07.09.2026 à 10:41

La question aura largement circulé tout l'été, des cocktails comme-il-faut de la gauche mondaine aux rédactions comme-il-faut de la presse mondaine : Léa Salamé doit-elle se retirer de l'espace médiatique le temps que son candidat de compagnon mène sa campagne électorale ? On a frémi, hésité, on a dansé d'un pied sur l'autre, l'air inspiré entre deux petits fours. Oui mais non, mais enfin si quand même, vous comprenez la déontologie tout ça. Les états d'âme de la gauche mondaine, c'est quand même quelque chose. Ami lecteur, je sais que la question te tourmente autant que moi, c'est-à-dire franchement pas du tout, aussi je propose de prendre un peu de hauteur. Et de formuler autrement cette question bénigne. Par exemple : de quoi le binôme Glucksmann-Salamé est-il le nom ? Question maligne.
Alors, soyons bien d'accord tout de suite : si vous avez écouté attentivement ma dernière chanson, vous savez que je n'aime pas tirer sur les ambulances et cette chronique ne sera pas dédiée à dire du mal de Raphaël Glucksmann. D'ailleurs on va commencer par en dire du bien. Si. Car là où on reproche souvent aux hommes politiques leur roublardise et leurs effets de manche, reconnaissons au bonhomme une certaine droiture. Chez lui, le fond et la forme sont en phase : la forme est insipide, oui, mais le fond aussi est parfaitement vide. Du coup ça se tient. Il n'y a pas tromperie sur la marchandise. Si notre homme est beaucoup moins expressif qu'un calamar, c'est pour la très valable raison qu'il a beaucoup moins de choses à dire qu'un calamar – aucune esbroufe, c'est carré. Transparent. Ça matche, comme disent les joyeux et turbulents petits Tarn-et-garonnais que j'ai l'honneur de conduire tous les jours vers l'instruction publique.
Continuer la lecture…06.09.2026 à 20:56

C'est où ton pays quand t'en as plus ? Et quand t'en as jamais eu ? C'est quoi tes rues, tes saisons, tes odeurs, tes amours, ton école, ta boussole ? Tony Gatlif a la réponse : la musique. Voilà le pays qu'il nous fait aimer dans ses films, Latcho Drom, Gadjo dilo et tous les autres, des histoires différentes mais toujours dans la même patrie sans bord, celle des Gitans, Tsiganes, Roms, Manouches et celle de tous ceux qui ont des semelles de vent.
Continuer la lecture…31.08.2026 à 01:07

À l'université d'été de La France insoumise, la députée européenne Manon Aubry a affirmé « que taxer les riches, c'est pas suffisant. Et que si l'on veut être clair dans une société où on va remettre les choses à l'endroit, c'est qu'il ne faudra pas seulement taxer les riches, mais interdire les milliardaires. Parce que s'il n'y a plus de milliardaires, il n'y a plus personne qui détient les médias. S'il n'y a plus de milliardaires, il n'y a plus personne qui massacre la planète. (…) Si on regarde dans le détail, je veux vous convaincre aussi à quel point les milliardaires sont des formes de nuisibles. »
Très bonne idée ! Interdire les milliardaires, c'est aussi protéger toute la faune chassée et pourchassée par les milliardaires dans leurs chasses de Sologne.
Le procès qui s'ouvre les 7 et 8 septembre à Orléans contre le milliardaire et homme d'affaires Olivier Bouygues, pour destruction d'espèces animales protégées, en apporte une preuve éclatante.
La Sologne est depuis longtemps le terrain de jeu des ultrariches. Abattre du gibier est le loisir préféré d'une petite trentaine de milliardaires qui ont ici leurs terres et leurs châteaux : Seydoux, Wertheimer, Bich, Vuitton, Provost, etc.
Et donc aussi du milliardaire Olivier Bouygues, co-actionnaire du groupe qui détient TF1, Bouygues Telecom, Colas, Bouygues Immobilier, etc.
Or les 7 et 8 septembre prochain, au tribunal correctionnel d'Orléans, six prévenus devront répondre devant la justice pénale et pas moins de 15 parties civiles, dont la Fédération départementale des chasseurs du Loiret, du délit de destruction d'espèces protégées en bande organisée.
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