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23.04.2026 à 16:20

États-Unis ou Europe : qui aide le plus l'Ukraine ?

Juliette Verdes
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Au 31 décembre 2025, les États-Unis avaient apporté un total de 115,3 milliards d'euros (136,8 milliards de dollars US) d'aide à l'Ukraine depuis le début de l'invasion russe, contre 201,4 milliards d'euros pour l'Europe selon les derniers chiffres en date de l'Institut Kiel, un groupe de réflexion basé en Allemagne. Un montant partagé entre l'Union […]

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Texte intégral (3188 mots)
En pourcentage du PIB, le Danemark est le pays qui fournit l'aide bilatérale la plus importante (3,25 % du PIB) selon l'Institut Kiel - Crédits : mars58 / iStock
En pourcentage du PIB, le Danemark est le pays qui fournit l'aide bilatérale la plus importante (3,25 % du PIB) selon l'Institut Kiel - Crédits : mars58 / iStock

Au 31 décembre 2025, les États-Unis avaient apporté un total de 115,3 milliards d'euros (136,8 milliards de dollars US) d'aide à l'Ukraine depuis le début de l'invasion russe, contre 201,4 milliards d'euros pour l'Europe selon les derniers chiffres en date de l'Institut Kiel, un groupe de réflexion basé en Allemagne. Un montant partagé entre l'Union européenne et ses États membres, auxquels s'ajoutent le Royaume-Uni, l'Islande, la Norvège et la Suisse. Ces chiffres incluent l'aide militaire, financière et humanitaire.

Zoom sur les principaux outils de l'UE d'aide à l'Ukraine

  • Sur le volet financier

Le soutien financier de l'UE à l'Ukraine peut prendre plusieurs formes, à commencer par l'assistance macro-financière ou les "prêts AMF". L'objectif est de fournir un soutien financier à court terme, de financer les besoins immédiats de l'Ukraine et, à terme, d'accompagner l'Ukraine sur sa trajectoire d'intégration européenne.

Autre levier financier de l’UE : la Facilité pour l'Ukraine. Cet outil fournit au pays en guerre, entre 2024 et 2027, jusqu'à 50 milliards d'euros sous forme de prêts et de subventions pour soutenir son redressement, sa reconstruction et sa modernisation. Le Conseil de l'Union européenne a déjà mobilisé 36,7 milliards d'euros au titre de cette facilité, en ayant approuvé six paiements à l'Ukraine.

  • Sur le plan militaire

La Facilité européenne pour la paix (FEP) contribue au soutien à Kiev. Instrument de la politique étrangère et de sécurité commune, elle finance des actions extérieures de l'UE ayant une dimension militaire ou de défense. Elle n'est pas financée par le budget de l'UE mais par des contributions des États membres. Depuis le début de la guerre, 11,1 milliards d'euros ont été alloués au titre de la FEP : 6,1 milliards pour renforcer les capacités et la résilience des forces armées ukrainiennes et protéger la population civile, puis 5 milliards via un fonds d'assistance spécifique à l'Ukraine. Ce dernier montant n'est pas encore comptabilisé par le Conseil dans l'aide militaire fournie au titre de la FEP, car bien qu'approuvé, il n'a pas encore été versé à Kiev. 

De plus, une nouvelle aide financière de l'UE a été définitivement approuvée le 23 avril 2026. Celle-ci n'est donc pas encore incluse dans la somme des fonds alloués.

Il s'agit d'un prêt de 90 milliards d'euros. Financée par un emprunt commun de l'Union sur les marchés, cette aide octroyée à Kiev servira à couvrir les besoins budgétaires et militaires ukrainiens pour 2026 et 2027. Le prêt, à taux zéro, ne sera remboursé qu'après d'éventuelles réparations versées par la Russie. Le versement de l'aide de Bruxelles à l'Ukraine se divise en deux tranches de prêt : 45 milliards en 2026 et la même somme en 2027. Le déblocage effectif du prêt devrait intervenir en juin 2026.

Ce dispositif a été adopté faute d'accord des États membres sur l'utilisation des avoirs russes gelés sur le territoire de l'Union européenne, lesquels auraient financé un prêt à titre de réparation.

L'Europe, premier pourvoyeur d'aide militaire, financière et humanitaire à l'Ukraine

En termes de soutien militaire, les États-Unis sont longtemps restés devant l'Europe. Si l'aide totale de l'Europe était déjà supérieure en comptant l'aide financière et humanitaire, les Américains restaient les premiers pourvoyeurs d'armes. Du moins jusqu'au retour de Donald Trump à la Maison-Blanche en janvier 2025. Le pays de l'Oncle Sam a en effet aidé Kiev pour la dernière fois le 9 janvier 2025, soit quelques jours avant l'investiture de Donald Trump le 20 janvier.

Ainsi, sur la période courant de février 2022 au 31 décembre 2025, Washington a fourni un total de 64,6 milliards d'euros pour aider l'Ukraine à s'armer et se défendre. Les Européens ont finalement devancé l'an passé leur voisin outre-atlantique en matière de soutien militaire. Celui-ci atteint désormais 91,3 milliards d'euros pour l'Europe, comprenant les montants alloués par les États de l'Union européenne, le Royaume-Uni, la Norvège et l'Islande. Le financement de la Facilité européenne pour la paix, instrument de l'UE, est inclus dans les données, puisqu’elle est alimentée par les contributions des États membres.

L'Europe se distingue également par son soutien financier. Depuis 2022, ce sont 92,7 milliards d'euros d'aide fournis à l'Ukraine, incluant l'aide de l'UE, de ses États membres et des États européens pourvoyeurs de fonds (Royaume-Unis, Norvège, Suisse, Islande). À titre de comparaison, l'aide financière des États-Unis s'élève à 47,3 milliards d'euros.

Enfin, s'agissant du volet humanitaire, tandis que les États-Unis affichent un soutien s'élevant à 3,4 milliards d'euros, l'aide humanitaire de l'Europe - UE, États membres, Royaume-Uni, Islande, Norvège et Suisse compris, atteint 17,3 milliards d'euros. De plus, l'Union européenne a activé en parallèle le mécanisme de protection temporaire pour accueillir des réfugiés ukrainiens sur son territoire, un dispositif de 17 milliards d'euros.

Ainsi, que ce soit sur le plan militaire, financier ou humanitaire, le soutien européen dépasse largement celui des États-Unis depuis le début de la guerre en Ukraine.

Méthodologie

Les chiffres relatifs à l’aide militaire, financière et humanitaire de l'Europe à l'Ukraine peuvent différer selon les sources, par exemple entre l'Institut Kiel et le Conseil de l'Union européenne.

Ces écarts proviennent de divergences méthodologiques dans la manière de classer les différentes formes d'aides d’une part, et des pays inclus ou non dans les chiffres, d'autre part. L'institut Kiel détaille par exemple tous les États membres de l'UE et intègre les États européens non membres, tandis que le Conseil agrège les aides fournies par les institutions de l'UE et par ses États membres, tout en excluant les États non membres.

2025 : entre effort européen substantiel et effritement de l'aide militaire totale 

L'aide européenne a augmenté significativement en 2025 selon les chiffres de l'Institut Kiel : le soutien militaire européen s'est accru de 67 % et l'aide non militaire, de 59 % par rapport à la moyenne de 2022-2024. Grâce à l'effort européen, le volume total de l'aide allouée à Kiev est resté relativement stable l'an passé, malgré l'arrêt total du soutien américain.

Toutefois, sur le plan militaire, le soutien global à l'Ukraine s'effrite. L'aide militaire allouée au pays en guerre en 2025 est inférieure de 13 % à la moyenne annuelle entre 2022 et 2024, en raison du retrait complet des États-Unis depuis l'investiture du président Trump en janvier 2025. Les efforts européens pour compenser le désengagement des États-Unis n'ont pas suffi à renverser la vapeur. Sur le plan humanitaire et financier, la baisse a été moins importante, l'aide totale ayant diminué de 5 % par rapport aux trois dernières années. 

S'agissant de l'aide financière et humanitaire, la part des allocations versée par l'UE est passée d'environ 50 % en 2022 à près de 90 % en 2025. Le soutien à l'Ukraine tend donc à se répartir de manière plus équitable au sein de l'Union, en fonction de la part du PIB de chaque pays. Sauf pour l'aide militaire, qui repose très majoritaire sur des contributions bilatérales des États membres, et dont la répartition est moins équitable.

D'après l'Institut Kiel, l'augmentation de l'aide militaire pour compenser le retrait des États-Unis se concentre de plus en plus sur un petit nombre de pays. Les États d'Europe occidentale ont contribué à 62 % du total des aides militaires européennes en 2025. Entre 2022 et 2025, l'Allemagne et le Royaume-Uni (pays non membre de l'UE) ont représenté environ les deux tiers de l'aide militaire de l'Europe occidentale entre 2022 et 2025. L'Europe du nord figure en deuxième position. En revanche, les États d'Europe de l'est et du sud ont progressivement réduit leur contribution à l'effort européen depuis le début de la guerre : en Europe de l'est, la part est passée de 17 % en 2022 à 2 % en 2025 ; en Europe du sud, elle a diminué au cours de la même période, passant de 7 à 3 %.

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01.04.2026 à 14:23

[Fact-checking] Otan : que paient les États de l'Union européenne ?

Rédaction Toute l'Europe
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Les membres de l'Otan contribuent de deux manières au budget de l'Alliance, via un financement direct (quote-part) et de manière indirecte par leurs dépenses de défense nationale. Le financement direct sert à alimenter les budgets et à financer le développement des capacités et l'exécution des programmes qui permettent à l'Alliance de fonctionner et de travailler […]

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Texte intégral (2080 mots)

Les membres de l'Otan contribuent de deux manières au budget de l'Alliance, via un financement direct (quote-part) et de manière indirecte par leurs dépenses de défense nationale.

Le financement direct sert à alimenter les budgets et à financer le développement des capacités et l'exécution des programmes qui permettent à l'Alliance de fonctionner et de travailler à la réalisation de ses objectifs et de ses priorités.

1. Financement direct : les trois budgets communs de l'Otan

Les budgets et programmes annuels de l'Otan ont représenté en 2025 environ 4,6 milliards d'euros et pourraient s'élever jusqu'à 5,3 milliards en 2026.

Dans le détail, trois budgets communs sont financés directement par les pays membres : le budget civil (fonctionnement du siège de l'Organisation), le budget militaire (structure de commandement de l'Otan) et le programme Otan d'investissement au service de la sécurité (infrastructure et capacités militaires).

Le plus important est le budget militaire de fonctionnement, doté de 2,4 milliards d'euros pour l'année 2026, contre 528,2 millions d'euros pour le budget civil. Cela représente respectivement une hausse de 2 % et 9 % des dépenses par rapport à 2025. Le dernier budget est le programme d'investissement au service de la sécurité (infrastructures et capacités militaires).

La contribution directe des membres de l'Alliance, ou quote-part, est calculée selon une formule prenant en compte le revenu national brut (RNB) des États. Elle est fixée pour deux ans. De mars 2024 à décembre 2025, les principaux contributeurs de l'UE étaient l'Allemagne, avec une participation à hauteur de 15,9 % du budget commun, la France (10,2 %), l'Italie (8,5 %) et l'Espagne (5,8 %). Les autres États membres de l'UE ont tous une quote-part inférieure à 5 % du budget, voire à 1 % le plus souvent.

Les États-Unis, qui auparavant avaient la contribution la plus importante, contribuent désormais à la même hauteur que les Allemands : 15,9 %.

Pour tous ces pays, les financements directs diminueront légèrement selon les projections pour 2026 et 2027, mais le classement reste identique : l'Allemagne et les États-Unis contribueront à hauteur de 14,9 %, la France à 10,1 %, l'Italie à 8 % et l'Espagne à 5,8 %.

2. Financement indirect : les dépenses de défense

L'Otan ne disposant pas de ses propres forces armées, ce sont les Alliés qui mettent des troupes et du matériel à sa disposition sur une base volontaire. Les contributions des pays diffèrent tant par leur nature que par leur ampleur.

En 2006, les alliés au sein de l'Otan ont fixé la "règle des 2 %", ce qui signifie que chaque État doit consacrer au moins 2 % de son PIB à ses propres dépenses de défense chaque année.

Après que le président américain Donald Trump a critiqué les trop faibles dépenses militaires de certains pays européens, les Alliés se sont engagés, au sommet de La Haye en juin 2025, à porter à 5 % la part de leur PIB consacrée chaque année à leurs dépenses de défense, d'ici 2035. 3,5 % du PIB seraient ainsi affectés chaque année au financement des besoins ayant trait à la défense proprement dite. 1,5 % serait dédié aux investissements visant à protéger leurs infrastructures critiques, défendre leurs réseaux, assurer la préparation du secteur civil et la résilience, libérer le potentiel d’innovation et renforcer leur base industrielle de défense.

En 2025, sur les 23 États de l'UE membres de l'Alliance atlantique, tous respectaient la règle des 2 %. Ils étaient seize en 2024 et seulement neuf en 2023. La Pologne a fourni en 2025 l'équivalent de 4,3 % de son PIB en dépenses militaires, suivie de la Lituanie (4 %), de la Lettonie (3,74 %) et de l'Estonie (3,42 %). La France est loin de ce podium, avec 2,05 % de son PIB consacré aux dépenses militaires. Enfin, le Portugal, la Belgique et l'Espagne se situent à tout juste 2 %.

Le débat relatif au "burden sharing" (partage du fardeau) remonte à des décennies et s'est accentué après la fin de la Guerre froide, lorsque les Européens ont progressivement réduit leurs dépenses de défense. Mais la tendance s'inverse depuis deux ans, en raison notamment de la guerre russo-ukrainienne et des annonces de Donald Trump qui menace de ne pas respecter l'article 5 du Traité de l'Atlantique nord vis-à-vis des pays qui ne consacreraient pas une part suffisante de leur budget à la défense.

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01.04.2026 à 14:06

[Fact-checking] Qui des États-Unis ou de l'Union européenne contribue le plus au budget de l'Otan ?

Juliette Verdes
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La contribution budgétaire des États membres de l'Otan prend en compte d'une part, les financements directs des pays (appelés aussi quote-part), lesquels sont utiles au fonctionnement de l'alliance militaire et à l'exécution de ses programmes, et d'autre part, les financements indirects qui correspondent aux dépenses allouées à la défense au niveau national. Il s'agit des […]

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Texte intégral (2086 mots)
Le secrétaire général de l'Otan, Mark Rutte (à gauche), a évoqué l'augmentation des dépenses militaires des membres de l'Alliance avec le vice-président américain, J.D. Vance (à droite), lors de la Conférence de Munich sur la sécurité, le 14 février 2025 - Crédits : NATO North Atlantic Treaty / Flickr CC BY-NC-ND 4.0

La contribution budgétaire des États membres de l'Otan prend en compte d'une part, les financements directs des pays (appelés aussi quote-part), lesquels sont utiles au fonctionnement de l'alliance militaire et à l'exécution de ses programmes, et d'autre part, les financements indirects qui correspondent aux dépenses allouées à la défense au niveau national. Il s'agit des forces et des capacités de chaque pays membre qui sont mises à la disposition de l'Otan pour des activités de dissuasion et de défense ou des opérations militaires.

Dans les deux cas, les États-Unis sont le plus gros contributeur. Leur contribution au financement direct de l'Otan s'élève en 2025 à 15,9 % (au même niveau que l'Allemagne), tandis que leurs dépenses de défense nationale sont les plus élevées parmi les 32 pays membres de l'Alliance.

Les États-Unis, pays le plus dépensier pour sa défense

A eux seuls, les États-Unis ont dépensé 980 milliards de dollars dans leur défense en 2025, ce qui représente 60 % des dépenses totales de l'ensemble des pays de l'Otan pour la défense. Les 31 autres pays membres ont, à eux tous, dépensé 657 milliards de dollars pour leur défense l'an passé.

À titre de comparaison, l'Allemagne est au deuxième rang de ce classement de dépenses militaires au sein de l'Otan, avec un budget de 120,7 milliards de dollars, devant le Royaume-Uni (92,9 milliards de dollars) et la France (68,9 milliards de dollars). Enfin, les dépenses des 23 États membres de l'UE qui appartiennent à l'Otan atteignent, en cumulé, 495,9 milliards de dollars en 2025.

La Pologne est le pays qui contribue le plus à sa défense en part de son PIB

À la suite de son investiture en janvier 2025, Donald Trump a exhorté les Européens à porter leurs dépenses militaires à hauteur de 5 % de leur PIB national. Pourtant, la Pologne (4,3 %), la Lituanie (4 %), la Lettonie (3,74 %), l'Estonie (3,42 %) et la Norvège, État européen non membre de l'UE (3,2 %) devancent les États-Unis (3,19 %) concernant cet indicateur.

En 2025, sur les 23 États de l'UE membres de l'Otan, tous respectaient la règle des 2 %, fixée au sein de l'Alliance depuis 2006 mais très peu respectée jusqu'alors. Ils étaient seize en 2024 et seulement neuf en 2023.

Ces dernières années l'augmentation la plus spectaculaire a eu lieu en Pologne, qui partage une longue frontière avec la Russie et l'Ukraine. Le pays consacrait 1,86 % de son PIB à la défense en 2014, contre 4,3 % en 2025, soit une hausse de 131 %.

Une part qui devrait continuer d'augmenter partout en Europe, compte tenu de la guerre russo-ukrainienne et du désengagement américain en matière de défense du continent européen. Les Alliés se sont d'ailleurs engagés, lors du sommet de l'Otan de La Haye en juin 2025, à porter à 5 % la part de leur PIB consacrée chaque année à leurs dépenses de défense, d'ici 2035. 3,5 % du PIB seraient ainsi affectés chaque année au financement des besoins ayant trait à la défense proprement dite. 1,5 % serait dédié aux investissements visant à protéger leurs infrastructures critiques, défendre leurs réseaux, assurer la préparation du secteur civil et la résilience, libérer le potentiel d'innovation et renforcer leur base industrielle de défense.

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