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08.09.2026 à 06:31

FRANCE24
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Une délégation du Bochasanwasi Akshar Purushottam Swaminarayan Sanstha (BAPS), réputé particulièrement conservateur aux yeux d'une partie de la diaspora indienne, a visité samedi le monument parisien. Lundi, le personnel de la tour Eiffel s'est mis en grève, dénonçant des "consignes" reçues ayant conduit à évincer les salariées lors de cette visite. Gouvernement et candidats à l'élection présidentielle se sont également offusqués. Le maire socialiste de Paris Emmanuel Grégoire a promis une enquête "dans les plus brefs délais". Après la journée de grève lundi, marquée par des rencontres entre direction et personnel, la tour Eiffel doit rouvrir dans des conditions normales mardi matin - c'est-à-dire à 9H30 - selon une représentante des salariés de la Société d'exploitation de la tour Eiffel (SETE). Dans un communiqué transmis à l'AFP par le syndicat CGT, le personnel a dénoncé des "consignes professionnelles qui ont conduit les femmes salariées à être écartées, remplacées et rendues invisibles en raison de leur sexe". "Certaines (femmes) ont été invitées à quitter leur poste et à se mettre à l'écart dans des locaux. A certains postes, elles ont été remplacées par des hommes. Et toutes les femmes salariées ont reçu la consigne de ne pas passer ou de ne pas traverser certaines zones pendant la présence de la délégation", se sont indignés les salariés, choqués de s'être retrouvé dans une situation "grave et profondément contraire aux valeurs d'égalité et de non-discrimination". Le BAPS, lui, a formulé des excuses, mais nuancé les critiques. "A notre connaissance, à aucun moment l'accès à la tour Eiffel n'a été refusé à qui que ce soit", a écrit sur X le BAPS de Paris lundi soir. "Nous tenons néanmoins à présenter nos sincères excuses à toute personne qui aurait pu être blessée ou gênée par cette situation", a-t-il ajouté. "Lois de la République" La société d'exploitation du site touristique avait pourtant reconnu que la délégation hindoue avait demandé une visite qui limite les "interactions avec les femmes". "Ce n'est évidemment pas une pratique acceptable", avait réagi auprès de l'AFP Ariel Weil, maire PS de Paris Centre et président de la SETE. "Je réaffirme l'attachement de la tour Eiffel aux valeurs républicaines, à l'égalité femmes-hommes", a-t-il ajouté, promettant de "faire la lumière". "En France, on ne demande pas aux femmes de s'effacer. Aucun dogme, aucune religion n'est supérieure aux lois de la République", s'est indignée sur X la ministre en charge de l'Egalité entre les femmes et les hommes, Aurore Bergé. "En France, nous n'accepterons jamais que la présence des femmes soit +limitée+. Toute la lumière doit être faite", a abondé sur le même réseau social la candidate du RN à la présidentielle, Marine Le Pen. Autre candidat, l'ancien Premier ministre Gabriel Attal a estimé sur le réseau social qu'"en France, aucune culture, aucune croyance, aucun culte, rien ni personne ne peut venir dicter aux femmes leur place". Le BAPS, proche du Premier ministre indien Narendra Modi, conservateur et nationaliste, a inauguré dimanche à Bussy-Saint-Georges (Seine-et-Marne) le premier temple majeur bâti en France sous son égide. Il le promeut comme "un emblème de la culture indienne et de l'hindouisme". Parmi la diaspora, l'association Indian Alliance Paris a vu dans cette inauguration une nouvelle offensive du "suprémacisme hindou", avec "une vision du monde conservatrice et hindou-nationaliste".

08.09.2026 à 06:19

FRANCE24
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Chez les hommes, le N.2 mondial Alexander Zverev, tête de série N.1 en l'absence de Jannik Sinner, a enchaîné un deuxième succès de rang en trois sets secs. . L'"envie" de Rybakina La Kazakhstanaise de 27 ans n'a eu besoin que d'une heure et six minutes pour écarter Osaka, titrée à New York en 2018 et 2020, en deux sets 6-1, 6-4, sans jamais être vraiment inquiétée, sauvant la seule balle de break qu'elle a concédée. Lauréate de l'Open d'Australie en janvier, elle atteint pour la première fois les quarts de finale à New York et n'a plus besoin que d'une autre victoire pour détrôner Aryna Sabalenka au sommet du classement WTA, même si la Bélarusse remporte un troisième titre consécutif à New York. "Bien sûr que j'en ai envie, c'est un des objectifs (...). Je vais me battre sur le prochain match et si je sers aussi bien qu'aujourd'hui, j'aurai toutes mes chances", a-t-elle assuré. Pour une place dans le dernier carré, Rybakina retrouvera sur sa route jeudi la Chinoise Zheng Qinwen. L'ancienne N.4 mondiale, tombée au 121e rang du classement WTA après une blessure persistante au coude, a dû passer par les qualifications à New York cette année. Invisible en début de match en cédant les cinq premiers jeux, la Chinoise de 23 ans a signé une remontée dont elle a le secret en s'imposant finalement 7-5, 6-3 contre la Polonaise Iga Swiatek, 8e mondiale. "C'est arrivé encore une fois", a souri Zheng, déjà miraculée au tour précédent face à l'Américaine Madison Keys, qu'elle a éliminée en sauvant une balle de match après avoir été menée 5-0 dans la troisième manche. . Gauff très en jambes Le programme, très relevé, du tableau féminin lundi s'est terminé par un duel 100% américain sur le Central remporté par Coco Gauff (4e), 22 ans, 6-1, 6-4 face à Iva Jovic (14e). Lauréate en 2023, Gauff était partout, à l'image de ce rallye de 24 coups où elle s'arrache pour remettre une amortie avant de terminer d'un coup droit dans la moitié adverse laissée libre. "J'ai eu beaucoup plus de balles de break qu'elle et j'ai pu faire la différence en convertissant ces opportunités-là", a analysé après sa victoire celle qui a transformé 5 de ces 11 essais. Elle affrontera en quarts de finale la championne de Roland-Garros Mirra Andreeva (5e mondiale), qui atteint à 19 ans ce stade du tournoi new-yorkais pour la première grâce à sa victoire 5-7, 6-4, 6-3 contre Anastasia Potapova (25e). . Zverev punit Darderi Cantonné depuis le début du tournoi aux sessions nocturnes interminables, "Sascha" Zverev a éliminé l'Italien Darderi 6-2, 6-2, 7-6 (7/3) en 2h30, avec un jeu de plus en plus convaincant. Le lauréat de Roland-Garros a encore été impérial au service (13 aces et 72% de première balle) sans jamais vraiment être inquiété par Darderi, sauvant la seule balle de break qu'il a concédée. "Je ne sais pas quoi faire, il n'est même pas encore minuit, je vais peut-être aller au bar", a plaisanté l'Allemand de 29 dans son interview d'après-match sur le court, lui qui a joué ses trois premiers matches jusqu'à des heures avancées de la nuit. Il affrontera en quarts de finale le Néerlandais Botic van de Zandschulp, 70e mondial, qui a renversé le Français Arthur Gea 3-6, 6-7 (0-7), 7-6 (9/7), 7-6 (7/3), 6-4, après avoir sauvé une balle de match dans le troisième set. Le dernier quart de finale opposera le jeune Belge de 21 ans Alexander Blockx (34e), qui a sorti l'Argentin Francisco Cerundolo (25e) (6-3, 4-6, 7-5, 7-5), au Russe Karen Khachanov (50e), qui a battu 7-5, 4-6, 6-7 (6/8), 6-1, 6-4 l'Américain Learner Tien (15e).

08.09.2026 à 05:11

FRANCE24
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Repêché dans le tableau final grâce à un forfait après sa défaite au troisième tour des qualifications, le Français de 21 ans (87e) a été battu 3-6, 6-7 (0-7), 7-6 (9/7), 7-6 (7/3), 6-4 au bout d'un match étouffant de plus de cinq heures. Le coup est d'autant plus cruel pour le Provençal qu'il aurait pu entrer dans l'histoire du tennis moderne en devenant le premier lucky-loser (repêché) à atteindre les quarts de finale d'un Grand Chelem depuis le début de l'ère Open, inaugurée en 1968. Malgré tout, ce premier huitième de finale en Grand Chelem conclut avec brio l'été fantastique d'Arthur Gea après son premier titre sur le circuit ATP à Los Cabos (Mexique) début août. "Je veux juste continuer dans cette voie, comme je l'ai fait depuis que je suis petit, je pense que ça paiera encore plus dans le futur. Essayer de jouer le plus possible dans des gros tournois comme ça, à ce niveau-là et aller de plus en plus loin", espère-t-il Pour son septième match à New York - trois tours de qualifications puis quatre tours dans le tableau principal, le natif de Carpentras (Vaucluse) retrouvait donc Botic van de Zandschulp (70e), qu'il n'avait jamais affronté sur le circuit ATP mais il l'avait battu fin novembre lors des championnats de France interclubs. L'ex-N.22 mondial avait déjà brillé à New York en 2021, quand il s'était extrait des qualifications et n'avait été stoppé qu'en quarts de finale par le Russe Daniil Medvedev, futur gagnant du tournoi. Il défiera en quarts l'Allemand Alexander Zverev, N.2 mondial et tête de série N.1 de l'US Open, ou l'Italien Luciano Darderi (22e). "Claquer mieux ma volée" Le match s'est joué en deux temps: Gea a d'abord dominé les débats en s'offrant les deux premières manches, au moment où "VDZ" enchaînait les fautes directes (87 au total sur le match). Le duel est devenu irrespirable au troisième set, quand Gea a mené 4-1 dans le jeu décisif puis s'est procuré une balle de match. Mais il a payé cher sa montée au filet hasardeuse puisque van de Zandschulp a décroché les trois jeux suivants pour revenir à deux manches à une. "J'aurais pu peut-être claquer un petit peu mieux ma volée. Ca fait partie des améliorations dans mon jeu, aller vers l'avant. C'est les premières fois que je le fais aussi bien", résume le Français. Nouveau tie-break dans le quatrième, largement dominé par le Néerlandais, puis ce dernier s'est mis à tout réussir, défendant comme un damné après des courses fantastiques. Il a breaké au bout d'un jeu interminable pour mener 4 jeux à 3. "C'était surprenant de le voir courir comme ça à la fin, je pensais qu'il serait un peu plus fatigué. Je le voyais souffler beaucoup", raconte Gea. Gea a eu une occasion de débreaker lorsque "VDZ" a servi pour le match mais une dernière faute en coup droit du Français (la 28e sur le match) a délivré le Néerlandais au bout de 5h13, à 22 minutes d'égaler le match le plus long de l'histoire de l'US Open.

08.09.2026 à 04:53

FRANCE24
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De fortes explosions ont été entendues tôt mardi dans la capitale ukrainienne par des journalistes de l'AFP, qui ont vu des panaches de fumée ainsi que les lueurs d'un incendie. L'alerte aérienne aux missiles, déclenchée dans la nuit avec ordre à la population de gagner les abris, a été levée au petit matin. L'armée de la Pologne voisine avait également mis ses forces aériennes en alerte. Selon un bilan provisoire de l'administration militaire locale, au moins deux personnes ont été tuées et sept blessées. Des bâtiments ont été touchés dans plusieurs districts de la ville et de sa banlieue, selon les autorités. Cette attaque russe est la première visant Kiev depuis trois nuits, après l'expiration d'une trève réciproque annoncée par Moscou et Kiev le temps d'une visite des émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner dans ces deux villes. Lundi, M. Witkoff a estimé que sa tournée a permis des "progrès substantiels" en vue de l'organisation de pourparlers tripartites pour mettre fin au conflit déclenché par l'invasion russe en février 2022. "Le président Trump travaille dur pour arrêter la tuerie et oeuvrer à une paix durable", a-t-il assuré sur X. "Désescalade" Selon le président ukrainien Volodymyr Zelensky, cité par le média américain Axios, son homologue russe Vladimir Poutine a signalé aux émissaires être disposé à entamer des négociations en vue d'une "désescalade" cet hiver. Celle-ci pourrait se traduire par une suspension par les deux camps des frappes sur des secteurs stratégiques. "Il y a des idées autour de l'énergie, des céréales, de l'électricité et autour du pétrole et du gaz", a indiqué M. Zelensky à Axios. M. Poutine "a besoin de Trump" et ne veut pas le "contrarier", a fortiori avant les élections américaines de mi-mandat début novembre, a estimé le président ukrainien dans cette interview. Steve Witkoff et Jared Kushner ont rencontré le dirigeant russe à Moscou samedi, puis se sont rendus pour la toute première fois dimanche à Kiev, où ils se sont entretenus avec M. Zelensky. Des représentants européens — français, britanniques et allemands — ont également participé à ces négociations dimanche à Kiev. Un haut responsable de la présidence ukrainienne avait dit à l'AFP que les émissaires de Donald Trump avaient présenté de nouvelles propositions "plus efficaces" pour mettre fin à la guerre, sans autre précision dans un premier temps. Lundi, le Kremlin avait annoncé "ne pas exclure" une reprise des pourparlers tripartites. Le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, avait toutefois affirmé qu'il était "encore trop tôt pour parler du lieu et des dates précis". Lors des négociations précédentes, Moscou et Kiev étaient globalement restés sur leurs positions, les discussions achoppant notamment sur la question des territoires de l'est de l'Ukraine dont la Russie revendique l'annexion. Le président ukrainien a affirmé sur Facebook se préparer activement en vue de nouvelles négociations. "Les propositions de l'Ukraine sont constructives et le seront toujours", a-t-il assuré. A l'occasion de la tournée de MM. Witkoff et Kushner, Vladimir Poutine avait décrété une cessation des frappes sur Kiev pour trois jours, de samedi jusqu'à lundi inclus. Volodymyr Zelensky avait lui aussi annoncé un arrêt des attaques visant Moscou pendant la même période.

08.09.2026 à 04:53

FRANCE24
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L'ouvrage traverse le fleuve Tumen, connu aussi comme le fleuve Toumannaïa, qui marque la frontière entre la Corée du Nord et la Russie sur 17 km. "L'achèvement de ce pont est un événement important qui insuffle un nouvel élan à la coopération bilatérale dans son ensemble", a applaudi un haut responsable nord-coréen, Pak Thae-song, selon l'agence officielle KCNA. La Russie et la Corée du Nord étaient jusqu'ici reliées uniquement par des une voie ferrée et des lignes aériennes. Construit en environ 16 mois, ce pont d'un kilomètre de long "symbolise l'aspiration à renforcer les relations amicales et de bon voisinage" entre la Russie et la Corée du Nord, selon un communiqué du gouvernement russe. Le poste-frontière de Khassan, qui pourra "accueillir 300 véhicules et 2.325 personnes par jour", a également été construit dans le cadre de ce projet lancé le 30 avril 2025, selon la même source. "Les relations entre la Russie et la Corée du Nord sont aujourd'hui à un niveau de partenariat stratégique global sans précédent", a souligné le Premier ministre russe, Mikhaïl Michoustine, lors de la cérémonie de l'inauguration du pont par visioconférence. D'après l'agence nord-coréenne KCNA, cette nouvelle infrastructure doit renforcer "la coopération économique entre la Corée du Nord et la Russie". Pyongyang et Moscou se sont rapprochées depuis 2022 et le début de l'offensive russe à grande échelle en Ukraine. La Corée du Nord avait envoyé des soldats dans la région russe de Koursk pour combattre l'armée ukrainienne et a fourni du matériel pour soutenir l'effort de guerre russe en Ukraine. En échange, le pays, reclus et exposé aux catastrophes naturelles, reçoit une aide financière, des denrées alimentaires et de l'énergie en plus de technologies militaires de la part de Moscou, selon les analystes. Durant l'été, l'organisation ukrainienne de défense des droits humains Truth Hounds avait affirmé que le pont, alors en développement, était susceptible de constituer "une artère directe pour le transport de troupes nord-coréennes", d'ouvriers du bâtiment et de responsables militaires vers la Russie et, dans le sens inverse, "de technologies russes et de ressources". La banque centrale sud-coréenne a estimé en juillet que le PIB du Nord s'était accru de plus de 3% en 2025 pour la troisième année consécutive, qualifiant de "moteur important" la coopération économique entre Moscou et Pyongyang. Une responsable de l'institution a par ailleurs indiqué que le revenu national brut du Nord avait été stimulé par une hausse des apports de "devises étrangères", liés au déploiement de soldats en Russie.

08.09.2026 à 03:27

FRANCE 24
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De fortes explosions ont été entendues tôt mardi à Kiev, ont constaté des journalistes de l'AFP, alors qu'a expiré dans la nuit une suspension de trois jours des frappes russes sur la capitale ukrainienne. Elles ont fait au moins deux morts et sept blessés dans la nuit de lundi à mardi, selon les autorités militaires locales. Suivez notre direct.
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De fortes explosions ont été entendues tôt mardi à Kiev, ont constaté des journalistes de l'AFP, alors qu'a expiré dans la nuit une suspension de trois jours des frappes russes sur la capitale ukrainienne. Elles ont fait au moins deux morts et sept blessés dans la nuit de lundi à mardi, selon les autorités militaires locales. Suivez notre direct.

08.09.2026 à 02:31

FRANCE24
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Les frères Jake et Callum Robinson, âgés respectivement de 30 et 33 ans, ont été abattus en avril 2024 avec leur ami américain Jack Carter Rhoad, 30 ans, tandis qu'ils campaient sur une plage isolée d'Ensenada, une localité de Basse-Californie (nord-ouest) située sur le Pacifique. Trois Mexicains sont accusés d'homicides. Les parents des frères Robinson, Martin et Debra, étaient présents dans la salle d'audience, accompagnés de l'ambassadeur d'Australie au Mexique et d'un interprète qui leur rendait compte des débats pendant les suspensions de séance, le tribunal n'ayant pas autorisé la traduction simultanée. "Il s'agit de représenter nos fils, d'être ici pour eux", a déclaré aux journalistes le père des deux Australiens, Martin Robinson. "Je sais qu'ils veulent que nous soyons ici (...) Nous voulons savoir ce qu'il s'est passé, nous voulons savoir pourquoi", a-t-il ajouté, même s'il "se peut que nous ne le sachions jamais". Pendant cette première audience, Debra Robinson a fixé les accusés du regard à plusieurs reprises avant d'éclater en sanglots. Les trois hommes avaient été déclarés disparus le 27 avril 2024 et leurs corps retrouvés le 3 mai, cachés dans une falaise, avec des impacts de balles dans la tête. La petite amie de l'un des accusés a été condamnée à 20 ans de prison l'an dernier après avoir reconnu avoir été l'instigatrice du vol. "Bons téléphones" Ary Gisell Silva, 23 ans, avait avoué avoir incité son compagnon, connu sous le surnom de "El Kekas", et deux autres hommes à dévaliser les surfeurs car ils avaient "de bons téléphones et de bons pneus". Le procès, qui a commencé après 16H30 GMT lundi, devrait durer environ un mois et demi, a indiqué le tribunal. La première audience a été essentiellement consacrée à fixer les 54 dépositions prévues, dont 49 à la charge du ministère public, entre témoins du crime, experts, policiers et amis des victimes. Le premier témoin à comparaître, prénommé Ramon et beau-fils d'"El Kekas", a été entendu depuis une pièce voisine, le visage dissimulé. Il a déclaré avoir accompagné en voiture les trois meurtriers présumés jusque sur le lieu du crime, mais être resté à bord du véhicule en écoutant de la musique pendant les meurtres. "J'ai entendu du grabuge, je suis descendu du pick-up et j'ai filé à toute vitesse jusqu'à la maison de mon oncle, où je me suis caché dans la salle de bain", a-t-il raconté. Les trois meurtriers présumés l'ont ensuite rejoint et menacé, affirmant qu'"il lui arriverait la même chose qu’aux gringos" s'il parlait. Il a décrit "El Kekas" comme un homme violent qui s'en était déjà pris à sa mère, également attendue à la barre des témoins. Les deux autres accusés avaient initialement été arrêtés pour possession de métamphétamine, avant que des éléments ne les relient au triple meurtre. Les crimes ont suscité une forte émotion dans les pays de ces surfeurs, où une intense campagne de recherche avait été lancée dans les médias et sur les réseaux sociaux à la suite de leur disparition. Callum Robinson était un joueur professionnel de lacrosse aux Etats-Unis. Son frère Jake était sur le point de devenir médecin. Jack Carter Rhoad, un entrepreneur résidant en Californie, devait se marier quelques mois plus tard. La Basse-Californie, l'un des Etats du Mexique connaissant le plus de violences, est minée par le crime organisé et le trafic de drogue. Mais les activités des cartels y affectent rarement les touristes. D'autres visiteurs étrangers ont toutefois été pris pour cible par des criminels sur la côte Pacifique mexicaine ces dernières années. En novembre 2015, deux surfeurs australiens qui voyageaient dans l'Etat de Sinaloa (nord-ouest), Dean Lucas et Adam Coleman, avaient été assassinés et leurs corps brûlés.
Texte intégral (667 mots)
Les frères Jake et Callum Robinson, âgés respectivement de 30 et 33 ans, ont été abattus en avril 2024 avec leur ami américain Jack Carter Rhoad, 30 ans, tandis qu'ils campaient sur une plage isolée d'Ensenada, une localité de Basse-Californie (nord-ouest) située sur le Pacifique. Trois Mexicains sont accusés d'homicides. Les parents des frères Robinson, Martin et Debra, étaient présents dans la salle d'audience, accompagnés de l'ambassadeur d'Australie au Mexique et d'un interprète qui leur rendait compte des débats pendant les suspensions de séance, le tribunal n'ayant pas autorisé la traduction simultanée. "Il s'agit de représenter nos fils, d'être ici pour eux", a déclaré aux journalistes le père des deux Australiens, Martin Robinson. "Je sais qu'ils veulent que nous soyons ici (...) Nous voulons savoir ce qu'il s'est passé, nous voulons savoir pourquoi", a-t-il ajouté, même s'il "se peut que nous ne le sachions jamais". Pendant cette première audience, Debra Robinson a fixé les accusés du regard à plusieurs reprises avant d'éclater en sanglots. Les trois hommes avaient été déclarés disparus le 27 avril 2024 et leurs corps retrouvés le 3 mai, cachés dans une falaise, avec des impacts de balles dans la tête. La petite amie de l'un des accusés a été condamnée à 20 ans de prison l'an dernier après avoir reconnu avoir été l'instigatrice du vol. "Bons téléphones" Ary Gisell Silva, 23 ans, avait avoué avoir incité son compagnon, connu sous le surnom de "El Kekas", et deux autres hommes à dévaliser les surfeurs car ils avaient "de bons téléphones et de bons pneus". Le procès, qui a commencé après 16H30 GMT lundi, devrait durer environ un mois et demi, a indiqué le tribunal. La première audience a été essentiellement consacrée à fixer les 54 dépositions prévues, dont 49 à la charge du ministère public, entre témoins du crime, experts, policiers et amis des victimes. Le premier témoin à comparaître, prénommé Ramon et beau-fils d'"El Kekas", a été entendu depuis une pièce voisine, le visage dissimulé. Il a déclaré avoir accompagné en voiture les trois meurtriers présumés jusque sur le lieu du crime, mais être resté à bord du véhicule en écoutant de la musique pendant les meurtres. "J'ai entendu du grabuge, je suis descendu du pick-up et j'ai filé à toute vitesse jusqu'à la maison de mon oncle, où je me suis caché dans la salle de bain", a-t-il raconté. Les trois meurtriers présumés l'ont ensuite rejoint et menacé, affirmant qu'"il lui arriverait la même chose qu’aux gringos" s'il parlait. Il a décrit "El Kekas" comme un homme violent qui s'en était déjà pris à sa mère, également attendue à la barre des témoins. Les deux autres accusés avaient initialement été arrêtés pour possession de métamphétamine, avant que des éléments ne les relient au triple meurtre. Les crimes ont suscité une forte émotion dans les pays de ces surfeurs, où une intense campagne de recherche avait été lancée dans les médias et sur les réseaux sociaux à la suite de leur disparition. Callum Robinson était un joueur professionnel de lacrosse aux Etats-Unis. Son frère Jake était sur le point de devenir médecin. Jack Carter Rhoad, un entrepreneur résidant en Californie, devait se marier quelques mois plus tard. La Basse-Californie, l'un des Etats du Mexique connaissant le plus de violences, est minée par le crime organisé et le trafic de drogue. Mais les activités des cartels y affectent rarement les touristes. D'autres visiteurs étrangers ont toutefois été pris pour cible par des criminels sur la côte Pacifique mexicaine ces dernières années. En novembre 2015, deux surfeurs australiens qui voyageaient dans l'Etat de Sinaloa (nord-ouest), Dean Lucas et Adam Coleman, avaient été assassinés et leurs corps brûlés.

08.09.2026 à 01:12

FRANCE24
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Ce week-end, la Fabrique de la Diplomatie se tenait à Paris, à l'université Sorbonne Nouvelle. Organisé par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, cet évènement proposait au public d'entrer dans les rouages de la diplomatie, rencontres d'ambassadeurs, tables rondes étaient au programme. Parmi les visiteurs, de très nombreux jeunes intéressés dès le lycée par les métiers en lien avec les relations internationales. Valentine Erba et Tarek Kai les ont rencontrés.
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Ce week-end, la Fabrique de la Diplomatie se tenait à Paris, à l'université Sorbonne Nouvelle. Organisé par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, cet évènement proposait au public d'entrer dans les rouages de la diplomatie, rencontres d'ambassadeurs, tables rondes étaient au programme. Parmi les visiteurs, de très nombreux jeunes intéressés dès le lycée par les métiers en lien avec les relations internationales. Valentine Erba et Tarek Kai les ont rencontrés.

08.09.2026 à 00:38

FRANCE 24
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Environ 200 manifestants ont perturbé dimanche l'arrivée d'une embarcation de migrants à Portsmouth, dans le sud de l'Angleterre, où les autorités s'inquiètent d'une nouvelle route migratoire depuis la France. Lundi, le gouvernement britannique a condamné "sans réserve" ces événements, tandis qu'un porte-parole du ministère de l'Intérieur a fustigé "le comportement intimidant et brutal" des manifestants.
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Environ 200 manifestants ont perturbé dimanche l'arrivée d'une embarcation de migrants à Portsmouth, dans le sud de l'Angleterre, où les autorités s'inquiètent d'une nouvelle route migratoire depuis la France. Lundi, le gouvernement britannique a condamné "sans réserve" ces événements, tandis qu'un porte-parole du ministère de l'Intérieur a fustigé "le comportement intimidant et brutal" des manifestants.

08.09.2026 à 00:19

Cécile GALLUCCIO
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Au lendemain de la victoire de l'extrême droite en Saxe-Anhalt, le chancelier allemand, Friedrich Merz se dit profondément choqué. L'Alternative für Deutschland a raflé près de 44% des voix alors que son parti, la CDU, seulement 17%. La formation AfD, aujourd'hui anti-migrants et pro-russe, est née en 2013 en pleine crise de la dette.
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Au lendemain de la victoire de l'extrême droite en Saxe-Anhalt, le chancelier allemand, Friedrich Merz se dit profondément choqué. L'Alternative für Deutschland a raflé près de 44% des voix alors que son parti, la CDU, seulement 17%. La formation AfD, aujourd'hui anti-migrants et pro-russe, est née en 2013 en pleine crise de la dette.

07.09.2026 à 23:23

Anthony SAINT-LÉGER
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Avant que l’Alternative für Deutschland ne remporte les élections régionales de Saxe -Anhalt, le scrutin a été précédé de nombreuses allégations fausses et trompeuses alimentant les soupçons de fraude et de manipulation liées au vote par correspondance.
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Avant que l’Alternative für Deutschland ne remporte les élections régionales de Saxe -Anhalt, le scrutin a été précédé de nombreuses allégations fausses et trompeuses alimentant les soupçons de fraude et de manipulation liées au vote par correspondance.

07.09.2026 à 23:00

Laure MANENT
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La Saxe-Anhalt est un Land âgé, pauvre, rural où la population souffre d'un sentiment de déclassement depuis la réunification allemande. Le PIB par habitant y est inférieur à la moyenne nationale ; le chômage, supérieur et la désindustrialisation des années 1990 s'est accélérée avec la concurrence chinoise et l’affaissement de la demande intérieure. Tant et si bien que le PIB du Land a reculé de 0,2% en 2025 quand il a augmenté de 0,2% dans le reste de l'Allemagne.
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La Saxe-Anhalt est un Land âgé, pauvre, rural où la population souffre d'un sentiment de déclassement depuis la réunification allemande. Le PIB par habitant y est inférieur à la moyenne nationale ; le chômage, supérieur et la désindustrialisation des années 1990 s'est accélérée avec la concurrence chinoise et l’affaissement de la demande intérieure. Tant et si bien que le PIB du Land a reculé de 0,2% en 2025 quand il a augmenté de 0,2% dans le reste de l'Allemagne.
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