La guerre contre l'Iran a été déclenchée par Benyamin Netanyahou et Donald Trump. L'un sait où il va, l'autre n'en a aucune idée ou en change quotidiennement. Pendant plus de vingt ans, Washington a retenu le premier ministre israélien qui voulait en finir avec le régime islamique, mais cette fois-ci, il a obtenu un feu vert pour mener une guerre totale qui ne se limite pas aux objectifs militaires ni même au renversement du régime islamique, mais vise la population, les infrastructures et les services publics. Pour Israël, un Iran durablement fragilisé est la meilleure garantie de sécurité.
Cette guerre est aussi une opportunité pour « liquider » la question palestinienne, alors que Gaza est anéanti et que la Cisjordanie est terrorisée par une répression systémique et une colonisation plus violente que jamais. Au Liban, après l'attaque du Hezbollah, la riposte disproportionnée de l'État hébreu et l'occupation du Liban-Sud montrent qu'au-delà des exigences de sécurité, Israël veut dominer la région et étendre son territoire en s'imposant par défaut comme la seule puissance régionale, avec le soutien américain et l'accord tacite des Européens.