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23.10.2026 à 03:25

FRANCE 24
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L’Olympique lyonnais a cédé ses premiers points en Ligue Europa en s’inclinant jeudi en Allemagne, tandis que Marseille a enchaîné à Sturm Graz une troisième défaite en trois matches. Le Stade rennais a, pour sa part, décroché un nul à Turin face à la Juventus, ce qui le porte à cinq points.
L’Olympique lyonnais a cédé ses premiers points en Ligue Europa en s’inclinant jeudi en Allemagne, tandis que Marseille a enchaîné à Sturm Graz une troisième défaite en trois matches. Le Stade rennais a, pour sa part, décroché un nul à Turin face à la Juventus, ce qui le porte à cinq points.

23.10.2026 à 01:05

FRANCE24
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- Quel est l'intérêt industriel d'un rapprochement ? Initialement, Tesla n'était qu'un constructeur automobile et SpaceX une société aérospatiale spécialisée dans les lanceurs de satellites. Sur ce seul plan, des synergies existent déjà, fait valoir Dan Ives, de Yorkville Ives & Co. Des systèmes de "propulsion, des réservoirs de pression ou des équipements de contrôle développés par (SpaceX) sont déjà intégrés à des produits de Tesla", souligne l'analyste. Il y a donc, selon lui, "une logique à ce que les deux entreprises forment, à terme, une seule plateforme d'ingénierie". - En quoi l'IA a-t-elle changé la donne ? Plus nombreux sont ceux qui citent "l'unification de l'écosystème IA sous un même toit", selon les termes des analystes de JPMorgan. "Il y a déjà un partenariat sur l'accès aux capacités de calcul pour l'IA", rappelle Florian Frischmuth, du cabinet de conseil technologique Envorso. Après avoir mené parallèlement des investissements dans l'IA via xAI, lancée en 2023, Elon Musk a choisi d'intégrer la start-up à SpaceX en février. Le groupe possède désormais deux gigantesques centres de données à Memphis (Tennessee), qui concentrent plusieurs centaines de milliers de processeurs GPU (graphics processing unit) de Nvidia, les plus prisés pour le développement de l'IA. Une union entre les deux sociétés "mettrait tout en commun", résume Florian Frischmuth, d'autant que SpaceX et Tesla sont déjà engagés conjointement au Texas dans le projet pharaonique Terafab, au coût estimé jusqu'à 119 milliards de dollars, qui pourrait devenir le plus grand site de fabrication de puces au monde. Les besoins en semi-conducteurs de Tesla sont démultipliés par la conduite autonome ainsi que ses robots Optimus. - Quel est l'intérêt pour Elon Musk ? Patron des deux structures, l'homme le plus riche du monde pourrait ne plus se consacrer qu'à une seule société majeure, au lieu de deux, cette double casquette ayant parfois fait grincer les actionnaires et les marchés. Les analystes de JPMorgan s'attendent à ce que l'offre de SpaceX comprenne une prime de 30 à 35% par rapport à la valorisation actuelle du constructeur automobile, ce qui en ferait une fusion entre égaux (environ 1.900 milliards de dollars chacun). Elon Musk ne contrôle qu'environ 20% des droits de vote de Tesla mais plus de 82% de ceux de SpaceX. Selon le scénario de JPMorgan, l'opération donnerait une courte majorité à l'entrepreneur sur les droits de vote de l'ensemble. - Quelle est la probabilité d'une fusion ? "Dès lors que Musk l'a évoquée, ce n'est qu'une question de temps", considère Dan Ives, qui table sur un coup d'envoi début 2027. En marge des résultats de SpaceX, le milliardaire a estimé mardi qu'un mariage serait une "bonne idée" et révélé que des comités avaient été constitués de part et d'autre pour étudier le dossier. L'analyste de Barclays Dan Levy a dit s'attendre à une annonce avant l'assemblée générale de Tesla, le 3 décembre. Présenter l'union comme inévitable "serait s'emballer", a néanmoins prévenu Elon Musk, pour qui obtenir l'accord des porteurs d'au moins 50% des titres de Tesla est "une barrière élevée à franchir". Sur le plan juridique, le fait que les deux sociétés aient changé de juridiction pour déposer leurs statuts du Delaware au Texas rend plus difficile une contestation d'actionnaires devant les tribunaux, explique Ann Lipton, professeure de droit à l'université du Colorado. - Y a-t-il des obstacles réglementaires ? Les deux sociétés ne se situent pas sur les mêmes marchés donc l'enjeu de concurrence est minime, d'autant que le gouvernement Trump s'est résolument mis en retrait sur ce créneau de l'antitrust. Pour Ann Lipton, le blocage est susceptible d'être géopolitique. Pékin pourrait ainsi voir d'un mauvais oeil la fusion entre une entreprise stratégique pour les États-Unis, SpaceX, aux nombreux contrats liés à la défense ou au renseignement, et une société très implantée en Chine.
Texte intégral (688 mots)
- Quel est l'intérêt industriel d'un rapprochement ? Initialement, Tesla n'était qu'un constructeur automobile et SpaceX une société aérospatiale spécialisée dans les lanceurs de satellites. Sur ce seul plan, des synergies existent déjà, fait valoir Dan Ives, de Yorkville Ives & Co. Des systèmes de "propulsion, des réservoirs de pression ou des équipements de contrôle développés par (SpaceX) sont déjà intégrés à des produits de Tesla", souligne l'analyste. Il y a donc, selon lui, "une logique à ce que les deux entreprises forment, à terme, une seule plateforme d'ingénierie". - En quoi l'IA a-t-elle changé la donne ? Plus nombreux sont ceux qui citent "l'unification de l'écosystème IA sous un même toit", selon les termes des analystes de JPMorgan. "Il y a déjà un partenariat sur l'accès aux capacités de calcul pour l'IA", rappelle Florian Frischmuth, du cabinet de conseil technologique Envorso. Après avoir mené parallèlement des investissements dans l'IA via xAI, lancée en 2023, Elon Musk a choisi d'intégrer la start-up à SpaceX en février. Le groupe possède désormais deux gigantesques centres de données à Memphis (Tennessee), qui concentrent plusieurs centaines de milliers de processeurs GPU (graphics processing unit) de Nvidia, les plus prisés pour le développement de l'IA. Une union entre les deux sociétés "mettrait tout en commun", résume Florian Frischmuth, d'autant que SpaceX et Tesla sont déjà engagés conjointement au Texas dans le projet pharaonique Terafab, au coût estimé jusqu'à 119 milliards de dollars, qui pourrait devenir le plus grand site de fabrication de puces au monde. Les besoins en semi-conducteurs de Tesla sont démultipliés par la conduite autonome ainsi que ses robots Optimus. - Quel est l'intérêt pour Elon Musk ? Patron des deux structures, l'homme le plus riche du monde pourrait ne plus se consacrer qu'à une seule société majeure, au lieu de deux, cette double casquette ayant parfois fait grincer les actionnaires et les marchés. Les analystes de JPMorgan s'attendent à ce que l'offre de SpaceX comprenne une prime de 30 à 35% par rapport à la valorisation actuelle du constructeur automobile, ce qui en ferait une fusion entre égaux (environ 1.900 milliards de dollars chacun). Elon Musk ne contrôle qu'environ 20% des droits de vote de Tesla mais plus de 82% de ceux de SpaceX. Selon le scénario de JPMorgan, l'opération donnerait une courte majorité à l'entrepreneur sur les droits de vote de l'ensemble. - Quelle est la probabilité d'une fusion ? "Dès lors que Musk l'a évoquée, ce n'est qu'une question de temps", considère Dan Ives, qui table sur un coup d'envoi début 2027. En marge des résultats de SpaceX, le milliardaire a estimé mardi qu'un mariage serait une "bonne idée" et révélé que des comités avaient été constitués de part et d'autre pour étudier le dossier. L'analyste de Barclays Dan Levy a dit s'attendre à une annonce avant l'assemblée générale de Tesla, le 3 décembre. Présenter l'union comme inévitable "serait s'emballer", a néanmoins prévenu Elon Musk, pour qui obtenir l'accord des porteurs d'au moins 50% des titres de Tesla est "une barrière élevée à franchir". Sur le plan juridique, le fait que les deux sociétés aient changé de juridiction pour déposer leurs statuts du Delaware au Texas rend plus difficile une contestation d'actionnaires devant les tribunaux, explique Ann Lipton, professeure de droit à l'université du Colorado. - Y a-t-il des obstacles réglementaires ? Les deux sociétés ne se situent pas sur les mêmes marchés donc l'enjeu de concurrence est minime, d'autant que le gouvernement Trump s'est résolument mis en retrait sur ce créneau de l'antitrust. Pour Ann Lipton, le blocage est susceptible d'être géopolitique. Pékin pourrait ainsi voir d'un mauvais oeil la fusion entre une entreprise stratégique pour les États-Unis, SpaceX, aux nombreux contrats liés à la défense ou au renseignement, et une société très implantée en Chine.

23.10.2026 à 00:59

FRANCE24
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Leurs revendications sont diverses, mais ils sont unis dans la volonté de faire entendre des voix souvent marginalisées — parfois par des méthodes radicales face à des interventions policières musclées. "Nous resterons dans la rue pour arracher l’avenir aux classes dirigeantes qui nous l’ont confisqué", affirme Damiano Fusa, 18 ans, élève au lycée Cavour à Rome, le premier à être occupé dans la capitale italienne, avant que des dizaines d'autres établissements soient bloqués par leurs élèves. "Personne ne nous représente", a-t-il déclaré à l'AFP, critiquant à la fois la coalition d’extrême droite de la Première ministre italienne Giorgia Meloni et les précédents gouvernements de centre gauche pour leurs coupes dans l’éducation et leur incapacité à prendre en compte les besoins des jeunes. Des centaines de milliers de lycéens et d’étudiants ont manifesté en France, en Italie, en Espagne et dans d’autres pays européens ces dernières semaines, des protestations qui ont parfois dégénéré. Les réactions officielles se sont le plus souvent concentrées sur les questions d’ordre public, la France imposant des couvre-feux partiels tandis que l’Italie a déployé des soldats — une réponse qui, selon les manifestants, masque leurs revendications et pourrait aggraver la situation. "Les hommes politiques apportent des réponses complètement déconnectées de la réalité, complètement absurdes", estime Luis Marques, 19 ans, étudiant en psychologie à Lisbonne. Les étudiants demandent aux gouvernements d’agir contre la flambée des loyers dans les villes, de réduire les dépenses de défense au profit de l’éducation et de créer davantage de débouchés professionnels pour les jeunes. Mais les experts pointent aussi un problème plus large : toute une partie de la population ne se sent pas représentée politiquement et éprouve de plus en plus de colère d’être mise à l’écart. "Ces jeunes ne se sentent non seulement pas à leur place dans la politique, mais pas du tout entendus" relève Geoffrey Pleyers, président de l'Association internationale de sociologie. Pour Rosario Forlenza, professeur d'histoire contemporaine à l'Université Luiss de Rome, il s'agit d'une "révolte générationnelle européenne" née d’une crise sociale et économique "à laquelle la politique ne sait, au fond, pas apporter de réponse". "Partout en Europe, les jeunes représentent la partie minoritaire de la population, une partie qui diminue de plus en plus et donc leur poids social, économique, culturel, politique, électoral est de plus en plus négligeable", ajoute-t-il. "Inspirer d'autres personnes" La colère des jeunes est particulièrement palpable en France et en Italie, où de nouvelles manifestations sont prévues samedi. "Les gens sont très en colère, ils n’en peuvent plus. Trimer toute la journée, pour ne pas pouvoir remplir leur chariot", raconte à l’AFP Eddy, un étudiant de 20 ans, lors d’une manifestation à Bordeaux le week-end dernier. "Est-ce que tout casser va changer les choses ? Je pense que ça peut être un électrochoc pour les politiques. On ne sait plus quoi faire pour se faire entendre. Les urnes ? On n'y croit pas", poursuit-il. Les différents mouvements de protestation nationaux en Europe s’inspirent les uns des autres, et regardent même vers des mouvements de jeunesse dans des pays plus éloignés, comme le Bangladesh, l’Inde ou le Népal. En Italie, un slogan lancé aux étudiants la semaine dernière les exhortait à "faire comme en France" et certains des mêmes symboles sont largement employés — comme le drapeau pirate Jolly Roger, souvent présent dans les manifestations menées par des jeunes à travers le monde. Marcos Navarro, Madrilène de 22 ans qui travaille comme technicien de contrôle qualité en laboratoire, explique que des manifestants venus de toute l’Europe se rencontrent pour partager leur expérience. Ils "sont venus nous demander : comment avez-vous fait ? Comment vous organisez-vous ? Nous avons déjà échangé des idées" a expliqué le jeune homme, qui campe depuis fin septembre avec des centaines d’autres personnes sur la place Puerta del Sol, au cœur de Madrid, pour protester contre le coût du logement et les expulsions. Ayla Herrero, une anthropologue de 26 ans qui aide à l'infirmerie du campement, estime que c'est "assez stimulant pour nous de savoir que nous inspirons d’autres personnes, que cela ne reste pas seulement ici." "Pas acceptable" L’inquiétude suscitée par la hausse des dépenses militaires en Europe depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie est aussi au cœur des préoccupations. Nikos Mavroudis, lycéen de 17 ans dans le quartier d'Exarchia à Athènes, juge que cet argent pourrait plutôt servir à rénover son établissement, où des morceaux de plâtre tombent. "Il n’est pas acceptable que les salles de classe soient dangereuses, complète le jeune homme, qui rêve de devenir cuisinier et envisage de partir s'installer ailleurs en Europe, "dans des pays où les choses vont mieux". Au lycée Morgagni de Rome, où des pupitres ont été poussés contre les portes pour les bloquer, les élèves soulignent l’état délabré des infrastructures. Un jeune de 18 ans, qui a souhaité garder l’anonymat, déplore que les médias et les responsables politiques en Italie s’attardent trop sur les pillages et les actes de vandalisme commis par certains manifestants. Et ce "uniquement pour diriger la haine contre les étudiants qui sont les victimes de ce système", note-t-il. Interrogée sur les violences, Sabrina Brizzola, 24 ans, coordinatrice de l’Union des étudiants universitaires italiens, affirme que les organisations comme la sienne devraient "organiser et canaliser cette colère générationnelle" car "les thèmes sont partagés". Même si ensuite chacun manifeste "avec les méthodes qu’il juge appropriées".
Texte intégral (987 mots)
Leurs revendications sont diverses, mais ils sont unis dans la volonté de faire entendre des voix souvent marginalisées — parfois par des méthodes radicales face à des interventions policières musclées. "Nous resterons dans la rue pour arracher l’avenir aux classes dirigeantes qui nous l’ont confisqué", affirme Damiano Fusa, 18 ans, élève au lycée Cavour à Rome, le premier à être occupé dans la capitale italienne, avant que des dizaines d'autres établissements soient bloqués par leurs élèves. "Personne ne nous représente", a-t-il déclaré à l'AFP, critiquant à la fois la coalition d’extrême droite de la Première ministre italienne Giorgia Meloni et les précédents gouvernements de centre gauche pour leurs coupes dans l’éducation et leur incapacité à prendre en compte les besoins des jeunes. Des centaines de milliers de lycéens et d’étudiants ont manifesté en France, en Italie, en Espagne et dans d’autres pays européens ces dernières semaines, des protestations qui ont parfois dégénéré. Les réactions officielles se sont le plus souvent concentrées sur les questions d’ordre public, la France imposant des couvre-feux partiels tandis que l’Italie a déployé des soldats — une réponse qui, selon les manifestants, masque leurs revendications et pourrait aggraver la situation. "Les hommes politiques apportent des réponses complètement déconnectées de la réalité, complètement absurdes", estime Luis Marques, 19 ans, étudiant en psychologie à Lisbonne. Les étudiants demandent aux gouvernements d’agir contre la flambée des loyers dans les villes, de réduire les dépenses de défense au profit de l’éducation et de créer davantage de débouchés professionnels pour les jeunes. Mais les experts pointent aussi un problème plus large : toute une partie de la population ne se sent pas représentée politiquement et éprouve de plus en plus de colère d’être mise à l’écart. "Ces jeunes ne se sentent non seulement pas à leur place dans la politique, mais pas du tout entendus" relève Geoffrey Pleyers, président de l'Association internationale de sociologie. Pour Rosario Forlenza, professeur d'histoire contemporaine à l'Université Luiss de Rome, il s'agit d'une "révolte générationnelle européenne" née d’une crise sociale et économique "à laquelle la politique ne sait, au fond, pas apporter de réponse". "Partout en Europe, les jeunes représentent la partie minoritaire de la population, une partie qui diminue de plus en plus et donc leur poids social, économique, culturel, politique, électoral est de plus en plus négligeable", ajoute-t-il. "Inspirer d'autres personnes" La colère des jeunes est particulièrement palpable en France et en Italie, où de nouvelles manifestations sont prévues samedi. "Les gens sont très en colère, ils n’en peuvent plus. Trimer toute la journée, pour ne pas pouvoir remplir leur chariot", raconte à l’AFP Eddy, un étudiant de 20 ans, lors d’une manifestation à Bordeaux le week-end dernier. "Est-ce que tout casser va changer les choses ? Je pense que ça peut être un électrochoc pour les politiques. On ne sait plus quoi faire pour se faire entendre. Les urnes ? On n'y croit pas", poursuit-il. Les différents mouvements de protestation nationaux en Europe s’inspirent les uns des autres, et regardent même vers des mouvements de jeunesse dans des pays plus éloignés, comme le Bangladesh, l’Inde ou le Népal. En Italie, un slogan lancé aux étudiants la semaine dernière les exhortait à "faire comme en France" et certains des mêmes symboles sont largement employés — comme le drapeau pirate Jolly Roger, souvent présent dans les manifestations menées par des jeunes à travers le monde. Marcos Navarro, Madrilène de 22 ans qui travaille comme technicien de contrôle qualité en laboratoire, explique que des manifestants venus de toute l’Europe se rencontrent pour partager leur expérience. Ils "sont venus nous demander : comment avez-vous fait ? Comment vous organisez-vous ? Nous avons déjà échangé des idées" a expliqué le jeune homme, qui campe depuis fin septembre avec des centaines d’autres personnes sur la place Puerta del Sol, au cœur de Madrid, pour protester contre le coût du logement et les expulsions. Ayla Herrero, une anthropologue de 26 ans qui aide à l'infirmerie du campement, estime que c'est "assez stimulant pour nous de savoir que nous inspirons d’autres personnes, que cela ne reste pas seulement ici." "Pas acceptable" L’inquiétude suscitée par la hausse des dépenses militaires en Europe depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie est aussi au cœur des préoccupations. Nikos Mavroudis, lycéen de 17 ans dans le quartier d'Exarchia à Athènes, juge que cet argent pourrait plutôt servir à rénover son établissement, où des morceaux de plâtre tombent. "Il n’est pas acceptable que les salles de classe soient dangereuses, complète le jeune homme, qui rêve de devenir cuisinier et envisage de partir s'installer ailleurs en Europe, "dans des pays où les choses vont mieux". Au lycée Morgagni de Rome, où des pupitres ont été poussés contre les portes pour les bloquer, les élèves soulignent l’état délabré des infrastructures. Un jeune de 18 ans, qui a souhaité garder l’anonymat, déplore que les médias et les responsables politiques en Italie s’attardent trop sur les pillages et les actes de vandalisme commis par certains manifestants. Et ce "uniquement pour diriger la haine contre les étudiants qui sont les victimes de ce système", note-t-il. Interrogée sur les violences, Sabrina Brizzola, 24 ans, coordinatrice de l’Union des étudiants universitaires italiens, affirme que les organisations comme la sienne devraient "organiser et canaliser cette colère générationnelle" car "les thèmes sont partagés". Même si ensuite chacun manifeste "avec les méthodes qu’il juge appropriées".
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