13.03.2026 à 13:24
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Jusqu'où peut-on aller dans les mesures de sécurité publique tout en se revendiquant de gauche ? La question est soulevée tout au long de cet éditorial du média montpelliérain *Le Poing*. Alors que le maire sortant socialiste Michaël Delafosse est candidat à sa réélection à Montpellier, la rédaction dénonce les « nombreuses gesticulations sécuritaires » de son premier mandat.
En effet, si le maire a parfois pris « des mesures parfois plus à gauche que les Insoumis locaux, comme la gratuité (…)
Jusqu'où peut-on aller dans les mesures de sécurité publique tout en se revendiquant de gauche ? La question est soulevée tout au long de cet éditorial du média montpelliérain Le Poing. Alors que le maire sortant socialiste Michaël Delafosse est candidat à sa réélection à Montpellier, la rédaction dénonce les « nombreuses gesticulations sécuritaires » de son premier mandat.
En effet, si le maire a parfois pris « des mesures parfois plus à gauche que les Insoumis locaux, comme la gratuité des transports en commun », Le Poing dénonce aussi des mesures « très à droite ». Notamment, la mise en place d'une « police des HLM » et « l'expulsion de logements sociaux de personnes condamnées. [...] Il suffit qu'un membre d'un foyer commette un délit pour que toute la famille, parfois avec des enfants en bas âge, se retrouve à la rue. »
Puis, il y a aussi les dispositions de sécurité publique présentées par la mairie comme « de "gauche" », mais qui ne convainquent pas Le Poing, car pour le média local, celles-ci échouent à remplir leurs objectifs. Que ce soit la formation des « forces de sécurité » à recueillir la parole « des victimes de violences sexuelles et sexistes » (tandis que leur prise en charge réelle par le commissariat de Montpellier a été jugée « indigente » par des militantes féministes), ou l'action de la police municipale dite « de proximité » (« de nombreux Montpelliérains la ressentant comme du harcèlement des pauvres »).
Au-delà de son analyse ouvertement critique de la municipalité, Le Poing reconnaît que « Montpellier souffre d'un réel sentiment d'insécurité. » Un ressenti que le média juge éloigné du vrai niveau de délinquance : selon lui, c'est le modèle d'urbanisme « capitaliste » actuel qui est responsable de ces écarts de réalités.