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Dans cette région de l'Est de l'Allemagne, l'extrême droite a atteint un score historique et pourrait se retrouver à diriger le Land. Les médias indépendants cherchent des explications, tandis que la société civile se mobilise.
À l'issue du scrutin du 6 septembre, le parti d'extrême droite allemand AfD a récolté 43,8 % des voix dans un Land de l'est du pays. « L'AfD a remporté la victoire en Saxe-Anhalt dans toutes les tranches d'âge, avec les plus faibles marges chez les plus jeunes et (…)
Dans cette région de l'Est de l'Allemagne, l'extrême droite a atteint un score historique et pourrait se retrouver à diriger le Land. Les médias indépendants cherchent des explications, tandis que la société civile se mobilise.
À l'issue du scrutin du 6 septembre, le parti d'extrême droite allemand AfD a récolté 43,8 % des voix dans un Land de l'est du pays. « L'AfD a remporté la victoire en Saxe-Anhalt dans toutes les tranches d'âge, avec les plus faibles marges chez les plus jeunes et les plus âgés, décrit Deník Referendum. Par ailleurs, plus de la moitié des électeurs masculins d'âge moyen ont voté pour ce parti. »
Si la victoire avait été annoncée par les sondages, le haut taux de participation, à près de 80 %, lui, a surpris. « Le taux de participation record n'a pas nui à ce parti cette fois, mais l'a au contraire favorisé », lit-on dans le média tchèque. « L'AfD a désormais prouvé qu'il est possible de mobiliser les abstentionnistes. Il reste à la gauche d'obtenir des résultats encore meilleurs que la droite dans ce domaine, lit-on dans la version allemande de Jacobin. Cette société a besoin d'une vision d'avenir différente, qui transcende à la fois l'état actuel, délabré, et le retour à un passé fantasmé proposé par l'AfD. »
Les médias indépendants internationaux cherchent des explications à une telle victoire. « On pourrait certes évoquer l'Allemagne de l'Est, sa transformation, le sentiment d'humiliation après la Réunification, le désengagement des partis traditionnels et la méfiance envers les institutions. Tous ces éléments sont importants. Mais avec un score de 43,8 %, une telle explication ne suffit plus », argumente le site polonais Krytyka Polityczna.
Depuis le Royaume-Uni, openDemocracy explique à son lectorat : « Pour un pays qui, à l'étranger, est encore associé à la stabilité politique, à une industrie solide et à un niveau de vie relativement élevé, un tel résultat peut paraître surprenant. Pourtant, ces dernières années ont profondément marqué l'économie allemande. La production économique réelle a à peine progressé, la production industrielle s'est affaiblie et les ménages ont subi une perte considérable de pouvoir d'achat. » Et complète : « Il n'est guère surprenant que ces événements aient entraîné des changements dans le climat politique. »
Le nouveau gouvernement régional doit être constitué au plus tard le 6 octobre, rappelle Correctiv. L'AfD a annoncé, avant l'élection, ne vouloir gouverner qu'avec une majorité absolue. Or, le parti a obtenu 39 sièges, 3 de moins que les 42 nécessaires pour avoir la majorité au parlement régional. Par ailleurs, il a peu d'alliés.
Le média indépendant allemand se penche sur les possibles scénarios, comme l'alliance avec un petit parti, l'Alliance Sahra Wagenknecht (BSW), du nom de sa fondatrice, une ancienne de Die Linke qui a quitté le parti de gauche en 2023. La BSW a cinq sièges. Sinon, de nouvelles élections pourraient être organisées. Si le parti d'extrême droite parvient à diriger le Land, sa capacité d'action sera en partie limitée par les lois fédérales. « L'AfD pourrait toutefois opérer des changements particulièrement importants dans les domaines relevant de la compétence des Länder, notamment l'éducation, la sécurité intérieure et la culture », décrypte le site d'enquête.
Cette victoire électorale a profondément choqué une partie du pays. Dans la capitale allemande, des milliers de personnes se sont mobilisées en réaction aux résultats de cette élection. « Des manifestants se sont rassemblés pacifiquement à la porte de Brandebourg, à Berlin, en faveur de la démocratie, pour dénoncer le parti AfD, anti-immigrés et pro-russe, qui a appelé à des expulsions massives de demandeurs d'asile et à un recul des aides publiques en faveur des énergies renouvelables et de l'audiovisuel public », détaille The Guardian.
Le journal indépendant allemand Taz a parlé à des membres de la société civile après le scrutin. « Nous sommes en dialogue avec nos collègues d'autres pays, y compris ceux dirigés par des gouvernements de droite radicale. Nous apprenons les uns des autres à être plus résilients », témoigne par exemple la directrice du musée d'art de Magdebourg, la capitale du Land.
Les personnes interrogées parlent au média du besoin de faire communauté. « Plus que jamais, la solidarité est nécessaire », dit une femme du Service mobile d'aide aux victimes, qui soutient les personnes victimes des violences d'extrême droite. Bettina Schlauraff, une responsable de l'Église protestante de la région, partage une lueur d'espoir : « Ce qui me donne du courage, c'est la formation, ces derniers mois, d'une société civile très stable sur laquelle nous pouvons désormais compter. Une société civile qui n'hésitera pas à s'exprimer. »
11.09.2026 à 12:27

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C'est une première en Europe, la Global Black Pride se tient à Paris en ce moment, après une édition 2022 à Toronto (Canada), puis 2024 à Atlanta (États-Unis). Cet événement a pour objectif de rendre visible une communauté souvent délaissée, celle des personnes noires LGBTQI+. « Les personnes noires LGBTQI et les Prides noires ne bénéficiaient ni des mêmes soutiens ni des mêmes lieux que les autres marches » affirme dans cet article de Basta ! Micheal Ighodaro, Nigérian résidant à (…)
- Société / Île-de-France, Discriminations, Genre
C'est une première en Europe, la Global Black Pride se tient à Paris en ce moment, après une édition 2022 à Toronto (Canada), puis 2024 à Atlanta (États-Unis). Cet événement a pour objectif de rendre visible une communauté souvent délaissée, celle des personnes noires LGBTQI+. « Les personnes noires LGBTQI et les Prides noires ne bénéficiaient ni des mêmes soutiens ni des mêmes lieux que les autres marches » affirme dans cet article de Basta ! Micheal Ighodaro, Nigérian résidant à Washington, et président de la Global Black Pride.
Ce désir de visibilité des personnes queers noires se traduit également par un focus sur les communautés d'Afrique. « Il s'agit également de tourner les projecteurs vers l'Afrique de l'Ouest, et notamment le Sénégal, où la répression des personnes LGBTQI+ s'est violemment accélérée depuis l'adoption d'une proposition de loi durcissant les peines pour actes dits "contre-nature", en mars dernier. » La Global Black Pride doit se tenir jusqu'au 13 septembre.
11.09.2026 à 12:27

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Mis en vente il y cinq mois par l'État, qui détient l'institut qui l'édite, le magazine mensuel indépendant risque bientôt de ne plus l'être : l'offre de reprise de l'homme d'affaires Xavier Niel vient d'être choisie par le gouvernement.
Le magazine indépendant *60 millions de consommateurs* pourrait bientôt ne plus l'être. Selon une information du site La Lettre publiée le 1er septembre et confirmée par Libération, le milliardaire Xavier Niel serait en passe de racheter le média dédié à (…)
Mis en vente il y cinq mois par l'État, qui détient l'institut qui l'édite, le magazine mensuel indépendant risque bientôt de ne plus l'être : l'offre de reprise de l'homme d'affaires Xavier Niel vient d'être choisie par le gouvernement.
Le magazine indépendant 60 millions de consommateurs pourrait bientôt ne plus l'être. Selon une information du site La Lettre publiée le 1er septembre et confirmée par Libération, le milliardaire Xavier Niel serait en passe de racheter le média dédié à la défense des consommateurices françaises. Le magazine s'était notamment illustré en novembre 2025 par ses révélations sur les poupées sexuelles à l'apparence enfantine vendues sur Shein.
Fondé en 1970 par l'Institut national de la consommation (INC), rattaché au ministère de l'Économie, le média et son éditeur ont été mis en vente par l'État en mars 2026 en raison de leur mauvaise santé financière. « Selon la Cour des comptes, l'INC a cumulé 7,9 millions d'euros de pertes nettes entre 2018 et 2023, rappelle L'Humanité. L'institut s'est pourtant battu en dégageant un bénéfice de 236 000 d'euros en 2025. Malgré ce retour à l'équilibre et les propositions de développement de 60 millions, le gouvernement n'a pas sourcillé et a confirmé ses coupes budgétaires. »
Depuis, deux offres de rachat ont été présentées, rapporte Libération : celle de l'association Que Choisir Ensemble, éditrice de l'autre média indé français axé sur la consommation (Que Choisir, également présent sur le Portail), et celle de Xavier Niel. Cette dernière a finalement eu les faveurs du gouvernement mais le comité social et économique (CSE) de l'INC doit encore se prononcer en octobre sur cette offre, affirme un syndicaliste à l'AFP.
Après 56 ans d'indépendance, 60 millions de consommateurs passerait ainsi sous l'escarcelle d'un homme d'affaires déjà à la tête de nombreux titres de presse français (Le Nouvel Obs, Nice-Matin, Télérama ou encore Courrier International). Une prise en main qui « n'est pas neutre », juge L'Humanité : « Demain, si le magazine décide de mener une enquête sur les opérateurs téléphoniques, par exemple, aura-t-il la latitude de critiquer le patron de Free ? » Cette possibilité suffirait à le disqualifier en tant que source sur le Portail des médias indés.
10.09.2026 à 12:56

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À Saint-Sébastien-sur-Loire (28 500 habitants, dans les Pays de La Loire), les signalements auprès de la mairie des violences sexuelles au sein du périscolaire ne datent pas d'hier. Pourtant, selon cet article de *Médiacités*, ils restent sans suites, et ce depuis 2023. Cet été, trois signalements sont venus s'ajouter aux autres, sans que la municipalité ne réagisse. « On alerte depuis des mois sur des comportements inappropriés de plusieurs animateurs », insiste une maman d'élève. (…)
- Société / Pays de la Loire, Éducation, Violences sexistes et sexuelles, Violences dans le périscolaire
À Saint-Sébastien-sur-Loire (28 500 habitants, dans les Pays de La Loire), les signalements auprès de la mairie des violences sexuelles au sein du périscolaire ne datent pas d'hier. Pourtant, selon cet article de Médiacités, ils restent sans suites, et ce depuis 2023. Cet été, trois signalements sont venus s'ajouter aux autres, sans que la municipalité ne réagisse. « On alerte depuis des mois sur des comportements inappropriés de plusieurs animateurs », insiste une maman d'élève. L'ancien maire de la commune, Laurent Turquois (centriste) avait pourtant promis la mise en place d'une charte encadrant les animateurs du périscolaire avant de finalement l'abandonner.
Son successeur, Thomas Boucher (divers-droite) avait de son côté organisé une réunion en juin 2025 durant laquelle il « aurait au passage suggéré à plusieurs parents mécontents de "prendre une jeune fille au pair " au lieu de mettre leurs enfants au périscolaire. Des animateurs auraient, eux, estimé que leur "job " était notamment "d'apporter de l'affection aux enfants " ». Toutefois, la mairie a indiqué que « les animateurs et animatrices du périscolaire sont formés par des intervenants extérieurs aux VSS à raison d'une journée par an, depuis 2024. »
10.09.2026 à 12:56

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09.09.2026 à 12:45

09.09.2026 à 12:44

Même si les luttes contre les discriminations avancent, ces dernières restent quand même relativement très fréquentes. Cet article de Parallèle Sud, revient sur le cyberharcèlement subi par la judokate Léa Fontaine suite à sa victoire du Grand Slam de Lausanne (Suisse) à la fin du mois d'août.
L'article indique que cette « vague de commentaires sexistes et grossophobes » révèle surtout la montée en puissance des masculinistes sur les réseaux sociaux. Parallèle Sud fait intervenir Évelyne (…)
Même si les luttes contre les discriminations avancent, ces dernières restent quand même relativement très fréquentes. Cet article de Parallèle Sud, revient sur le cyberharcèlement subi par la judokate Léa Fontaine suite à sa victoire du Grand Slam de Lausanne (Suisse) à la fin du mois d'août.
L'article indique que cette « vague de commentaires sexistes et grossophobes » révèle surtout la montée en puissance des masculinistes sur les réseaux sociaux. Parallèle Sud fait intervenir Évelyne Corbière Naminzo, ancienne présidente de l'Union des femmes réunionnaises (UFR) et aujourd'hui sénatrice de La Réunion, d'où est originaire Léa Fontaine, ainsi que Victor Abel-Gagné, président de la LDH (Ligue des droits de l'Homme).
Ce dernier affirme que « Nous sommes dans un monde qui hyperexpose les sportifs et les artistes. [...] Le problème, c'est que l'algorithme tend à mettre en avant ce qui fait mal »
Par ailleurs, les avancées féministes s'exposent à un retour de bâton masculiniste.
Alors, quelles solutions ? Si la justice avance lentement, c'est certainement à cause d'une « question de moyens », estime Évelyne Corbière Naminzo.
09.09.2026 à 12:44

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