27.07.2026 à 18:47
Dans l’affaire du meurtre de Thomas Perotto à Crépol, les juges d’instruction ont retenu, le 20 juillet 2026, la circonstance aggravante de racisme, en visant une attaque contre « la race blanche et la nation française ».
Le procès n’a pas encore eu lieu et l’affaire est encore au stade de la fin de l’instruction et des réquisitions de renvoi devant la cour d’assises des mineurs. En mai 2026, les juges d’instruction ont annoncé la fin de l’enquête, puis le parquet de Valence a requis, en juin, le renvoi de onze mis en cause devant la cour d’assises des mineurs pour homicide volontaire et tentatives d’homicide volontaire, sans retenir ni la bande organisée ni la circonstance aggravante de racisme.
Le parquet de Valence n’avait initialement pas retenu cette circonstance aggravante dans son réquisitoire de juin 2026, mais les juges d’instruction ont décidé l’inverse dans leur ordonnance de mise en accusation.
Cette requalification s’appuie sur des témoignages évoquant des insultes et des motivations racistes des agresseurs pendant l’attaque, notamment la phrase : « On est là pour planter des Blancs. » L’ajout vise l’article 132-76 du Code pénal, qui aggrave les peines lorsque les faits sont commis « à raison de l’appartenance (…) à une prétendue race, une ethnie, une nation ou une religion déterminée ». Dans l’affaire de Crépol, les juges reprennent cette formule et l’appliquent à « la race blanche et la nation française ».
L’utilisation de cette circonstance aggravante demeure encore très rare en France et reste niée par une partie de la magistrature. L’une des seules affaires ayant abouti à la reconnaissance du racisme anti-Blancs est celle d’une agression dans le RER à Paris, en 2010. La victime, de nationalité française et de couleur de peau blanche, avait été traitée de « sale Blanc » et de « sale Français ». En appel, la cour d’appel de Paris avait retenu la circonstance aggravante de racisme et alourdi la peine à quatre ans d’emprisonnement, dont trois ans ferme.
23.07.2026 à 18:13
En février 2026, le Conseil d’État genevois avait déjà stoppé une première loi interdisant le burkini dans les piscines publiques, la jugeant illégale et disproportionnée. En mars 2026, le Grand Conseil a adopté une nouvelle loi sur les piscines et les bains publics. La loi genevoise autorisait seulement les maillots de bain courts, une ou deux pièces, laissant les bras nus.
Le 21 juillet 2026, la Chambre constitutionnelle a accordé l’effet suspensif à un recours déposé par la Coordination pour des baignades inclusives. Le tribunal a estimé que les recourants soulevaient des arguments « a priori pertinents » concernant des atteintes à plusieurs droits fondamentaux, sans encore trancher le fond de l’affaire.
L’interdiction est donc mise en pause pendant l’examen du recours : le tribunal empêche son application immédiate tant que la légalité du texte n’a pas été décidée.
Le gouvernement cantonal et sa conseillère d’État, Carole-Anne Kast, membre du Parti socialiste, avaient mis en garde contre un texte contraire, selon eux, à la liberté et à l’autonomie communale.
Les partisans de l’interdiction défendaient au contraire une règle uniforme au nom de l’hygiène, de l’ordre et du fonctionnement des piscines publiques, qu’ils estimaient non discriminatoire, car ne visant pas uniquement les vêtements religieux comme le burkini, mais aussi d’autres formes de combinaisons anti-UV présentant, selon eux, les mêmes problématiques.
22.07.2026 à 18:39
Le 15 juillet 2026, dans un club de sport de la chaîne GoodLife à Windsor, au Canada, Gurpartap Singh Khalsa, créateur de contenu fitness et de contenus autour de la foi sikhe, s’est vu demander de quitter la salle en raison du kirpan qu’il portait sur lui, le couteau religieux porté par les pratiquants de la religion sikhe, signalé par plusieurs utilisateurs de la salle de sport qui ne se sentaient pas en sécurité.
Après avoir filmé la confrontation et l’avoir postée sur son compte TikTok, il a accusé l’établissement de discrimination religieuse et raciale.
GoodLife a ensuite présenté ses excuses à l’influenceur dans un communiqué. L’entreprise a déclaré que la situation visible dans la vidéo ne reflétait pas l’application correcte de ses pratiques établies ni les valeurs de l’entreprise, qui souhaite être inclusive, et qu’elle avait contacté directement l’intéressé.
Cette affaire justifie une fois de plus le comportement de certains sikhs au Canada, autorisés à déambuler dans l’espace public avec des lames de plusieurs dizaines de centimètres, sans que la question de la sécurité des individus autour puisse être posée sous peine d’être immédiatement accusé de discrimination. Rappelons que, dans le cas de la mort de Henry Nowak, c’est un kirpan qui avait été utilisé pour tuer le jeune homme.
Au Canada, le kirpan fait déjà l’objet de nombreuses affaires servant de jurisprudence sur le sujet et indiquant clairement une justice favorable aux sikhs. On peut notamment citer la décision de la Cour suprême dans l’affaire Multani, où la justice avait reconnu qu’une interdiction du kirpan dans une école portait atteinte à la liberté de religion.