Les opérations de secours en Méditerranée centrale ne se limitent pas aux dangers liés à la mer. Elles exposent aussi les équipes humanitaires à des situations de tension, voire à des attaques directes. En août dernier, le navire Ocean Viking, affrété par SOS Méditerranée, a été pris pour cible par des garde-côtes libyens alors qu’il menait une mission de sauvetage.
Selon les témoignages recueillis par l’ONG, des tirs ont visé le bateau pendant environ vingt minutes. Le poste de commandement et les antennes ont notamment été ciblés. Si l’équipage n’a pas été blessé, une centaine d’impacts de balles ont été relevés sur le navire à l’issue de l’incident.
La directrice générale de SOS Méditerranée, Sophie Beau, revient sur ces conditions d’intervention particulièrement difficiles dans cette zone maritime située entre la Libye, la Tunisie et l’Italie. Elle évoque des missions menées dans un environnement instable, marqué par des tensions politiques et sécuritaires.
Dans cette région, les navires humanitaires sont parfois perçus comme des acteurs gênants. Les garde-côtes libyens, régulièrement impliqués dans les opérations d’interception des migrants en mer, bénéficient par ailleurs de financements et de formations de la part de l’Union européenne, un point régulièrement dénoncé par certaines ONG.
Malgré ces risques, SOS Méditerranée poursuit ses missions de sauvetage, dans un contexte où les tentatives de traversée restent nombreuses et les conditions de navigation souvent extrêmement précaires.
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Les opérations de secours en Méditerranée centrale ne se limitent pas aux dangers liés à la mer. Elles exposent aussi les équipes humanitaires à des situations de tension, voire à des attaques directes. En août dernier, le navire Ocean Viking, affrété par SOS Méditerranée, a été pris pour cible par des garde-côtes libyens alors qu’il menait une mission de sauvetage.
Selon les témoignages recueillis par l’ONG, des tirs ont visé le bateau pendant environ vingt minutes. Le poste de commandement et les antennes ont notamment été ciblés. Si l’équipage n’a pas été blessé, une centaine d’impacts de balles ont été relevés sur le navire à l’issue de l’incident.
La directrice générale de SOS Méditerranée, Sophie Beau, revient sur ces conditions d’intervention particulièrement difficiles dans cette zone maritime située entre la Libye, la Tunisie et l’Italie. Elle évoque des missions menées dans un environnement instable, marqué par des tensions politiques et sécuritaires.
Dans cette région, les navires humanitaires sont parfois perçus comme des acteurs gênants. Les garde-côtes libyens, régulièrement impliqués dans les opérations d’interception des migrants en mer, bénéficient par ailleurs de financements et de formations de la part de l’Union européenne, un point régulièrement dénoncé par certaines ONG.
Malgré ces risques, SOS Méditerranée poursuit ses missions de sauvetage, dans un contexte où les tentatives de traversée restent nombreuses et les conditions de navigation souvent extrêmement précaires.