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23.07.2026 à 15:27

FRANCE24
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"Allez Alexis, premier combat, focus !" Ce jour-là au BAM L'Héritage, l'un des clubs de boxe de cette ville de la banlieue nord-ouest de Paris, Bigot Marseille entraîne Alexis Gasse, 31 ans, porteur de trisomie 21. Ce dernier est l'un des quelque 700 bénéficiaires de Mira'Events, l'association que l'entraîneur de 24 ans a cofondée en 2022 pour soutenir l'inclusion de personnes en situation de handicap par la pratique sportive, après avoir lancé des cours de boxe gratuits. Double champion de France de boxe anglaise 2017 et 2018 chez les -60 kg, Bigot Marseille a enseigné pendant trois mois à Alexis Gasse les rudiments pour affronter un adversaire valide. Un combat qu'Alexis remportera par K.O, encadré par un arbitre sensibilisé au handicap. "Le handicap n'est pas une fin en soi. Si tu es dans cette société, tu as ta place", souligne le jeune boxeur français d'origine haïtienne auprès de l'AFP. Une place que la boxe peut aider à trouver grâce à ses "valeurs", estime-t-il, citant "la confiance, le dépassement de soi, la discipline". - "Lumière" - "A petits pas Alexis ! Tourne en même temps, faut pas que t'arrêtes, c'est la coordination, c'est pas facile mais faut le faire !" Lunettes teintées et sourire aux lèvres, Bigot Marseille encourage son "champion" lors de l'échauffement. Il est assisté ce jour-là par Mélissa, 16 ans, et Younous, 15 ans, deux stagiaires valides de l'association, qui vont simuler des combats avec Alexis. Et par Timothy Barker, 33 ans, également porteur de trisomie 21. Le premier que Bigot Marseille a fait combattre, avant de le prendre comme entraîneur adjoint. "Ce que fait Bigot, ce n'est pas partout qu'on voit ça, il nous pousse à donner notre maximum", que la personne soit valide ou non, estime Younous. Le jeune entraîneur avait certes aidé à rénover un établissement accueillant des personnes handicapées pour financer son permis de conduire, mais il n'a jamais suivi de formation spécifique pour intervenir auprès de ce public. Il ne s'en trouve pas démuni pour autant. "Il y a une affection que je vais apporter, qui va réchauffer. Prendre dans mes bras, faire une petite accolade... Mais dans mon exigence, il n'y a rien qui change entre eux (les sportifs handicapés, NDLR) et un vice-champion de France", assure-t-il. "Bigot me fait travailler super dur !", confirme Alexis Gasse. Et c'est ainsi qu'il met en "lumière" l'inclusion des personnes handicapées, complète Timothy Barker. Jusqu'à attirer l'attention d'Emmanuel Macron. Dans une lettre adressée au boxeur en février dernier, consultée par l'AFP, le président de la République loue "personnellement" son engagement pour "une société plus juste et solidaire". "Grâce à votre approche profondément humaine et à un entraînement adapté", les personnes handicapées entraînées aux Mureaux "acquièrent à vos côtés plus d'autonomie, de mobilité et de concentration (...). Vous pouvez en être particulièrement fier", souligne le chef de l'Etat. Pour Bigot Marseille, "cette lettre ne récompense pas une personne" mais la cinquantaine de bénévoles qui "œuvrent corps et âme" chaque jour pour la cause, en travaillant avec des établissements éducatifs et médico-sociaux des Yvelines, du Val-d'Oise et de l'Yonne. Le boxeur, lui, ne regrette pas d'avoir suspendu sa carrière depuis une rupture partielle du biceps qui l'a empêché de représenter Haïti, le pays de ses parents, aux Jeux olympiques de Paris en 2024. S'il a mis "un pied en retrait du ring" pour donner "autant de temps à but non lucratif", c'est qu'il en retire "un plaisir fou", confie-t-il.

23.07.2026 à 15:09

FRANCE24
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Au Rwanda, le festival Kigali Ciné Junction ouvre sa 4ème édition. Au menu, cinq jours de projections, d'ateliers et de rencontres. Un rendez-vous entre écran plein air et salles mythiques du quartier de Nyamirambo.
Texte intégral (605 mots)
Au Rwanda, le festival Kigali Ciné Junction ouvre sa 4ème édition. Au menu, cinq jours de projections, d'ateliers et de rencontres. Un rendez-vous entre écran plein air et salles mythiques du quartier de Nyamirambo.

23.07.2026 à 15:01

FRANCE24
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Ce deuxième volet alpestre propose une étape compacte (127,9 km pour 3.500 m de dénivelé positif) qui empruntera au début les sublimes col Bayard (4,7 km à 7,2%) et col du Noyer (7,2 km à 8,5%) avant d'amener les coureurs au pied d'une des montées les plus célèbres du monde. En termes de difficulté pure, l'Alpe d'Huez (13,8 km à 8,1%) n'est pas ce qui se fait de pire. "Ce n'est pas à la hauteur du mythe. C'est beaucoup moins dur que le Granon ou le plateau de Solaison par exemple", souligne même Thierry Gouvenou, le traceur du Tour, auprès de l'AFP. Lors de la première venue du Tour en 1952, Fausto Coppi avait semblé tellement facile que les organisateurs ont jugé la montée pas assez sélective et mis vingt-cinq ans pour y revenir. Mais depuis, l'Alpe d'Huez est devenue un géant de la Grande Boucle. Entre 1976 et 2008, la montée n'est jamais restée deux ans sans accueillir le Tour, construisant sa légende grâce notamment aux multiples victoires hollandaises (Zoetemelk, Kuiper, Winnen, Rooks, Theunisse) et le fameux virage 7 où s'entassent les supporters néerlandais qui campent souvent sur place depuis plusieurs jours déjà. "C'est une montagne vraiment spéciale pour nous. J'en garde des grands souvenirs parce que, comme tant d'autres Néerlandais, j'y étais enfant avec mes parents pendant les vacances", souligne Thymen Arensman qui a remporté deux étapes de montagne dans le Tour l'an dernier. Vainqueur au sommet en 2018, le Britannique Geraint Thomas, aujourd'hui directeur course chez Netcompany Ineos, est l'un de ceux qui résume le mieux ce que vit un coureur du Tour de France dans les 21 virages qui portent chacun le nom d'un vainqueur d'étape du Tour. "C'est comme être dans une boîte de nuit: il est 2 heures du mat', le DJ enflamme la piste et tout le monde est fracassé. Et toi tu ne sais pas si le mec qui vient à ta rencontre veut te frapper ou te dire qu'il t'aime", raconte-t-il dans son livre "Mountains according to G". "Complètement dingue" En 2018, les débordements de la part de spectateurs, souvent en état d'ébriété avancé, ont été particulièrement nombreux. Chris Froome a été victime de crachats et bousculé, alors que Vincenzo Nibali a fini au sol, déséquilibré par des fans, et victime d'une fracture d'une vertèbre. Les organisateurs tentent tant bien que mal de réguler ce chaos, mais c'est un miracle permanent lorsque les coureurs réussissent à se frayer un chemin au milieu de la foule. Et tous les suiveurs savent qu'il faut bien fermer les fenêtres de leurs voitures pour ne pas se faire arroser de liquides divers. Mercredi, Tadej Pogacar a raconté dans quel état il avait retrouvé sa voiture, conduite par sa compagne Urska Zigart lorsqu'elle était venue l'encourager en 2022 lors de la dernière arrivée à l'Alpe d'Huez. "Très sale, parce que tout le monde touchait et secouait les bagnoles. Je suis content qu'elle ne prenne pas ma voiture cette année. Ca va être complètement dingue encore, fantastique. J'espère juste que tout se passera bien", a souligné le maillot jaune. Les coureurs retourneront à l'Alpe d'Huez dès le lendemain mais par le col de Sarenne cette fois, où le public sera en grande partie interdit et qui ne rejoint le parcours traditionnel que dans les quatre derniers kilomètres. Départ de Gap à 14h00 (réel à 14h15), arrivée à l'Alpe d'Huez à 17h34 (horaire calculé sur une moyenne de 39 km/h).
Texte intégral (590 mots)
Ce deuxième volet alpestre propose une étape compacte (127,9 km pour 3.500 m de dénivelé positif) qui empruntera au début les sublimes col Bayard (4,7 km à 7,2%) et col du Noyer (7,2 km à 8,5%) avant d'amener les coureurs au pied d'une des montées les plus célèbres du monde. En termes de difficulté pure, l'Alpe d'Huez (13,8 km à 8,1%) n'est pas ce qui se fait de pire. "Ce n'est pas à la hauteur du mythe. C'est beaucoup moins dur que le Granon ou le plateau de Solaison par exemple", souligne même Thierry Gouvenou, le traceur du Tour, auprès de l'AFP. Lors de la première venue du Tour en 1952, Fausto Coppi avait semblé tellement facile que les organisateurs ont jugé la montée pas assez sélective et mis vingt-cinq ans pour y revenir. Mais depuis, l'Alpe d'Huez est devenue un géant de la Grande Boucle. Entre 1976 et 2008, la montée n'est jamais restée deux ans sans accueillir le Tour, construisant sa légende grâce notamment aux multiples victoires hollandaises (Zoetemelk, Kuiper, Winnen, Rooks, Theunisse) et le fameux virage 7 où s'entassent les supporters néerlandais qui campent souvent sur place depuis plusieurs jours déjà. "C'est une montagne vraiment spéciale pour nous. J'en garde des grands souvenirs parce que, comme tant d'autres Néerlandais, j'y étais enfant avec mes parents pendant les vacances", souligne Thymen Arensman qui a remporté deux étapes de montagne dans le Tour l'an dernier. Vainqueur au sommet en 2018, le Britannique Geraint Thomas, aujourd'hui directeur course chez Netcompany Ineos, est l'un de ceux qui résume le mieux ce que vit un coureur du Tour de France dans les 21 virages qui portent chacun le nom d'un vainqueur d'étape du Tour. "C'est comme être dans une boîte de nuit: il est 2 heures du mat', le DJ enflamme la piste et tout le monde est fracassé. Et toi tu ne sais pas si le mec qui vient à ta rencontre veut te frapper ou te dire qu'il t'aime", raconte-t-il dans son livre "Mountains according to G". "Complètement dingue" En 2018, les débordements de la part de spectateurs, souvent en état d'ébriété avancé, ont été particulièrement nombreux. Chris Froome a été victime de crachats et bousculé, alors que Vincenzo Nibali a fini au sol, déséquilibré par des fans, et victime d'une fracture d'une vertèbre. Les organisateurs tentent tant bien que mal de réguler ce chaos, mais c'est un miracle permanent lorsque les coureurs réussissent à se frayer un chemin au milieu de la foule. Et tous les suiveurs savent qu'il faut bien fermer les fenêtres de leurs voitures pour ne pas se faire arroser de liquides divers. Mercredi, Tadej Pogacar a raconté dans quel état il avait retrouvé sa voiture, conduite par sa compagne Urska Zigart lorsqu'elle était venue l'encourager en 2022 lors de la dernière arrivée à l'Alpe d'Huez. "Très sale, parce que tout le monde touchait et secouait les bagnoles. Je suis content qu'elle ne prenne pas ma voiture cette année. Ca va être complètement dingue encore, fantastique. J'espère juste que tout se passera bien", a souligné le maillot jaune. Les coureurs retourneront à l'Alpe d'Huez dès le lendemain mais par le col de Sarenne cette fois, où le public sera en grande partie interdit et qui ne rejoint le parcours traditionnel que dans les quatre derniers kilomètres. Départ de Gap à 14h00 (réel à 14h15), arrivée à l'Alpe d'Huez à 17h34 (horaire calculé sur une moyenne de 39 km/h).
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