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31.08.2025 à 08:03

En Argentine, la "tango thérapie" pour mieux supporter la maladie de Parkinson

FRANCE24
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Depuis 15 ans, environ 200 patients ont participé aux ateliers de tango de l'hôpital Ramos Mejía, destinés à étudier leur impact sur l'évolution des symptômes de cette maladie neurodégénérative incurable et à fournir des outils pour mieux la vivre au quotidien, explique à l'AFP l'équipe de neurologues en charge de cette "tango thérapie". "L'un des problèmes principaux de la maladie est le trouble de la marche, et le tango, en tant que danse basée sur la marche, travaille sur l'arrêt et le démarrage des pas ainsi que sur des stratégies pour se déplacer autour de la piste", explique la neurologue Nélida Garretto, l'une des promotrices du projet. Les résultats sont encourageants. Beaucoup trouvent des moyens pour pallier les symptômes, comme le blocage moteur des pieds, qui leur "gèle" la marche, souligne la neurologue Tomoko Arakaki. "Il y a une patiente qui nous a dit que lorsqu'elle se +fige+, elle essaie de faire le +huit+ - l'une des figures classiques du tango - avec ses pieds, et cela lui permet de sortir de cette impasse". Le tango favorise la construction d'une "piste sensorielle" qui aide les patients à marcher, ajoute-t-elle. "Nous savons que Parkinson nécessite des traitements pharmacologiques. Le tango est utilisé pour réhabiliter la partie motrice. Avec la musique, on peut sortir de situations complexes". "Le bonheur chaque mardi" À 66 ans, Mme Beltrán, diagnostiquée il y a deux ans, n'avait jamais dansé le tango. Elle a commencé l'atelier sur recommandation médicale. "S'il s'agit de freiner la progression, je dois le faire, il faut danser avec la vie", confie-t-elle. En plus des tremblements, du manque d'équilibre, de la rigidité et des bafouillements au niveau de la voix, la maladie conduit souvent à l'isolement social et à la dépression. L'atelier agit donc comme un stimulus pour l'éviter. Mme Beltrán raconte que cela l'a aidée à améliorer sa stabilité, mais aussi son humeur. "Demain, je suis sûre que je me sentirai mieux parce qu'aujourd'hui j'ai dansé le tango". Chaque patient danse avec une personne saine, guidée par des "danse-thérapeutes", tels que Manuco Firmani, danseur de tango reconnu, qui depuis 2011 alterne entre la scène et ce projet. Emilia, 86 ans, préfère ne pas donner son nom de famille parce qu'elle assiste à ces séances contre la volonté de son fils, qui n'approuve pas les deux heures de bus pour se rendre à la salle de danse, au centre de Buenos Aires. "Pour moi, c'est le bonheur chaque mardi", dit pourtant d'une voix très basse cette enseignante retraitée au corps frêle et voûté, à qui le tango rappelle les souvenirs de sa jeunesse. "Messages simultanés" Selon le neurologue Sergio Rodríguez, chaque année, "nous mesurons des améliorations sur le plan cognitif, moteur, de la marche et de l'équilibre". Pour les experts de cette danse typique du Rio de la Plata, le secret du tango est de marcher. Mais ce n'est pas seulement cela qui en fait un outil efficace pour le traitement de la maladie de Parkinson. Sa valeur ajoutée consiste dans le fait qu'il nécessite de suivre un rythme, de danser dans une direction déterminée et d'interpréter ce que le partenaire propose de réaliser. Ce sont "de nombreux messages simultanés qui doivent être résolus, ce qui est très positif dans cette maladie où souvent la difficulté réside dans la résolution de plusieurs choses simultanément", dit la docteure Garretto. À la fin de la séance, tout le monde applaudit à tout rompre. "il règne un air de satisfaction", constate la danse-thérapeute Laura Segade. "Après tout, c'est de danser qui compte et personne ne pourra leur enlever ça".

31.08.2025 à 08:03

Produire de l'électricité grâce aux vagues, un rêve qui devient réalité à Los Angeles

FRANCE24
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"Le projet est très simple", explique à l'AFP Inna Braverman, cofondatrice d'Eco Wave Power, une start-up israélienne persuadée que l'énergie houlomotrice représente une "révolution". Comme des touches de piano, les flotteurs descendent et montent à chaque vague. Reliés à des pistons hydrauliques, ils poussent un fluide biodégradable jusqu'à un conteneur rempli d'accumulateurs, ressemblant à de grosses bouteilles de plongée. Lorsque ceux-ci relâchent la pression, ils actionnent une turbine qui génère du courant électrique. Si ce projet pilote convainc les autorités californiennes, Mme Braverman espère recouvrir la jetée de 13 kilomètres protégeant le port avec plusieurs centaines de flotteurs. Cela produirait assez d'électricité pour alimenter "environ 60.000 foyers". L'énergie houlomotrice constitue "une solution d'énergie renouvelable stable et à grande échelle pour le monde entier", s'enthousiasme l'Israélienne. Exploiter la force colossale de l'océan est un véritable serpent de mer depuis des décennies: contrairement au solaire, improductif la nuit, ou à l'éolien, dépendant de la météo, la mer offre un mouvement quasi-perpétuel. Les vagues de la côte Ouest américaine pourraient en théorie alimenter 130 millions de foyers et couvrir 34% de la production d'électricité des Etats-Unis, selon le ministère américain de l'Energie. Mission impossible Pourtant, l'énergie houlomotrice reste le parent pauvre des renouvelables, incapable d'atteindre la commercialisation. Le secteur regorge de naufrages d'entreprises et de projets coulés par la brutalité de la mer: développer des appareils assez robustes pour encaisser la furie des vagues, tout en acheminant l'électricité par câbles sous-marins vers la côte s'est jusqu'ici avéré une mission impossible à rentabiliser. "99 % des concurrents ont choisi d'installer leurs équipements au milieu de l'océan, où cela coûte très cher et où ils tombent sans cesse en panne", résume Mme Braverman. "Ils ne peuvent donc pas vraiment mener à bien leurs projets." Avec son dispositif rétractable fixé à quai, l'entrepreneuse croit avoir trouvé le Graal. "Lorsque les vagues sont trop hautes pour que le système puisse les supporter, les flotteurs remontent simplement jusqu'à ce que la tempête passe, afin qu'ils ne subissent aucun dommage", détaille-t-elle. L'idée séduit Krish Thiagarajan Sharman, professeur de génie mécanique à l'Université du Massachusetts. "Le talon d'Achille de l'énergie houlomotrice, ce sont les coûts de maintenance. Avoir un dispositif proche du rivage, où l'on peut marcher sur une jetée pour inspecter le système, a donc beaucoup de sens", commente cet expert, non lié au projet. L'universitaire s'interroge néanmoins sur le potentiel pour multiplier ces installations. "Cette jetée de treize kilomètres, ce n'est pas courant. C'est rare d'avoir un front de mer aussi long disponible pour produire de l'électricité", souligne-t-il. Neutralité carbone A ce stade, l'énergie houlomotrice reste plus adaptée à des "usages de niche" selon lui, comme l'alimentation d'îles reculées dépendant de groupes électrogènes. Eco Wave Power voit plus grand: l'entreprise a identifié 77 sites exploitables aux Etats-Unis et convoite d'autres marchés. En Israël, jusqu'à 100 foyers du port de Jaffa s'éclairent déjà depuis décembre grâce aux vagues. En 2026, 1.000 foyers portugais devraient pouvoir faire de même à Porto. D'autres installations sont prévues à Taïwan et en Inde. Mme Braverman rêve de projets de 20 mégawatts, capacité critique pour proposer un prix de l'électricité compétitif avec l'éolien. L'entrepreneuse assure également que ses flotteurs n'ont "aucun impact environnemental" et sont neutres pour la faune aquatique, car ils s'implantent "sur des structures existantes construites par l'homme, qui perturbent déjà l'environnement." Ces promesses résonnent en Californie, où l'intelligence artificielle fait exploser les besoins en électricité. La commission de l'énergie de l'Etat a récemment souligné le potentiel de l'énergie houlomotrice pour contribuer à atteindre la neutralité carbone promise d'ici 2045. Finaliser le projet à Los Angeles devrait prendre sept ans, selon Jenny Krusoe, fondatrice d'AltaSea, organisation ayant aidé à son développement. Un horizon utile pour obtenir les autorisations nécessaires de l'Etat fédéral, malgré l'aversion de Donald Trump pour les renouvelables. "Le soutien (à la transition énergétique) est un peu compromis aux Etats-Unis pour les trois ans et demi à venir", convient-elle. "Mais (...) les choses changent, il faut donc garder le cap."

31.08.2025 à 08:01

La nouvelle rentrée contrariée de Gérald Darmanin

FRANCE24
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"La politique, c'est quand même l'art de l'adaptation". Gérald Darmanin en sait quelque chose. Après avoir fait monter la température autour de la présidentielle de 2027, sa première rentrée de Tourcoing en 2023 avait été refroidie par l'intervention d’Élisabeth Borne, alors Première ministre. L'an passé, elle avait dû être décalée de quelques semaines, la France, qui sortait de la dissolution et des élections législatives, n'ayant alors pas de gouvernement de plein exercice. Nouvel imprévu. Si M. Darmanin devrait distiller quelques propositions dimanche, il ne devrait pas les développer autant qu'initialement envisagé, en raison de la situation politique et de l'incertitude sur le sort du gouvernement, qu'il a réintégré après l'arrivée de François Bayrou à Matignon. Le garde des Sceaux n'avait au demeurant pas prévu, selon son entourage, de déclarer sa candidature à l'élection présidentielle, un bruit qui courait depuis quelques jours. "Ce qui m'intéresse, c'est de faire des choses ici et maintenant. Après, si nous ne faisons pas ce à quoi je crois, oui, je m'intéresserai évidemment à l'avenir de mon pays, et j'essaierai d'y contribuer directement", a répondu M. Darmanin à La Voix du Nord, après avoir déjà eu l'occasion d'expliquer qu'il préparait "un projet pour la présidentielle". Dimanche, l'élu de Tourcoing va, selon son entourage, plaider pour le vote de confiance envers le gouvernement de François Bayrou, pour écarter le spectre de "l'instabilité politique" et de "l'instabilité sociale". Le ministre sent "une forme de violence sociale assez forte dans le pays", plus inquiétante à ses yeux que le risque économique et financier, selon la même source. "Pas dans l'optique" Matignon Il devrait une nouvelle fois plaider pour une "inflexion sociale", mantra de cet ex-membre des Républicains (LR) qui se revendique "gaulliste social" et n'a cessé de plaider en ce sens au sein de la macronie. Considérant que François Bayrou, de par sa fibre démocrate-chrétienne, est en capacité d'appliquer cette politique, avec des "compromis". Dans le viseur: le PS, considéré, selon la même source, comme "ceux qui peuvent donner une chance au compromis" et "éviter la dissolution". Charge au Premier ministre de nouer cette entente en acceptant de revenir sur certaines mesures, comme la suppression de deux jours fériés sans contrepartie rémunératrice. L'entreprise semble cependant vouée à l'échec, alors que les socialistes ont annoncé qu'ils voteraient contre la confiance. "Soyons clairs : nous n’irons pas à Matignon pour négocier avec François Bayrou", a martelé le chef des députés PS, Boris Vallaud, dans une interview à Sud-Ouest samedi. Pas candidat à Matignon, Gérald Darmanin ? Le garde des Sceaux a été reçu cet été au fort de Brégançon par Emmanuel Macron. S'il a pu être intéressé dans le passé, le ministre de la Justice n'est "pas du tout dans cette optique" et souhaite avant tout rester place Vendôme, assure son entourage. Quelque 1.250 personnes sont inscrites pour cette rentrée du patron de Populaires. Trois tables rondes, qui mettront aux prises des chercheurs, sondeurs, professeurs et personnalités du monde associatif, sont au programme: la première sur la parentalité, animée par le député (Renaissance) Mathieu Lefèvre, la seconde sur la santé mentale des jeunes, dirigée par la députée (MoDem) Delphine Lingemann, et la troisième sur "l'assignation à résidence" sociale, animée par le sénateur (Les Républicains) Stéphane Le Rudulier. Le garde des Sceaux s'exprimera à 16H00 depuis le jardin botanique de Tourcoing. Il a par ailleurs indiqué à La Voix du Nord qu'il serait candidat aux élections municipales, en tête de liste ou en numéro deux derrière sa successeure Dorian Becue. Décision définitive en janvier.
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