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Après avoir « ferraillé longuement » afin de « faire graver dans le marbre » l'histoire des prêtres pédocriminels de la Chapelle aux icônes, l'enseignant retraité Jean-Baptiste Arreguy a contribué à écrire celle de leurs victimes sur une « petite » plaque métallique. Depuis février 2026, l'écriteau discret est fixé sur un mur de cette église de Cambo-les-Bains (Pyrénées-Atlantiques) : « Elle fut réalisée dans le cadre d'un projet novateur de prise en charge médico-psychologique de prêtres (…)
- Société / Nouvelle-Aquitaine, Violences sexistes et sexuelles, Religions
Après avoir « ferraillé longuement » afin de « faire graver dans le marbre » l'histoire des prêtres pédocriminels de la Chapelle aux icônes, l'enseignant retraité Jean-Baptiste Arreguy a contribué à écrire celle de leurs victimes sur une « petite » plaque métallique. Depuis février 2026, l'écriteau discret est fixé sur un mur de cette église de Cambo-les-Bains (Pyrénées-Atlantiques) : « Elle fut réalisée dans le cadre d'un projet novateur de prise en charge médico-psychologique de prêtres venus de la France entière et atteints d'affections psychiatriques, en particulier de pédophilie », entre 1956 à 1962.
« Le travail manuel fait alors partie de la thérapie », explique Mediabask. Près d'un an après les révélations du journal Sud-Ouest, le média local revient sur la mémoire « paradoxale » de ce centre de soin : à la fois « totalement innovant, avec une réelle volonté de prise en charge thérapeutique des abus sexuels », et « symbole d'une omerta. L'Église étouffe [alors] les véritables raisons de la présence de ces prêtres. »
Surtout, Mediabask donne la parole à Jean-Baptiste Arreguy, lui-même survivant de la pédocriminalité catholique. Il raconte son histoire personnelle, puis la manière dont il a découvert ce secret et réclamé un hommage aux victimes par le biais de cette plaque. Bien qu'il eut souhaité que cette dernière soit « davantage visible », « c'est un premier pas » non négligeable, estime le retraité : « Écrire quelque chose noir sur blanc, l'apposer dans un lieu symbolique est essentiel, car le silence reste d'une très grande violence. » Un silence qui se traduit aujourd'hui encore par le refus de l'évêché local d'ouvrir ses archives.
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