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REGROUPEMENT DES MÉDIAS CRITIQUES DE GAUCHE (QUEBEC)

01.10.2026 à 14:50

LA CULTURE À L'ÉCOLE : OTAGE DES COMPRESSIONS ET DES CONFLITS

Marc Simard

L'achat de livres et l'accès à des sorties éducatives culturelles scolaires ont été sujets à des remises en question répétées au fil des budgets partisans, des déclarations et des moyens de pression syndicaux. Pourtant, la culture et les livres sont primordiaux. Voici le survol d'une trentaine (…)


Voir en ligne : Journal le Mouton Noir

01.10.2026 à 01:40

Débat national sur le travail

Centrales syndicales du Québec (CSN, FTQ, CSQ, CSD)

Donc, merci tout le monde d'être avec nous pour ce débat organisé à l'initiative des quatre grandes centrales syndicales. Donc, je les nomme la CSN, Confédération des syndicats nationaux, la FTQ, Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec, la CSQ, la Centrale des syndicats du Québec et la CSD, la Centrale des syndicats démocratiques. Vous l'aurez donc compris, on est ici pour parler des enjeux qui touchent le monde du travail au Québec. Ce soir, on va aborder, entre autres, le bilan de la dernière session législative, les derniers quatre ans, l'amélioration des conditions de travail et de vie, les transformations qui sont liées sur les changements technologiques. On va parler de formation continue, de transition juste et des défis qui entourent main-d'oeuvre, immigration, langue française et le développement économique. Et on va faire ça en 1h30. Un défi ? Un défi. En fait, un défi colossal que nos candidats ont accepté de relever pour vous. Donc, on a contacté les cinq principaux partis politiques pour le débat de ce soir et le Parti conservateur du Québec a refusé le débat d'aujourd'hui. Nous avons donc la chance d'avoir les quatre candidats des quatre partis politiques. Puis, d'ailleurs, je vais nous inviter à essayer nos micros, fait que je vais vous nommer. Les candidats qui viennent représenter leur parti politique, on va le saluer d'abord. J'ai avec moi Guillaume Rousseau, la Coalition Avenir Québec, candidat dans Richemont.

Animatrice du débat Rim Mohsen

Nous publions ci-dessous l'audio de l'intégrale des discussions.

29 septembre 2026s

L'audio de la rencontre

Nous publions également la transcription de l'intégralité des échanges

Rim Mohsen (animatrice) : (...). Donc, merci tout le monde d'être avec nous pour ce débat organisé à l'initiative des quatre grandes centrales syndicales. Donc, je les nomme la CSN, Confédération des syndicats nationaux, la FTQ, Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec, la CSQ, la Centrale des syndicats du Québec et la CSD, la Centrale des syndicats démocratiques. Vous l'aurez donc compris, on est ici pour parler des enjeux qui touchent le monde du travail au Québec. Ce soir, on va aborder, entre autres, le bilan de la dernière session législative, les derniers quatre ans, l'amélioration des conditions de travail et de vie, les transformations qui sont liées sur les changements technologiques. On va parler de formation continue, de transition juste et des défis qui entourent main-d'oeuvre, immigration, langue française et le développement économique. Et on va faire ça en 1h30. Un défi ? Un défi. En fait, un défi colossal que nos candidat·es ont accepté de relever pour vous. Donc, on a contacté les cinq principaux partis politiques pour le débat de ce soir et le Parti conservateur du Québec a refusé le débat d'aujourd'hui. Nous avons donc la chance d'avoir les quatre candidat·es des quatre partis politiques. Puis, d'ailleurs, je vais nous inviter à essayer nos micros, fait que je vais vous nommer. Les candidats qui viennent représenter leur parti politique, on va le saluer d'abord. J'ai avec moi Guillaume Rousseau, la Coalition Avenir Québec, candidat dans Richemont.

Alors, vous l'aurez remarqué, nos candidats sont assis vraiment proches les uns des autres. On a dit tantôt, quand ils sont arrivés, ils se sentaient en famille. Donc, on les a collés, collés. Et on va y aller avec le format du débat. Aujourd'hui, vous allez voir, donc, on va commencer. Il va y avoir une demi-minute de présentation. Chaque candidat va avoir une demi-minute pour faire l'introduction. Puis ensuite, on va y aller avec trois gros thèmes. Il va y avoir des questions. Puis, je vais tout à l'heure expliquer comment on va fonctionner pour qu'il y ait un débat où est-ce que vous receviez l'information qui vous intéresse, que vous en appreniez plus sur les positions des partis politiques et que ce ne soit pas cacophonique. Parce qu'on veut juste avoir de l'information et on veut que ça se passe bien pour vous aussi. Et donc, sur la question des applaudissements, petite information, sachez que si vous applaudissez pendant l'intervention d'un ou d'une candidate, le temps s'écoule quand même et la personne perd des secondes pour prendre la parole. Donc, soyons vigilants avec comment vous réagissez au contenu. Ça va permettre à tout le monde de pouvoir prendre pleinement les deux minutes. Puis, on n'aura pas de reprise télévisuelle à voir si on va faire ça dans le respect. Ça va pour tout le monde ? Oh yeah ! Excellent ! On va, si ça vous va, on va commencer avec votre deux minutes d'introduction. Puis ensuite, on parlera du prochain. On a fait un tirage au sort pour voir qui va commencer. Et ça s'adonne qu'on vous a mis dans l'ordre dans lequel vous commencez. Donc, M. Rousseau, pour deux minutes, vous avez le chronomètre à l'avant. À vous.

Guillaume Rousseau (CAQ) : Bonsoir tout le monde. Donc, ça me fait vraiment plaisir d'être ici pour débattre de questions liées au monde du travail. Et en préparant mes notes aujourd'hui, ça me rappelait des bons souvenirs parce que j'ai été brièvement, et il y a longtemps, mais quand même, j'ai été avocat en droit du travail. Donc, ça remontait les notions un petit peu à la surface. Sinon, moi, mes expériences dans le monde des relations de travail, c'est que j'ai été un des membres fondateurs du syndicat des auxiliaires de recherche de l'Université de Sherbrooke. Et à ce jour, évidemment, je suis toujours membre du syndicat des professeurs de l'Université de Sherbrooke des métiers, la guerre commerciale avec les États-Unis qui affecte notre économie, nos travailleurs, nos entreprises, la rareté de la main-d'oeuvre dans plusieurs domaines, dans plusieurs régions. Donc, dans ce contexte, la responsabilité du gouvernement, plus largement de l'État, c'est vraiment de protéger les travailleurs, les soutenir dans leur adaptation face à tous ces changements-là. Il faut les chevaucher, les changements, et non pas les subir. Depuis 2018, vous le savez, on a créé beaucoup d'emplois dans le secteur public. Si le candidat conservateur était là, il me le reprocherait sans cesse. J'aime bien faire des débats avec les conservateurs parce qu'ils sont très forts là-dessus. Mais ce à quoi je lui réponds toujours quand il nous reproche d'avoir trop créé trop d'emplois dans le secteur public, je lui rappelle toujours qu'à 80 %, c'est dans le secteur de l'éducation et de la santé où il y avait des grands besoins. Et donc, je n'ai pas à rougir de ça, ma formation politique non plus. Bon, une fois qu'on a dit ça, le nombre d'emplois, ce n'est pas tout. Ça prend des bonnes conditions. Il y a eu des conventions collectives intéressantes qui ont été signées dans le secteur public. Je reviendrai tantôt. Mais encore là, ça ne se résume pas à ça. Maintenant, il faut d'autres embauches. Il y a certains corps de métier, certaines personnes qui aident nos enseignants, nos infirmières qu'il faut embaucher. Et donc, c'est ce que je vous propose comme sujet ce soir et la transition technologique. J'espère beaucoup vraiment d'avoir l'occasion d'en parler à quel point le gouvernement doit accompagner cette transition pour que vraiment aucun autre travailleur ne soit laissé de côté. Merci.

Rim (animatrice) : Merci beaucoup. Deuxième introduction, Parti québécois, M. Lebrun.

Mathieu Lebrun (PQ) : Merci beaucoup. D'abord, merci pour l'invitation. Je suis vraiment très heureux d'être ici ce soir avec vous. Pour ceux qui ne me connaissent pas, je m'appelle Mathieu Lebrun. Je suis candidat du Parti québécois dans la circonscription de Rousseau. Dans ma vie professionnelle, je suis médiateur-conciliateur-chef au ministère du Travail. C'est-à-dire qu'en fait, je crois vraiment à la capacité des employeurs, des travailleurs, des représentants de se rassembler, de se parler, de s'écouter, de se respecter et de négocier ensemble en faisant des consensus pour pouvoir permettre de régler des enjeux qui sont vraiment souvent problématiques. Évidemment, pour ceux qui me connaissent, les 600 négociations dont j'ai parlé, on les a toutes réglées, justement, en se parlant. Donc, quand Paul-Saint-Pierre Plamondon m'a parlé de ramener davantage le consensus, le dialogue, la concertation pour ainsi gouverner le Québec, moi, ça m'a vraiment interpellé. Je me suis senti vraiment touché par ça en me disant « oui, c'est ça que j'ai envie de faire » parce que je suis vraiment convaincu que les meilleures décisions, elles se prennent souvent quand on a pris le temps d'écouter les gens et de comprendre leur réalité. Donc, ce soir, vous allez le constater, notamment par mes différentes prises de position à travers les différents sujets. Puis, bien, je suis vraiment heureux de pouvoir échanger avec vous sur les thèmes de la soirée. Merci beaucoup.

Rim (animatrice) : Pour un deux minutes, Parti libéral, Mme Cadet.

Madwa-Nika Cadet (PLQ) : Merci beaucoup, RIM. Salutations à vous, salutations aux centrales syndicales qui sont présentes ce soir, ainsi qu'à mes collègues des autres formations qui ont accepté cette demande de débattre ce soir, même si le BVA (Bureau de Vote par anticipation) est passé. Je suis Madwa-Nika Cadet, députée sortante de Bourassa Sauvé et porte-parole pour le Parti libéral du Québec en matière de travail, donc au sein de la dernière législature. Donc, Alexandre et moi, on a quand même passé beaucoup d'heures ensemble en commission parlementaire, principalement dans le cadre du dossier du travail, mais dans d'autres dossiers également. Et c'est à travers ce rôle-là, c'est à travers mon rôle de porte-parole en matière de travail que j'ai découvert votre monde, le monde dans lequel vous œuvrez, celui de la négociation des conventions collectives et l'importance d'être capable de négocier des bonnes conditions de travail pour nos travailleurs. De notre côté, au Parti libéral du Québec, vous avez entendu notre chef Charles Milliard parler de l'importance au Québec de changer de ton. Dans l'éventualité d'un gouvernement Milliard, pour nous, ça va être absolument important que l'on puisse rétablir le dialogue social. On l'a vu dans les dernières années, mais parfois, surtout dans la dernière année, on va se le dire, ça a parfois été un petit peu plus difficile de ce côté-là. Et chez nous, au Parti libéral du Québec, avec notre nouveau chef Charles Milliard, on s'est dit qu'on a besoin d'un gouvernement qui veut rassembler tout le monde. D'ailleurs, ça fait partie de notre slogan de campagne, « rassembler, réparer, bâtir ». Mais rassembler, pour nous, ça veut vraiment véritablement dire rassembler l'ensemble des Québécois. Dans un contexte de guerre tarifaire, par exemple, ça va être essentiel pour nous au Parti libéral du Québec de développer une politique industrielle et on est très conscients qu'on aura besoin de vous. Est-ce que ça signifie que si nous formons le prochain gouvernement, qu'on sera toujours d'accord ? Probablement pas. Mais ça veut dire, pour nous, changer de ton, de s'assurer que l'on puisse s'asseoir, qu'on ait des espaces de concertation, que vos opinions soient valorisées et qu'on veille à construire, à bâtir, parce qu'on disait rassembler, réparer, mais bâtir le Québec de demain avec tout le monde, avec l'ensemble d'entre vous, et ça vous inclut, prêts de poursuivre la conversation après le 5 octobre. Merci beaucoup.

Rim (animatrice) : Et on termine pour un deux minutes, Québec solidaire avec M. Leduc.

Alexandre Leduc (QS) : Merci. Bonjour, Rim. Bonjour, tout le monde. Je veux commencer par deux salutations. La politique, c'est important, mais il y a aussi la famille dans la vie, puis c'est la fête à mon frère aujourd'hui. Je sais qu'il nous écoute chez eux. Olivier, 40 ans, qui est conseiller syndical à la CSQ. C'est une belle occupation quand même au recrutement, donc à la CSQ, je le salue. Bonne fête, Olivier. Deuxième salutation, j'ai deux collègues ici dans la salle qui se présentent pour Québec solidaire, qui sont syndicalistes. J'ai une Ginette Langlois ici qui se présente dans Montarville, sur la rive sud de Montréal. Elle vient de la CSN, si je ne me trompe pas. Et Normand Lalonde, qui se présente à Bellefeuille, sur la rive nord de Montréal. Il vient du SCFP. Salutations à vous deux. Vous savez, qu'à Québec solidaire, on est plusieurs syndicalistes à vouloir se lancer à l'assaut de l'Assemblée nationale, à faire de la politique. On a aussi Stéphanie Vachon à Sherbrooke, qui vient de la CSN avec les éducatrices, notamment en CPE. On a Alexandre Boulerice ici, on est chez lui, dans Gouin, qui vient du SCFP à l'origine, qui a été longtemps un député fédéral. Je suis convaincu que, comme moi, ils veulent faire de la politique en tant que syndicaliste. Moi, je me suis présenté, notamment à travers toutes ces années, parce que je trouvais qu'il manquait de syndicalistes à l'Assemblée nationale lorsqu'on traite du droit du travail. Et laissez-moi vous dire que j'ai été servi dans les dernières années. J'ai traité plus d'une quinzaine de projets de loi avec Jean Boulet. Ça n'a pas toujours été facile. Les heures de commissions parlementaires ont été très nombreuses, trop nombreuses peut-être. Cela étant dit, on a fait des gains intéressants dans le cadre de ces batailles-là. On a réussi à trouver aussi des collaborations avec plusieurs syndicats. Je vois plusieurs visages connus aujourd'hui, ce soir avec qui on a fait des batailles plus particulières. Mais aussi, de manière plus générale, on a réussi à faire reculer le gouvernement sur le dossier, notamment de l'abolition de plusieurs décrets de conventions collectives. On a coulé un projet de loi, ça les a fait reculer. Et même chose sur les cotisations syndicales. Rappelez-vous, la première version, il voulait faire un « opting out » individuel des cotisations syndicales. En ayant coulé ce projet de loi-là, le gouvernement a également reculé. Donc, il y a beaucoup de choses à faire. Les autres parties, ce soir, vous proposent de l'austérité budgétaire. Il va falloir qu'il y ait une très grosse délégation de Québec solidaire le 5 octobre pour faire barrage à ça. Merci et bonne soirée.

Rim (animatrice) : Merci beaucoup. Donc, c'était leur mot d'introduction. Vous avez été impeccable au niveau du temps. J'ai eu à arrêter personne. Ça part bien. Et là, on rentre dans le bout qu'on va nommer « débat », mais il n'y aura pas de débat ouvert. Vous allez voir la façon qu'on va procéder. À chaque question que je vais poser, il va y avoir au total environ 12 questions qui sont séparées en trois thèmes. Pour chacune des questions, les représentants des partis politiques vont avoir une minute pour répondre à la question. C'est assez sommaire. Et ensuite, ils vont avoir un droit de faire un droit de réplique. C'est là que vous voyez les espèces de jetons qui sont ici. Mais, une petite twist, on a voulu rendre ça un peu intéressant. Vous allez devoir choisir de façon stratégique à quelle question vous choisissez d'utiliser vos droits de réplique. Parce que, par exemple, pour la thématique numéro 1, il y a cinq questions, mais ils n'ont seulement droit qu'à quatre droits de réplique. Donc, ils devront choisir à quelle question ils ne vont pas ajouter leurs droits de réplique. Mais là, on va faire ça facile. Donc, on va y aller la première fois et on va voir comment ça se passe. Ça va pour vous ? Excellent. On va y aller donc pour la thématique. Le grand thème numéro 1, on va revenir sur le bilan de la dernière session législative et l'amélioration des conditions de travail. Donc, ces dernières années, vous en avez parlé aussi. L'adoption de plusieurs lois en lien avec le travail, ça a changé l'équilibre du rapport de force. Puis, ça a ajouté des nouvelles obligations aux organisations syndicales. En plus de tout ça, vous le vivez, l'inflation, l'augmentation du coût de la vie, la crise du logement, ça vient fragiliser encore davantage les conditions de vie des travailleuses et travailleurs. J'y vais donc avec ma première question. L'adoption de ces lois-là a modifié le rapport de force, comme on a dit, entre les syndicats et les employeurs. Comment votre parti entend-il réformer les lois du travail pour assurer le respect des droits des travailleuses et des travailleurs ? Donc, comme on a déjà fait le tirage au sort, la première personne à répondre, ça va être pour le Parti québécois avec M. Lebrun, pour une minute. À vous.

Mathieu Lebrun (PQ) : Évidemment, ce qui a été préoccupant beaucoup, c'est la façon dont ça a été fait. Puis, nous, au Parti québécois, notamment pour deux lois, la loi 14 et la loi 4, on a le... Paul Saint-Pierre Plamondon veut vraiment revisiter les deux lois qui ont été adoptées par le gouvernement. Puis, on veut vraiment être capable de refaire le travail, d'être correctement dans le respect des droits fondamentaux. Évidemment, on croit que les résultats des deux lois avec la CAQ, on ne croit pas que ça donne de meilleures chances au niveau de la négociation. C'est plus, pour moi, un désincitatif un peu au niveau de la négo. Donc, on veut vraiment être capable de changer ça. Évidemment, au niveau de la loi sur les conflits de travail et le recours à l'arbitrage, on veut l'analyser.

Rim (animatrice) : Merci beaucoup. Pour une minute, ensuite, on continue avec Mme Cadet.

Madwa-Nika Cadet (PLQ) : Merci beaucoup. D'abord, je pense qu'on a... M. Lebrun a mentionné les différents projets de loi dont il est question ici, donc particulièrement la loi 4 et la loi 14. Donc, au niveau de la loi 4, on est un peu dans la même lignée. C'est-à-dire que nous, au Parti libéral du Québec, donc c'est moi-même qui était là, qu'on a voté en défaveur du projet de loi 3 qui est devenu la loi 4. Parce que, bien évidemment, en ce qui a trait au projet de loi 3, il y avait deux volets à ce projet de loi-là. On le sait bien, la transparence, puis l'autre volet qui, pour nous, était de l'ingérence. Évidemment que le volet de transparence, c'est un volet qu'on veut maintenir, puis c'est un volet qui fait consensus. On le sait bien, d'abord, le projet de loi 3, il avait été déposé en se basant sur les meilleures pratiques de plusieurs des centrales syndicales. Donc ici, je pense que tout le monde peut être en faveur du principe. D'ailleurs, la première fois que le ministre Boulet avait déposé les dispositions qui concernaient la transparence, il avait le fait dans le cadre du projet de loi 101. Là, il a vu qu'il n'y avait pas de chicanes,

Rim (animatrice) : Non, c'est ça, c'est une minute, mais vous avez, heureusement, des droits de réplique pour pouvoir réagir. On continue, M. Leduc.

Alexandre Leduc (QS) : Je pense qu'il faut faire deux choses. Il faut d'abord retirer les lois liberticides, les lois qui avaient été dénoncées notamment par le Barreau, portant atteinte à l'état de droit, donc autant celui sur les cotisations syndicales que celui sur le droit de grève. Je pense qu'il n'y a rien à garder de ces lois-là. On met ça au recyclage, mais il faut aussi parler de droits nouveaux, aussi avoir des approches positives, innovatrices. À Québec Solidaire, on propose de réformer les normes du travail pour avoir dix jours de congés payés, notamment pour violences conjugales, des journées fériées supplémentaires, des semaines de vacances supplémentaires, le télétravail reconnu comme droit, le droit à la déconnexion. On veut aussi une commission transpartisane sur l'intelligence artificielle parce qu'elle est en train de bouleverser les milieux de travail et qu'on n'est pas près de personne à faire face à cette révolution-là qui est devant nous. On veut modifier le code du travail pour faciliter l'accès à la syndicalisation, moderniser la notion d'établissement pour la question de la loi des anti-briseurs de grève, interdire les lock-out, avoir le droit de grève politique, moderniser la loi sur le décret de convention collective et j'en passe un gros chantier à faire pour donner plus de pouvoir aux travailleurs et rééquilibrer le rapport de force.

Rim (animatrice) : Merci beaucoup. Merci, M. Rousseau. Une minute.

Guillaume Rousseau (CAQ) : Oui. Donc, Alexandre disait tantôt qu'on a fait des gains en commission parlementaire, ce qui est bien la preuve que le gouvernement était ouvert au dialogue avec les oppositions et qu'il y a eu des amendements dans le sens de ce que disait l'opposition. Donc, merci d'avoir reconnu ça en partant. Ça me facilite la tâche. Sinon, je sais qu'il y a des inquiétudes pour les lois 4 et 14, mais en tant que juriste, je peux vous proposer une lecture peut-être un petit peu technique. Moi, je pense qu'il n'y a pas à s'en faire. Quand on parle, par exemple, de maintenir un niveau de service pour assurer la sécurité pour les populations affectées de manière disproportionnée par un conflit de travail, tout ça sera interprété à la lumière de la liberté d'association qui inclut le droit de grève. Donc, les tribunaux, ils ne vont pas regarder ces mots-là de manière déconnectée du reste du droit qui protège le droit de grève, mais ça protège aussi le droit à l'égalité. Là, on parle de protéger les groupes vulnérables. Je pense qu'il faut faire confiance aux tribunaux là-dessus. Même chose quand on parle de déférer à l'arbitrage lorsqu'il peut avoir un préjudice grave ou irréparable. Ça, c'est des critères reconnus en jurisprudence pour les cas d'injonction. C'est très, très dur à prouver un préjudice grave ou irréparable. Moi, les fois que j'en plaide, j'en ai perdu plus que j'en ai gagné quand je tentais de prouver qu'il y a un préjudice grave ou irréparable. Donc, je pense que la jurisprudence va bien encadrer ça. Il ne faut pas trop s'en faire.

Rim (animatrice) : Merci beaucoup. Donc là, vous avez quand même touché à la question de la loi 14 et de la loi du PL3. On va en parler dans la prochaine question aussi. Sachez, mais je vois que vous avez des... Exact, je vous le dis, c'est ça, parce que j'ai vu vos prises de répliques. Donc, est-ce qu'il y a des droits de réplique en ce moment-ci ? Vous voulez le prendre ? Parfait, M. Lebrun.

Mathieu Lebrun (PQ) : Bien, je pense que... Merci, Guillaume, mais moi, je pense qu'il y a de quoi s'en faire, notamment dans les deux lois, la loi 14 et la loi 4. Évidemment, ce qui est important, c'est vraiment... Tu sais, pour la loi 4, évidemment, au niveau de la transparence, je pense qu'on est d'accord avec ça, la transparence financière, mais principalement au niveau des cotisations facultatives. Puis ça, je pense qu'on peut vraiment craindre au niveau des droits fondamentaux. Nous autres, ce qu'on veut faire, c'est vraiment rétablir le dialogue puis être capable d'avoir de la concertation pour demander au CCTM de revoir le nouveau régime puis ensuite de consulter les acteurs pour voir ce qui est possible de faire.

Rim (animatrice) : Merci beaucoup. C'est des gros sujets puis c'est des sujets qu'on pourrait prendre plus de temps pour en parler. D'ailleurs, la prochaine question, on va aller chercher un peu plus de précisions, peut-être pour aller être très clair au niveau de vos engagements, justement, sur la loi 14, mieux connue sous le nom de PL 89, et la loi 4, mieux connue sous le nom de PL 3. Là, idéalement pour les gens en ligne et les gens dans la salle, vos engagements clairs et concrets envers ces lois-là. Votre perspective, on l'a entendu un peu, mais là, c'est vraiment l'occasion d'aller être très clair pour le public. Donc, on essaie de ne pas tourner en rond puis on y va direct. Vos engagements, la première personne qui commence, Mme Cadet.

Madwa-Nika Cadet (PLQ) : Merci, Rim. En fait, de notre côté, notre chef, Charles Milliard, il a été très clair au cours de la campagne électorale. On a rencontré Mme Magali Picard pendant la campagne, puis on s'est dit, nous, on veut se rasseoir avec les parties prenantes pour être capables de revoir ces lois-là. Donc, au niveau de la loi 4, je l'ai mentionné, donc nous, on avait voté contre en raison du volet ingérence, cotisation facultative. Mais au niveau, donc, du projet de loi 89 qui est devenu la loi 14, de notre côté, on est prêt à se rasseoir avec l'ensemble des syndicats pour voir comment est-ce qu'on peut mieux s'assurer qu'on puisse veiller à la prestation des services. Parce que pour nous aussi, au Parti libéral du Québec, la question du maintien des services, elle est importante. Mais la manière dont ce projet de loi-là, donc, a été déposé, puis peut-être qu'il y a certaines dispositions, on le verra, parce qu'on le sait qu'avec la question du CPE Le Jardin de Robi, ça a porté le dossier devant la Cour. Donc, on verra ce que les tribunaux auront à dire sur ce projet de loi-là. On est le parti de l'État de droit, donc on surveillera aussi ce que les tribunaux auront à dire sur la constitutionnalité de certaines des dispositions, et on s'ajustera en conséquence.

Rim (animatrice) ; Merci beaucoup. M. Leduc

Alexandre Leduc (QS) : Je pense qu'il faut qu'on reconnaisse que la distribution de la richesse au Québec est à deux leviers. Elle a bien sûr l'État, avec ses programmes sociaux, les impôts qu'elle collecte, mais d'abord et avant tout, les syndicats, là où se crée la richesse dans les milieux de travail, il faut qu'elle se redistribue tout de suite dans le milieu de travail, sinon on n'y arrivera pas. Et pour ça, il faut des syndicats vigoureux, des syndicats qui sont capables d'avoir des rapports de force avec les employeurs, et force est de constater que l'approche de la CAQ n'a pas été au rendez-vous pour donner de la vigueur, donc, aux syndicats. Comme je le disais tantôt, moi, je pense qu'il n'y a rien à récupérer dans ces deux lois-là. Et non seulement il n'y a rien à récupérer, puis il y en a une qui va être à peu près inopérante, c'est sur les cotisations syndicales, et j'en tire une grande fierté. Les nombreuses heures que j'ai passées en commission parlementaire à poser mille et une questions d'application sur toutes les petites virgules de cette loi-là, a fait en sorte que, bonne chance aux tribunaux pour essayer de voir comment ça va s'appliquer, et constater que le ministre lui-même disait qu'on n'ira pas vérifier comment seront gérées les cotisations. Bref, c'est juste un gros show de boucane. Ce qui m'inquiète à ta réponse, c'est que quand j'entends mon collègue du Parti québécois dire qu'on va réévaluer tout ça, ça m'inquiète pour la suite parce qu'au contraire, il faudrait juste jeter ça aux poubelles.

Rim (animatrice) : Merci beaucoup. On poursuit avec M. Rousseau.

Guillaume Rousseau (CAQ) : Oui, donc, loi 14, je l'ai abordée plus tôt. Loi 4, on parlait tantôt de droits fondamentaux. Bien, la loi 4, c'est justement une loi qui protège la liberté de conscience parce qu'on va se le dire, quand on a un membre d'un syndicat qui est extrêmement opposé à des positions politiques, pas des positions de négociation, pas des positions par rapport aux conditions de travail qui, forcément, il y a un monopole de représentation de son syndicat. On a des positions politiques qui, parfois, très peu à voir avec la mission du syndicat. Lorsqu'on est comme syndiqué forcé de financer des causes qui vont profondément contre nos convictions. Je suis désolé, mais c'est un problème de liberté de conscience et c'est un juriste qui vous le dit. Je peux vous donner par analogie. Moi, quand le barreau du Québec, à un moment donné, voulait invalider toutes les lois québécoises parce que, supposément, elle n'avait pas été adoptée suffisamment en anglais, il a fallu se battre en assemblée pour faire arrêter ça. C'est extrêmement choquant quand on prend notre argent dans nos poches pour financer des choses qui sont contraire à ce qu'on a de plus profond dans notre âme, dans nos valeurs. Donc, nous, on a cherché un compromis entre protéger la liberté de conscience, mais on n'a pas fait le « opting out » pour aussi protéger la liberté collective d'expression et l'autonomie du syndicat.

Rim (animatrice) : Merci beaucoup. Dernière intervention avant les droits de réplique. M. Lebrun.

Mathieu Lebrun (PQ) : Je pense que pour, je l'ai répété tantôt, pour le Parti québécois, on veut vraiment changer la façon de gouverner. Donc, pour être capable de rétablir le dialogue social, bien évidemment, on va faire de la concertation. Puis évidemment, ce qu'on souhaite avoir, c'est un avis du CCTM afin de consulter les partenaires pour essayer de revoir à même c'est quoi le régime soit du maintien pour la loi 4 et la loi 14. Puis l'objectif, c'est vraiment de cerner les difficultés d'application, ses effets sur les droits collectifs et les services, puis pour produire vraiment des recommandations.

Rim (animatrice) : Merci beaucoup. Est-ce qu'il y a des droits de réplique ? M. Leduc, pour 30 secondes.

Alexandre Leduc (QS) : Concernant mon collègue du Parti québécois, moi, j'ai eu un test important de votre position, en soi-disant, avec un préjugé favorable aux travailleurs. Ça a été la grève de la STM. La grève de la STM était difficile. Ça avait des conséquences sur les personnes, mais c'était les droits des travailleurs et vous avez échoué ce test-là. Vous avez décidé que c'était correct de modifier la loi pour imposer un retour forcé. Et je n'ai pas été surpris parce que le Parti québécois a dans son historique le record de nombre de retours à des lois de retour forcés au travail. Et non seulement ça m'inquiète, mais il y a la négo du secteur public dans deux ou trois ans et dans votre plateforme, dans votre cadre financier, il y a de l'austérité qui s'en vient. Est-ce qu'il faut s'attendre à des lois de retour forcée au travail pour le secteur public ?

Rim (animatrice) : Merci beaucoup. Est-ce qu'il y a d'autres droits de réplique que vous souhaitez prendre ?

Les candidat·es : On s'abstient collectivement.

Rim (animatrice) : Alors, on va donc passer... Vos droits de réplique... Y a-tu une droits de réplique ? Ah, oui. Parfait. Vous pouvez le prendre.

Mathieu Lebrun (PQ) : Bien oui, je pense que... En fait, ce que je veux répéter, c'est vraiment... On a envie vraiment de gouverner avec l'équipe du Parti québécois d'une façon vraiment axée sur le dialogue, la concertation. Je comprends qu'au niveau de la STM, il y a eu des choses qui sont dites, on verra la suite des choses, mais je pense qu'on veut gouverner de façon consensuelle. Merci beaucoup.

Rim (animatrice) : Alors, on poursuit. On est déjà rendu à la question numéro 3. 3 de 12. La prochaine question porte sur l'adoption du projet de loi numéro 101. On veut connaître ici clairement votre position sur les mécanismes de prévention et de participation dans les établissements dans le secteur de l'éducation, de la santé, des services sociaux qui sont initialement prévus dans la loi modernisant le régime de santé et de sécurité du travail. Ça fait que c'est vraiment de connaître votre position sur les mécanismes de prévention et de participation à l'intérieur de l'adoption du projet de loi numéro 101. La première personne à y aller, M. Leduc.

Alexandre Leduc (QS) : En politique, notre parole, c'est notre principal outil de travail. C'est ce qui fait qu'on est crédible, qu'on est entendu, qu'on peut faire des ententes. Et là-dessus, M. Boulay a renié sa parole. La CAQ a renié sa parole sur les mécanismes de prévention en santé et en éducation. Dans la grosse et compliquée réforme, la loi 59, quelques années auparavant, il avait dit que c'est le CA de la CNESST qui va faire ça. Il y avait des bons mécanismes de prévention comparables à ceux qu'on trouve dans le secteur privé à prédominance masculine. Et finalement, non, il n'a pas été capable de gérer l'État employeur qui disait qu'il n'est pas question quand même les mêmes seuils de prévention pour la santé et l'éducation. Il a reculé. Donc, c'est sûr qu'à Québec solidaire, on s'est opposé à ça et on ramènerait des seuils intéressants. Je ne peux pas passer les quelques secondes qui me restent sans faire une salutation à l'UTAM qui a fait une belle campagne sur la déjudiciarisation aussi de la santé et sécurité au travail, l'abolition du BEM (Bureau d'évaluation médicale), la création d'un service d'accompagnement public pour les salariés qui ne sont pas syndiqués et qui vivent donc tout le parcours de contestation judiciaire, des fameuses mutuelles de contestation que j'aime appeler dans le domaine. Merci.

Rim (animatrice) : Merci beaucoup. Pour une deuxième réponse, M. Rousseau, pour une minute.

Guillaume Rousseau (CAQ) : Oui, donc il n'y a pas d'engagement clair de mon parti de modifier ces choses-là. Par contre, c'est sûr qu'on est toujours dans une optique d'une orientation plus générale d'équilibre, de dialogue. Donc, s'il y a des ajustements à faire dans les prochaines années, ça pourrait se faire. Mais ce que je tiens à rappeler par-dessus tout, c'est que sous le gouvernement de la coalition, on a fait des réformes, les réformes les plus importantes de santé et sécurité depuis les 35 dernières années. Ça en était très peu fait sous les gouvernements précédents. On en a fait beaucoup. On a intégré toute la question de la prévention des risques psychosociaux. Donc, on a pris acte dans la société québécoise. La santé mentale, c'est devenu une préoccupation extrêmement importante. Et on a inclus ça. Ça, ça a été un grand progrès pour les travailleurs et les travailleuses. De même, on a fait beaucoup pour contrer la violence psychologique, la violence à caractère sexuel. Donc, ça, il y a vraiment des mesures très, très concrètes qui ont été adoptées dans ce sens-là. Et donc, on a l'intention de continuer pour protéger les travailleurs. Puis, c'est de faire face, finalement, à des nouveaux phénomènes de société, à des prises de conscience collectives. Par exemple, en matière de violence sexuelle, on sera toujours là pour adapter les cadres, les lois pour mieux protéger les travailleurs face à ces nouveaux phénomènes émergents, à ces prises de conscience.

Rim (animatrice) : Merci beaucoup. On continue avec M. Lebrun.

Mathieu Lebrun (PQ) : Lors de la réforme du régime de santé et de sécurité qui a lieu en 2021, ensuite, évidemment, en 2025, avec le projet de loi 101, la CAQ a choisi de créer un régime qui est particulier. Nous, Parti québécois, on dénonce ça parce qu'évidemment, Radio-Canada, hier, a publié un reportage sur l'augmentation, évidemment, de l'absentéisme qu'il y a eu dans le milieu de la santé, notamment. 17 % pour le personnel infirmier et 24 % pour les préposés. Donc, pour nous, c'est important de faire des changements. Puis, la réforme de 2021, eh bien, au bout de cinq ans, ça arrive là maintenant, on doit faire le bilan. Donc, on devrait profiter de cette révision-là pour regarder ce qui a fonctionné, ce qui a été amélioré, puis surtout, donner l'accent sur la prévention. Donc, je pense que ça serait important de renforcer les mécanismes de prévention pour donner à la CNESST les moyens de remplir sa mission. Évidemment, de contrer l'absentéisme. Merci beaucoup.

Rim (animatrice) : Et comme dernière intervention, Mme Cadet.

Madwa-Nika Cadet (PLQ) : Dans votre intervention, M. Rousseau, vous disiez, bien, regardez, donc, on a modernisé le régime. On a parlé des risques psychosociaux, mais c'est exactement ça l'objet de la question. C'est précisément là-dessus. Le gouvernement a reculé juste au début de cette année en se disant, bien, regardez, nous, on avait modernisé ce régime-là en 2021-2022 après énormément d'heures de commissions parlementaires. Je n'étais pas là à l'époque. Et là, quelques années plus tard, quatre ans plus tard, on se dit, bien, finalement, nous, comme étant employeurs, on va avoir un régime à deux vitesses alors que les risques psychosociaux sont plus prévalents dans les métiers à prédominance féminine et justement, donc, au sein du secteur public en santé et en éducation. Donc, pour nous, ça a été une aberration. Donc, c'est la raison pour laquelle on a voté contre cet aspect-là du projet de loi 101. Puis, pour la suite des choses, on va regarder avec l'État de nos finances publiques comment est-ce qu'on est en mesure de moderniser le tout puis de répondre aux attentes du milieu. Merci beaucoup.

Rim (animatrice) : On a terminé vos premiers droits de parole. Est-ce qu'il y aurait des doigts de réplique pour ce thème ? M. Leduc.

Alexandre Leduc (QS) : Dans le cadre d'un des rares projets de loi de Jean Boulet que j'ai apprécié, celui du PL 42 sur le harcèlement et la violence sexuelle au travail, j'avais proposé qu'on modifie le 47-2, le fameux 47-2, l'obligation de représentation pour dispenser le syndicat suite à une enquête diligente de représenter quelqu'un qui est accusé de violence à caractère sexuel. On connaît le fléau des 47-2. Je trouvais que c'était une manière de renverser un peu le fardeau et de mettre de la pression sur, on va le dire, les bonhommes dans certains milieux de travail qui se pensent tout permis et qui savent qu'ils vont se faire défendre par leur syndicat. J'avais jeté cette idée-là, donc j'avais mis cette idée-là au jeu. J'aimerais ça entendre mes autres collègues s'ils pensent que ça serait une bonne idée.

Rim (animatrice) : On va voir s'ils prennent un droit de réplique. Est-ce qu'il y a d'autres répliques pour ce thème ? Le droit de réplique. On va donc passer à la question numéro 5. Alexandre, je vais aussi vous demander d'enlever votre petit carton pour montrer qu'il vous reste seulement deux droits de réplique. Ce n'est pas populaire, les répliques, quand on laisse ça aller comme ça. Alors, on y va pour la prochaine question qui est une question qui va toucher un ensemble de travailleurs, travailleuses et aussi pour l'ensemble des citoyens. Mais aussi d'organismes communautaires en général, c'est clair qu'on va devoir augmenter substantiellement le salaire minimum pour permettre justement aux travailleurs, travailleuses de subvenir à leurs besoins et de vivre dignement. On veut savoir concrètement à l'intérieur d'une minute, est-ce que votre parti s'engage à augmenter le salaire minimum à 20 $, voire plus ? Et sinon, on veut connaître les autres mesures que vous envisagez pour aider les travailleurs, travailleuses à affronter l'augmentation du coût de la vie. Donc, on va y aller pour cette question-ci. On va commencer avec M. Rousseau pour une minute.

Guillaume Rousseau (CAQ) : Oui, nous, notre politique, c'est de faire en sorte que le salaire minimum soit d'environ 50 % du salaire industriel moyen. Parce que la science économique est très claire, c'est la meilleure façon d'augmenter progressivement de manière prévisible, ce qui est important, le salaire minimum, sans nuire à la création d'emplois. Parce que si on monte d'un coup vraiment beaucoup le salaire minimum, ça va aider ceux qui vont garder leur emploi, mais il va y avoir des pertes d'emploi et il va y avoir au moins de création d'emplois. Donc, il y en a certains qui vont, au contraire, en souffrir. Sans parler que ça va faire forcément augmenter les coûts de certains aliments, de certains services. Ça, c'est les plus pauvres au salaire minimum ou en dessous qui vont en souffrir. Donc, c'est vraiment important de suivre le rythme d'à peu près 50 % du salaire industriel moyen. Et il faut aussi s'assurer que la hausse du salaire minimum est supérieure à l'inflation. Donc, nous, on a augmenté de 40 % le salaire minimum et à la même époque, c'était 27 % l'inflation cumulée. Il faut aussi que le salaire minimum augmente beaucoup plus que les frais de scolarité universitaire parce qu'il y a beaucoup d'étudiants au salaire minimum. Donc, 40 % de hausse du salaire minimum, 20 % d'hausse des frais de scolarité. C'est comme ça qu'on combat la pauvreté sans nuire à la création d'emplois.

Rim (animatrice) : Merci beaucoup. On y va pour le particulier. M. Lebrun, une minute

Mathieu Lebrun (PQ) : De notre côté, évidemment, oui, le salaire minimum est déterminé, environ 50 % du salaire horaire moyen. Mais je pense qu'on devrait peut-être revoir la méthode de calcul et regarder c'est quoi les indicateurs qui devraient être réellement pris en compte. L'évolution des salaires, le coût de la vie, le pouvoir d'achat, les impacts sur les entreprises. Parce qu'il y a beaucoup de tensions du côté patronal et syndical vis-à-vis la méthode de calcul. Donc, notre objectif, ce serait vraiment de trouver un mécanisme qui permet d'améliorer le rendement, réellement le niveau de vie des travailleurs, tout en donnant surtout, donnant aussi de la prévisibilité pour les entreprises pour y arriver puis réussir à absorber les hausses. Donc, ça, ça doit être fait en concertation avec les différents acteurs patronaux et syndicaux. Donc, on va améliorer concrètement le pouvoir d'achat, mais plutôt, au lieu de miser sur le salaire minimum, on devrait miser plutôt sur des mesures fiscales qui permettraient de réduire les dépenses pour les ménages puis d'avoir plus d'argent dans leur poche.

Rim (animatrice) : Merci beaucoup. On poursuit, Mme Cadet, Parti libéral.

Madwa-Nika Cadet (PLQ) : Merci beaucoup. Donc, de notre côté aussi, nous n'avons pas un engagement de hausser le salaire minimum à 20 $. Donc, nous comptons sous un gouvernement libéral, donc certainement, continuer de hausser le salaire minimum de façon progressive. Je pense que les questions de méthodologie la rémunération des stages dans le secteur public. On a déposé trois motions en ce sens. Puis, malheureusement, donc, du côté de la CAQ, donc, il y avait une des motions-là qui avait été acceptée, mais le gouvernement de la CAQ a renié sa parole par la suite. Donc, on aurait espéré arriver à une rémunération des stages. Donc, ça, c'est l'un des engagements qu'on a, donc, pour les futures infirmières, futures infirmières auxiliaires, futures enseignantes, soient capables d'être rémunérées dès lors qu'elles font un stage, qu'elles complètent un stage, qui est un stage de travail, qui n'est pas un stage d'observation, d'autant plus que l'État est leur employeur à ce moment-là. Et nous avons aussi dans notre plateforme le fait, donc, de poursuivre les travaux sur la réforme du filet social des artistes. Merci beaucoup.

Rim (animatrice) : Sur, donc, le 20 $, dernière intervention, M. Leduc.

Alexandre Leduc (QS) : Il y a 700 000 personnes au Québec qui travaillent en deçà de 20 $ de l'heure. Ce n'est pas normal. C'est beaucoup de gens qui vivent, donc, dans la pauvreté. Si ton modèle d'affaires combien de fonctionnaires, 5 000, 10 000, 20 000, au plus fort à la poche, mais c'est important d'avoir un État fort pour intervenir parce que la loi du marché ne favorise pas les travailleurs, en particulier les petits travailleurs, les petits salariés, en bas de l'échelle. Il faut une augmentation rapide à 20 $ l'heure. On est conscient, par contre, qu'une rapidité, donc, l'argent supplémentaire qui est gagné par les salariés de plusieurs milliers de dollars par année, bien, il est réinvesti dans l'économie réelle. Les gens vont aller au resto, vont aller à l'épicerie. Ils ne vont pas dépenser ça dans les paradis fiscaux. Ça va retourner dans l'économie de nos quartiers, de nos villages. Merci beaucoup.

Rim (animatrice) : Merci. J'ai déjà vu un droit de réplique. Monsieur Rousseau.

Guillaume Rousseau (CAQ) : Oui, la question est pour Alexandre. Donc, j'aimerais ça avoir les chiffres. Donc là, tu nous parles d'une enveloppe de quelques centaines de millions pour pallier aux effets négatifs de la hausse du salaire minimum à 20 $ de l'heure. J'aimerais savoir comment ça va coûter aux entreprises versus ce que vous leur proposez. Deuxièmement, j'aimerais ça connaître sur les centaines de millions que vous proposez, combien vaut au Communautaire par rapport à ce que représente le Communautaire sur l'ensemble des employeurs. Merci.

Rim (animatrice) : Il y a un droit de réplique d'autres candidats sur la question. M. Leduc.

Alexandre Leduc (QS) : D'abord, c'est 330 millions dans notre cadre financier pour accompagner les PME, le communautaire, etc. Et de ce 330-là, c'est 100 millions pour le communautaire qu'on a chiffré. Moi, j'en ai une question aussi pour M. Lebrun. Dans votre plateforme, quand vous étiez en 2022 en train de flasher à gauche, vous aviez un chiffre, vous aviez 18 $ de l'heure. Là, vous flashez un petit peu plus à droite cette année, plus proche du PCQ. Là, vous n'avez pas de chiffre. Qu'est-ce qui va se passer ? Parce qu'on connaît votre historique. Le PQ, c'est le parti qui a le moins haussé le salaire minimum. Il y a même eu des gels. Imaginez-vous donc des gels de salaire minimum des années 90. À quoi il faut s'attendre ? Merci.

Mathieu Lebrun (PQ) : C'est plutôt au niveau de la méthode de calcul qu'on souhaite capable de reviser. Puis on verra qu'est-ce que ça va donner ensuite comme chiffre. Mais l'idée, c'est de s'entendre sur la méthode de calcul parce que présentement, quand on a des salaires minimums, on met les taux. Mais évidemment, c'est souvent soit l'employeur ou du côté syndical qui ne sont pas satisfaits.

Rim (animatrice):Merci beaucoup. Et revirement de situation, une autre droite de réplique pour M. Rousseau.

Guillaume Rousseau (CAQ) : Oui, je vais poursuivre mon dialogue avec Alexandre s'il le souhaite bien. Donc, tu nous parles de 300 millions. Tu nous parles de 300 millions. Or, le chiffre que j'ai, moi, sur le coût pour les entreprises, c'est 10 milliards. Donc, 300 millions pour une mesure qui va leur coûter 10 milliards. À moins que tu as un autre chiffre pour tout ce que ça coûte à toutes les entreprises d'augmenter de 16,60$ à 20 $. Toutes les entreprises du Québec, ça va leur coûter 10 milliards par année. C'est le chiffre que j'ai. Si tu as en a un autre, je suis preneur. Et sur les 330 millions, tu disais que vous prévoyez qu'il y en a 100 millions pour le communautaire. Or, le communautaire, c'est à peu près 2 % des employeurs. Donc là, tu proposes à peu près 40 %, 33 % de l'envoi pour 2 %. Sinon, il y a un autre... Considérant que le Québec solidaire est proche du communautaire, ne pense pas que ce n'est pas... Au niveau des apparences, il me semble que ce n'est pas l'idéal. Qu'en penses-tu ?

Rim (animatrice) : Alors, les parties peuvent choisir de répliquer ou non de prendre leur droit de réplique. Oui, il y a une dernière question. On la garde. Alors, ça soulève des passions, la question du 20 $ de l'heure et avec raison, je crois. Oui, vous, vous n'avez pas passé vos... Non, on ne donne pas des cartes. Regardez ça qu'ils veulent se faire. On va se donner les cartes entre eux. Ils m'avaient dit qu'on va être sages, on va être sages pour ce débat. Non, les cartes restent sur la table, s'il vous plaît, à chaque personne. Il nous reste une dernière question, mais je pense que l'enjeu de la question du 20 $ de l'heure aborde en fait un peu des éléments de la prochaine question qui parlent d'aussi une sorte de pression qui arrive aussi sur la population qui est la question des coûts sur le logement parce que la question du 20 $ c'était pour être dans la réalité d'aujourd'hui puis de voir comment on peut soutenir ou non les travailleurs et travailleuses pour qu'ils puissent vivre dans la dignité puis un des gros éléments du portefeuille qui sort, c'est la question du logement. Donc, en raison de l'augmentation des coûts du logement, les gains salariaux obtenus grâce à l'action syndicale sont en partie effacés. Même si le taux d'inoccupation a légèrement augmenté au cours des derniers mois, la crise du logement va persister et va même s'empirer. Qu'est-ce que votre parti entend faire pour s'assurer que les travailleurs et travailleuses aient accès à un logement décent qui correspond à leur capacité de payer ? Donc, vraiment sur la question de l'accès au logement, on va commencer pour cette question avec M. Lebrun pour une minute.

Mathieu Lebrun (PQ) : En matière de logement, il faut augmenter l'offre. Le Parti québécois s'engage à financer environ 20 000 logements hors marché sur 5 ans et 2 000 logements étudiants. Mais le logement, ce n'est pas seulement une politique sociale. En fait, au niveau du travail, c'est important parce que si le travailleur ne peut pas se loger à un bon prix, un prix raisonnable, ça va devenir un frein pour la mobilité de la main-d'oeuvre, la rétention au niveau du recrutement. Pour augmenter l'offre rapidement, ce qu'on souhaite faire, c'est travailler avec les partenaires. Le mouvement syndical, la FTQ, le fonds d'action de la CSN, participent déjà au financement et au développement de logements sociaux. Donc, je pense que ça va être des mettre en contribution, en même temps utiliser l'expertise avec la CCQ, les municipalités, les coopératives, pour justement réussir à accélérer les projets. Pour qu'un logement soit abordable, c'est permettre à un travailleur qui va venir s'établir puis de rester justement dans la région où est-ce qu'il va travailler. Merci beaucoup.

Rim (animatrice) : On poursuit, Mme Cadet.

Madwa-Nika Cadet (PLQ) : Effectivement, il n'y a pas 36 000 solutions quand on parle de la crise du logement parce que de notre côté, évidemment, on le reconnaît. Donc, malgré le fait que la CAQ ait nié la crise du logement pendant plusieurs années, on a un rattrapage à faire au niveau de l'offre. Alors, au niveau du Parti libéral du Québec, vous avez probablement entendu notre chef Charles Milliard le dire à de nombreuses reprises lors des débats des chefs, il nous faut construire l'équivalent de 100 000 nouveaux logements par année pour être capable de rétablir un certain équilibre dans l'offre et la demande. Donc, on veut miser sur le bois, on veut miser sur le préfabriqué, donc on a besoin de construire plus vite et de prendre au sérieux le besoin de rétablir une certaine forme d'abordabilité. On est bien conscients que rétablir un meilleur équilibre dans l'offre et la demande, ça ne permettra pas tout seul d'assurer l'abordabilité. Donc, nous, on veut qu'on ait 40 000 logements dans les cinq prochaines années qui soient des logements abordables et des logements sociaux et d'avoir un parc locatif qui soit à 20 % constitué de logements sociaux et abordables d'ici 2050 pour qu'on soit véritablement capables de rétablir cette abordabilité pour les travailleurs et les travailleuses.

Rim (animatrice) : Merci beaucoup, M. Leduc.

Alexandre Leduc (QS) : La crise du logement, c'est d'abord et avant tout une crise d'abordabilité. Il faut en remettre de cheval sur la question de l'abordabilité. Il faut un plafonnement des loyers, un gel des loyers à l'inflation maximum dès l'an 1. Il faut inverser le fardeau de preuves. Si quelqu'un veut faire une autre augmentation du loyer, il y a plusieurs éléments qui ramèneraient un peu de stabilité dans le marché parce qu'il faut atteindre 20 % idéalement de logements hors marché. Et oui, il faut construire, c'est bien, mais il faut aussi, pour arriver rapidement à ce 20 %-là de logements hors marché, acheter des plexes déjà existants. Ça va aller beaucoup plus vite et on pourrait offrir un rabais sur la taxe en gain capital aux individus qui voudraient vendre des plexes à l'État, à des OBNL, à des co-ops, etc., pour les sortir du marché et que ça arrête d'être dans une spirale spéculatoire infinie et enfin atteindre une certaine stabilité dans le marché locatif. Merci beaucoup.

Rim (animatrice) : Dernière intervention, M. Rousseau.

Guillaume Rousseau (CAQ) : Oui, donc à l'époque des gouvernements Marois, Couillard, on était à peu près à 40 000 mises en chantier par année. Maintenant, on est à 60 000. Donc, clairement, on est sur la bonne voie. Entre autres, notre gouvernement a voté des lois pour donner des pouvoirs aux municipalités pour accélérer les permis et tout pour qu'on puisse construire davantage de logements. Et là, on veut également aller plus loin. On a eu 2,4 milliards d'investissements pour la rénovation de HLM. Puis là, on a un fonds d'urgence en matière d'itinérance parce qu'évidemment, c'est lié à la question du logement, un 250 millions. On a également un 100 millions qu'on a annoncé pour 1 000 suppléments au loyer supplémentaire, des suppléments accompagnement pour éviter, c'est-à-dire pour ramener des gens de la rue à un logement. On a également 1 000 suppléments de loyer prévention pour prévenir quelqu'un qui pourrait se retrouver en situation d'itinérance. Donc, on a vraiment des mesures fortes dans ces domaines-là. Et le bilan côté logements sociaux abordables, 17 300 qui ont été livrés et 15 800 qui sont en construction ou en développement. C'est du jamais vu dans l'histoire du Québec. Merci beaucoup.

Rim (animatrice) : C'était la dernière fois. Donc, M. Leduc, c'est la dernière droite réplique. Les derniers droits de réplique. M. Leduc.

Alexandre Leduc (QS) : J'ai participé à des débats dans les chambres de commerce autant à l'Est de Montréal que la Chambre de commerce du Montréal métropolitain et tous les autres partis disaient fièrement qu'ils voulaient déréglementer l'industrie de la construction pour construire plus vite. Vous n'avez pas entendu ça aujourd'hui. La crowd est un peu différente. Peut-être que le message a été ajusté. Question pour ma collègue, Mme Cadet. Dans votre cadre financier, si on prend le nombre...

Madwa-Nika Cadet (PLQ) : c'est 1,5 milliard supplémentaire qu'on veut mettre à la construction des logements sociaux et abordables. Donc, le 1,5 milliard, c'est pour les 40 000 logements sociaux et abordables qu'on veut construire d'ici les cinq prochaines années. Puis, vous-même, dans votre réponse, vous l'avez mentionné. Donc, les 40 000 logements, oui, il y a de la construction mais aussi de la conversion parce que vous l'avez dit, pour aller plus vite, il faut qu'on soit capable de faire cet achat-là. Donc, on est de la conversion de logements existants pour parvenir à ce nombre-là de 40 000 logements qui sont sociaux et abordables. Donc, non, on ne peut pas tout simplement faire une division de nombre de 40 000 par porte parce que, bon, c'est des argents supplémentaires. Merci.

Rim (animatrice) : Est-ce qu'il y a d'autres droits de réplique sur cette dernière question du thème du bilan ? Pas de droits de réplique ? On vient de compléter le premier thème. Donc, êtes-vous réchauffé ? Ça s'en vient. On va corser ça. Donc, merci beaucoup. Donc, on comprend un peu le rythme sur les droits de réplique. Et là, je vous invite à enlever le chiffre 4 de vos droits de réplique. Vous allez avoir trois droits de réplique puisqu'on a quatre questions pour le prochain thème. Le thème, c'est le travail d'aujourd'hui, le travail de demain, puis c'est teinté parce que, bien, vous l'avez mentionné un petit peu, c'est le travail d'aujourd'hui. Donc, on sait qu'au Québec et partout dans le monde, on doit s'attendre à des transformations majeures pour l'économie. On va donc, les travailleurs et travailleuses vont avoir besoin d'être soutenus. Puis là, on veut savoir spécifiquement pour la question numéro 6. Est-ce que votre parti s'engage à encadrer législativement le développement et l'utilisation de l'IA ? Vous engagez-vous à mettre en place une stratégie de souveraineté numérique ? Donc, vraiment, sur cette thématique-là, on veut que les gens qui nous écoutent comprennent votre position sur la question de l'IA et de la souveraineté numérique. Et pour cette question, on commence avec Mme Cadet. Merci beaucoup. Une minute.

Madwa-Nika Cadet (PLQ) : Alors oui, c'est très clair pour nous, au Parti libéral du Québec, c'est dans notre plateforme. Donc, nous, nous comptons déposer une loi cadre sur le développement et le déploiement de l'intelligence artificielle. Et aujourd'hui, ce sont environ 30 000 postes vacants qui existent, qui ont une haute exposition et une faible complémentarité à l'intelligence artificielle. Donc, c'est indéniable qu'il nous faut encadrer législativement l'intelligence artificielle. Dans la dernière législature, on a déposé plusieurs demandes qu'on ait des commissions parlementaires pour parler de l'intelligence artificielle, que ce soit dans le secteur culturel, que ce soit dans le milieu de l'éducation, et qu'on se dise, bien voyons, comment est-ce qu'on va chercher les différents experts pour qu'on puisse mieux encadrer l'intelligence artificielle ? Il y a déjà eu des consultations. Donc, le ministre du Travail actuel a fait ces consultations-là. Il y a eu un avis du CCTM qui a été remis au ministre le 9 avril dernier. Je pense que l'Ordre des CRHA (conseiller des ressources humaines agrées) a aussi effectué une consultation sur l'encadrement de l'intelligence artificielle. Donc, on a tous les outils pour le faire. Puis nous, on s'appuierait sur les recommandations qui ont déjà été validées par le Conseil de l'innovation du Québec en ce qui concerne surtout la transparence. Puis pour nous, ça va être important que dans cette loi-cadre-là qu'on indique qu'il y ait toujours un humain au bout de la ligne qui soit capable de demeurer responsable de la prestation de services. Merci beaucoup.

Rim (animatrice) : M. Leduc.

Alexandre Leduc (QS) : Je pense qu'il y a des points de convergence parfois entre les partis politiques sur certains thèmes. La crainte que nous avons par rapport à l'intelligence artificielle, je pense, ferait relativement consensus. Un outil que nous avons à l'Assemblée nationale qui peut être utilisée, c'est la commission spéciale. On en a fait une sur le temps d'écran dans la précédente législature. Il y en avait une aussi sur l'exploitation sexuelle des mineurs dans la législature d'avant. Je pense qu'il devrait y en avoir une sur l'encadrement de l'intelligence artificielle au Québec, notamment sur la question de l'emploi. J'ai posé une question au ministre de l'Emploi dans le cadre des études de crédit. Est-ce que votre ministère a évalué le nombre d'emplois qui est à risque au Québec en lien avec l'arrivée de l'intelligence artificielle ? Il n'en avait aucune idée. Cette question-là n'avait pas été réfléchie au ministère de l'Emploi pour vous dire à quel point on est en retard. J'ai déposé une motion sur le sujet de l'IA et de l'enjeu de l'IA générative, plus précisément pour les artistes, pour les illustrateurs et illustratrices, une motion qui a été adoptée qui demandait à ce que le gouvernement adopte des règles pour lorsqu'il fait des subventions à des institutions culturelles comme un musée ou un festival, mais que cet argent-là ne puisse pas être utilisé pour faire de l'intelligence artificielle dans les affiches, par exemple, dans la promotion et qu'au contraire, on utilise des artistes de chez nous.

Rim (animatrice) : Merci beaucoup. Monsieur Rousseau.

Guillaume Rousseau (CAQ) : Oui, donc, notre gouvernement a été à l'origine d'une loi qui a été adoptée à l'unanimité, effectivement, dans ce domaine-


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01.10.2026 à 00:52

Berlin : une gauche victorieuse, OUI c'est possible !

Hugo Sanhueza-Martinez

Hugo Sanhueza-Martinez, correspondant Quelques mois après la victoire de Zohran Mamdani à New York, un autre visage de la gauche crée la surprise dans une grande métropole. À Berlin, Elif Eralp, tête d'affiche du parti Die Linke (La Gauche), vient de remporter les élections régionales de la (…)


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