25.05.2026 à 20:25

En 1934, plusieurs dizaines d'enfants détenus dans la colonie pénitentiaire de Belle-Île-en-Mer se révoltent contre les mauvais traitements qu'ils subissent et s'évadent. Prisonniers de l'île, ils ne peuvent la quitter et se dispersent aux quatre coins de Belle-Île.
L'administration pénitentiaire va alors faire appel aux habitants et aux estivants pour les aider à retrouver les jeunes évadés. Une récompense de 20 francs va même être promise à ceux qui aideraient à la capture d'un fuyard. Parmi les personnes sollicitées pour participer aux recherches, il y en a une qui refuse. Il s'agit de Jacques Prévert, et cette « chasse à l'enfant » va lui inspirer un poème qui sera mis en musique par Joseph Kosma et interprété par Marianne Oswald. Jacques Prévert tirera aussi de cet épisode un scénario que Marcel Carné commencera à tourner après la guerre. Serge Reggiani, Anouk Aimée et Arletty tournent plusieurs séquences en décors naturels, mais le film ne sera jamais achevé…
Cette semaine, Olivier Besancenot revient sur ce poème de Jacques Prévert et dresse une brève histoire des politiques de prévention de la délinquance des mineurs.
Continuer la lecture…23.05.2026 à 22:05

J'allais vous faire une carte postale de printemps, vous donner des nouvelles de mon voisin cheval, vous impressionner par la hauteur des vagues, vous dire qu'il y a des moments où il suffit de respirer pour être heureux et voilà un message : « bienvenue en Israël ». Voilà « les images qui ont fait le tour du monde ». Des gens yeux bandés, attachés, agenouillés, alignés, humiliés, torturés.
Continuer la lecture…23.05.2026 à 20:35

Voilà un reportage qui va bien avec ces jours ensoleillés. La victoire des coiffeuses (et et des barbiers) du boulevard de Strasbourg au terme d'une grève de 78 jours avec occupation. C'est aussi une victoire dans la longue lutte des sans-papiers pour leur régularisation. Ils sont des dizaines de milliers en France dans la même fragilité alors que, sans eux, le pays tombe en panne. Chantiers, Ehpad, cuisines, hôpitaux, ordures qui s'entassent, que pourrait l'extrême droite au pouvoir contre une grève des sans-papiers ?
Il faut le rappeler depuis longtemps, maintenir les sans-papiers dans la précarité favorise le dumping social qui maintient les travailleurs étrangers dans une vulnérabilité utilisé par le patronat pour diviser et affaiblir l'ensemble des travailleurs, et peser à la baisse sur les salaires et les acquis sociaux.
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