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Tout reconstruire, tout réinventer - Info politique et générale. Tendance de gauche souverainiste

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21.08.2026 à 19:44

René Angot
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Prise entre un Azerbaïdjan expansionniste et une Russie qui ouvre les portes à ses troupes, l’Arménie de Nikol Pachinian a engagé un déplacement marqué vers Bruxelles et Washington. Le nouveau pari repose sur l’ouverture économique, et transfère une part non négligeable des infrastructures stratégiques du pays à des intérêts occidentaux. Pour l’heure, cette dépendance ne semble guère inquiéter les électeurs : après la perte de l’Artsakh, la priorité paraît avoir changé. À défaut de récupérer les territoires perdus, Pachinian leur promet ce que les gouvernements précédents n’avaient jamais réussi à assurer durablement : ne plus envoyer leurs enfants à la guerre. Le président Nikol Pachinian, huit ans après la « révolution de velours », en récolte les fruits.
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Prise entre un Azerbaïdjan expansionniste et une Russie qui ouvre les portes à ses troupes, l’Arménie de Nikol Pachinian a engagé un déplacement marqué vers Bruxelles et Washington. Le nouveau pari repose sur l’ouverture économique, et transfère une part non négligeable des infrastructures stratégiques du pays à des intérêts occidentaux. Pour l’heure, cette dépendance ne semble guère inquiéter les électeurs : après la perte de l’Artsakh, la priorité paraît avoir changé. À défaut de récupérer les territoires perdus, Pachinian leur promet ce que les gouvernements précédents n’avaient jamais réussi à assurer durablement : ne plus envoyer leurs enfants à la guerre. Le président Nikol Pachinian, huit ans après la « révolution de velours », en récolte les fruits.

18.08.2026 à 16:57

Anatol Lieven
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Alors que le champ de bataille est toujours aussi figé en Ukraine, les attaques de drones et de missiles toujours plus loin des deux côtés de la frontière font redouter de franchir un nouveau palier dans la guerre. L’ardeur de la propagande poutinienne prétendant qu’une « victoire » est possible n’a d’égale que celle du pouvoir ukrainien et des alliés européens, dont les discours sont tout aussi irréalistes. Pour le journaliste et professeur au Quincy Institute Anatol Lieven, la persistance de ce conflit ingagnable tient beaucoup aux craintes mutuelles de Poutine et de Zelensky quant à l’après-guerre dans leurs pays, ainsi qu’aux certitudes absurdes des dirigeants européens.
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Alors que le champ de bataille est toujours aussi figé en Ukraine, les attaques de drones et de missiles toujours plus loin des deux côtés de la frontière font redouter de franchir un nouveau palier dans la guerre. L’ardeur de la propagande poutinienne prétendant qu’une « victoire » est possible n’a d’égale que celle du pouvoir ukrainien et des alliés européens, dont les discours sont tout aussi irréalistes. Pour le journaliste et professeur au Quincy Institute Anatol Lieven, la persistance de ce conflit ingagnable tient beaucoup aux craintes mutuelles de Poutine et de Zelensky quant à l’après-guerre dans leurs pays, ainsi qu’aux certitudes absurdes des dirigeants européens.

16.08.2026 à 19:44

Andre Pagliarini
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Une nouvelle apologie de la « doctrine Monroe ». Le 11 août, le département d'État américain diffusait une vidéo traçant une ligne directe entre le message de James Monroe au Congrès en 1823 (appelant les Européens à se retirer d'Amérique latine) et l'enlèvement de Nicolás Maduro en janvier dernier, sur ordre de Donald Trump. Celui-ci serait ainsi le plus récent gardien d'une doctrine qui avait longtemps pris soin de se présenter en protectrice, plutôt qu'en maîtresse de l'hémisphère. Une telle réaffirmation de la force sur le droit a conduit plusieurs pays à envisager un réarmement à marche forcée - et notamment le Brésil. Pour ce pays, qui fut le premier pays en Amérique du Sud à saluer l'énoncé de Monroe, et qui n'a jamais rompu avec Washington, le message du Département d'Etat ne laisse guère de doute sur ses intentions. À quelques mois d'un scrutin présidentiel où Lula concourt contre le fils de Jair Bolsonaro, c'est bien la souveraineté du pays qui se trouve mise en question.
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Une nouvelle apologie de la « doctrine Monroe ». Le 11 août, le département d'État américain diffusait une vidéo traçant une ligne directe entre le message de James Monroe au Congrès en 1823 (appelant les Européens à se retirer d'Amérique latine) et l'enlèvement de Nicolás Maduro en janvier dernier, sur ordre de Donald Trump. Celui-ci serait ainsi le plus récent gardien d'une doctrine qui avait longtemps pris soin de se présenter en protectrice, plutôt qu'en maîtresse de l'hémisphère. Une telle réaffirmation de la force sur le droit a conduit plusieurs pays à envisager un réarmement à marche forcée - et notamment le Brésil. Pour ce pays, qui fut le premier pays en Amérique du Sud à saluer l'énoncé de Monroe, et qui n'a jamais rompu avec Washington, le message du Département d'Etat ne laisse guère de doute sur ses intentions. À quelques mois d'un scrutin présidentiel où Lula concourt contre le fils de Jair Bolsonaro, c'est bien la souveraineté du pays qui se trouve mise en question.

14.08.2026 à 18:31

Noam Drif
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En montrant la Résistance sous son jour le plus héroïque, La bataille de Gaulle d'Antonin Baudry rompt avec des décennies de films centrés sur la collaboration. Retour au cinéma « résistancialiste » d'après-guerre ? Cette hagiographie du général de Gaulle est bien davantage. Les Alliés américains y sont dépeints sous un jour inédit : force d'occupation autant qu'armée de libération, dont les volontés hégémoniques constituent le fil rouge du récit. Le diptyque de Baudry fait ressortir la dimension anticolonialiste de la Résistance française, confrontée aux troupes nazies, mais aussi au suzerain de Washington. Il a ainsi rouvert un débat, politique autant qu'historique, sur la Résistance et la collaboration, l'insurrection et la souveraineté, de Gaulle et l'Amérique. Analyse.
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En montrant la Résistance sous son jour le plus héroïque, La bataille de Gaulle d'Antonin Baudry rompt avec des décennies de films centrés sur la collaboration. Retour au cinéma « résistancialiste » d'après-guerre ? Cette hagiographie du général de Gaulle est bien davantage. Les Alliés américains y sont dépeints sous un jour inédit : force d'occupation autant qu'armée de libération, dont les volontés hégémoniques constituent le fil rouge du récit. Le diptyque de Baudry fait ressortir la dimension anticolonialiste de la Résistance française, confrontée aux troupes nazies, mais aussi au suzerain de Washington. Il a ainsi rouvert un débat, politique autant qu'historique, sur la Résistance et la collaboration, l'insurrection et la souveraineté, de Gaulle et l'Amérique. Analyse.

13.08.2026 à 21:16

Nima Shokri
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Plus que jamais, c'est à Ormuz que se trouve l'épicentre du pétrole. Ce goulet stratégique n'est cependant pas réductible aux enjeux énergétiques, car la guerre déclenchée par les États-Unis y ajoute son lot de catastrophes écologiques et de marées noires, dont celle qui menace aujourd'hui l'île de Qeshm. Si le Détroit décide du sort d'innombrables barils et tankers, il irrigue aussi des mangroves, des récifs et des usines de dessalement dont dépend toute une partie du Proche-Orient. Avec la guerre, c'est le risque d'un stress hydrique renforcé. Analyse de Nima Shokri, codirecteur exécutif de l'Institute for Water, Environment and Health (UNU-INWEH), Université des Nations unies.
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Plus que jamais, c'est à Ormuz que se trouve l'épicentre du pétrole. Ce goulet stratégique n'est cependant pas réductible aux enjeux énergétiques, car la guerre déclenchée par les États-Unis y ajoute son lot de catastrophes écologiques et de marées noires, dont celle qui menace aujourd'hui l'île de Qeshm. Si le Détroit décide du sort d'innombrables barils et tankers, il irrigue aussi des mangroves, des récifs et des usines de dessalement dont dépend toute une partie du Proche-Orient. Avec la guerre, c'est le risque d'un stress hydrique renforcé. Analyse de Nima Shokri, codirecteur exécutif de l'Institute for Water, Environment and Health (UNU-INWEH), Université des Nations unies.

11.08.2026 à 15:32

David Fontano
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Jointe aux scores de la France insoumise, la régularité des mouvements sociaux qui agitent le pays conduit régulièrement nombre de commentateurs à s’inquiéter d’une poussée de l’extrême gauche. L’étude des deux dernières décennies de vie politique française invite pourtant à formuler un constat rigoureusement différent : sous quelque angle qu’on l’envisage – organisationnel, électoral ou idéologique, l’extrême gauche semble au contraire avoir pratiquement disparue dans l’hexagone. Différentes hypothèses pourraient permettre d’expliquer l’évaporation d’un espace politique qui agrège des forces considérables au seuil des années 2000.
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Jointe aux scores de la France insoumise, la régularité des mouvements sociaux qui agitent le pays conduit régulièrement nombre de commentateurs à s’inquiéter d’une poussée de l’extrême gauche. L’étude des deux dernières décennies de vie politique française invite pourtant à formuler un constat rigoureusement différent : sous quelque angle qu’on l’envisage – organisationnel, électoral ou idéologique, l’extrême gauche semble au contraire avoir pratiquement disparue dans l’hexagone. Différentes hypothèses pourraient permettre d’expliquer l’évaporation d’un espace politique qui agrège des forces considérables au seuil des années 2000.

08.08.2026 à 17:45

Paul Simon
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Les objectifs annoncés par l'administration américaine, au lancement de l'opération Epic Fury, semblent bien loin : démantèlement du programme nucléaire iranien, récupération de l'uranium enrichi, destruction des capacités balistiques du pays, voire renversement du « régime »... Au-delà du fiasco diplomatique et militaire pour les Etats-Unis, la séquence - toujours en cours - annonce une recomposition des rapports de force au Moyen-Orient. Et à l'échelle mondiale, l'Iran a rendu au pétrole son statut d'arme de guerre, avec une intensité jamais vue depuis les années 1970.
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Les objectifs annoncés par l'administration américaine, au lancement de l'opération Epic Fury, semblent bien loin : démantèlement du programme nucléaire iranien, récupération de l'uranium enrichi, destruction des capacités balistiques du pays, voire renversement du « régime »... Au-delà du fiasco diplomatique et militaire pour les Etats-Unis, la séquence - toujours en cours - annonce une recomposition des rapports de force au Moyen-Orient. Et à l'échelle mondiale, l'Iran a rendu au pétrole son statut d'arme de guerre, avec une intensité jamais vue depuis les années 1970.
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