Les centres de rétention administrative dans lesquels sont placés les migrants sans papiers, en attente d’expulsion, se multiplient en Europe. Au sein de l’Union européenne, seuls 24 % en moyenne de ces retours sont effectifs et les délais de détention s’allongent, jusqu’à 90 jours en France. La sociologue Louise Tassin a eu accès, pendant plusieurs mois, à ces lieux d’enfermement en France, en Italie et en Grèce. Dans son livre "Comme on les enferme", elle en décrypte le fonctionnement, notamment le rôle central des acteurs privés, et les effets, dont celui de rapprocher des étrangers retenus pour des raisons administratives en figures criminelles. Entretien.
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Les centres de rétention administrative dans lesquels sont placés les migrants sans papiers, en attente d’expulsion, se multiplient en Europe. Au sein de l’Union européenne, seuls 24 % en moyenne de ces retours sont effectifs et les délais de détention s’allongent, jusqu’à 90 jours en France. La sociologue Louise Tassin a eu accès, pendant plusieurs mois, à ces lieux d’enfermement en France, en Italie et en Grèce. Dans son livre "Comme on les enferme", elle en décrypte le fonctionnement, notamment le rôle central des acteurs privés, et les effets, dont celui de rapprocher des étrangers retenus pour des raisons administratives en figures criminelles. Entretien.