
21.01.2026 à 10:35
« À l’âge des machines apprenantes, la croyance ne se situe plus seulement du côté des doctrines religieuses, mais dans les interfaces mêmes qui médiatisent le monde. Croire aujourd’hui ne consiste plus seulement à adhérer à un dogme, mais à faire confiance à des dispositifs, à des algorithmes et à des flux d’informations qui agissent comme autant de producteurs de réalité : « À l’automne 2024, les visiteurs de la chapelle Saint-Pierre de Lucerne, en Suisse, ont pu s’adresser à un confesseur pour le moins inattendu : Jésus. Ou plutôt « AI Jesus », un avatar au visage du Christ s’affichant sur un ordinateur, placé pendant deux mois dans un confessionnal, et à qui les fidèles et les curieux de passage ont pu confier leurs pensées intimes et leurs questions existentielles… Questions auxquelles il a ensuite répondu point par point, animé par une intelligence artificielle (IA) de type GPT-4o, produite par OpenAI, l’entreprise à l’origine du fameux Chat GPT. L’IA peut-elle donc nourrir la spiritualité ? « Toute connaissance et toute sagesse viennent en fin de compte de Dieu », a pour sa part répondu l’avatar de Jésus, lors d’une démonstration à laquelle l’agence Associated Press (AP) a pu assister ». C’est pourquoi l’anthropologie du croire ne peut se contenter de décrire la persistance du religieux dans la modernité : elle doit interroger la manière dont la technique, en devenant environnement, reconfigure les formes élémentaires de l’expérience de la foi, de la présence et du sens… » Cette note est la troisième d’une série de l’Observatoire géopolitique du fait religieux intitulée : « Intelligence artificielle et recomposition du croire : Le Sacré Codé » :
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« À l’âge des machines apprenantes, la croyance ne se situe plus seulement du côté des doctrines religieuses, mais dans les interfaces mêmes qui médiatisent le monde. Croire aujourd’hui ne consiste plus seulement à adhérer à un dogme, mais à faire confiance à des dispositifs, à des algorithmes et à des flux d’informations qui agissent comme autant de producteurs de réalité :
« À l’automne 2024, les visiteurs de la chapelle Saint-Pierre de Lucerne, en Suisse, ont pu s’adresser à un confesseur pour le moins inattendu : Jésus. Ou plutôt « AI Jesus », un avatar au visage du Christ s’affichant sur un ordinateur, placé pendant deux mois dans un confessionnal, et à qui les fidèles et les curieux de passage ont pu confier leurs pensées intimes et leurs questions existentielles… Questions auxquelles il a ensuite répondu point par point, animé par une intelligence artificielle (IA) de type GPT-4o, produite par OpenAI, l’entreprise à l’origine du fameux Chat GPT. L’IA peut-elle donc nourrir la spiritualité ? « Toute connaissance et toute sagesse viennent en fin de compte de Dieu », a pour sa part répondu l’avatar de Jésus, lors d’une démonstration à laquelle l’agence Associated Press (AP) a pu assister ».
C’est pourquoi l’anthropologie du croire ne peut se contenter de décrire la persistance du religieux dans la modernité : elle doit interroger la manière dont la technique, en devenant environnement, reconfigure les formes élémentaires de l’expérience de la foi, de la présence et du sens… »
Cette note est la troisième d’une série de l’Observatoire géopolitique du fait religieux intitulée : « Intelligence artificielle et recomposition du croire : Le Sacré Codé » :
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20.01.2026 à 17:14
Deuxième épisode sur six de ma série « Proche-Orient : comment en est-on arrivé là ? ». La communauté internationale « s’est laissé glisser » sur la question palestinienne, permettant à Benyamin Netanyahou de poursuivre librement une stratégie visant à rendre matériellement impossible la création d’un État palestinien et à laisser prospérer la réalité de l’occupation et de la dépossession. Cette situation, dont la résolution semble aujourd’hui hors de portée, résulte de l’impunité dont Netanyahou a bénéficié et de l’absence de sanctions, renforçant le sentiment d’impuissance. Face à des propos ouvertement racistes et suprémacistes, le silence et l’inaction demeurent. Chaque jour qui passe joue en faveur d’Israël, qui ne subit aucune pression extérieure. Quant à la crédibilité morale et politique de l’Europe, elle est lourdement affectée par le contraste entre son absence de réaction concernant la situation au Proche-Orient et la rapidité avec laquelle des sanctions ont été imposées contre la Russie.
L’article Gaza : le crime contre l’humanité paie | Proche-Orient : comment en est-on arrivé là ? (2/5) est apparu en premier sur IRIS.
Deuxième épisode sur six de ma série « Proche-Orient : comment en est-on arrivé là ? ».
La communauté internationale « s’est laissé glisser » sur la question palestinienne, permettant à Benyamin Netanyahou de poursuivre librement une stratégie visant à rendre matériellement impossible la création d’un État palestinien et à laisser prospérer la réalité de l’occupation et de la dépossession.
Cette situation, dont la résolution semble aujourd’hui hors de portée, résulte de l’impunité dont Netanyahou a bénéficié et de l’absence de sanctions, renforçant le sentiment d’impuissance. Face à des propos ouvertement racistes et suprémacistes, le silence et l’inaction demeurent. Chaque jour qui passe joue en faveur d’Israël, qui ne subit aucune pression extérieure.
Quant à la crédibilité morale et politique de l’Europe, elle est lourdement affectée par le contraste entre son absence de réaction concernant la situation au Proche-Orient et la rapidité avec laquelle des sanctions ont été imposées contre la Russie.
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20.01.2026 à 12:30
Chaque mardi, Pascal Boniface reçoit un membre de l’équipe de recherche de l’IRIS pour décrypter un fait d’actualité internationale. Aujourd’hui, échange avec Federico Santopinto, directeur de recherche à l’IRIS, autour de l’avenir des relations entre les États-Unis de Donald Trump et l’Union européenne dans un contexte marqué par la montée des tensions autour du Groenland et par des annonces de hausse des droits de douane par Donald Trump.
L’article L’UE face à Trump : Stop ou encore ? | Les mardis de l’IRIS est apparu en premier sur IRIS.
Chaque mardi, Pascal Boniface reçoit un membre de l’équipe de recherche de l’IRIS pour décrypter un fait d’actualité internationale. Aujourd’hui, échange avec Federico Santopinto, directeur de recherche à l’IRIS, autour de l’avenir des relations entre les États-Unis de Donald Trump et l’Union européenne dans un contexte marqué par la montée des tensions autour du Groenland et par des annonces de hausse des droits de douane par Donald Trump.
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20.01.2026 à 12:18
Cette note analyse la nouvelle phase du processus de résolution de la question kurde marquée par l’autodissolution du PKK en mai 2025. Il montre comment ce processus s’inscrit à la fois dans les dynamiques politiques internes d’un régime autoritaire et dans les bouleversements régionaux, notamment la reconfiguration de l’État syrien. En replaçant la séquence actuelle dans la continuité historique du conflit entre le PKK et l’État turc et des tentatives antérieures de règlement politique, il met en évidence les facteurs ayant conduit à leurs échecs. Après avoir expliqué les différentes étapes et les principaux acteurs du processus en cours, il procède à une analyse critique de la perspective du gouvernement turc en s’appuyant sur les discours et les écrits de ses représentants. Mettant en avant la poursuite des mesures répressives à l’égard de toutes les oppositions et la distinction imposée entre le « processus de résolution » et les éventuelles réformes de démocratisation, il conclut que l’approche privilégiée demeure avant tout sécuritaire plutôt que politique, ce qui réduit les chances d’une résolution durable et d’une ouverture démocratique.
L’article Adieu aux armes ou nouvelle désillusion ? Une mise en contexte du processus de résolution de la question kurde en Turquie est apparu en premier sur IRIS.
Cette note analyse la nouvelle phase du processus de résolution de la question kurde marquée par l’autodissolution du PKK en mai 2025. Il montre comment ce processus s’inscrit à la fois dans les dynamiques politiques internes d’un régime autoritaire et dans les bouleversements régionaux, notamment la reconfiguration de l’État syrien. En replaçant la séquence actuelle dans la continuité historique du conflit entre le PKK et l’État turc et des tentatives antérieures de règlement politique, il met en évidence les facteurs ayant conduit à leurs échecs. Après avoir expliqué les différentes étapes et les principaux acteurs du processus en cours, il procède à une analyse critique de la perspective du gouvernement turc en s’appuyant sur les discours et les écrits de ses représentants. Mettant en avant la poursuite des mesures répressives à l’égard de toutes les oppositions et la distinction imposée entre le « processus de résolution » et les éventuelles réformes de démocratisation, il conclut que l’approche privilégiée demeure avant tout sécuritaire plutôt que politique, ce qui réduit les chances d’une résolution durable et d’une ouverture démocratique.
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19.01.2026 à 16:55
La Coopération structurée permanente (CSP ou PESCO en anglais), établie par le traité de Lisbonne en 2008, est le cadre politique et juridique censé accueillir les coopérations en matière de défense entre États membres au sein de l’Union européenne (UE). Le principe : les États voulant coopérer sur un sujet en particulier se regroupent, les États ne voulant pas de cette coopération ne le font pas, suivant l’idée simple de « volontaires et capables » (« able and willing »). En somme, plusieurs coalitions des volontaires, facilitées par l’UE. Or, Plus de huit ans après son lancement en 2017, quel en est le résultat ? Il est inquiétant. L’objectif de cette étude est ainsi de présenter une image la plus objective possible de l’état de la CSP fin 2025, sans nier les limites de l’objectivation. L’étude présente l’ensemble des projets, leur composition, leurs participants, leurs progrès, etc. Les résultats sont clairs : par exemple, seulement 3 projets (sur 83 lancés) ont atteint leurs objectifs en huit ans. La CSP n’a pas réussi à devenir le cadre de coopération européenne par excellence et n’a donc pas permis de renforcer la défense européenne. La CSP serait-elle ainsi la chose à abattre ? L’exemple le plus flagrant de l’échec de la coopération européenne en matière d’armement ? La coopération est une méthode, les cadres de coopération sont des moyens, et les deux ne sauraient être un objectif eux-mêmes. Ce sont bien justement les objectifs qui sont en cause, et plus particulièrement les États qui les fixent. Ces derniers sont bien les acteurs qui ont limité les potentiels de la coopération européenne comme méthode de renforcement de la défense commune, et cette responsabilité est visible à travers l’étude des projets de la CSP.
L’article Radiographie (ou autopsie ?) de la Coopération structurée permanente et leçons pour la coopération capacitaire européenne est apparu en premier sur IRIS.
La Coopération structurée permanente (CSP ou PESCO en anglais), établie par le traité de Lisbonne en 2008, est le cadre politique et juridique censé accueillir les coopérations en matière de défense entre États membres au sein de l’Union européenne (UE). Le principe : les États voulant coopérer sur un sujet en particulier se regroupent, les États ne voulant pas de cette coopération ne le font pas, suivant l’idée simple de « volontaires et capables » (« able and willing »). En somme, plusieurs coalitions des volontaires, facilitées par l’UE. Or, Plus de huit ans après son lancement en 2017, quel en est le résultat ? Il est inquiétant. L’objectif de cette étude est ainsi de présenter une image la plus objective possible de l’état de la CSP fin 2025, sans nier les limites de l’objectivation. L’étude présente l’ensemble des projets, leur composition, leurs participants, leurs progrès, etc. Les résultats sont clairs : par exemple, seulement 3 projets (sur 83 lancés) ont atteint leurs objectifs en huit ans. La CSP n’a pas réussi à devenir le cadre de coopération européenne par excellence et n’a donc pas permis de renforcer la défense européenne.
La CSP serait-elle ainsi la chose à abattre ? L’exemple le plus flagrant de l’échec de la coopération européenne en matière d’armement ? La coopération est une méthode, les cadres de coopération sont des moyens, et les deux ne sauraient être un objectif eux-mêmes. Ce sont bien justement les objectifs qui sont en cause, et plus particulièrement les États qui les fixent. Ces derniers sont bien les acteurs qui ont limité les potentiels de la coopération européenne comme méthode de renforcement de la défense commune, et cette responsabilité est visible à travers l’étude des projets de la CSP.
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19.01.2026 à 15:57
Les menaces de Donald Trump de prendre possession du Groenland se sont multipliées depuis le début de son mandat. D’abord prises à la légère, elles l’ont été à tort : il s’agit d’une volonté qu’il ne cesse de réaffirmer. Cette ambition s’inscrit dans son objectif proclamé de faire des États-Unis « le plus grand pays du monde », notamment par le contrôle de ressources stratégiques comme les terres rares, en dépit de l’opposition du Danemark et des pays européens, des résistances qui comptent peu à ses yeux. Les Européens ont, jusqu’à présent, trop souvent cédé aux volontés de Donald Trump. Or, la protection ou la bienveillance étatsunienne n’existent plus : au contraire, le président américain multiplie les exigences et les insultes, sans respecter la souveraineté des États européens. La notion de « monde occidental » perd ainsi de sa pertinence. Il est désormais temps de dire non aux États-Unis, une position également soutenue par les opinions publiques européennes. L’enjeu est de démontrer que l’Europe est capable de défendre ses propres intérêts afin de regagner en crédibilité sur la scène internationale.
L’article UE Trump : la soumission n’est plus possible est apparu en premier sur IRIS.
Les menaces de Donald Trump de prendre possession du Groenland se sont multipliées depuis le début de son mandat. D’abord prises à la légère, elles l’ont été à tort : il s’agit d’une volonté qu’il ne cesse de réaffirmer.
Cette ambition s’inscrit dans son objectif proclamé de faire des États-Unis « le plus grand pays du monde », notamment par le contrôle de ressources stratégiques comme les terres rares, en dépit de l’opposition du Danemark et des pays européens, des résistances qui comptent peu à ses yeux.
Les Européens ont, jusqu’à présent, trop souvent cédé aux volontés de Donald Trump. Or, la protection ou la bienveillance étatsunienne n’existent plus : au contraire, le président américain multiplie les exigences et les insultes, sans respecter la souveraineté des États européens. La notion de « monde occidental » perd ainsi de sa pertinence. Il est désormais temps de dire non aux États-Unis, une position également soutenue par les opinions publiques européennes. L’enjeu est de démontrer que l’Europe est capable de défendre ses propres intérêts afin de regagner en crédibilité sur la scène internationale.
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16.01.2026 à 14:57
Les convergences criminelles ne sont pas un phénomène nouveau mais les diverses évaluations de la menace que représente la criminalité organisée font apparaitre à la fois une porosité croissante entre les types de trafics et une expansion des partenariats criminels. Il en résulte un écosystème polycriminel, soutenu par des interactions fluides entre des acteurs criminels qui orientent leurs activités et changent de modèle économique au gré des opportunités, tirant ainsi parti de la diversification et de la connectivité des trafics.
L’article Les convergences criminelles : un défi pour la coopération est apparu en premier sur IRIS.
Les convergences criminelles ne sont pas un phénomène nouveau mais les diverses évaluations de la menace que représente la criminalité organisée font apparaitre à la fois une porosité croissante entre les types de trafics et une expansion des partenariats criminels. Il en résulte un écosystème polycriminel, soutenu par des interactions fluides entre des acteurs criminels qui orientent leurs activités et changent de modèle économique au gré des opportunités, tirant ainsi parti de la diversification et de la connectivité des trafics.
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