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24.04.2026 à 08:49

Stigmatisée mais durable, la fourrure revient en force grâce au vintage

FRANCE24
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Elle a alors ressorti le long vison que sa grand-mère lui avait légué des années plus tôt et l'a apporté chez un fourreur de Manhattan pour lui offrir une seconde vie. "Je n'aurais jamais acheté un manteau de fourrure", dit-elle à l'AFP, posant devant un miroir en pied pour évaluer une éventuelle retouche. "Mais là j'ai l'impression de recycler." Outre un froid particulièrement vigoureux, l'hiver à New York a été marqué par des débats animés autour du retour de la fourrure, désormais promue par certains influenceurs. Des commerçants comme Larry Cowit, qui dirige Madison Avenue Furs, constatent une hausse des ventes. "J'ai des clientes de 20 ans qui débarquent en sortant de la fac et enfilent une veste en renard", raconte-t-il. "On n'avait plus vu ça depuis longtemps." Noelle Sciacca, responsable mode du site de revente haut de gamme The RealReal, confirme que "l'intérêt pour la fourrure s'est considérablement accéléré", avec des recherches pour des pièces vintage ayant presque triplé entre 2024 et 2025. Le fait que le produit soit durable et offre des possibilités de revente "a mis les consommateurs à l'aise pour l'adopter comme quelque chose d'à la fois tendance et réfléchi", analyse-t-elle. "C'est biodégradable" Dans l'industrie de la mode, la fourrure est en déclin depuis des décennies, principalement alimenté par la lutte des défenseurs des animaux. Des alternatives synthétiques et moins chères ont gagné du terrain. De nombreuses maisons se sont engagées à ne plus utiliser de fourrure naturelle, notamment Prada, Michael Kors et Saint Laurent. Son interdiction à la Fashion Week de New York entrera en vigueur en septembre. Et encore récemment à Milan, des manifestations ont appelé à s'en passer totalement. La Commission européenne examine par ailleurs une initiative citoyenne ayant recueilli des millions de signatures appelant à une interdiction à l'échelle de l'UE de l'élevage d'animaux pour leur fourrure. Mais, dernièrement, le message s'est brouillé, à mesure que grandissaient les inquiétudes autour de la fast fashion et des matières à base de pétrole. "J'imagine toujours tous les manteaux en fausse fourrure produits en ce moment fondre en une flaque de plastique. L'idée de réutilisation et de recyclage peut inclure la fourrure vintage", a plaidé Laird Borrelli-Persson, journaliste de l'influent magazine Vogue. Les manteaux en vraie fourrure nécessitent un entretien régulier. Les peaux contiennent des huiles naturelles et, si elles ne sont pas conservées au frais pendant les saisons chaudes, elles peuvent se dessécher et se désintégrer. "C'est biodégradable", souligne Larry Cowit. "Animaux torturés" Mais pour Ashley Byrne, de l'association de défense des droits des animaux PETA, le fait d'acheter du vintage au nom de la durabilité est "bien intentionné mais mal avisé". Les gens devraient "comprendre que porter une fourrure provenant d'un animal qui a été torturé et tué revient à cautionner des pratiques qu'ils ne souhaitent sûrement pas soutenir", développe-t-elle. Chez Larry Cowit, le ratio entre ventes de fourrures vintage et neuves est désormais d'environ 70 contre 30. Les manteaux d'occasion se négocient entre 500 et 10.000 dollars, le vison commun est vendu entre 1.500 et 1.800 dollars. Il attribue la progression de son activité aux "influenceurs sur les réseaux sociaux (qui) ont vraiment bouleversé la donne". Cette dynamique est en partie alimentée par l'esthétique "mob wife" (mafiosa), un look associant bijoux tape-à-l'œil, imprimés animaliers et fourrure, tendance sur TikTok depuis quelques années. Le compte Instagram de Madison Avenue Furs met lui-même en scène la nièce de Larry Cowit sur le balcon de la boutique dans des manteaux évoquant la série "Les Sopranos". Dans le magasin, Renee May, une styliste accompagnée de clientes souhaitant moderniser les manteaux de leurs grands-mères, affirme à l'AFP que "beaucoup d'entre elles portent à nouveau leurs fourrures". Nicole Bellmier, 36 ans, apprécie ce look "très nostalgique". "C'est quelque chose à transmettre à nos enfants", ajoute sa cousine Dominique Defonte.

24.04.2026 à 08:45

Lamine Yamal forfait pour la fin de saison avec Barcelone, mais attendu au Mondial

L'Equipe TV
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Le FC Barcelone a confirmé que Lamine Yamal, contraint de quitter le terrain mercredi face au Celta Vigo, souffre d'une lésion du biceps fémoral de la jambe gauche. Le club précise toutefois que sa participation à la Coupe du monde n'est pas compromise. 
Texte intégral (671 mots)
Le FC Barcelone a confirmé que Lamine Yamal, contraint de quitter le terrain mercredi face au Celta Vigo, souffre d'une lésion du biceps fémoral de la jambe gauche. Le club précise toutefois que sa participation à la Coupe du monde n'est pas compromise. 

24.04.2026 à 08:35

"Godzilla Minus Zero" s'aventurera au plus près du monstre, promet son réalisateur

FRANCE24
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"Je ne pense pas que nous ayons jamais pu nous approcher autant de Godzilla auparavant", a confié le cinéaste japonais à l'AFP lors d'un entretien à Las Vegas en marge du CinemaCon, salon annuel de l'industrie cinématographique. Il promet que les rugissements du monstre légendaire, ainsi que le bruit tonitruant de ses pas, résonneront dans les salles de cinéma d'une manière inédite. Et ce, grâce aux avancées technologiques en matière de son et d'effets spéciaux. Pour le réalisateur de "Godzilla Minus One", le premier volet récompensé par l'Oscar des meilleurs effets spéciaux, les salles de cinéma sont l'habitat naturel du monstre japonais. Avec cette suite à grand spectacle, M. Yamazaki prend son rôle très au sérieux. "Il nous incombe en partie - à nous, les cinéastes - de créer constamment de nouvelles expériences et de donner aux gens des raisons de vouloir aller au cinéma et d'y passer du temps", a-t-il estimé, après avoir présenté un aperçu de "Godzilla Minus Zero". Le film, dont la sortie est prévue en novembre prochain aux États-Unis, est porté par les acteurs Ryunosuke Kamiki et Minami Hamabe, et se déroule en 1949, deux ans après les événements de "Minus One". La production est centrée sur la famille Shikishima qui, "au début du film, est vraiment heureuse", selon M. Yamazaki. "Ils ont enfin trouvé un équilibre familial. Puis, une fois de plus, ils sont confrontés à un désespoir total et à une tragédie horrible", raconte-t-il. Selon le réalisateur, le public devrait s'identifier à l'effort colossal des personnages pour trouver la force de se remettre d'une telle épreuve et la volonté de continuer à vivre. "Nouveaux défis" Réaliser une suite a poussé le cinéaste de 61 ans à tenter de se surpasser. Le premier volet a "été très acclamé et est devenu l'un des films Godzilla les plus appréciés de tous les temps", rappelle-t-il. "Ce point de comparaison est devenu un nouvel obstacle. Je ne me doutais pas que je nourrissais mon ennemi." Ce nouveau film lui a permis d'expérimenter des choses nouvelles. "Je n'ai pas pu tout faire avec +Godzilla Minus One+", confie M. Yamazaki. "L'un de mes nouveaux défis est donc de mettre à l'écran des images et des effets visuels que personne n'a jamais vus auparavant dans un film de Kaiju" - genre typiquement japonais construit autour de monstres colossaux. Dans la bande-annonce présentée à CinemaCon, on voit Godzilla face à face avec la Statue de la Liberté à New York. L'image a fait sensation dans la salle, mais M. Yamazaki a précisé que "le film mettra beaucoup plus le Japon en avant que ce que les gens imaginent". "Cette scène est très importante pour le personnage du film, et c'est une scène très impressionnante", a-t-il ajouté. Cependant, "l'accent a été mis sur l'histoire et sur la recherche de ce qui était le mieux pour le récit". À l'ère du streaming, M. Yamazaki croit encore que Godzilla n'est véritablement chez lui qu'au cinéma, lorsqu'il se dresse, haut de plusieurs mètres, sur un écran géant. Cette créature mythique "a vraiment besoin de s'appuyer sur certaines expériences que l'on ne peut vivre qu'à l'intérieur des salles de cinéma", insiste-t-il.
Texte intégral (571 mots)
"Je ne pense pas que nous ayons jamais pu nous approcher autant de Godzilla auparavant", a confié le cinéaste japonais à l'AFP lors d'un entretien à Las Vegas en marge du CinemaCon, salon annuel de l'industrie cinématographique. Il promet que les rugissements du monstre légendaire, ainsi que le bruit tonitruant de ses pas, résonneront dans les salles de cinéma d'une manière inédite. Et ce, grâce aux avancées technologiques en matière de son et d'effets spéciaux. Pour le réalisateur de "Godzilla Minus One", le premier volet récompensé par l'Oscar des meilleurs effets spéciaux, les salles de cinéma sont l'habitat naturel du monstre japonais. Avec cette suite à grand spectacle, M. Yamazaki prend son rôle très au sérieux. "Il nous incombe en partie - à nous, les cinéastes - de créer constamment de nouvelles expériences et de donner aux gens des raisons de vouloir aller au cinéma et d'y passer du temps", a-t-il estimé, après avoir présenté un aperçu de "Godzilla Minus Zero". Le film, dont la sortie est prévue en novembre prochain aux États-Unis, est porté par les acteurs Ryunosuke Kamiki et Minami Hamabe, et se déroule en 1949, deux ans après les événements de "Minus One". La production est centrée sur la famille Shikishima qui, "au début du film, est vraiment heureuse", selon M. Yamazaki. "Ils ont enfin trouvé un équilibre familial. Puis, une fois de plus, ils sont confrontés à un désespoir total et à une tragédie horrible", raconte-t-il. Selon le réalisateur, le public devrait s'identifier à l'effort colossal des personnages pour trouver la force de se remettre d'une telle épreuve et la volonté de continuer à vivre. "Nouveaux défis" Réaliser une suite a poussé le cinéaste de 61 ans à tenter de se surpasser. Le premier volet a "été très acclamé et est devenu l'un des films Godzilla les plus appréciés de tous les temps", rappelle-t-il. "Ce point de comparaison est devenu un nouvel obstacle. Je ne me doutais pas que je nourrissais mon ennemi." Ce nouveau film lui a permis d'expérimenter des choses nouvelles. "Je n'ai pas pu tout faire avec +Godzilla Minus One+", confie M. Yamazaki. "L'un de mes nouveaux défis est donc de mettre à l'écran des images et des effets visuels que personne n'a jamais vus auparavant dans un film de Kaiju" - genre typiquement japonais construit autour de monstres colossaux. Dans la bande-annonce présentée à CinemaCon, on voit Godzilla face à face avec la Statue de la Liberté à New York. L'image a fait sensation dans la salle, mais M. Yamazaki a précisé que "le film mettra beaucoup plus le Japon en avant que ce que les gens imaginent". "Cette scène est très importante pour le personnage du film, et c'est une scène très impressionnante", a-t-il ajouté. Cependant, "l'accent a été mis sur l'histoire et sur la recherche de ce qui était le mieux pour le récit". À l'ère du streaming, M. Yamazaki croit encore que Godzilla n'est véritablement chez lui qu'au cinéma, lorsqu'il se dresse, haut de plusieurs mètres, sur un écran géant. Cette créature mythique "a vraiment besoin de s'appuyer sur certaines expériences que l'on ne peut vivre qu'à l'intérieur des salles de cinéma", insiste-t-il.

24.04.2026 à 08:29

TotalEnergies: à la raffinerie de Normandie, les carburants coulent à flots

FRANCE24
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"On est sur l'unité d'hydrocraquage, une unité de conversion qui va nous permettre de maximiser la production de diesel et de kérosène pour les carburants routiers et de l'aviation", explique à l'AFP Elise Thomazo, responsable de la division technique de la raffinerie, casque sur la tête. Après distillation du pétrole brut, cet ensemble de tours, qui contribue généreusement aux 40.000 kilomètres de tuyaux qui parcourent le site de 360 hectares, abrite des pompes, des compresseurs, qui dans un vrombissement continu, séparent les molécules et notamment "les essences du gazole et du kérosène", précise Adlene Terkmani, responsable des opérations d'une unité de conversion de ces molécules, également casqué. Tout autour, des dizaines de "bacs", réservoirs circulaires gigantesques, des plus foncés, en noir, qui accueillent le pétrole brut, mais également les produits les plus "lourds" comme le bitume, aux plus clairs, où sont stockés les produits les plus "légers", comme les essences. Si la raffinerie est conçue pour produire traditionnellement une part importante de diesel et de kérosène, depuis le début de la guerre, les équipes s'efforcent "d'optimiser" la production et d'augmenter un peu les ratios de ces produits pour lesquels la France est largement déficitaire (à 50% de sa consommation pour le gazole, notamment), indique Mme Thomazo. Un peu plus de diesel et de kérosène Mais, prévient-elle aussitôt, "dans tous les cas, ça ne dépasse pas 5%" de production supplémentaire pour ces produits, expédiés majoritairement (72%) par oléoduc vers les aéroports de Roissy et Orly pour les carburants d'aviation et vers les dépôts de carburant d'Ile-de-France, en ce qui concerne les carburants routiers. Avant toutes ces opérations, le pétrole brut arrive par navire au port voisin du Havre, d'où il est expédié vers la raffinerie, également par oléoduc. Avant la guerre, la raffinerie recevait "environ 20%" de son or noir du Golfe, des approvisionnements reportés sur les Etats-Unis, l'Europe et l'Afrique, selon François Bourrasse, tout nouveau directeur du site. En matière d'approvisionnement, "on n'a pas de crainte particulière", assure M. Bourrasse, qui indique que la raffinerie est couverte "pour les prochaines semaines, pour le prochain mois": "nous sommes déjà en train de travailler sur les approvisionnements des semaines suivantes, plutôt vers juin, c'est un rythme classique de travail pour l'approvisionnement de notre cycle". Du fait de cette tension sur le marché mondial provoquée par le conflit au Moyen-Orient, les marges du raffinage "se sont redressées, c'est clair", indique-t-il, avant de rappeler qu'elles étaient encore récemment en berne en Europe et d'inviter à considérer les choses sur le long terme. La plateforme, qui transforme chaque année quelque 12 millions de tonnes de pétrole brut, assure la production d'environ 12% des carburants vendus dans les stations-service de France, mais également 11% des plastiques produits en France.
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"On est sur l'unité d'hydrocraquage, une unité de conversion qui va nous permettre de maximiser la production de diesel et de kérosène pour les carburants routiers et de l'aviation", explique à l'AFP Elise Thomazo, responsable de la division technique de la raffinerie, casque sur la tête. Après distillation du pétrole brut, cet ensemble de tours, qui contribue généreusement aux 40.000 kilomètres de tuyaux qui parcourent le site de 360 hectares, abrite des pompes, des compresseurs, qui dans un vrombissement continu, séparent les molécules et notamment "les essences du gazole et du kérosène", précise Adlene Terkmani, responsable des opérations d'une unité de conversion de ces molécules, également casqué. Tout autour, des dizaines de "bacs", réservoirs circulaires gigantesques, des plus foncés, en noir, qui accueillent le pétrole brut, mais également les produits les plus "lourds" comme le bitume, aux plus clairs, où sont stockés les produits les plus "légers", comme les essences. Si la raffinerie est conçue pour produire traditionnellement une part importante de diesel et de kérosène, depuis le début de la guerre, les équipes s'efforcent "d'optimiser" la production et d'augmenter un peu les ratios de ces produits pour lesquels la France est largement déficitaire (à 50% de sa consommation pour le gazole, notamment), indique Mme Thomazo. Un peu plus de diesel et de kérosène Mais, prévient-elle aussitôt, "dans tous les cas, ça ne dépasse pas 5%" de production supplémentaire pour ces produits, expédiés majoritairement (72%) par oléoduc vers les aéroports de Roissy et Orly pour les carburants d'aviation et vers les dépôts de carburant d'Ile-de-France, en ce qui concerne les carburants routiers. Avant toutes ces opérations, le pétrole brut arrive par navire au port voisin du Havre, d'où il est expédié vers la raffinerie, également par oléoduc. Avant la guerre, la raffinerie recevait "environ 20%" de son or noir du Golfe, des approvisionnements reportés sur les Etats-Unis, l'Europe et l'Afrique, selon François Bourrasse, tout nouveau directeur du site. En matière d'approvisionnement, "on n'a pas de crainte particulière", assure M. Bourrasse, qui indique que la raffinerie est couverte "pour les prochaines semaines, pour le prochain mois": "nous sommes déjà en train de travailler sur les approvisionnements des semaines suivantes, plutôt vers juin, c'est un rythme classique de travail pour l'approvisionnement de notre cycle". Du fait de cette tension sur le marché mondial provoquée par le conflit au Moyen-Orient, les marges du raffinage "se sont redressées, c'est clair", indique-t-il, avant de rappeler qu'elles étaient encore récemment en berne en Europe et d'inviter à considérer les choses sur le long terme. La plateforme, qui transforme chaque année quelque 12 millions de tonnes de pétrole brut, assure la production d'environ 12% des carburants vendus dans les stations-service de France, mais également 11% des plastiques produits en France.

24.04.2026 à 08:19

Les victimes de l'incendie de Hong Kong à la recherche des reliques de leur vie d'avant

FRANCE24
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Ce feu, le plus meurtrier au monde dans un complexe d'habitation depuis 1980, a ravagé sept des huit immeubles de la résidence Wang Fuk Court du district de Tai Po, dans le nord du territoire. Depuis lundi, près de 7.000 personnes bénéficient d'une fenêtre de trois heures pour retourner dans ce qu'il reste des logements et recouvrer des effets personnels, ont annoncé les autorités. Parmi eux, Bowie Chan et son épouse Annie Tse ont revêtu casque, masque et gants, et été accompagnés sur les lieux par des travailleurs sociaux, avant de raconter à leur sortie leur visite à la presse, images à l'appui. "L'émotion était très forte, parce que les lieux par lesquels je suis descendue ce jour-là sont tout noirs ", relate Mme Tse, qui, le jour de l'incendie, avait réussi à fuir leur appartement du troisième étage. Sur des photos et vidéos envoyées à l'AFP par M. Chan, de la suie recouvre les murs et plafonds de l'appartement, la machine à laver et d'autres appareils électroménagers sont carbonisés. La porte en plastique de la douche pend en lambeaux, fondue, l'hélice d'un ventilateur a, elle, été remodelée par la chaleur. Mais, ici ou là, des objets semblent intacts, comme une photo encadrée du couple et de leurs quatre chats, ou celle de leurs noces, restée accrochée au mur du salon. "(Je suis retourné chercher) quelques bijoux, des accessoires, un peu d'argent liquide, mais surtout les urnes de mes deux chats (...) Et aussi mes photos de mariage, principalement ces objets-là", raconte M. Chan à des journalistes. "Beaucoup n'ont pas su" La visite a été un choc pour Mme Tse. "J'ai repensé à ce jour", dit-elle, fondant en larmes. Le jour de l'incendie, "j'ai pensé que je pouvais descendre pour comprendre ce qui se passait et remonter pour avertir les voisins, mais l'incendie était déjà très important", relate-t-elle. "Il n'y a pas eu d'alarme incendie, beaucoup de gens n'ont pas su" ce qu'il se passait. D'après les informations recueillies par un comité d'enquête indépendant, les alarmes incendie de sept des huit immeubles du complexe étaient désactivées lorsque le feu est survenu. "J'ai vu que les appartements des voisins étaient tous gravement brûlés à l'intérieur", dit-elle. A 41 ans, Mme Tse souffre d'une dépression depuis l'incendie et culpabilise de ne pas avoir pu prévenir ses voisins, confie à l'AFP son époux. Plus de 920 logements ont été endommagés et pour certains complètement détruits par le brasier, selon les pompiers. "Dire au revoir" Les autorités ont proposé de racheter les logements à un prix avoisinant celui d'avant l'incendie mais ont exclu de reconstruire le complexe. Un habitant, Jason Kong, 65 ans, estime insuffisantes les trois heures accordées aux résidents. Il dit n'avoir récupéré que quelques affaires. Son appartement et ses effets personnels sont en grande partie intacts, selon des images partagées avec la presse. "Je ne veux pas dire au revoir (à mon appartement). Ce serait mieux s'ils pouvaient le rénover pour moi", dit-il à des journalistes, affirmant avoir pu emporter avec sa famille des diplômes, photos de famille et actes de naissance. Mais M. Kong est hanté par le regret: ce jour de novembre, il n'a pas pu sauver son chien, Bear Bear. Bien qu'évacué par les pompiers, le caniche est mort quelques heures plus tard, intoxiqué par la fumée. "Mon fils était particulièrement ému lorsqu'il a vu la nourriture du chien et sa gamelle", et a emporté avec lui, en souvenir, des affaires de Bear Bear, raconte Jason Kong. Bowie Chan, lui, a présenté à la presse les urnes contenant les cendres de ses chats, Billy et Charlie, morts de vieillesse avant l'incendie et qui reposaient dans son appartement. "Je voulais vraiment les emmener avec moi, parce que nous formons une famille", explique-t-il. "Ma femme s'est échappée avec nos deux (autres) chats, c'est déjà le plus important. Tout ce qu'on peut sauver aujourd'hui, c'est du bonus." Les sept tours incendiées dans le complexe en cours de rénovation abritaient plus de 1.700 appartements avec de nombreuses personnes âgées. Le sinistre a fait au total 168 morts, dont 110 femmes et 58 hommes, âgés de six mois à 98 ans.
Texte intégral (717 mots)
Ce feu, le plus meurtrier au monde dans un complexe d'habitation depuis 1980, a ravagé sept des huit immeubles de la résidence Wang Fuk Court du district de Tai Po, dans le nord du territoire. Depuis lundi, près de 7.000 personnes bénéficient d'une fenêtre de trois heures pour retourner dans ce qu'il reste des logements et recouvrer des effets personnels, ont annoncé les autorités. Parmi eux, Bowie Chan et son épouse Annie Tse ont revêtu casque, masque et gants, et été accompagnés sur les lieux par des travailleurs sociaux, avant de raconter à leur sortie leur visite à la presse, images à l'appui. "L'émotion était très forte, parce que les lieux par lesquels je suis descendue ce jour-là sont tout noirs ", relate Mme Tse, qui, le jour de l'incendie, avait réussi à fuir leur appartement du troisième étage. Sur des photos et vidéos envoyées à l'AFP par M. Chan, de la suie recouvre les murs et plafonds de l'appartement, la machine à laver et d'autres appareils électroménagers sont carbonisés. La porte en plastique de la douche pend en lambeaux, fondue, l'hélice d'un ventilateur a, elle, été remodelée par la chaleur. Mais, ici ou là, des objets semblent intacts, comme une photo encadrée du couple et de leurs quatre chats, ou celle de leurs noces, restée accrochée au mur du salon. "(Je suis retourné chercher) quelques bijoux, des accessoires, un peu d'argent liquide, mais surtout les urnes de mes deux chats (...) Et aussi mes photos de mariage, principalement ces objets-là", raconte M. Chan à des journalistes. "Beaucoup n'ont pas su" La visite a été un choc pour Mme Tse. "J'ai repensé à ce jour", dit-elle, fondant en larmes. Le jour de l'incendie, "j'ai pensé que je pouvais descendre pour comprendre ce qui se passait et remonter pour avertir les voisins, mais l'incendie était déjà très important", relate-t-elle. "Il n'y a pas eu d'alarme incendie, beaucoup de gens n'ont pas su" ce qu'il se passait. D'après les informations recueillies par un comité d'enquête indépendant, les alarmes incendie de sept des huit immeubles du complexe étaient désactivées lorsque le feu est survenu. "J'ai vu que les appartements des voisins étaient tous gravement brûlés à l'intérieur", dit-elle. A 41 ans, Mme Tse souffre d'une dépression depuis l'incendie et culpabilise de ne pas avoir pu prévenir ses voisins, confie à l'AFP son époux. Plus de 920 logements ont été endommagés et pour certains complètement détruits par le brasier, selon les pompiers. "Dire au revoir" Les autorités ont proposé de racheter les logements à un prix avoisinant celui d'avant l'incendie mais ont exclu de reconstruire le complexe. Un habitant, Jason Kong, 65 ans, estime insuffisantes les trois heures accordées aux résidents. Il dit n'avoir récupéré que quelques affaires. Son appartement et ses effets personnels sont en grande partie intacts, selon des images partagées avec la presse. "Je ne veux pas dire au revoir (à mon appartement). Ce serait mieux s'ils pouvaient le rénover pour moi", dit-il à des journalistes, affirmant avoir pu emporter avec sa famille des diplômes, photos de famille et actes de naissance. Mais M. Kong est hanté par le regret: ce jour de novembre, il n'a pas pu sauver son chien, Bear Bear. Bien qu'évacué par les pompiers, le caniche est mort quelques heures plus tard, intoxiqué par la fumée. "Mon fils était particulièrement ému lorsqu'il a vu la nourriture du chien et sa gamelle", et a emporté avec lui, en souvenir, des affaires de Bear Bear, raconte Jason Kong. Bowie Chan, lui, a présenté à la presse les urnes contenant les cendres de ses chats, Billy et Charlie, morts de vieillesse avant l'incendie et qui reposaient dans son appartement. "Je voulais vraiment les emmener avec moi, parce que nous formons une famille", explique-t-il. "Ma femme s'est échappée avec nos deux (autres) chats, c'est déjà le plus important. Tout ce qu'on peut sauver aujourd'hui, c'est du bonus." Les sept tours incendiées dans le complexe en cours de rénovation abritaient plus de 1.700 appartements avec de nombreuses personnes âgées. Le sinistre a fait au total 168 morts, dont 110 femmes et 58 hommes, âgés de six mois à 98 ans.

24.04.2026 à 07:53

Trump annonce une prolongation de la trêve au Liban, les négociations au point mort avec l'Iran

FRANCE 24
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Le Liban et Israël ont ⁠prolongé de trois ​semaines le cessez-le-feu temporaire conclu entre les deux pays, a annoncé le président américain à l'issue ​d'une réunion à Washington entre des représentants des deux pays. Une annonce qui intervient alors que des doutes entourent le cessez-le-feu temporaire ​et les négociations entre les États-Unis et l'Iran.
Texte intégral (717 mots)
Le Liban et Israël ont ⁠prolongé de trois ​semaines le cessez-le-feu temporaire conclu entre les deux pays, a annoncé le président américain à l'issue ​d'une réunion à Washington entre des représentants des deux pays. Une annonce qui intervient alors que des doutes entourent le cessez-le-feu temporaire ​et les négociations entre les États-Unis et l'Iran.

24.04.2026 à 07:23

NBA: les Hawks et les Wolves prennent l'avantage face aux Knicks et aux Nuggets

FRANCE24
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. Les Hawks picorent Après un succès 107-106 au Madison Square Garden lundi, les Hawks se sont encore imposés d'un point face aux Knicks, 109-108 cette fois-ci à domicile. Atlanta a proposé un superbe effort collectif, notamment en défense, à l'image de la dernière possession. Avec 12 secondes à jouer, les Knicks n'ont pas pu trouver un dernier tir, Jalen Brunson, coincé, ratant sa dernière passe pour Josh Hart, qui a vu Jonathan Kuminga se jeter pour une ultime interception. Les Hawks de CJ McCollum (23 points), auteur du dernier panier à mi-distance pour reprendre un point d'avance à 12 secondes du buzzer, ont mené presque toute la partie mais ont vu les Knicks revenir dans les dernières minutes grâce à trois paniers lointains, après avoir longtemps été en panne (10 sur 35 à 28,6%). OG Anunoby (29 points, 9 rebonds) a trouvé deux fois le panier de façon miraculeuse en toute fin de possession, avant un tir de Miles McBride pour égaliser à 1 min 41. Un contre sur McCollum de Karl-Anthony Towns (21 points, 17 rebonds) puis une pénétration avec la faute de Brunson (26 points, 4 passes) ont même vu les New-Yorkais prendre trois points d'avance à 1 min 03, en vain. Jalen Johnson (24 points, 10 rebonds, 8 passes) et le remplaçant Kuminga (21 points), ce dernier arrivé en février en provenance des Warriors, ont propulsé les Hawks, qui espèrent gagner une série de play-offs pour la première fois depuis 2021. Ils recevront lors du match 4 samedi pour confirmer leur avantage. Zaccharie Risacher, le N.1 français de la draft 2024, n'est pas entré en jeu pour Atlanta, comme lors du match 2. . Gobert et les Wolves montrent les crocs Les Minnesota Timberwolves ont dominé 113-96 les Denver Nuggets, étouffés par la défense des locaux, menée par le pivot français Rudy Gobert. Sans affoler les statistiques (10 points, 12 rebonds, 3 passes, 3 contres), Gobert a réussi un très grand match en muselant notamment un long moment Nikola Jokic (27 points, 15 rebonds, 3 passes). Symbole de leurs rencontres respectives, Gobert a fini avec une évaluation à +18 (évolution du score lorsqu'il était sur le parquet), quand Jokic a terminé à -21. Le Français s'est même permis des actions offensives "à la Jokic", face au Serbe avec un "sky hook" après plusieurs feintes, ou encore avec une passe dans le dos. "Jokic c'est le plus beau challenge qu'on puisse me proposer, mais j'adore ça", a assuré Gobert au micro du diffuseur Prime. Les Nuggets, privés d'Aaron Gordon, ont été contenus à 11 points dans le premier quart-temps (25-11 Wolves) et ont compté jusqu'à 27 points de retard face à une meute solidaire et affamée en défense. Le remplaçant Ayo Dosunmu (25 pts) et Jaden McDaniels (20 points et 10 rebonds), auteur d'un dunk terrible en fin de match, ont permis à Anthony Edwards, vite ralenti par des fautes, de ne pas forcer en attaque (17 pts). . Toronto réduit l'écart Après deux défaites dans l'Ohio, les Toronto Raptors ont battu les Cleveland Cavaliers 126-104 et ne sont plus menés que 2-1. Les Canadiens se sont détachés dans le dernier quart-temps grâce à Scottie Barnes et RJ Barrett, 33 points chacun. Les "Cavs" de James Harden (18 points, 4 rebonds, 4 passes) ont souffert de 20 pertes de balle, dont 8 pour le célèbre meneur barbu.
Texte intégral (541 mots)
. Les Hawks picorent Après un succès 107-106 au Madison Square Garden lundi, les Hawks se sont encore imposés d'un point face aux Knicks, 109-108 cette fois-ci à domicile. Atlanta a proposé un superbe effort collectif, notamment en défense, à l'image de la dernière possession. Avec 12 secondes à jouer, les Knicks n'ont pas pu trouver un dernier tir, Jalen Brunson, coincé, ratant sa dernière passe pour Josh Hart, qui a vu Jonathan Kuminga se jeter pour une ultime interception. Les Hawks de CJ McCollum (23 points), auteur du dernier panier à mi-distance pour reprendre un point d'avance à 12 secondes du buzzer, ont mené presque toute la partie mais ont vu les Knicks revenir dans les dernières minutes grâce à trois paniers lointains, après avoir longtemps été en panne (10 sur 35 à 28,6%). OG Anunoby (29 points, 9 rebonds) a trouvé deux fois le panier de façon miraculeuse en toute fin de possession, avant un tir de Miles McBride pour égaliser à 1 min 41. Un contre sur McCollum de Karl-Anthony Towns (21 points, 17 rebonds) puis une pénétration avec la faute de Brunson (26 points, 4 passes) ont même vu les New-Yorkais prendre trois points d'avance à 1 min 03, en vain. Jalen Johnson (24 points, 10 rebonds, 8 passes) et le remplaçant Kuminga (21 points), ce dernier arrivé en février en provenance des Warriors, ont propulsé les Hawks, qui espèrent gagner une série de play-offs pour la première fois depuis 2021. Ils recevront lors du match 4 samedi pour confirmer leur avantage. Zaccharie Risacher, le N.1 français de la draft 2024, n'est pas entré en jeu pour Atlanta, comme lors du match 2. . Gobert et les Wolves montrent les crocs Les Minnesota Timberwolves ont dominé 113-96 les Denver Nuggets, étouffés par la défense des locaux, menée par le pivot français Rudy Gobert. Sans affoler les statistiques (10 points, 12 rebonds, 3 passes, 3 contres), Gobert a réussi un très grand match en muselant notamment un long moment Nikola Jokic (27 points, 15 rebonds, 3 passes). Symbole de leurs rencontres respectives, Gobert a fini avec une évaluation à +18 (évolution du score lorsqu'il était sur le parquet), quand Jokic a terminé à -21. Le Français s'est même permis des actions offensives "à la Jokic", face au Serbe avec un "sky hook" après plusieurs feintes, ou encore avec une passe dans le dos. "Jokic c'est le plus beau challenge qu'on puisse me proposer, mais j'adore ça", a assuré Gobert au micro du diffuseur Prime. Les Nuggets, privés d'Aaron Gordon, ont été contenus à 11 points dans le premier quart-temps (25-11 Wolves) et ont compté jusqu'à 27 points de retard face à une meute solidaire et affamée en défense. Le remplaçant Ayo Dosunmu (25 pts) et Jaden McDaniels (20 points et 10 rebonds), auteur d'un dunk terrible en fin de match, ont permis à Anthony Edwards, vite ralenti par des fautes, de ne pas forcer en attaque (17 pts). . Toronto réduit l'écart Après deux défaites dans l'Ohio, les Toronto Raptors ont battu les Cleveland Cavaliers 126-104 et ne sont plus menés que 2-1. Les Canadiens se sont détachés dans le dernier quart-temps grâce à Scottie Barnes et RJ Barrett, 33 points chacun. Les "Cavs" de James Harden (18 points, 4 rebonds, 4 passes) ont souffert de 20 pertes de balle, dont 8 pour le célèbre meneur barbu.

24.04.2026 à 06:55

L'entreprise chinoise DeepSeek annonce un nouveau modèle d'intelligence artificielle

FRANCE 24
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Un an après avoir secoué le monde de l'intelligence artificielle (IA) en dévoilant un agent conversationnel bien plus économique que ses concurrents américains, le chinois DeepSeek a lancé vendredi un nouveau modèle d'IA plus performant et basé sur l'open source.
Texte intégral (541 mots)
Un an après avoir secoué le monde de l'intelligence artificielle (IA) en dévoilant un agent conversationnel bien plus économique que ses concurrents américains, le chinois DeepSeek a lancé vendredi un nouveau modèle d'IA plus performant et basé sur l'open source.

24.04.2026 à 06:45

Un militaire américain poursuivi pour des paris sur la chute de Maduro

FRANCE24
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Le soldat Gannon Ken Van Dyke est accusé d'avoir utilisé des informations confidentielles pour parier sur l'intervention des Etats-Unis au Venezuela le 3 janvier, a détaillé le ministère. Depuis début décembre, l'homme âgé de 38 ans avait placé plus de 30.000 dollars sur 13 paris du site Polymarket portant sur une intervention américaine au Venezuela ou sur la chute du président Maduro. "Van Dyke a remporté ses paris sur ces contrats. Au total, il aurait réalisé un profit d'environ 409.881 dollars", d'après le ministère. Or "il avait accès à des informations sensibles, non publiques et classifiées sur cette opération", a précisé cette source dans un communiqué. Stationné à la base militaire de Fort Bragg, en Caroline du Nord (sud-est), il a en effet "participé à la planification et à l'exécution" de l'opération qui a permis de capturer Nicolas Maduro et de l'emmener aux Etats-Unis pour le traduire en justice pour narcotrafic, a-t-il été ajouté. "Les hommes et les femmes qui servent sous l'uniforme ont accès à des informations classifiées (...) et il leur est interdit d'utiliser ces informations hautement sensibles pour un gain financier personnel", a rappelé le ministre de la Justice par intérim, Todd Blanche. Le soldat est poursuivi notamment pour "utilisation illicite d'informations gouvernementales confidentielles à des fins personnelles", de "vol d'informations gouvernementales", de fraude électronique et de transaction monétaire illégale. S'il est reconnu coupable de l'ensemble des chefs d'accusation, il encourt jusqu'à 50 ans de prison. "Le monde, un casino" Le site Polymarket a indiqué avoir saisi la justice et participé à l'enquête après avoir repéré le parieur. "Les délits d'initiés n'ont pas leur place sur Polymarket" et l'arrestation "prouve que le système fonctionne", a estimé l'entreprise jeudi sur X. "Le monde entier, malheureusement, est devenu un espèce de casino… en Europe et partout ailleurs, ils font ce genre de paris", a réagi le président américain Donald Trump auprès des journalistes jeudi. "Je n'ai jamais été vraiment favorable à cela", a ajouté le président américain qui, avant d'occuper ce poste, comptait plusieurs casinos dans son propre portefeuille d'affaires, dont plusieurs ont fait faillite. Les sites comme Polymarket ou Kalshi, qui proposent aux internautes de parier sur la possibilité qu'un événement se produise, ont déjà été mis en cause à propos du conflit au Moyen-Orient. Six comptes ouverts sur Polymarket ont ainsi empoché 1,2 million de dollars après avoir misé sur une attaque américaine sur l'Iran le 28 février, jour du début de l'offensive. Aucune arrestation n’a été effectuée en lien avec ces paris et jusqu'à présent rien n'indique que l'entourage de Donald Trump, vers qui des regards se sont tournés, puisse être liés à ces transactions. - "Kleptocratie" - L'opposition accusent le président et sa famille de conflits d'intérêts depuis le début de son second mandat. "La famille Trump a gagné 4 milliards de dollars grâce à la présidence", a dénoncé jeudi sur X le sénateur de gauche Bernie Sanders, chiffres détaillés à l'appui. "Une kleptocratie sans précédent". Fin mars, des ventes massives sur le marché du pétrole quelques minutes avant une annonce de Donald Trump évoquant des discussions avec l'Iran, a alimenté les soupçons de traders et de politiques qui y ont vu la marque d'un délit d'initiés. Selon les calculs d'un opérateur de marché pour l'AFP, ces opérations pourraient avoir généré plusieurs dizaines de millions de dollars de profits grâce à la brutale chute des cours de l'or noir qui ont suivi l'annonce du président. Les membres de la famille Trump ont également engrangé des centaines de millions de dollars de profits grâce aux cryptomonnaies, un marché que le dirigeant a cherché à déréguler. Le fils du président, Donald Jr., est par ailleurs associé de la société 1789 Capital, qui a investi plusieurs millions de dollars dans Polymarket l'année dernière, conduisant cette plateforme à le nommer conseiller de l'entreprise.
Texte intégral (683 mots)
Le soldat Gannon Ken Van Dyke est accusé d'avoir utilisé des informations confidentielles pour parier sur l'intervention des Etats-Unis au Venezuela le 3 janvier, a détaillé le ministère. Depuis début décembre, l'homme âgé de 38 ans avait placé plus de 30.000 dollars sur 13 paris du site Polymarket portant sur une intervention américaine au Venezuela ou sur la chute du président Maduro. "Van Dyke a remporté ses paris sur ces contrats. Au total, il aurait réalisé un profit d'environ 409.881 dollars", d'après le ministère. Or "il avait accès à des informations sensibles, non publiques et classifiées sur cette opération", a précisé cette source dans un communiqué. Stationné à la base militaire de Fort Bragg, en Caroline du Nord (sud-est), il a en effet "participé à la planification et à l'exécution" de l'opération qui a permis de capturer Nicolas Maduro et de l'emmener aux Etats-Unis pour le traduire en justice pour narcotrafic, a-t-il été ajouté. "Les hommes et les femmes qui servent sous l'uniforme ont accès à des informations classifiées (...) et il leur est interdit d'utiliser ces informations hautement sensibles pour un gain financier personnel", a rappelé le ministre de la Justice par intérim, Todd Blanche. Le soldat est poursuivi notamment pour "utilisation illicite d'informations gouvernementales confidentielles à des fins personnelles", de "vol d'informations gouvernementales", de fraude électronique et de transaction monétaire illégale. S'il est reconnu coupable de l'ensemble des chefs d'accusation, il encourt jusqu'à 50 ans de prison. "Le monde, un casino" Le site Polymarket a indiqué avoir saisi la justice et participé à l'enquête après avoir repéré le parieur. "Les délits d'initiés n'ont pas leur place sur Polymarket" et l'arrestation "prouve que le système fonctionne", a estimé l'entreprise jeudi sur X. "Le monde entier, malheureusement, est devenu un espèce de casino… en Europe et partout ailleurs, ils font ce genre de paris", a réagi le président américain Donald Trump auprès des journalistes jeudi. "Je n'ai jamais été vraiment favorable à cela", a ajouté le président américain qui, avant d'occuper ce poste, comptait plusieurs casinos dans son propre portefeuille d'affaires, dont plusieurs ont fait faillite. Les sites comme Polymarket ou Kalshi, qui proposent aux internautes de parier sur la possibilité qu'un événement se produise, ont déjà été mis en cause à propos du conflit au Moyen-Orient. Six comptes ouverts sur Polymarket ont ainsi empoché 1,2 million de dollars après avoir misé sur une attaque américaine sur l'Iran le 28 février, jour du début de l'offensive. Aucune arrestation n’a été effectuée en lien avec ces paris et jusqu'à présent rien n'indique que l'entourage de Donald Trump, vers qui des regards se sont tournés, puisse être liés à ces transactions. - "Kleptocratie" - L'opposition accusent le président et sa famille de conflits d'intérêts depuis le début de son second mandat. "La famille Trump a gagné 4 milliards de dollars grâce à la présidence", a dénoncé jeudi sur X le sénateur de gauche Bernie Sanders, chiffres détaillés à l'appui. "Une kleptocratie sans précédent". Fin mars, des ventes massives sur le marché du pétrole quelques minutes avant une annonce de Donald Trump évoquant des discussions avec l'Iran, a alimenté les soupçons de traders et de politiques qui y ont vu la marque d'un délit d'initiés. Selon les calculs d'un opérateur de marché pour l'AFP, ces opérations pourraient avoir généré plusieurs dizaines de millions de dollars de profits grâce à la brutale chute des cours de l'or noir qui ont suivi l'annonce du président. Les membres de la famille Trump ont également engrangé des centaines de millions de dollars de profits grâce aux cryptomonnaies, un marché que le dirigeant a cherché à déréguler. Le fils du président, Donald Jr., est par ailleurs associé de la société 1789 Capital, qui a investi plusieurs millions de dollars dans Polymarket l'année dernière, conduisant cette plateforme à le nommer conseiller de l'entreprise.

24.04.2026 à 05:47

Japon: évacuations dans le nord à cause de feux de forêts

FRANCE24
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Les deux foyers d'incendie déclarés mercredi au coeur des zones montagneuses de la région d'Iwate ont déjà brûlé plus de 400 hectares, selon le porte-parole du gouvernement Minoru Kihara. Selon les images diffusées par les médias locaux, de gigantesques flammes se rapprochent de la ville d'Otsuchi tandis qu'une épaisse fumée s'élevait d'un secteur forestier voisin. M. Kihara a indiqué que la progression du feu avait conduit les autorités à émettre des avis d'évacuation pour plus de 2.500 personnes et à renforcer les moyens de lutte contre les incendies, avec quelque 700 pompiers et 13 avions mobilisés. À 05h00 locales vendredi (jeudi 20h00 GMT), 329 habitants s'étaient réfugiés dans des centres d’accueil, selon la télévision publique NHK. "Le bruit était insensé. Tous les cèdres se fendaient en brûlant, projetant flammes et fumée vers le ciel", a confié un pompier à la chaîne TV Asahi. Des hivers de plus en plus secs ont accru le risque d'incendies de forêt: le plus important qu'ait connu le Japon depuis plus d’un demi-siècle s'était déclaré début 2025 dans la ville d'Ofunato, dans la même région d'Iwate, brûlant 2.900 hectares.
Lire plus (206 mots)
Les deux foyers d'incendie déclarés mercredi au coeur des zones montagneuses de la région d'Iwate ont déjà brûlé plus de 400 hectares, selon le porte-parole du gouvernement Minoru Kihara. Selon les images diffusées par les médias locaux, de gigantesques flammes se rapprochent de la ville d'Otsuchi tandis qu'une épaisse fumée s'élevait d'un secteur forestier voisin. M. Kihara a indiqué que la progression du feu avait conduit les autorités à émettre des avis d'évacuation pour plus de 2.500 personnes et à renforcer les moyens de lutte contre les incendies, avec quelque 700 pompiers et 13 avions mobilisés. À 05h00 locales vendredi (jeudi 20h00 GMT), 329 habitants s'étaient réfugiés dans des centres d’accueil, selon la télévision publique NHK. "Le bruit était insensé. Tous les cèdres se fendaient en brûlant, projetant flammes et fumée vers le ciel", a confié un pompier à la chaîne TV Asahi. Des hivers de plus en plus secs ont accru le risque d'incendies de forêt: le plus important qu'ait connu le Japon depuis plus d’un demi-siècle s'était déclaré début 2025 dans la ville d'Ofunato, dans la même région d'Iwate, brûlant 2.900 hectares.

24.04.2026 à 05:35

En direct : les cours du pétrole progressent encore alors que Trump maintient sa pression sur l'Iran

FRANCE 24
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Alors que Donald Trump a annoncé jeudi soir une prolongation de trois semaines de la trêve au Liban, les marchés restent préoccupés par le manque d'avancées sur le dossier iranien. Vendredi matin, les cours du pétrole ont encore progressé en Asie. Suivez notre direct.
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Alors que Donald Trump a annoncé jeudi soir une prolongation de trois semaines de la trêve au Liban, les marchés restent préoccupés par le manque d'avancées sur le dossier iranien. Vendredi matin, les cours du pétrole ont encore progressé en Asie. Suivez notre direct.

24.04.2026 à 05:20

À quelques mois du Mondial 2026, l'épidémie de rougeole s'intensifie dans les Amériques

FRANCE 24
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L'épidémie de rougeole s'intensifie sur le continent américain, principalement au Mexique, au Guatemala, aux États-Unis et au Canada, alerte jeudi l'Organisation panaméricaine de la santé. Les touristes qui se rendront en Amérique du Nord pour le Mondial 2026 de football sont appelés à la prudence et à se faire vacciner.
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L'épidémie de rougeole s'intensifie sur le continent américain, principalement au Mexique, au Guatemala, aux États-Unis et au Canada, alerte jeudi l'Organisation panaméricaine de la santé. Les touristes qui se rendront en Amérique du Nord pour le Mondial 2026 de football sont appelés à la prudence et à se faire vacciner.
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