’aménagements raisonnables, notamment une rampe d’accès et des toilettes accessibles.
Certains ont déclaré être fréquemment confrontés à la stigmatisation sociale et à la discrimination, notamment à la perception des autorités et des employeurs selon laquelle les personnes handicapées sont incapables de travailler ou moins productives. « Ils nous considèrent comme des personnes incompétentes, mais nous sommes des personnes handicapées qui avons simplement besoin d’outils pour pouvoir accomplir notre travail », a déclaré une femme malentendante qui a indiqué avoir fait face à plusieurs refus pour des emplois pour lesquels elle remplissait pourtant les conditions requises.
Les personnes handicapées ont déclaré être régulièrement victimes d’incompréhension et de harcèlement au travail de la part de leurs collègues. Une femme malentendante a expliqué que ses collègues pensaient qu’elle les ignorait, lorsqu’elle ne pouvait pas les entendre ou les comprendre.
En Égypte, les personnes handicapées se heurtent également à des obstacles pour obtenir une Carte de services intégrés condition préalable pour accéder à certains services réservés aux personnes handicapées, comme les soins médicaux spécialisés, l’aide sociale, des exonérations fiscales et douanières, ainsi que des services liés à l’éducation ou à l’emploi.
En vertu de la loi de 2018 et des ses statuts les titulaires de cette carte qui se retrouvent sans emploi et en situation de pauvreté peuvent percevoir environ 700 livres (14 dollars US) par mois dans le cadre du programme de protection sociale Karama. Cependant, à la fin de 2025, seuls environ 10 % des personnes handicapées en Égypte (1,3 million de personnes) avaient pu obtenir une Carte de services intégrés. L'enquête nationale de 2022 a révélé qu'environ 70 % des personnes handicapées ignoraient l'existence de cette carte.
Le ministère de la Solidarité sociale, qui délivre la carte, a affirmé en 2024 que de nombreuses personnes ne la demandent simplement pas. Cependant, les personnes interrogées ont décrit d’importants obstacles, notamment une procédure longue pouvant durer jusqu’à un an ou plus, des coûts élevés pour des examens médicaux non disponibles dans les hôpitaux publics, et l’obligation de refaire toute la procédure lors du renouvellement de la carte.
Les défenseurs des droits des personnes handicapées ont déclaré que dans certains cas, le ministère appliquait des critères restrictifs pour limiter l’éligibilité à cette carte. Human Rights Watch a examiné une directive du ministère de la Santé enjoignant aux établissements médicaux d’évaluer la perte auditive des demandeurs utilisant une aide auditive à tige, en fonction du degré de perte auditive en décibels, d’une manière susceptible de restreindre fortement l’éligibilité. En outre, un handicap devrait être évalué non seulement par le biais d’une évaluation médicale, mais aussi en tenant compte de certains facteurs sociaux et environnementaux. En mars, le ministère a annoncé des mesures visant à supprimer certains obstacles.
En vertu de la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées, que l’Égypte a ratifiée en 2008, chaque État a l’obligation de garantir l’égalité des chances en matière d’emploi aux personnes handicapées. Les gouvernements sont tenus de promouvoir des politiques d’emploi inclusives et de fournir des aménagements raisonnables pour permettre aux personnes handicapées de bénéficier d’opportunités d’emploi égales à celles des autres personnes. L’Égypte a également l’obligation de garantir le droit à la sécurité sociale, sans discrimination.
« Refuser aux personnes handicapées un accès égalitaire a des opportunités d’emploi, à des lieux de travail inclusifs et à la sécurité sociale perpétue la pauvreté et prive la société égyptienne de talents inexploités », a conclu Amr Magdi. « Investir dans l’accessibilité, dans la formation et dans une véritable inclusion n’est pas seulement un moyen d’améliorer des vies : cela renforce aussi l’économie, et construit un avenir plus juste pour toutes et tous. »
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