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REGROUPEMENT DES MÉDIAS CRITIQUES DE GAUCHE (QUEBEC)

29.09.2026 à 14:00

Mobilisation 6600 fête 10 années de luttes avec 10 jours de célébrations dans tout l'quartier, du 25 septembre au 4 octobre !

Mobilisation 6600 Parc-Nature MHM

Grand festin, soirée humour et slam, déambulatoire circassien, jeu-questionnaire, visite guidée, soirée ciné et discussions, expo photo, lancement d'un zine, marché fermier, panel-discussion, gala et remise de prix, soirée DJ et brunch 10 jours d'activités culturelles, familiales et militantes dans Hochelag' Maisonneuve !

Depuis 2016, des citoyennes et des citoyens se mobilisent contre les expansions industrialo-portuaires et l'installation de la plateforme de transbordement de Ray-Mont Logistiques (RML) qui menacent des boisés, des prairies et leur biodiversité, dans le secteur Assomption Sud–Longue-Pointe, au cœur de l'arrondissement Mercier–Hochelaga-Maisonneuve (MHM).
Mobilisation 6600 a émergé en réaction aux nuisances engendrées par des travaux sur la friche Assomption Sud. Inquiet·es, les résident·es s'informent et découvrent l'ampleur des projets envisagés pour le secteur.

La Cité de la logistique, projet de développement économique et d'aménagement urbain du secteur Assomption Sud–Longue-Pointe, prévoit notamment l'expansion des activités de RML, ainsi que l'ajout d'infrastructures routières et ferroviaires. Ce projet de réindustrialisation, situé à quelques mètres d'habitations, va à l'encontre d'un milieu de vie en santé, dans un secteur de la ville de Montréal déjà qualifié de « poumon noir » par des expert·es en santé publique1.

Six mois plus tard, en 2017, une pétition est lancée, en vertu du droit d'initiative, afin d'obtenir une consultation publique de l'Office de consultation publique de Montréal sur ce projet controversé. Au cœur de l'hiver, les citoyen·nes disposent de 90 jours pour recueillir 5 000 signatures manuscrites. La mobilisation en récoltera 6 600.

Depuis dix ans, la mobilisation a fait d'importants gains ! Plusieurs victoires ont été remportées : la reconnaissance d'une vocation naturelle pour le boisé Vimont, l'abandon du prolongement des boulevards de l'Assomption et Souligny, la relocalisation du projet de poste de transformation électrique d'Hydro-Québec, la protection du boisé Steinberg, et le ralentissement du projet de RML.

En effet, bien que RML a obtenu en 2024, toute les dérogation de la part de la Ville dans le cadre d'une entente hors cours à la suite d'une poursuite-bâillon de 373 millions de dollars intentée par l'entreprise, celle-ci a encore besoin d'obtenir des autorisations du Gouvernement du Québec pour se déployer pleinement.

On construit l'avenir !

En 2025, deux projets visant la préservation et la protection du territoire ont émergé de la mobilisation citoyenne : l'Opération populaire de ménagement (OPM) et la mise en place d'une fiducie d'utilité sociale (FUS). Accompagnée par le Service aux collectivités de l'UQAM, l'OPM est une démarche de participation, de consultation et d'éducation communautaire qui vise à ce que toutes les personnes qui fréquentent et qui aiment le terrain vague d'Hochelaga réfléchissent ensemble aux principes et aux actions qui permettront d'en prendre soin dans l'avenir. Ce processus participatif va de pair avec les démarches entamées par Mobilisation 6600 pour créer une Fiducie d'utilité sociale afin d'assurer la pérennité et le ménagement communautaire des espaces verts et vivants de notre quartier. Pour la
mise en place de la FUS, Mob6600 est accompagné par l'organisme Protec-Terre.

Ainsi notre plus grande victoire, c'est d'avoir bâti une communauté de lutte et d'usage du terrain vague, une communauté qui veille sans cesse à la préservation de cet espace vert et vivant, pour un quartier solidaire et en santé.

Note
1Riopel, A. (2022, 30 septembre). « Le poumon noir de Montréal » inquiète les experts. Le Devoir.
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29.09.2026 à 13:46

Face à l'hiver qui approche, besoin d'aide humanitaire pour l'Ukraine

Convoi international de solidarité avec l'Ukraine

À l'heure actuelle 10,8 millions de personnes ont besoin d'aide humanitaire en Ukraine, 10 millions de personnes ont dû se déplacer, 14 % du parc immobilier a été endommagé et on compte à ce jour 68 000 victimes civiles depuis le début de l'offensive russe.

18 septembre 2026

Face à l'hiver qui approche Le convoi de solidarité internationale pour l'Ukraine lance un appel aux dons de 100 000 € pour l'achat de générateurs et de poêles.

« Vladimir Poutine s'apprête à intensifier son offensive criminelle contre l'Ukraine, et ceux d'entre nous qui soutiennent le droit du peuple ukrainien à résister et à déterminer son propre avenir doivent, en retour, intensifier leurs efforts. »

C'est en ces termes que David Acosta, porte-parole du Convoi international de solidarité avec l'Ukraine, a annoncé le lancement de l'appel aux dons de 100 000 € du Convoi pour l'achat de générateurs et de poêles destinés à aider les populations les plus vulnérables d'Ukraine à survivre à l'hiver 2026-2027.

Acosta a déclaré : « L'hiver dernier, dès qu'il est devenu évident que Poutine était déterminé à soumettre l'Ukraine par la glace, un élan de solidarité s'est manifesté à travers toute l'Europe. Ce soutien a permis à la société ukrainienne de tenir bon, malgré les dégâts et les souffrances effroyables infligés par le Kremlin. »

« Poutine n'a désormais d'autre choix que d'intensifier sa tactique meurtrière visant à contraindre l'Ukraine à capituler : les infrastructures endommagées du pays – énergie, eau, assainissement et transports – seront la cible d'attaques encore plus violentes, tout comme les citoyens ukrainiens ordinaires dans leurs foyers. »

Solidarité en actes

Acosta a fait remarquer que si le mouvement de solidarité ne pouvait pas fournir le matériel militaire dont l'Ukraine a le plus besoin, il pouvait néanmoins apporter un autre atout essentiel à une victoire ukrainienne : une véritable solidarité et la preuve concrète, pour le peuple ukrainien, qu'il n'est pas seul.

Il a expliqué : « C'est l'idée centrale du convoi : allier la distribution d'aide à la diffusion d'informations sur la résistance du peuple ukrainien et jeter les bases d'un renforcement du soutien à l'Ukraine de la part de la société civile européenne – de ses syndicats, mouvements sociaux, ONG et autorités locales. »

L'appel aux dons intitulé « Générateurs et poêles pour l'Ukraine ! Aidez le peuple ukrainien à survivre à l'hiver prochain ! » a été lancé en dix langues.

Il s'agit de la principale initiative de collecte de fonds du convoi, qui complète les appels aux dons déjà lancés par les organisations solidaires de l'Ukraine participant au convoi. Ces appels permettront de financer d'autres besoins urgents, tels que des fournitures médicales, des véhicules et la reconstruction des écoles et des services de santé.

L'aide sera distribuée en étroite collaboration avec les partenaires du convoi au sein des syndicats, des mouvements sociaux et des associations ukrainiennes qui soutiennent les communautés les plus vulnérables du pays.

Faites un don pour le projet « Générateurs et poêles pour l'Ukraine ! » Vous pouvez faire appel ici.

Informations complémentaires : welcome@intsolconuk.com

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29.09.2026 à 13:04

Lorsque les travailleurs/travailleuses étranger·es sont perdant·es, les travailleurs/travailleuses sud-africain·es n'y gagnent pas

Harald Bauder

J'ai récemment rencontré Edward* derrière le comptoir d'un café au Cap. Tandis qu'il préparait mon café, il m'a raconté à quel point sa vie avait changé depuis son arrivée en Afrique du Sud en provenance du Zimbabwe.

Tiré de Entre les lignes et les mots

21 septembre 2026

Son premier emploi consistait à couper de la canne à sucre pour 150 rands par jour. Il a perdu ce travail parce que des manifestants locaux ont exigé que son employeur embauche des Sud-Africains plutôt que des étrangers. Il a ensuite travaillé comme aide-barman pour un salaire inférieur au salaire minimum avant de trouver un autre emploi dans un café du Cap, où il a suivi une formation de barista.

Mais très vite, son employeur a cessé de le payer. Ne disposant pas des papiers nécessaires, Edward n'osait pas s'adresser au ministère du Travail pour réclamer son salaire. Incapable de payer son loyer, il a été contraint de vivre dans une cabane avec sa femme, son nouveau-né et son fils adolescent. Aujourd'hui, ses papiers sont en règle et il a trouvé un emploi décent qui lui permet de subvenir aux besoins de sa famille.

De nombreuses et nombreux étrangers n'ont pas la chance d'Edward. Sans papiers en règle, elles et ils restent vulnérables et sont facilement exploitables en tant que travailleurs/travailleuses. Les manifestations et les violences ne font qu'accroître leur vulnérabilité. Or, rendre les travailleurs/travailleuses étrangers·e plus vulnérables ne renforce pas la sécurité des travailleurs/travailleuses sud-africains·e. Au contraire, cela renforce les inégalités structurelles responsables de la pauvreté généralisée et des inégalités extrêmes de revenus.

Il y a vingt ans, j'ai décrit ce phénomène dans mon ouvrage intitulé * Labour Movement : How Migration Regulates Labour Markets*. Bien qu'il s'appuie sur des recherches menées en Amérique du Nord et en Europe, cet ouvrage explique très bien la situation actuelle des étranger·es en Afrique du Sud.

L'ouvrage reconnaît que les migrant·es viennent dans les pays plus riches à la recherche d'opportunités d'emploi. Cependant, les migrant·es sont essentiels pour les économies des pays d'accueil. Leur vulnérabilité et leur manque de protection les rendent très exploitables, constituant ainsi une main-d'œuvre docile, désespérée et à bas salaire.

Les marchés du travail sont segmentés

Il existe un segment principal composé d'emplois à temps plein, bien rémunérés, offrant des avantages sociaux et une sécurité de l'emploi. Il existe ensuite un segment secondaire composé d'emplois à temps partiel, temporaires, faiblement rémunérés et précaires. Ce segment absorbe les chocs économiques conjoncturels et assure les fonctions de services de bas de gamme qui permettent au segment primaire de rester bien rémunéré et stable, et aux entreprises d'être rentables, même en période de crise prolongée – comme en Afrique du Sud, où la croissance économique est faible et les inégalités élevées.

Une classe de travailleurs/travailleuses étranger·es extrêmement exploitables vient s'ajouter au bas de ce marché du travail divisé. Elles et ils ne prennent pas les emplois du segment secondaire. Au contraire, elles et ils constituent un segment de travailleur/travailleuses entièrement nouveau, contraint·es de subir des abus et des privations de salaire, et qui peuvent être embauché·es et licencié·es à volonté. Bien qu'elles et ils ne soient pas en concurrence directe avec les travailleurs/travailleuses sud-africain·es, leur simple existence affaiblit le pouvoir de négociation du segment secondaire et contraint ce dernier à accepter des concessions : baisse des salaires, moindre sécurité de l'emploi, etc.

Cette concurrence entre les segments inférieurs profite bien sûr au segment primaire privilégié. En conséquence, les inégalités de revenus en Afrique du Sud comptent parmi les plus élevées au monde.

Une solution alternative

Sous cet angle, on peut réinterpréter les manifestations de mars. Les manifestant·es font le sale boulot pour ceux qui se trouvent au sommet de la hiérarchie économique, ce qui rend ce troisième segment encore plus vulnérable et exploitable.

L'expulsion de toustes les étranger·es sans papiers en règle résoudrait-elle le problème ? Non, leur présence est devenue une nécessité structurelle de l'économie sud-africaine. Le départ d'environ 178 000 migrant·es africain·es a déjà affecté certains secteurs, tels que l'industrie textile, le travail domestique et les services de livraison.

Cependant, la majorité des étranger·es sans papiers sont resté·es. De nombreuses et nombreux migrants endureront d'énormes difficultés pour rester, car l'alternative, le retour dans leur pays, pourrait signifier une extrême pauvreté, la persécution et la guerre. Souvent, l'absence de papiers en règle est le fait du gouvernement lui-même, en raison de retards administratifs et d'inefficacités bureaucratiques.

La réalité est que l'on ne peut pas chasser les migrant·es par des manifestations.

La solution consiste à accorder des droits aux étranger·es, à les protéger contre la situation d'illégalité et à les intégrer au marché du travail légal, où elles et ils paient des impôts ou créent des entreprises qui fournissent des services et ouvrent des perspectives pour toustes les Sud-Africain·es. Edward illustre comment le fait d'éliminer la cause profonde de sa surexploitation lui a permis d'obtenir un emploi décent et de subvenir aux besoins de sa famille. Il ne fait plus partie de cette classe défavorisée de travailleurs/travailleuses sans papiers qui entraîne les Sud-Africain·es dans une course vers le bas.

* Nous avons changé son nom afin de protéger son identité.

Harald Bauder, 9 septembre 2026
Harald Bauder est professeur à l'Université métropolitaine de Toronto, au Canada, et professeur extraordinaire à l'Université du Cap-Occidental.
Il s'agit d'une version remaniée d'un article initialement publié dans le *Mail & Guardian*.
https://www.amandla.org.za/when-foreign-workers-lose-south-african-workers-dont-win/
Traduit par DE

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