
20.07.2026 à 15:05
La Coupe du monde 2026 s’est achevée par une victoire de l’Espagne sur l’Argentine. Cette édition aura surtout été marquée par l’omniprésence du pouvoir politique, de la puissance et de l’argent. Jamais la FIFA n’avait semblé aussi docile face au pouvoir. Donald Trump, descendu sur la pelouse pour remettre le trophée, a symbolisé cette mainmise : un spectacle plus proche du Super Bowl que du football, avec des pauses publicitaires déguisées en pauses « fraîcheur » et une mi-temps allongée à 30 minutes. Les décisions arbitraires se sont multipliées : exclusion d’un arbitre somalien, interdiction de certaines délégations de supporters, ou encore l’obligation pour l’équipe d’Iran de jouer aux États-Unis sans y dormir, ajoutant une fatigue inutile aux joueurs. Donald Trump, qui n’aime pas le football mais adore les caméras, a utilisé l’événement pour afficher son pouvoir, au mépris de la crédibilité de la compétition. De plus, il est également intervenu pour éviter la suspension de l’attaquant américain, Folarin Balogun, rappelant les pires précédents du football, comme en 1934 sous Mussolini ou en 1982 avec le frère de l’émir du Koweït. Cette Coupe du monde a aussi marqué une avancée avec l’ouverture à 48 équipes, offrant une visibilité à des petites sélections et confirmant l’universalité du football. Mais cette expansion, si elle a permis plus de matchs et plus de revenus, n’a pas suffi à masquer les dérives : une FIFA aux ordres, un Infantino prêt à tout pour plaire à Trump, et des fédérations pauvres séduites par une redistribution inégale des richesses. Face à cette dérive, l’UEFA commence à s’agiter, tandis que le Conseil de l’Europe met en garde contre l’emprise croissante de l’argent et du pouvoir sur le sport. La prochaine édition, coorganisée par le Maroc, l’Espagne et le Portugal, devra-t-elle subir les mêmes ingérences ? Ou saura-t-elle […]
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La Coupe du monde 2026 s’est achevée par une victoire de l’Espagne sur l’Argentine. Cette édition aura surtout été marquée par l’omniprésence du pouvoir politique, de la puissance et de l’argent. Jamais la FIFA n’avait semblé aussi docile face au pouvoir. Donald Trump, descendu sur la pelouse pour remettre le trophée, a symbolisé cette mainmise : un spectacle plus proche du Super Bowl que du football, avec des pauses publicitaires déguisées en pauses « fraîcheur » et une mi-temps allongée à 30 minutes.
Les décisions arbitraires se sont multipliées : exclusion d’un arbitre somalien, interdiction de certaines délégations de supporters, ou encore l’obligation pour l’équipe d’Iran de jouer aux États-Unis sans y dormir, ajoutant une fatigue inutile aux joueurs. Donald Trump, qui n’aime pas le football mais adore les caméras, a utilisé l’événement pour afficher son pouvoir, au mépris de la crédibilité de la compétition. De plus, il est également intervenu pour éviter la suspension de l’attaquant américain, Folarin Balogun, rappelant les pires précédents du football, comme en 1934 sous Mussolini ou en 1982 avec le frère de l’émir du Koweït.
Cette Coupe du monde a aussi marqué une avancée avec l’ouverture à 48 équipes, offrant une visibilité à des petites sélections et confirmant l’universalité du football. Mais cette expansion, si elle a permis plus de matchs et plus de revenus, n’a pas suffi à masquer les dérives : une FIFA aux ordres, un Infantino prêt à tout pour plaire à Trump, et des fédérations pauvres séduites par une redistribution inégale des richesses.
Face à cette dérive, l’UEFA commence à s’agiter, tandis que le Conseil de l’Europe met en garde contre l’emprise croissante de l’argent et du pouvoir sur le sport. La prochaine édition, coorganisée par le Maroc, l’Espagne et le Portugal, devra-t-elle subir les mêmes ingérences ? Ou saura-t-elle préserver l’intégrité du football, loin des calculs politiques et financiers ?
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17.07.2026 à 14:25
Depuis le déclenchement de la guerre le 15 avril 2023 entre les Forces armées soudanaises (Sudanese Armed Forces, SAF) du général Abdel Fattah al-Burhan et les Forces de soutien rapide (Rapid Support Forces, RSF) dirigées par Mohamed Hamdan Dagalo, dit « Hemedti », le Soudan est devenu l’épicentre de l’une des crises sécuritaires et humanitaires les plus graves du XXIe siècle. En un peu plus de trois ans, le conflit a provoqué l’effondrement de larges pans de l’appareil étatique, déplacé plus de quatorze millions de personnes, dont près de quatre millions de réfugiés dans les pays voisins, et placé plus de trente millions d’habitants en situation de dépendance à l’aide humanitaire, soit près des deux tiers de la population soudanaise. Pourtant, réduire cette guerre à une catastrophe humanitaire ou à une lutte de pouvoir entre deux appareils militaires constituerait une lecture incomplète. En raison de sa position géographique, à la jonction de la vallée du Nil, de la Corne de l’Afrique, de la mer Rouge et de l’espace sahélo-saharien, le Soudan occupe une fonction stratégique dont les effets dépassent largement son territoire national. La guerre accélère ainsi des recompositions régionales qui concernent directement la Libye, le Tchad, l’Égypte ainsi que l’ensemble du Sahara central. Cette note défend l’hypothèse selon laquelle le conflit soudanais agit moins comme une rupture que comme un accélérateur de dynamiques géopolitiques préexistantes. En s’appuyant sur une approche comparative entre les trajectoires soudanaise et libyenne, elle montre comment les espaces reliant le Darfour, Kufra et le Fezzan deviennent progressivement un continuum stratégique marqué par la circulation des groupes armés, l’intensification des économies de guerre, la recomposition des routes migratoires et l’affaiblissement des souverainetés étatiques. L’analyse met également en évidence que les crises soudanaise et libyenne ne doivent plus être étudiées séparément. Elles participent désormais d’un même système […]
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Depuis le déclenchement de la guerre le 15 avril 2023 entre les Forces armées soudanaises (Sudanese Armed Forces, SAF) du général Abdel Fattah al-Burhan et les Forces de soutien rapide (Rapid Support Forces, RSF) dirigées par Mohamed Hamdan Dagalo, dit « Hemedti », le Soudan est devenu l’épicentre de l’une des crises sécuritaires et humanitaires les plus graves du XXIe siècle. En un peu plus de trois ans, le conflit a provoqué l’effondrement de larges pans de l’appareil étatique, déplacé plus de quatorze millions de personnes, dont près de quatre millions de réfugiés dans les pays voisins, et placé plus de trente millions d’habitants en situation de dépendance à l’aide humanitaire, soit près des deux tiers de la population soudanaise.
Pourtant, réduire cette guerre à une catastrophe humanitaire ou à une lutte de pouvoir entre deux appareils militaires constituerait une lecture incomplète. En raison de sa position géographique, à la jonction de la vallée du Nil, de la Corne de l’Afrique, de la mer Rouge et de l’espace sahélo-saharien, le Soudan occupe une fonction stratégique dont les effets dépassent largement son territoire national. La guerre accélère ainsi des recompositions régionales qui concernent directement la Libye, le Tchad, l’Égypte ainsi que l’ensemble du Sahara central.
Cette note défend l’hypothèse selon laquelle le conflit soudanais agit moins comme une rupture que comme un accélérateur de dynamiques géopolitiques préexistantes. En s’appuyant sur une approche comparative entre les trajectoires soudanaise et libyenne, elle montre comment les espaces reliant le Darfour, Kufra et le Fezzan deviennent progressivement un continuum stratégique marqué par la circulation des groupes armés, l’intensification des économies de guerre, la recomposition des routes migratoires et l’affaiblissement des souverainetés étatiques.
L’analyse met également en évidence que les crises soudanaise et libyenne ne doivent plus être étudiées séparément. Elles participent désormais d’un même système régional où les conflits, les trafics, les ressources naturelles et les acteurs politico-militaires interagissent à l’échelle sahélo-saharienne. Cette évolution conduit à repenser les approches classiques de la sécurité régionale, encore largement centrées sur les frontières nationales, au profit d’une lecture davantage fondée sur les circulations transfrontalières, les économies politiques de la violence et les formes hybrides de gouvernance des périphéries.
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16.07.2026 à 16:36
Depuis plus de quatre ans, la guerre en Ukraine s’est installée dans la durée. Malgré la promesse de Donald Trump d’y mettre fin en 24 heures, les combats se poursuivent et aucun des deux camps ne semble aujourd’hui prêt à accepter les concessions nécessaires à un cessez-le-feu. Pour comprendre cette impasse, il est nécessaire de revenir sur les principales étapes qui ont conduit à la guerre : les tensions nées du sommet de l’OTAN en 2008, où l’adhésion potentielle de l’Ukraine a été à la fois reconnue et bloquée ; la révolution de 2014 et l’annexion de la Crimée, qui ont cristallisé l’opposition entre une Ukraine tournée vers l’Europe et une Russie déterminée à maintenir son influence. Les accords de Minsk ont scellé l’échec des tentatives de paix, tandis que le texte de Poutine en 2021, niant l’existence même d’une nation ukrainienne, a sonné comme le prélude à l’invasion. Depuis le début de l’invasion russe, le débat public s’est souvent enfermé dans une logique binaire. Reconnaître les fautes commises par les puissances occidentales ne revient pas à justifier une guerre qui constitue une violation du droit international. De la même manière, soutenir l’Ukraine n’implique pas nécessairement d’approuver des objectifs politiques ou militaires qui apparaissent difficilement réalisables. L’évolution du conflit montre également les limites des stratégies poursuivies par Moscou comme par Kiev. La Russie n’a pas atteint les objectifs qu’elle s’était fixés au début de l’invasion, tandis que l’Ukraine, confrontée à l’usure démographique et militaire, peine à entrevoir une victoire. Dans le même temps, le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche bouleverse la relation transatlantique, contraignant ces derniers à assumer une part croissante du soutien à l’Ukraine. Face à cette situation, plusieurs questions se posent : comment mettre fin à une guerre qu’aucun des deux camps ne paraît en mesure […]
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Depuis plus de quatre ans, la guerre en Ukraine s’est installée dans la durée. Malgré la promesse de Donald Trump d’y mettre fin en 24 heures, les combats se poursuivent et aucun des deux camps ne semble aujourd’hui prêt à accepter les concessions nécessaires à un cessez-le-feu.
Pour comprendre cette impasse, il est nécessaire de revenir sur les principales étapes qui ont conduit à la guerre : les tensions nées du sommet de l’OTAN en 2008, où l’adhésion potentielle de l’Ukraine a été à la fois reconnue et bloquée ; la révolution de 2014 et l’annexion de la Crimée, qui ont cristallisé l’opposition entre une Ukraine tournée vers l’Europe et une Russie déterminée à maintenir son influence. Les accords de Minsk ont scellé l’échec des tentatives de paix, tandis que le texte de Poutine en 2021, niant l’existence même d’une nation ukrainienne, a sonné comme le prélude à l’invasion.
Depuis le début de l’invasion russe, le débat public s’est souvent enfermé dans une logique binaire. Reconnaître les fautes commises par les puissances occidentales ne revient pas à justifier une guerre qui constitue une violation du droit international. De la même manière, soutenir l’Ukraine n’implique pas nécessairement d’approuver des objectifs politiques ou militaires qui apparaissent difficilement réalisables.
L’évolution du conflit montre également les limites des stratégies poursuivies par Moscou comme par Kiev. La Russie n’a pas atteint les objectifs qu’elle s’était fixés au début de l’invasion, tandis que l’Ukraine, confrontée à l’usure démographique et militaire, peine à entrevoir une victoire. Dans le même temps, le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche bouleverse la relation transatlantique, contraignant ces derniers à assumer une part croissante du soutien à l’Ukraine.
Face à cette situation, plusieurs questions se posent : comment mettre fin à une guerre qu’aucun des deux camps ne paraît en mesure de gagner ? Des compromis territoriaux peuvent-ils constituer une solution sans remettre en cause le principe du respect du droit international ? Quel rôle l’Union européenne doit-elle désormais jouer face à la Russie, à l’Ukraine et aux États-Unis ?
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