27.10.2026 à 18:31

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27.10.2026 à 16:00

En plus du réchauffement climatique causé par l'humain, la hausse des températures devrait également s'aggraver ces prochains mois du fait d'un phénomène naturel d'une intensité rarement vue : un « El Niño extrême », dont plusieurs médias indés d'Amérique latine craignent l'impact sur l'agriculture.
El Niño, un phénomène climatique qui revient tous les deux ans, promet d'être particulièrement intense cette année. El Niño a historiquement provoqué ou intensifié des sécheresses dans (…)
En plus du réchauffement climatique causé par l'humain, la hausse des températures devrait également s'aggraver ces prochains mois du fait d'un phénomène naturel d'une intensité rarement vue : un « El Niño extrême », dont plusieurs médias indés d'Amérique latine craignent l'impact sur l'agriculture.
El Niño, un phénomène climatique qui revient tous les deux ans, promet d'être particulièrement intense cette année. El Niño a historiquement provoqué ou intensifié des sécheresses dans certaines régions de l'Amazonie, d'Amérique centrale, d'Indonésie et d'Australie, causé des perturbations de la mousson en Inde ou des pluies diluviennes dans l'Est de l'Afrique.
Cette année, un « El Niño extrême progresse en Amérique latine et accroît le risque d'inondations, de sécheresses et d'incendies de forêt, explique Mongabay Latam. L'Équateur et le Pérou sont confrontés à des pluies intenses, tandis que la Colombie et la Bolivie enregistrent moins de précipitations et que le Brésil se prépare à d'éventuelles sécheresses majeures. Ces répercussions menacent également la sécurité alimentaire, la pêche et les écosystèmes. Le phénomène devrait atteindre son apogée en décembre 2026 et ses effets pourraient se prolonger jusqu'en 2027. »
Du côté de la Colombie, « El Niño aggrave la pauvreté et la faim » dans le pays, alerte aussi le média Mutante. Au Salvador, « El Niño a dévasté les cultures des plus démunis, titre de son côté FOCOS. Les pertes subies lors de la première récolte de maïs et de haricots ont laissé les familles d'agriculteurs de San Esteban Catarina, à San Vicente – l'un des districts les plus pauvres du pays – avec de moins en moins de nourriture. »
L'arrivée de cet El Niño intense n'est pourtant pas une surprise. « Peu de menaces climatiques peuvent être anticipées avec autant de clarté », souligne Razón Pública, qui appelle la Colombie à mieux anticiper le phénomène : « La vulnérabilité des petits et moyens producteurs ne s'explique pas tant par l'effet de surprise que par le fossé entre les connaissances disponibles sur le climat et la capacité à les traduire à temps en décisions concernant l'utilisation de l'eau, l'accès aux ressources et la planification des semis. » L'impact dévastateur d'El Niño n'est pas une fatalité.