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30.08.2026 à 10:27

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L'attente n'aura pas été longue: quelques heures après son discours en clôture de l'université d'été de Blois, le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, a annoncé aux députés de son groupe sa candidature à la primaire de le gauche en vue de la présidentielle.
L'attente n'aura pas été longue: quelques heures après son discours en clôture de l'université d'été de Blois, le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, a annoncé aux députés de son groupe sa candidature à la primaire de le gauche en vue de la présidentielle.

30.08.2026 à 10:17

FRANCE24
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"L'avenir, pour moi, il s'annonce compliqué", confie l'agriculteur de 50 ans, dont les parcelles s'étendent entre Haute-Garonne et Hautes-Pyrénées. Entre les rangs de maïs aux feuilles jaunies prématurément, les yeux cernés, il regarde ses épis, bien plus petits que prévu, malgré plusieurs semaines d'irrigation. Les canicules ont empêché la bonne fécondation de son maïs, étape cruciale pour cette culture qui arrive à maturité une douzaine de semaines après les semis. "Au-delà de 35 degrés, le pollen grille", explique à l'AFP un conseiller agricole de Haute-Garonne, et la plante sacrifie des graines pour en amener un maximum jusqu’à maturation, d'où la taille réduite des épis. À quelques jours de l'annonce du plan d'accompagnement du monde agricole, victime des canicules et de la sécheresse, dévoilé le 3 septembre, Sébastien Maylin prévient: "Si l'État ne bouge pas, il va y avoir de la casse". "En perte nette" Sur ses terres situées à une trentaine de kilomètres au sud-ouest de Toulouse, Christel Carpentier a elle-aussi subi la chaleur. Elle a certes pu semer son maïs à temps, début avril, "sauf que cette année les premières chaleurs sont arrivées fin juin alors que d'habitude elles n'arrivent pas avant le 10 juillet". Elle estime avoir perdu au moins 30% de son rendement. "Je suis en perte nette partout", résume-t-elle. Il a fait si chaud que même l'irrigation n'a pas compensé l'évapotranspiration. Là encore, le maïs sacrifie une partie de l'épi et certains grains ne grossissent plus. Cultivateur de maïs en Haute-Garonne, Joël Tournier en utilise une partie pour nourrir ses vaches, et vend le reste. Élu à la chambre d’agriculture, ce membre des Ultras de l'A64, particulièrement actifs l'hiver dernier pendant le mouvement de colère agricole, estime que l'irrigation estivale lui demande désormais quatre à cinq heures de travail par jour, alors qu'il doit également gérer son élevage. Cet été, il n’a guère pu s'accorder de vacances, sauf quelques jours au moment de pluies, fin août. Au début de ce mois-ci, le ministère de l'Agriculture estimait que la récolte française de maïs grain 2026 serait "possiblement la plus faible depuis au moins 1980", à 9 millions de tonnes, en recul de 35% sur un an. Des chiffres "largement surestimés", selon Franck Laborde, le président, basé dans les Pyrénées-Atlantiques, de l'Association générale des producteurs de maïs, émanation de la FNSEA. Il estime que la production sera inférieure à 7,5 million de tonnes, en chute de près de 45% par rapport à une année normale. Selon lui, le ministère "minimise les impacts des deux stress hydrique et thermique sur les productions et (...) certainement aussi le phénomène que l'on appelle le transfert": de nombreux maïsiculteurs, confrontés à de petits épis, récoltent précocement leur maïs entier avec la plante pour l’ensiler, c'est-à-dire le transformer en fourrage pour les animaux. Augmenter l'irrigation ? Avec le réchauffement climatique, M. Laborde estime qu'il va falloir augmenter l’irrigation et construire de très grandes retenues, des ouvrages de "dizaines de millions de mètres cubes". Interrogé par l'AFP, José-Miguel Sanchez-Pérez, directeur de recherche au Centre de recherche sur la biodiversité et l'Environnement à Toulouse, plaide pour des "retenues collinaires à l'échelle des territoires" et met en garde contre la construction de mégabassines. S’il y a moins d’eau, "même les retenues collinaires ne seront pas la solution" et il faudra chercher des cultures qui demandent moins d’eau, argumente-t-il. Pierre-Alain Dintilhac, élu à la chambre d'agriculture de Haute-Garonne et président du syndicat mixte local de gestion des eaux, milite, lui, pour la "création de petits lacs" afin de "permettre à chaque exploitation qui souhaite irriguer d’avoir son petit stockage d'eau". Producteur de maïs semence en Haute-Garonne, il a pu affronter l'été grâce la petite retenue dont il dispose, une solution qui lui semble pérenne. "Je ne parle pas de grosse retenue, la mienne elle fait 30.000 m3 elle n’est pas colossale, mais ça permet d’irriguer dix hectares".
Texte intégral (700 mots)
"L'avenir, pour moi, il s'annonce compliqué", confie l'agriculteur de 50 ans, dont les parcelles s'étendent entre Haute-Garonne et Hautes-Pyrénées. Entre les rangs de maïs aux feuilles jaunies prématurément, les yeux cernés, il regarde ses épis, bien plus petits que prévu, malgré plusieurs semaines d'irrigation. Les canicules ont empêché la bonne fécondation de son maïs, étape cruciale pour cette culture qui arrive à maturité une douzaine de semaines après les semis. "Au-delà de 35 degrés, le pollen grille", explique à l'AFP un conseiller agricole de Haute-Garonne, et la plante sacrifie des graines pour en amener un maximum jusqu’à maturation, d'où la taille réduite des épis. À quelques jours de l'annonce du plan d'accompagnement du monde agricole, victime des canicules et de la sécheresse, dévoilé le 3 septembre, Sébastien Maylin prévient: "Si l'État ne bouge pas, il va y avoir de la casse". "En perte nette" Sur ses terres situées à une trentaine de kilomètres au sud-ouest de Toulouse, Christel Carpentier a elle-aussi subi la chaleur. Elle a certes pu semer son maïs à temps, début avril, "sauf que cette année les premières chaleurs sont arrivées fin juin alors que d'habitude elles n'arrivent pas avant le 10 juillet". Elle estime avoir perdu au moins 30% de son rendement. "Je suis en perte nette partout", résume-t-elle. Il a fait si chaud que même l'irrigation n'a pas compensé l'évapotranspiration. Là encore, le maïs sacrifie une partie de l'épi et certains grains ne grossissent plus. Cultivateur de maïs en Haute-Garonne, Joël Tournier en utilise une partie pour nourrir ses vaches, et vend le reste. Élu à la chambre d’agriculture, ce membre des Ultras de l'A64, particulièrement actifs l'hiver dernier pendant le mouvement de colère agricole, estime que l'irrigation estivale lui demande désormais quatre à cinq heures de travail par jour, alors qu'il doit également gérer son élevage. Cet été, il n’a guère pu s'accorder de vacances, sauf quelques jours au moment de pluies, fin août. Au début de ce mois-ci, le ministère de l'Agriculture estimait que la récolte française de maïs grain 2026 serait "possiblement la plus faible depuis au moins 1980", à 9 millions de tonnes, en recul de 35% sur un an. Des chiffres "largement surestimés", selon Franck Laborde, le président, basé dans les Pyrénées-Atlantiques, de l'Association générale des producteurs de maïs, émanation de la FNSEA. Il estime que la production sera inférieure à 7,5 million de tonnes, en chute de près de 45% par rapport à une année normale. Selon lui, le ministère "minimise les impacts des deux stress hydrique et thermique sur les productions et (...) certainement aussi le phénomène que l'on appelle le transfert": de nombreux maïsiculteurs, confrontés à de petits épis, récoltent précocement leur maïs entier avec la plante pour l’ensiler, c'est-à-dire le transformer en fourrage pour les animaux. Augmenter l'irrigation ? Avec le réchauffement climatique, M. Laborde estime qu'il va falloir augmenter l’irrigation et construire de très grandes retenues, des ouvrages de "dizaines de millions de mètres cubes". Interrogé par l'AFP, José-Miguel Sanchez-Pérez, directeur de recherche au Centre de recherche sur la biodiversité et l'Environnement à Toulouse, plaide pour des "retenues collinaires à l'échelle des territoires" et met en garde contre la construction de mégabassines. S’il y a moins d’eau, "même les retenues collinaires ne seront pas la solution" et il faudra chercher des cultures qui demandent moins d’eau, argumente-t-il. Pierre-Alain Dintilhac, élu à la chambre d'agriculture de Haute-Garonne et président du syndicat mixte local de gestion des eaux, milite, lui, pour la "création de petits lacs" afin de "permettre à chaque exploitation qui souhaite irriguer d’avoir son petit stockage d'eau". Producteur de maïs semence en Haute-Garonne, il a pu affronter l'été grâce la petite retenue dont il dispose, une solution qui lui semble pérenne. "Je ne parle pas de grosse retenue, la mienne elle fait 30.000 m3 elle n’est pas colossale, mais ça permet d’irriguer dix hectares".

30.08.2026 à 10:11

L'Equipe TV
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Largement en tête du classement général du Tour d'Espagne, Tadej Pogacar a été contraint d'abandonner samedi après une lourde chute lors de la 8e étape. Le Slovène souffre de multiples fractures et pourrait mettre un terme à sa saison, alors que les Mondiaux se profilent, fin septembre.
Texte intégral (700 mots)
Largement en tête du classement général du Tour d'Espagne, Tadej Pogacar a été contraint d'abandonner samedi après une lourde chute lors de la 8e étape. Le Slovène souffre de multiples fractures et pourrait mettre un terme à sa saison, alors que les Mondiaux se profilent, fin septembre.

30.08.2026 à 10:07

FRANCE24
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Vingt-cinq ans après le 11 septembre 2001, des enseignants, des bénévoles ou des survivants s'emploient à combler les lacunes d'une génération de jeunes comme lui, qui n’étaient pas nés lorsque les Etats-Unis ont été frappés par l'organisation jihadiste Al-Qaïda. Il n'existe pas d'enseignement national standardisé de ces événements aux Etats-Unis, où 2.977 personnes ont péri dans ces attaques, conduisant à une mosaïque de contenus et d’approches à travers le pays s'agissant de ce qui est appris à l'école. Des bénévoles, des enseignants et des associations prennent donc le relais. Au lycée de Wantagh près de New York, une ville recensant une douzaine de victimes des attaques, les enseignants ont voulu organiser une visite du mémorial du 11-Septembre et du musée, pour que les élèves prennent la mesure de l'événement. "Ils apprenaient le 11-Septembre de la même manière qu'ils apprenaient la Seconde Guerre mondiale et Pearl Harbor", raconte à l'AFP le directeur de l'école, Paul Guzzone, 41 ans. Or "on ne peut pas comparer" l'expérience d'une visite sur le site avec le simple fait d'entendre des récits en classe ou de regarder des vidéos en ligne, poursuit-il. Max Avena a visité le mémorial l'an dernier et a raconté en avoir été profondément marqué. "On ne réalise jamais vraiment à quel point c'est réel, ni ce que l'on ressent, avant de se retrouver sur le site", dit-il. "Le sacrifice" Pour couvrir les frais des visites dans le sud de Manhattan, la fondation caritative de l'acteur Gary Sinise leur est venue en aide, accompagnant aussi une collecte de fonds pour permettre des visites annuelles et financer un mémorial au sein de l'école. Même des enseignants fraîchement issus de l'université n'ont, du fait de leur âge, "aucun souvenir du 11-Septembre, et cela rend d'autant plus important le fait de raconter cette histoire", déclare James Ravella, vice-président exécutif de la fondation. Et avec le temps, les témoins vont se faire plus rares. "Le fait de pouvoir parler à partir de son expérience personnelle s'estompe chaque année", pointe Paul Guzzone. La fondation propose aussi des programmes de formation pour les enseignants, en partenariat avec le mémorial et le musée du 11-Septembre. Pour les plus petits, il existe également des ressources pédagogiques numériques consacrées aux attaques, comme "Le monde des mots d’OOPA" ("OOPA’s World of Words"), série de vidéos en ligne destinée à développer leur compréhension des événements. Le personnage principal, interprété par une enseignante, Rupa Mehta, explique à des enfants dès l’âge de cinq ans des mots tels que "anniversaire", "urgence", "héros", "mémoire" ou "service". Certaines vidéos mettent en scène les témoignages de personnes touchées par les attentats, notamment celui d'une fille de 11 ans dont le grand-père était intervenu lors de l'attaque du Pentagone. Rupa Mehta explique que c'est l'expérience d'une autre jeune fille qui l'avait incitée à créer cette série. "En regardant les informations un jour d'anniversaire du 11-Septembre j'ai été stupéfaite d'entendre une enfant qui disait sa tristesse que le sujet ne soit pas enseigné dans son école", dit-elle. "Elle avait le sentiment que l'héritage familial, sa contribution, son sacrifice n'étaient pas reconnus. Et c'est à ce moment-là que je me suis dit que nous pouvions apporter notre aide", ajoute-t-elle.
Texte intégral (586 mots)
Vingt-cinq ans après le 11 septembre 2001, des enseignants, des bénévoles ou des survivants s'emploient à combler les lacunes d'une génération de jeunes comme lui, qui n’étaient pas nés lorsque les Etats-Unis ont été frappés par l'organisation jihadiste Al-Qaïda. Il n'existe pas d'enseignement national standardisé de ces événements aux Etats-Unis, où 2.977 personnes ont péri dans ces attaques, conduisant à une mosaïque de contenus et d’approches à travers le pays s'agissant de ce qui est appris à l'école. Des bénévoles, des enseignants et des associations prennent donc le relais. Au lycée de Wantagh près de New York, une ville recensant une douzaine de victimes des attaques, les enseignants ont voulu organiser une visite du mémorial du 11-Septembre et du musée, pour que les élèves prennent la mesure de l'événement. "Ils apprenaient le 11-Septembre de la même manière qu'ils apprenaient la Seconde Guerre mondiale et Pearl Harbor", raconte à l'AFP le directeur de l'école, Paul Guzzone, 41 ans. Or "on ne peut pas comparer" l'expérience d'une visite sur le site avec le simple fait d'entendre des récits en classe ou de regarder des vidéos en ligne, poursuit-il. Max Avena a visité le mémorial l'an dernier et a raconté en avoir été profondément marqué. "On ne réalise jamais vraiment à quel point c'est réel, ni ce que l'on ressent, avant de se retrouver sur le site", dit-il. "Le sacrifice" Pour couvrir les frais des visites dans le sud de Manhattan, la fondation caritative de l'acteur Gary Sinise leur est venue en aide, accompagnant aussi une collecte de fonds pour permettre des visites annuelles et financer un mémorial au sein de l'école. Même des enseignants fraîchement issus de l'université n'ont, du fait de leur âge, "aucun souvenir du 11-Septembre, et cela rend d'autant plus important le fait de raconter cette histoire", déclare James Ravella, vice-président exécutif de la fondation. Et avec le temps, les témoins vont se faire plus rares. "Le fait de pouvoir parler à partir de son expérience personnelle s'estompe chaque année", pointe Paul Guzzone. La fondation propose aussi des programmes de formation pour les enseignants, en partenariat avec le mémorial et le musée du 11-Septembre. Pour les plus petits, il existe également des ressources pédagogiques numériques consacrées aux attaques, comme "Le monde des mots d’OOPA" ("OOPA’s World of Words"), série de vidéos en ligne destinée à développer leur compréhension des événements. Le personnage principal, interprété par une enseignante, Rupa Mehta, explique à des enfants dès l’âge de cinq ans des mots tels que "anniversaire", "urgence", "héros", "mémoire" ou "service". Certaines vidéos mettent en scène les témoignages de personnes touchées par les attentats, notamment celui d'une fille de 11 ans dont le grand-père était intervenu lors de l'attaque du Pentagone. Rupa Mehta explique que c'est l'expérience d'une autre jeune fille qui l'avait incitée à créer cette série. "En regardant les informations un jour d'anniversaire du 11-Septembre j'ai été stupéfaite d'entendre une enfant qui disait sa tristesse que le sujet ne soit pas enseigné dans son école", dit-elle. "Elle avait le sentiment que l'héritage familial, sa contribution, son sacrifice n'étaient pas reconnus. Et c'est à ce moment-là que je me suis dit que nous pouvions apporter notre aide", ajoute-t-elle.

30.08.2026 à 10:05

FRANCE24
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L'AFP a rencontré 12 mères endeuillées depuis l'attaque du Hamas en Israël le 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre à Gaza et une explosion des violences commises par des colons et troupes israéliens en Cisjordanie. Si les histoires diffèrent dans les détails, toutes témoignent d'une vie familiale brisée et de l'absence de poursuite à ce stade des responsables. Le plus jeune avait sept mois, le plus âgé 17 ans: la plupart ont été tués par des tirs israéliens quand ils rentraient de l'école, sortaient de la boulangerie ou se tenaient devant une mosquée, selon le récit livré par leurs proches. Bana, 13 ans, seule fille parmi ces victimes, regardait par la fenêtre de sa chambre quand elle a été fauchée par des balles israéliennes, raconte sa mère Eman Laboum. Trois autres ont été tués dans des frappes, et un dernier dans une attaque de colons. "La fin" Selon Alia al-Hallaq, son fils Mohammed a été tué d'une balle alors qu'il fuyait des soldats présents dans son village d'al-Rihiya. "Je n'ai toujours pas accepté sa perte. Souvent, je reste assise dans la cour de la maison à pleurer en regardant la tombe de Mohammed en contrebas, en faisant attention à ce que mes enfants ne me voient pas", confie-t-elle. L'oncle du petit garçon, lui aussi nommé Mohammed Hallaq, affirme qu'il a été victime d'une balle perdue, tirée lors d'un affrontement entre des soldats et un groupe de jeunes. D'après les premiers secours, la balle a traversé son abdomen, marquant pour sa mère "la fin". Contactée par l'AFP, l'armée israélienne avait déclaré à l'époque des faits que des soldats en patrouille avaient ouvert le feu sur des individus jetant des pierres dans le village. "Des impacts ont été constatés", avait-elle indiqué, utilisant une expression qu'elle emploie généralement pour dire que des personnes ont été touchées par les tirs. Des balles contre des pierres L'organisation de défense des droits humains israélienne B'Tselem a recensé 235 cas de mineurs palestiniens tués par les forces israéliennes en Cisjordanie occupée, entre le début de la guerre à Gaza et le mois de juin 2026. La Commission de résistance à la colonisation et au mur, une institution dépendant de l'Autorité palestinienne, a quant à elle rapporté 250 morts de mineurs. Selon les chiffres de ces organisations, plus de sept mineurs palestiniens ont été tués chaque mois en moyenne sur la période par des soldats ou colons israéliens. Entre 2005 et 2021, on en comptait un par mois. Cinq d'entre eux ont été tués par des colons israéliens, d'après B'Tselem, mais les adolescents sont le plus souvent abattus par des tirs de soldats en réponse à des jets de pierre, action leur valant d'être qualifiés de "terroristes" par Israël. "Pourquoi viser un enfant ?" Sam Abu Haikal, un nourrisson de sept mois, a reçu une balle dans la tête en juin 2026, sur les genoux de sa mère Dania. L'enfant et ses parents se trouvaient dans leur voiture à Hébron, lorsque des soldats israéliens ont ouvert le feu, blessant gravement la femme de 28 ans du même coup. "Pourquoi viser un enfant ? Qu'est-ce qu'un petit bébé, un nourrisson de sept mois, a fait pour nuire aux soldats ?", déplore Dania Abu Haikal, que l'AFP a rencontrée à son domicile de Bethléem. Le visage désormais barré d'une large cicatrice, cette professeure d'université doit supporter les douloureuses séquelles physiques et mentales de l'assaut. "Je pleure tous les jours, ma vie est vide sans lui", dit-elle, une peluche ayant appartenu à son seul enfant entre les mains. A l'issue d'une enquête préliminaire, l'armée a déclaré qu'un de ses soldats avait ouvert le feu sur des "civils non impliqués" après que leur véhicule eut accéléré en direction des troupes. Une version des faits contestée par la jeune femme, qui affirme que son mari avait stoppé la voiture. Comme plusieurs des mères rencontrées par l'AFP, elle a fait appel à un avocat pour pousser l'armée à mener une enquête approfondie sur cet incident. "Les Palestiniens n'obtiennent pas justice lorsqu'ils sont tués par des Israéliens. Mais nous espérons tout de même".
Texte intégral (734 mots)
L'AFP a rencontré 12 mères endeuillées depuis l'attaque du Hamas en Israël le 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre à Gaza et une explosion des violences commises par des colons et troupes israéliens en Cisjordanie. Si les histoires diffèrent dans les détails, toutes témoignent d'une vie familiale brisée et de l'absence de poursuite à ce stade des responsables. Le plus jeune avait sept mois, le plus âgé 17 ans: la plupart ont été tués par des tirs israéliens quand ils rentraient de l'école, sortaient de la boulangerie ou se tenaient devant une mosquée, selon le récit livré par leurs proches. Bana, 13 ans, seule fille parmi ces victimes, regardait par la fenêtre de sa chambre quand elle a été fauchée par des balles israéliennes, raconte sa mère Eman Laboum. Trois autres ont été tués dans des frappes, et un dernier dans une attaque de colons. "La fin" Selon Alia al-Hallaq, son fils Mohammed a été tué d'une balle alors qu'il fuyait des soldats présents dans son village d'al-Rihiya. "Je n'ai toujours pas accepté sa perte. Souvent, je reste assise dans la cour de la maison à pleurer en regardant la tombe de Mohammed en contrebas, en faisant attention à ce que mes enfants ne me voient pas", confie-t-elle. L'oncle du petit garçon, lui aussi nommé Mohammed Hallaq, affirme qu'il a été victime d'une balle perdue, tirée lors d'un affrontement entre des soldats et un groupe de jeunes. D'après les premiers secours, la balle a traversé son abdomen, marquant pour sa mère "la fin". Contactée par l'AFP, l'armée israélienne avait déclaré à l'époque des faits que des soldats en patrouille avaient ouvert le feu sur des individus jetant des pierres dans le village. "Des impacts ont été constatés", avait-elle indiqué, utilisant une expression qu'elle emploie généralement pour dire que des personnes ont été touchées par les tirs. Des balles contre des pierres L'organisation de défense des droits humains israélienne B'Tselem a recensé 235 cas de mineurs palestiniens tués par les forces israéliennes en Cisjordanie occupée, entre le début de la guerre à Gaza et le mois de juin 2026. La Commission de résistance à la colonisation et au mur, une institution dépendant de l'Autorité palestinienne, a quant à elle rapporté 250 morts de mineurs. Selon les chiffres de ces organisations, plus de sept mineurs palestiniens ont été tués chaque mois en moyenne sur la période par des soldats ou colons israéliens. Entre 2005 et 2021, on en comptait un par mois. Cinq d'entre eux ont été tués par des colons israéliens, d'après B'Tselem, mais les adolescents sont le plus souvent abattus par des tirs de soldats en réponse à des jets de pierre, action leur valant d'être qualifiés de "terroristes" par Israël. "Pourquoi viser un enfant ?" Sam Abu Haikal, un nourrisson de sept mois, a reçu une balle dans la tête en juin 2026, sur les genoux de sa mère Dania. L'enfant et ses parents se trouvaient dans leur voiture à Hébron, lorsque des soldats israéliens ont ouvert le feu, blessant gravement la femme de 28 ans du même coup. "Pourquoi viser un enfant ? Qu'est-ce qu'un petit bébé, un nourrisson de sept mois, a fait pour nuire aux soldats ?", déplore Dania Abu Haikal, que l'AFP a rencontrée à son domicile de Bethléem. Le visage désormais barré d'une large cicatrice, cette professeure d'université doit supporter les douloureuses séquelles physiques et mentales de l'assaut. "Je pleure tous les jours, ma vie est vide sans lui", dit-elle, une peluche ayant appartenu à son seul enfant entre les mains. A l'issue d'une enquête préliminaire, l'armée a déclaré qu'un de ses soldats avait ouvert le feu sur des "civils non impliqués" après que leur véhicule eut accéléré en direction des troupes. Une version des faits contestée par la jeune femme, qui affirme que son mari avait stoppé la voiture. Comme plusieurs des mères rencontrées par l'AFP, elle a fait appel à un avocat pour pousser l'armée à mener une enquête approfondie sur cet incident. "Les Palestiniens n'obtiennent pas justice lorsqu'ils sont tués par des Israéliens. Mais nous espérons tout de même".

30.08.2026 à 10:05

FRANCE24
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Au point de voir l'opposition à ces sites voraces en énergie rassembler de nombreux candidats, démocrates comme républicains, face aux géants de la tech. Dans au moins 21 scrutins à travers 18 Etats, des candidats des deux partis ont utilisé des publicités à la télévision mentionnant ces "data centers" cette année, selon des données marketing citées par plusieurs médias américains. L'attention portée au sujet s'explique notamment par le fait que dans 13 Etats, la demande accrue en énergie de la part des centres de données a fait bondir les coûts globaux de 9,3 milliards de dollars en un an, soit une augmentation de 174% selon Monitoring Analytics. La colère autour des factures d'électricité vient s'allier à un rejet plus global de la Silicon Valley et de ses technologies qui menacent potentiellement l'emploi. Jusqu'à peu, de nombreux gouverneurs et autres responsables locaux s'empressaient de proposer des crédits d'impôts toujours plus aguicheurs aux entreprises de la tech, espérant attirer en retour d'importants investissements. Garde-fous Au Texas, le gouverneur Greg Abbott a désormais gelé deux nouveaux projets de centre de données en l'attente d'un examen d'impact sur l'approvisionnement en eau et en énergie. L'élu républicain avait pourtant qualifié son Etat récemment d'"épicentre du développement de l'IA". Son adversaire démocrate aux élections de novembre, Gina Hinojosa, veut imposer un moratoire sur la construction de nouveaux centres, comme c'est le cas pour un an dans l'Etat de New York, en l'attente de garde-fous plus stricts. A Brazoria, près de la grande ville texane de Houston, Melissa Burnett a raconté à l'AFP comment la tranquillité de son voisinage a été brisée par le bruit d'un nouveau centre de données, construit l'an dernier. "Nous n'étions pas censés l'entendre, et ce n'était pas censé affecter notre qualité de vie", explique cette habitante de 44 ans, qui compare le bruit à celui d'un "train de marchandises". Les mêmes arguments contre les centres de données reviennent dans la bouche de candidats à travers le pays. Un républicain candidat au poste de gouverneur en Floride promet de protéger les familles contre les sites qui font augmenter les factures d'eau et d'électricité tandis qu'une démocrate en Pennsylvanie, candidate à la Chambre des représentants, prévoit de demander aux entreprises de la tech de payer elles-mêmes les surcoûts. Contrepied Dans l'Ohio, où les coûts de l'énergie ont explosé, le sujet des centres de données est omniprésent dans la campagne. Le démocrate Sherrod Brown, qui tente de revenir au Sénat après avoir perdu son siège en 2024, a fait diffuser au moins quatre spots publicitaires accusant son rival républicain Jon Husted d'avoir voulu attirer de nouveaux centres dans cet Etat industriel du Midwest lorsqu'il était vice-gouverneur. Dans le Wisconsin, c'est cette fois le républicain Tom Tiffany qui attaque son rival démocrate, allant jusqu'à le surnommer "Data Center David Crowley". Plus tôt cette année, Tom Tiffany avait pourtant fait l'éloge de l'IA et voté en faveur d'une accélération de la construction des infrastructures nécessaires. L'actuel député républicain, candidat au poste de gouverneur, veut à présent abroger les crédits d'impôt pour le secteur et davantage de régulation, sans pour autant appeler à une interdiction de la construction de nouveaux centres. Donald Trump a lui pris le contrepied et est désormais presque une figure solitaire au sein des républicains. "L'Amérique doit demeurer dominante dans la course à l'IA, qui représente l'avenir", a déclaré jeudi sa porte-parole Karoline Leavitt, dans un contexte de forte compétition avec la Chine. Son gouvernement a toutefois poussé les géants de la tech Google, Microsoft, Meta, Oracle, xAI, OpenAI et Amazon, à signer une "promesse de protection des usagers". Les entreprises s'engageraient à ne pas laisser les consommateurs payer pour les centrales électriques et les modernisations du réseau que nécessitent leurs installations. Malgré cette promesse, les publicités anti-centres de données continuent d'inonder les écrans des Américains.
Texte intégral (692 mots)
Au point de voir l'opposition à ces sites voraces en énergie rassembler de nombreux candidats, démocrates comme républicains, face aux géants de la tech. Dans au moins 21 scrutins à travers 18 Etats, des candidats des deux partis ont utilisé des publicités à la télévision mentionnant ces "data centers" cette année, selon des données marketing citées par plusieurs médias américains. L'attention portée au sujet s'explique notamment par le fait que dans 13 Etats, la demande accrue en énergie de la part des centres de données a fait bondir les coûts globaux de 9,3 milliards de dollars en un an, soit une augmentation de 174% selon Monitoring Analytics. La colère autour des factures d'électricité vient s'allier à un rejet plus global de la Silicon Valley et de ses technologies qui menacent potentiellement l'emploi. Jusqu'à peu, de nombreux gouverneurs et autres responsables locaux s'empressaient de proposer des crédits d'impôts toujours plus aguicheurs aux entreprises de la tech, espérant attirer en retour d'importants investissements. Garde-fous Au Texas, le gouverneur Greg Abbott a désormais gelé deux nouveaux projets de centre de données en l'attente d'un examen d'impact sur l'approvisionnement en eau et en énergie. L'élu républicain avait pourtant qualifié son Etat récemment d'"épicentre du développement de l'IA". Son adversaire démocrate aux élections de novembre, Gina Hinojosa, veut imposer un moratoire sur la construction de nouveaux centres, comme c'est le cas pour un an dans l'Etat de New York, en l'attente de garde-fous plus stricts. A Brazoria, près de la grande ville texane de Houston, Melissa Burnett a raconté à l'AFP comment la tranquillité de son voisinage a été brisée par le bruit d'un nouveau centre de données, construit l'an dernier. "Nous n'étions pas censés l'entendre, et ce n'était pas censé affecter notre qualité de vie", explique cette habitante de 44 ans, qui compare le bruit à celui d'un "train de marchandises". Les mêmes arguments contre les centres de données reviennent dans la bouche de candidats à travers le pays. Un républicain candidat au poste de gouverneur en Floride promet de protéger les familles contre les sites qui font augmenter les factures d'eau et d'électricité tandis qu'une démocrate en Pennsylvanie, candidate à la Chambre des représentants, prévoit de demander aux entreprises de la tech de payer elles-mêmes les surcoûts. Contrepied Dans l'Ohio, où les coûts de l'énergie ont explosé, le sujet des centres de données est omniprésent dans la campagne. Le démocrate Sherrod Brown, qui tente de revenir au Sénat après avoir perdu son siège en 2024, a fait diffuser au moins quatre spots publicitaires accusant son rival républicain Jon Husted d'avoir voulu attirer de nouveaux centres dans cet Etat industriel du Midwest lorsqu'il était vice-gouverneur. Dans le Wisconsin, c'est cette fois le républicain Tom Tiffany qui attaque son rival démocrate, allant jusqu'à le surnommer "Data Center David Crowley". Plus tôt cette année, Tom Tiffany avait pourtant fait l'éloge de l'IA et voté en faveur d'une accélération de la construction des infrastructures nécessaires. L'actuel député républicain, candidat au poste de gouverneur, veut à présent abroger les crédits d'impôt pour le secteur et davantage de régulation, sans pour autant appeler à une interdiction de la construction de nouveaux centres. Donald Trump a lui pris le contrepied et est désormais presque une figure solitaire au sein des républicains. "L'Amérique doit demeurer dominante dans la course à l'IA, qui représente l'avenir", a déclaré jeudi sa porte-parole Karoline Leavitt, dans un contexte de forte compétition avec la Chine. Son gouvernement a toutefois poussé les géants de la tech Google, Microsoft, Meta, Oracle, xAI, OpenAI et Amazon, à signer une "promesse de protection des usagers". Les entreprises s'engageraient à ne pas laisser les consommateurs payer pour les centrales électriques et les modernisations du réseau que nécessitent leurs installations. Malgré cette promesse, les publicités anti-centres de données continuent d'inonder les écrans des Américains.

30.08.2026 à 10:05

FRANCE24
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Sébastien Ficker s'est installé en 2020 sur quatre hectares près de Lisieux dans le Calvados, où une IGP viticole existe depuis 2009. Héritier de cinq générations de vignerons à Saumur dans le Val de Loire, il a quitté le fief familial en raison du réchauffement climatique et de l'appauvrissement des sols. Il a choisi la commune de Marolles pour son sous-sol "calcaire, une vraie éponge qui retient l'humidité", la terre végétale "trois à quatre fois plus riche" qu'en Val de Loire, et un climat "stable" : peu d'orages et de variations de température. Fin août, malgré les canicules, la végétation y reste verte. "Pour le moment la Normandie se prête très bien" à sa production de cépages Chardonnay, Chenin et Cabernet, se réjouit-il. Le viticulteur estime que "la redistribution" du vignoble français est inéluctable : "on n'arrivera plus à produire seulement dans le sud, il faudra absolument que la Bretagne, la Normandie, les Hauts-de-France deviennent la nouvelle viticulture française". Leur production reste aujourd'hui négligeable. La Normandie compte une vingtaine de producteurs sur 20 hectares, contre 85.000 hectares dans le Bordelais. Ils produisent moins de 100.000 bouteilles par an. "On n'a pas de problème de vente, les vins sont quasiment tous vendus en direct" par les producteurs, assure Maxime Gazeau, animateur pour le Syndicat Viticole Normand (SyViNor). La difficulté reste de faire "du vin de qualité". Plus au sud, en Bretagne, Marina et Loïc Fourrure sont installés depuis 2021 à Theix-Noyalo (Morbihan), avec six hectares de vigne et en toile de fond un bras de mer et des marais. Leur projet est né de l'héritage de terres familiales, d'un changement législatif en 2016 permettant de planter de nouvelles vignes en France sans indication géographique et du fait que "la Bretagne est une terre où il fait bon planter de la vigne aujourd'hui", explique Marina Fourrure entre deux coupes de grappes lors des vendanges très précoces, débutées le 22 août. Filière à créer "Il n'y a pas d'opportunité liée au réchauffement", considère la viticultrice, qui constate que depuis leur installation, "chaque année est différente", avec "un vrai dérèglement climatique". "On a gelé, on a eu des sécheresses, de la pluie à outrance. Et on vendange au 22 août. C'est proprement hallucinant", énumère son mari en préparant le chais. Une cinquantaine de domaines répartis sur 160 hectares sont réunis au sein de l'Association des vignerons bretons, dont Loïc Fourrure est coprésident. "On a démontré que la viticulture en Bretagne (...) avait un potentiel d'avenir", se réjouit-il. "De là à parler d'Eldorado viticole, je veux modérer un peu les choses" car toute la filière est à créer, poursuit Loïc Fourrure. Implanter un vignoble se fait dans le temps long. "Dans 20 ans, notre vigne sera en pleine capacité de commencer à produire de jolis raisins", explique-t-il. "La hausse des températures fait que les taux de sucre dans le vin se sont améliorés", constate Valérie Bonnardot, chercheuse à l'université Rennes 2, qui étudie l'impact du changement climatique sur la viticulture. Mais "il n'y a pas que les températures, il y a également la pluviométrie, l'humidité", avec des précipitations de plus en plus hétérogènes en Bretagne, rappelle-t-elle. Dans les Hauts-de-France, les vignes ont aussi connu un essor à partir de 2016 et occupent aujourd'hui 130 hectares, avec "moins d'une centaine" de vignerons, indique Bruno Cardot, viticulteur installé dans l'Aisne. "On a aujourd'hui le climat du vignoble champenois des années 70. Donc c'est vraiment le changement climatique qui fait que toute culture remonte du sud vers le nord de la France, y compris la vigne", constate-t-il. La production viticole de la région répond principalement à "une demande de produits locaux" : "la majorité des vignerons des Hauts-de-France n'ont pas vocation à exporter. Le premier client, c'est le local", souligne M. Cardot.
Texte intégral (660 mots)
Sébastien Ficker s'est installé en 2020 sur quatre hectares près de Lisieux dans le Calvados, où une IGP viticole existe depuis 2009. Héritier de cinq générations de vignerons à Saumur dans le Val de Loire, il a quitté le fief familial en raison du réchauffement climatique et de l'appauvrissement des sols. Il a choisi la commune de Marolles pour son sous-sol "calcaire, une vraie éponge qui retient l'humidité", la terre végétale "trois à quatre fois plus riche" qu'en Val de Loire, et un climat "stable" : peu d'orages et de variations de température. Fin août, malgré les canicules, la végétation y reste verte. "Pour le moment la Normandie se prête très bien" à sa production de cépages Chardonnay, Chenin et Cabernet, se réjouit-il. Le viticulteur estime que "la redistribution" du vignoble français est inéluctable : "on n'arrivera plus à produire seulement dans le sud, il faudra absolument que la Bretagne, la Normandie, les Hauts-de-France deviennent la nouvelle viticulture française". Leur production reste aujourd'hui négligeable. La Normandie compte une vingtaine de producteurs sur 20 hectares, contre 85.000 hectares dans le Bordelais. Ils produisent moins de 100.000 bouteilles par an. "On n'a pas de problème de vente, les vins sont quasiment tous vendus en direct" par les producteurs, assure Maxime Gazeau, animateur pour le Syndicat Viticole Normand (SyViNor). La difficulté reste de faire "du vin de qualité". Plus au sud, en Bretagne, Marina et Loïc Fourrure sont installés depuis 2021 à Theix-Noyalo (Morbihan), avec six hectares de vigne et en toile de fond un bras de mer et des marais. Leur projet est né de l'héritage de terres familiales, d'un changement législatif en 2016 permettant de planter de nouvelles vignes en France sans indication géographique et du fait que "la Bretagne est une terre où il fait bon planter de la vigne aujourd'hui", explique Marina Fourrure entre deux coupes de grappes lors des vendanges très précoces, débutées le 22 août. Filière à créer "Il n'y a pas d'opportunité liée au réchauffement", considère la viticultrice, qui constate que depuis leur installation, "chaque année est différente", avec "un vrai dérèglement climatique". "On a gelé, on a eu des sécheresses, de la pluie à outrance. Et on vendange au 22 août. C'est proprement hallucinant", énumère son mari en préparant le chais. Une cinquantaine de domaines répartis sur 160 hectares sont réunis au sein de l'Association des vignerons bretons, dont Loïc Fourrure est coprésident. "On a démontré que la viticulture en Bretagne (...) avait un potentiel d'avenir", se réjouit-il. "De là à parler d'Eldorado viticole, je veux modérer un peu les choses" car toute la filière est à créer, poursuit Loïc Fourrure. Implanter un vignoble se fait dans le temps long. "Dans 20 ans, notre vigne sera en pleine capacité de commencer à produire de jolis raisins", explique-t-il. "La hausse des températures fait que les taux de sucre dans le vin se sont améliorés", constate Valérie Bonnardot, chercheuse à l'université Rennes 2, qui étudie l'impact du changement climatique sur la viticulture. Mais "il n'y a pas que les températures, il y a également la pluviométrie, l'humidité", avec des précipitations de plus en plus hétérogènes en Bretagne, rappelle-t-elle. Dans les Hauts-de-France, les vignes ont aussi connu un essor à partir de 2016 et occupent aujourd'hui 130 hectares, avec "moins d'une centaine" de vignerons, indique Bruno Cardot, viticulteur installé dans l'Aisne. "On a aujourd'hui le climat du vignoble champenois des années 70. Donc c'est vraiment le changement climatique qui fait que toute culture remonte du sud vers le nord de la France, y compris la vigne", constate-t-il. La production viticole de la région répond principalement à "une demande de produits locaux" : "la majorité des vignerons des Hauts-de-France n'ont pas vocation à exporter. Le premier client, c'est le local", souligne M. Cardot.

30.08.2026 à 09:47

FRANCE24
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Dans la capitale Bissau, les bureaux de vote ont ouvert à 07H00 locales (et GMT), ont constaté des correspondants de l'AFP. Dans certains quartiers, le vote débutait doucement, ont constaté des correspondants de l'AFP. Dans d'autres, les électeurs tardaient à arriver après une pluie intense à l'aube, qui était en train de se dissiper. La Guinée-Bissau connaît à cette période une forte saison des pluies. Sécurité renforcée La sécurité est renforcée ce dimanche aux points stratégiques de la capitale, avec notamment des membres de la garde nationale et de la police postés à ces endroits, a constaté un correspondant de l'AFP. Le vote doit durer jusqu'à 17H00. Les premiers résultats provisoires sont attendus à partir de mardi prochain. Après le Zimbabwe, la Guinée, le Togo, l'Ouganda ou le Tchad ces dernières années, il s'agit du dernier exemple en date d'un pays africain qui a souhaité modifier ou changer sa Constitution pour étendre la durée des mandats, supprimer les limites d'âge ou renforcer les prérogatives du pouvoir exécutif. Ce scrutin référendaire précède de quelques mois les élections générales prévues le 6 décembre pour un retour au pouvoir des civils, et ce alors que le climat politique est tendu dans le pays. L'opposition a d'ailleurs appelé à boycotter le référendum, notamment le PAIGC, parti historique ayant mené le pays à l'indépendance en 1974. Le PAIGC a dénoncé l'organisation d'un référendum "dans un contexte de restriction des libertés publiques". La Guinée-Bissau est dirigée depuis le 26 novembre dernier, veille de l'annonce prévue des résultats provisoires des présidentielle et législatives, par des militaires qui ont suspendu le processus électoral. Ce pays lusophone côtier d'Afrique de l'Ouest a connu cinq coups d'État et une kyrielle de tentatives de putsch depuis son indépendance. Dans un message avant le référendum, le chef de la junte en Guinée-Bissau, le général Horta N'Tam, avait exhorté ses compatriotes à "une participation massive et ordonnée" lors de "cet important exercice démocratique". "Nouvelle étape" "Votez pour une nouvelle étape, pour renforcer les institutions et pour une Guinée-Bissau stable, unie et confiante dans le futur", avait-il lancé. Le projet de nouvelle Constitution vise principalement à remplacer le système semi-parlementaire par un régime présidentiel fort, en octroyant au chef de l'État le pouvoir de nommer et révoquer le Premier ministre, le gouvernement et de dissoudre le Parlement. L'objectif affiché par les autorités de transition est de stabiliser les institutions avant la présidentielle prévue le 6 décembre. Le Conseil national de transition (CNT), organe législatif dont les 65 membres ont été nommés par la junte, avait adopté en janvier 2026 à l'unanimité une modification de la Constitution, un mois et demi après le coup d'Etat qui a renversé le président Umaro Sissoco Embalo le 26 novembre. Dimanche, les électeurs doivent répondre par oui ou par non à cette question: "Êtes-vous d'accord sur l'entrée en vigueur de la nouvelle Constitution approuvée par le Conseil national de transition ?" Le nouveau texte propose d'abandonner l'ancien modèle où le Premier ministre était issu de la majorité au Parlement, ce qui avait donné lieu à des cohabitations difficiles, comme après les législatives de 2023. Le président Embalo avait alors dissous le Parlement dominé par l'opposition en décembre 2023, à la suite de ce qu'il a présenté comme une tentative de putsch. Il avait dirigé par ordonnances jusqu'à sa destitution en novembre 2025. Pour Nelson Moreira, membre du CNT, le projet de nouvelle Constitution permettrait d'éviter les conflits entre la présidence et la Primature, qui ont miné la stabilité du pays par le passé, a-t-il dit à l'AFP. "Cette consultation populaire sert d'outil pour réécrire la loi fondamentale truffée de lacunes", a-t-il affirmé. Mais une partie de la classe politique et de la société civile a contesté avec véhémence la réécriture en profondeur de la Constitution par un pouvoir de transition non élu. "Le système présidentialiste que la junte veut imposer va concentrer tous les pouvoirs entre les mains d'un seul homme. Cela est dangereux pour notre démocratie", a récemment déclaré à la presse Abubacar Ture, président de la Ligue bissau-guinéenne des droits de l'Homme. Les frontières du pays ont été fermées depuis dimanche 00H00 locales et durant toute la journée, pour "garantir l'ordre et la sécurité pendant le référendum", a indiqué le ministère de l'Intérieur.
Texte intégral (778 mots)
Dans la capitale Bissau, les bureaux de vote ont ouvert à 07H00 locales (et GMT), ont constaté des correspondants de l'AFP. Dans certains quartiers, le vote débutait doucement, ont constaté des correspondants de l'AFP. Dans d'autres, les électeurs tardaient à arriver après une pluie intense à l'aube, qui était en train de se dissiper. La Guinée-Bissau connaît à cette période une forte saison des pluies. Sécurité renforcée La sécurité est renforcée ce dimanche aux points stratégiques de la capitale, avec notamment des membres de la garde nationale et de la police postés à ces endroits, a constaté un correspondant de l'AFP. Le vote doit durer jusqu'à 17H00. Les premiers résultats provisoires sont attendus à partir de mardi prochain. Après le Zimbabwe, la Guinée, le Togo, l'Ouganda ou le Tchad ces dernières années, il s'agit du dernier exemple en date d'un pays africain qui a souhaité modifier ou changer sa Constitution pour étendre la durée des mandats, supprimer les limites d'âge ou renforcer les prérogatives du pouvoir exécutif. Ce scrutin référendaire précède de quelques mois les élections générales prévues le 6 décembre pour un retour au pouvoir des civils, et ce alors que le climat politique est tendu dans le pays. L'opposition a d'ailleurs appelé à boycotter le référendum, notamment le PAIGC, parti historique ayant mené le pays à l'indépendance en 1974. Le PAIGC a dénoncé l'organisation d'un référendum "dans un contexte de restriction des libertés publiques". La Guinée-Bissau est dirigée depuis le 26 novembre dernier, veille de l'annonce prévue des résultats provisoires des présidentielle et législatives, par des militaires qui ont suspendu le processus électoral. Ce pays lusophone côtier d'Afrique de l'Ouest a connu cinq coups d'État et une kyrielle de tentatives de putsch depuis son indépendance. Dans un message avant le référendum, le chef de la junte en Guinée-Bissau, le général Horta N'Tam, avait exhorté ses compatriotes à "une participation massive et ordonnée" lors de "cet important exercice démocratique". "Nouvelle étape" "Votez pour une nouvelle étape, pour renforcer les institutions et pour une Guinée-Bissau stable, unie et confiante dans le futur", avait-il lancé. Le projet de nouvelle Constitution vise principalement à remplacer le système semi-parlementaire par un régime présidentiel fort, en octroyant au chef de l'État le pouvoir de nommer et révoquer le Premier ministre, le gouvernement et de dissoudre le Parlement. L'objectif affiché par les autorités de transition est de stabiliser les institutions avant la présidentielle prévue le 6 décembre. Le Conseil national de transition (CNT), organe législatif dont les 65 membres ont été nommés par la junte, avait adopté en janvier 2026 à l'unanimité une modification de la Constitution, un mois et demi après le coup d'Etat qui a renversé le président Umaro Sissoco Embalo le 26 novembre. Dimanche, les électeurs doivent répondre par oui ou par non à cette question: "Êtes-vous d'accord sur l'entrée en vigueur de la nouvelle Constitution approuvée par le Conseil national de transition ?" Le nouveau texte propose d'abandonner l'ancien modèle où le Premier ministre était issu de la majorité au Parlement, ce qui avait donné lieu à des cohabitations difficiles, comme après les législatives de 2023. Le président Embalo avait alors dissous le Parlement dominé par l'opposition en décembre 2023, à la suite de ce qu'il a présenté comme une tentative de putsch. Il avait dirigé par ordonnances jusqu'à sa destitution en novembre 2025. Pour Nelson Moreira, membre du CNT, le projet de nouvelle Constitution permettrait d'éviter les conflits entre la présidence et la Primature, qui ont miné la stabilité du pays par le passé, a-t-il dit à l'AFP. "Cette consultation populaire sert d'outil pour réécrire la loi fondamentale truffée de lacunes", a-t-il affirmé. Mais une partie de la classe politique et de la société civile a contesté avec véhémence la réécriture en profondeur de la Constitution par un pouvoir de transition non élu. "Le système présidentialiste que la junte veut imposer va concentrer tous les pouvoirs entre les mains d'un seul homme. Cela est dangereux pour notre démocratie", a récemment déclaré à la presse Abubacar Ture, président de la Ligue bissau-guinéenne des droits de l'Homme. Les frontières du pays ont été fermées depuis dimanche 00H00 locales et durant toute la journée, pour "garantir l'ordre et la sécurité pendant le référendum", a indiqué le ministère de l'Intérieur.

30.08.2026 à 09:10

Bahar MAKOOI
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Ces derniers mois, deux chanteuses iraniennes ont été condamnées pour s’être produites en public. Hiva Seyfizadeh à quatre ans de prison et Parastoo Ahmadi à 74 coups de fouet. Ces affaires illustrent les restrictions auxquelles restent confrontées les Iraniennes, dans un pays où il leur est interdit de monter sur scène devant un public mixte.
Texte intégral (778 mots)
Ces derniers mois, deux chanteuses iraniennes ont été condamnées pour s’être produites en public. Hiva Seyfizadeh à quatre ans de prison et Parastoo Ahmadi à 74 coups de fouet. Ces affaires illustrent les restrictions auxquelles restent confrontées les Iraniennes, dans un pays où il leur est interdit de monter sur scène devant un public mixte.

30.08.2026 à 09:07

FRANCE24
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Selon la presse locale, les coups de feu ont été tirés avant 03h00 (01h00 GMT) en marge de la "Aarauer Rave", fête techno annuelle qui a rassemblé quelque 3.500 personnes à l'hippodrome d'Aarau entre samedi après-midi et dimanche matin. "Une femme de 22 ans a succombé à ses blessures sur place. Quatre hommes et une femme, âgés de 24 à 27 ans, ont été hospitalisés; ils souffrent de blessures allant de légères à graves", a annoncé sur X la police du canton d'Argovie. "Les recherches pour retrouver les auteurs, pour l'heure inconnus, sont en cours", a-t-elle ajouté, expliquant que "les mobiles éventuels ainsi que les circonstances exactes de l'acte restent à éclaircir". Elle n'a pu préciser à l'AFP le nombre de suspects en fuite ni la nature des armes à feu utilisées. Selon la presse, un hélicoptère Super Puma de l’armée a été déployé dans la capitale cantonale d’Argovie, en plus de nombreux secouristes, pompiers et équipes de soins. - Tirs "en rafale" - Dans la nuit, la police a reçu une alerte pour des coups de feu, a rapporté l'agence suisse ATS-Keystone. La porte-parole de la police, Vanessa Rumpold, a de son côté indiqué au journal Blick que l'incident s'était "produit à l'hippodrome", avec "plusieurs coups de feu tirés au sein d’un groupe important de personnes". Des témoins ont indiqué à Blick que des coups de feu avaient été tirés vers 2h30 alors que la rave était en cours et que, après avoir cru à des feux d'artifice, de nombreuses personnes s'étaient ensuite réfugiées dans un gymnase voisin. Selon le journal, un témoin a fait état de "coups de feu en rafale". Une habitante d'Aarau a posté sur les réseaux sociaux une vidéo de rues désertes avec en fond sonore une série de dénotations sèches ressemblant à des coups de feu. La police cantonale d'Argovie a indiqué avoir "ouvert une enquête", appelant la population à "rester à l'écart de la zone". Elle a également demandé à toute personne disposant d’enregistrements vidéo ou de photos de les envoyer sur son compte Instagram. "Le périmètre autour de l'hippodrome, de la piscine et du terrain de sport est bouclé sur une vaste zone", a-t-elle encore indiqué sur X. Au sujet des victimes, les policiers ont précisé que toutes étaient "domiciliées en Suisse". Dans ce pays où les fusillades sont très rares, l'attachement pour les armes est ancré dans la tradition, avec notamment les conscrits de l'armée qui gardent leur fusil chez eux (mais pas les cartouches). Les armes sont donc très répandues dans le pays, même si en l'absence de registre fédéral il est difficile de connaître leur nombre exact. Selon le centre de recherches genevois Small Arms Survey, en 2017 plus de 2,3 millions d'armes étaient aux mains de civils en Suisse, soit près de trois pour 10 habitants, ce qui classait alors le pays au 16e rang mondial pour le nombre d'armes par habitant. La dernière fusillade d'ampleur en Suisse était survenue en 2001, lorsque 14 membres du parlement et du gouvernement local du canton de Zoug (centre), près de Lucerne, ont été tués et une dizaine de personnes blessées en pleine séance de l'assemblée locale par un déséquilibré, qui s'est ensuite donné la mort.
Texte intégral (572 mots)
Selon la presse locale, les coups de feu ont été tirés avant 03h00 (01h00 GMT) en marge de la "Aarauer Rave", fête techno annuelle qui a rassemblé quelque 3.500 personnes à l'hippodrome d'Aarau entre samedi après-midi et dimanche matin. "Une femme de 22 ans a succombé à ses blessures sur place. Quatre hommes et une femme, âgés de 24 à 27 ans, ont été hospitalisés; ils souffrent de blessures allant de légères à graves", a annoncé sur X la police du canton d'Argovie. "Les recherches pour retrouver les auteurs, pour l'heure inconnus, sont en cours", a-t-elle ajouté, expliquant que "les mobiles éventuels ainsi que les circonstances exactes de l'acte restent à éclaircir". Elle n'a pu préciser à l'AFP le nombre de suspects en fuite ni la nature des armes à feu utilisées. Selon la presse, un hélicoptère Super Puma de l’armée a été déployé dans la capitale cantonale d’Argovie, en plus de nombreux secouristes, pompiers et équipes de soins. - Tirs "en rafale" - Dans la nuit, la police a reçu une alerte pour des coups de feu, a rapporté l'agence suisse ATS-Keystone. La porte-parole de la police, Vanessa Rumpold, a de son côté indiqué au journal Blick que l'incident s'était "produit à l'hippodrome", avec "plusieurs coups de feu tirés au sein d’un groupe important de personnes". Des témoins ont indiqué à Blick que des coups de feu avaient été tirés vers 2h30 alors que la rave était en cours et que, après avoir cru à des feux d'artifice, de nombreuses personnes s'étaient ensuite réfugiées dans un gymnase voisin. Selon le journal, un témoin a fait état de "coups de feu en rafale". Une habitante d'Aarau a posté sur les réseaux sociaux une vidéo de rues désertes avec en fond sonore une série de dénotations sèches ressemblant à des coups de feu. La police cantonale d'Argovie a indiqué avoir "ouvert une enquête", appelant la population à "rester à l'écart de la zone". Elle a également demandé à toute personne disposant d’enregistrements vidéo ou de photos de les envoyer sur son compte Instagram. "Le périmètre autour de l'hippodrome, de la piscine et du terrain de sport est bouclé sur une vaste zone", a-t-elle encore indiqué sur X. Au sujet des victimes, les policiers ont précisé que toutes étaient "domiciliées en Suisse". Dans ce pays où les fusillades sont très rares, l'attachement pour les armes est ancré dans la tradition, avec notamment les conscrits de l'armée qui gardent leur fusil chez eux (mais pas les cartouches). Les armes sont donc très répandues dans le pays, même si en l'absence de registre fédéral il est difficile de connaître leur nombre exact. Selon le centre de recherches genevois Small Arms Survey, en 2017 plus de 2,3 millions d'armes étaient aux mains de civils en Suisse, soit près de trois pour 10 habitants, ce qui classait alors le pays au 16e rang mondial pour le nombre d'armes par habitant. La dernière fusillade d'ampleur en Suisse était survenue en 2001, lorsque 14 membres du parlement et du gouvernement local du canton de Zoug (centre), près de Lucerne, ont été tués et une dizaine de personnes blessées en pleine séance de l'assemblée locale par un déséquilibré, qui s'est ensuite donné la mort.
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