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27.02.2026 à 08:56

Pour faire fonctionner toute l'IA, le colonialisme, l'impérialisme, l'exploitation, l'esclavage sont indispensables

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Par leur conception, les I.A. statistiques, qui reposent dans leur immense majorité sur un entraînement nécessitant des millions ou des milliards de données, annotées, classées, filtrées par des travailleurs humains, puis sur un alignement là aussi nécessairement humain, mais aussi sur du matériel et des matières premières exploitant des ouvriers et mineurs dans le monde entier, sont structurellement dépendantes de ces chaînes de sous-traitance qui commence dans les start-ups de l'I.A. et se termine sur les tâcherons philippins, indiens, kényans ou les mineurs et mineuses congolaises, par exemple. C'est absolument inévitable, et il faut arrêter d'imaginer les start-ups comme des lieux de conception numérique détachés de ce colonialisme, qui seraient juste des enclos à développeurs informatiques branchés sur internet concevant des I.A. simplement à travers de complexes lignes de code. Toutes les start-ups dépendent des données, des métaux et des semi-conducteurs, dans une quantité qui ne permet et ne permettra jamais leur production éthique, alors même que nous n'avons pas abordé ici les conséquences sur l'environnement planétaire de cette production.
On peut alors mettre un mot plus exact pour qualifier ces tâcherons, ces ouvriers, ces mineurs : ils sont des esclaves, modernes certes, mais pas bien différents depuis toujours, issus de pays pauvres, « d'anciennes » colonies, toujours victimes de l'exploitation par ceux qui possèdent les richesses et la puissance.

25.02.2026 à 09:03

Le bug de l'an 2038

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Il suffit de creuser un peu pour s'apercevoir que ce “bug 2038” est connu depuis plus de vingt ans dans le monde des codeurs. Son origine est simple : un grand nombre de nos systèmes informatiques fonctionnent avec une date paramétrée qui permet de repérer des actions dans le temps (prêt bancaire, maintenance…). Et pour que tout soit harmonisé, une norme dite “heure Unix” ou “heure Posix” impose que cette date soit calculée en égrenant les secondes à partir du 1er janvier 1970 (juste après l'invention du système d'exploitation Unix, en 1969). Par exemple, le 25 février 2026, date de sortie de ce numéro d'Epsiloon, il se sera écoulé 1 772 020 678 secondes. Sauf que cette date, exprimée en bits (0 ou 1), est souvent codée sur un nombre de bits limité, en l'occurrence 32 : 31 pour égrener les secondes qui s'écoulent et le 32e pour préciser si on est avant ou après 1970. Le problème, avec ce système, c'est que le nombre le plus élevé s'écrit 01111111 11111111 11111111 11111111. Ce qui correspond au 19 janvier 2038, 3 h 14 min et 7 s donc. Et que la seconde suivante, le codage va afficher 10000000 00000000 00000000 00000000 : le 13 décembre 1901, la date la plus reculée possible dans le passé… “Nos systèmes informatiques comparent les chiffre, et une date future qui se retrouve d'un seul coup plus ancienne que la précédente induit des erreurs”, conclut Thierry Roger, directeur de recherche chez Alten, à Rennes.
Source: Epsiloon

25.02.2026 à 08:57

PFAS : des analyses exclusives dévoilent une contamination omniprésente dans les Ardennes et la Meused(isclose.ngo)

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Comment expliquer une contamination aussi massive dans une région dépourvue de grandes usines chimiques ? La réponse est à rechercher dans le passé des exploitations d'où proviennent nos échantillons de sols. Pendant des années, elles ont toutes les trois utilisé un engrais bien particulier : des déchets boueux provenant d'une usine locale, l'ancienne papeterie Ahlstrom à Stenay.
Le principe est le suivant : plutôt que d'incinérer des tonnes de boues issues du traitement des eaux usées de l'usine, cette matière était fournie aux agriculteur·ices alentour dans le but de fertiliser leurs terres. Dans le jargon on parle de « valorisation des boues d'épuration ». Un cadeau empoisonné : pour fabriquer des emballages résistants à la graisse, le groupe finlandais utilisait des produits contenant des PFAS. Comme la station d'épuration de l'usine était incapable de les éliminer, ces polluants éternels se sont retrouvés dans les boues alimentant la filière agricole.
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