Lien du flux RSS
Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 15 dernières parutions

08.06.2026 à 10:15

FRANCE24
img
Pour Christian Weiler, directeur de la Fondation Primeroche, qui accompagne environ 360 personnes - notamment dans deux établissements médico-sociaux (EMS) pour personnes âgées -, le constat est sans appel: "Nous comptons quelque 240 collaborateurs, dont près de 80% sont de nationalité étrangère", dit-il à l'AFP. A l'EMS de Cheseaux-sur-Lausanne, géré par cette fondation reconnue d'intérêt public, Marcelle Mivelaz fête ses 80 ans entourée de ses amis, avant de participer à une séance de gym douce. Autour d'eux, infirmiers et éducateurs veillent au bon déroulement de la journée. Parmi eux, beaucoup sont étrangers. Une réalité devenue indispensable au fonctionnement de nombreux établissements de soins en Suisse, confrontés à une pénurie chronique de personnel, liée à la pénibilité du travail et à des salaires considérés comme relativement peu attractifs. Cette dépendance à la main-d'oeuvre étrangère place le secteur de la santé en première ligne face au projet de réforme lancée par le premier parti du pays, l'Union démocratique du centre (UDC): "Pas de Suisse à 10 millions!" En cas de oui, le gouvernement devrait limiter l'immigration pour que la population ne dépasse pas 10 millions d'habitants avant 2050, alors qu'elle atteint déjà 9,1 millions. "Cela m'inquiète. Il faut avoir du respect envers ces personnes qui s'occupent des résidents des EMS", confie Marie-Thérèse Barraz, 81 ans, aux côtés de Mme Mivelaz. "S'il n'y a pas assez de soignants, notre système de santé court à la catastrophe", s'alarme aussi Carine Savioz, infirmière suisse à l'EMS de Cheseaux-sur-Lausanne. Selon M. Weiler, la fondation souhaiterait ouvrir d'autres établissements médicaux-sociaux mais le personnel manque. "Actuellement, 240 personnes attendent une place dans la région lausannoise", explique-t-il. "Initiative du chaos" "S'il n'y a pas de place, ils iront à l'hôpital. Quand les hôpitaux seront saturés de personnes âgées, ils ne pourront plus remplir leur rôle, et le système deviendra très problématique" alors que la population vieillit, soutient M. Weiler. L'UDC appelle à former davantage de personnel suisse et souligne que la réforme permettrait encore à 40.000 étrangers d'immigrer chaque année. Pour les milieux économiques et de la santé, c'est insuffisant. Selon le gouvernement, opposé à l'initiative, celle-ci menace le bon fonctionnement de la société car les hôpitaux et les EMS "ne pourront plus prendre en charge les personnes âgées et malades" comme aujourd'hui. Une large alliance d'acteurs majeurs du secteur, dont l'association nationale des hôpitaux et des cliniques suisses (H+) et l'Association suisse des infirmières et infirmiers, a formé un comité pour dénoncer l'"initiative du chaos" de l'UDC qui "met en danger" les patients. Le comité craint que, si les services ne sont pas suffisamment dotés ou doivent recourir à du personnel moins qualifié, le "risque de mortalité augmente", en particulier dans les urgences. "Besoin urgent de personnel" Selon l'association professionnelle des médecins en Suisse (FMH), la Suisse "reste loin de pouvoir assurer par elle-même le renouvellement de la relève médicale". Le système de santé est structurellement tributaire des médecins diplômés à l'étranger, dont la part atteint 43% et continue d'augmenter. "Chaque année, nos universités délivrent entre 1.200 et 1.300 diplômes de médecine" mais "nous aurions besoin de 3.500 à 4.000 jeunes médecins par année", a détaillé Philippe Eggimann, vice-président de la FMH dans un entretien au quotidien suisse Le Temps. A l'UDC, Thomas Bläsi, conseiller national (député au Parlement fédéral) et pharmacien indépendant à Genève, souligne que l'immigration accroît aussi les besoins en personnel de santé et affirme que "malgré le besoin urgent de personnel soignant, nos jeunes diplômés ne trouvent pas d'emploi car nous préférons faire appel à de la main-d'oeuvre étrangère". A l'inverse, les acteurs de la santé soulignent une pénurie persistante de candidats suisses. Aux Hôpitaux universitaires de Genève (HUG), plus grand hôpital universitaire suisse, Sandra Merkli, directrice des soins, indique qu'il faudrait recruter 200 à 300 infirmiers chaque année, alors que la haute école de santé du canton n'en fournit que de 150 à 160. En 2025, près d'un collaborateur sur deux parmi les quelque 13.000 membres du personnel des HUG était de nationalité étrangère, une proportion atteignant environ 60% dans les soins infirmiers et 45% parmi les médecins, dont l'accès aux études est contingenté.

08.06.2026 à 10:07

FRANCE24
img
L'ancien édile de 53 ans, qui s'est toujours dit innocent, a maintenu cette ligne à son arrivée devant la cour d'appel de Lyon. "Beaucoup d'éléments nouveaux vont pouvoir être révélés, qui démontrent que je dis la vérité depuis le début", a-t-il déclaré à la presse. Le 1er décembre, Gaël Perdriau a été déclaré coupable de chantage, association de malfaiteurs et détournement de fonds publics, des faits "d'une extrême gravité" pour des élus "ignorants de leurs devoirs de dignité et d'exemplarité", selon le tribunal correctionnel de Lyon. Malgré ses dénégations, il a été condamné à cinq ans de prison dont quatre ferme et cinq ans d'inéligibilité, avec exécution provisoire, ce qui lui a valu de passer deux mois derrière les barreaux cet hiver. Son ancien directeur de cabinet Pierre Gauttieri, qui a écopé de deux ans de prison ferme, n'a pas fait appel, mais devrait être convoqué comme témoin. Les deux hommes, condamnés à trois ans ferme, ont admis avoir piégé l'ancien premier adjoint Gilles Artigues en le filmant à son insu en 2015 dans une chambre d'hôtel parisien avec un jeune prostitué qu'ils avaient recruté. Une vidéo utilisée les années suivantes pour museler au conseil municipal l'ancien député UDI, soupçonné de vouloir prendre ses distances après avoir contribué à l'élection du LR Gaël Perdriau à la mairie grâce à une alliance entre leurs deux partis. "Nouvelle épreuve" Lors de l'instruction et du premier procès, Gilles Rossary-Lenglet, qui a révélé le scandale à Mediapart en 2022, et Pierre Gauttieri ont assuré que le maire était le commanditaire de ce film, dont les auteurs ont été rémunérés via des subventions fictives à des associations stéphanoises. "Cela n'a pas changé", a redit Gilles Rossary-Lenglet en arrivant au palais de justice lundi: la vidéo "il me l'a commanditée à moi", a-t-il poursuivi, expliquant avoir fait appel pour "empêcher" les deux autres prévenus "de mentir". "Angoissé", "fatigué" de devoir endurer cette "nouvelle épreuve", Gilles Artigues a espéré, dans une interview sur la radio Ici Saint-Etienne réalisée juste avant le début du procès, "un sursaut" de la part de l'ancien maire. "J'aimerais qu'il dise les choses en vérité, mais je n'ai pas l'impression que ce soit la défense qu'il ait choisie..." Gaël Perdriau "attend la vérité, à laquelle ne correspond pas le jugement de première instance, une erreur judiciaire", assène son conseil Me Jean-Félix Luciani. "Nous redirons tout simplement qu'il est innocent de tout", ajoute l'avocat auprès de l'AFP. L'ancien édile a reconnu avoir été informé de l'existence d'une vidéo dès 2015 mais affirme ne l'avoir jamais visionnée et s'en être toujours "désintéressé", pensant qu'il s'agissait de "jeux" entre "adultes consentants". Un scénario qui sera ardu à faire accréditer: dans des enregistrements audio de Gaël Perdriau réalisés à son insu par Gilles Artigues en 2017 et 2018, il mentionne une vidéo "où on voit ce qu'il y a à voir" et ajoute: "une fois que c'est sur les réseaux sociaux, c'est plus du chantage (...), c'est une exécution".

08.06.2026 à 10:05

FRANCE24
img
La municipalité d'Utsunomiya, au nord de Tokyo, a fermé les 94 écoles primaires et collèges publics de la zone après avoir reçu plus de 10 signalements de présence d'ours depuis samedi, notamment dans une galerie commerçante. "Nous avons des véhicules déployés dans les zones où un ours a été aperçu afin de sensibiliser la population et d'inciter les gens à rester à l'intérieur ou dans leurs véhicules", a déclaré à l'AFP un responsable municipal, ajoutant que des dizaines de chasseurs, de policiers et de responsables locaux étaient à la recherche de l'animal. Les autorités ignorent s'il s'agit d'un seul ours ou de plusieurs, a-t-il précisé. Le Japon a enregistré ces dernières années une augmentation du nombre d'apparitions d'ours et d'attaques, notamment en zone urbaine. Un record de 13 personnes ont été tuées par des ours au Japon l’an dernier et les observations sont en hausse cette année alors que les animaux sortent affamés de leur hibernation. Au cours du dernier exercice fiscal clos en mars, le nombre d'observations d'ours dans le pays a dépassé 50.000, soit plus du double du précédent record établi deux ans plus tôt, selon les chiffres officiels. A Utsunomiya, capitale départementale de 510.000 habitants, seules deux apparitions d'ours non confirmées avaient été signalées l'année précédente. Le ou les ours actuellement traqués ont été aperçus pour la première fois samedi matin, au nord du centre-ville, et l'un a été décrit comme mesurant environ un mètre. Des signalements d'ursidés ont suivi, notamment dans un quartier résidentiel le même jour, dans une galerie commerçante dimanche, ainsi que dans un parc, un lycée et une école primaire. Tôt lundi, des habitants ont aperçu un ours à proximité d'un marché de gros, a indiqué le responsable municipal.
9 / 15

 

  GÉNÉRALISTES
Le Canard Enchaîné
La Croix
Le Figaro
France 24
France-Culture
FTVI
HuffPost
L'Humanité
LCP / Senat
Le Media
La Tribune
Time France
 
  EUROPE ‧ RUSSIE
Courrier Europe Ctrale
Desk-Russie
Euractiv
Euronews
Toute l'Europe
 
  Afrique ‧ Asie ‧ Proche-Orient
Haaretz
Info Asie
Inkyfada
Jeune Afrique
Kurdistan au féminin
L'Orient - Le Jour
Orient XXI
Rojava I.C
 
  INTERNATIONAL
Courrier International
Equaltimes
Global Voices
Infomigrants
I.R.I.S
The New-York Times
 
  OSINT ‧ INVESTIGATION
OFF Investigation
OpenFacto°
Bellingcat
Disclose
G.I.J
I.C.I.J
 
  OPINION
Au Poste
Cause Commune
CrimethInc.
Hors-Serie
L'Insoumission
Là-bas si j'y suis
Les Jours
LVSL
Politis
Quartier Général
Rapports de force
Reflets
Reseau Bastille
StreetPress
 
  OBSERVATOIRES
Armements
Acrimed
Conspirationnisme
Culture
Curation IA
Extrême-droite
Human Rights Watch
Inégalités
Justice fiscale
Liberté de création
Multinationales
Situationnisme
Sondages
Street-Médics
Routes de la Soie
Wokisme
🌞