14.01.2026 à 16:35
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Comme au temps des hors-la-loi du « far west », avant que les États-Unis ne contrôlent pleinement le territoire, l'Europe a elle aussi connu, dans les années 1990, une période de « far east », où le crime organisé était roi, raconte *Le Courrier d'Europe centrale*. Un bandit en particulier a incarné cet âge d'or : le slovaque Mikuláš Černák.
Le média européen raconte deux Mikuláš Černák. Celui qui entre au tribunal, fin septembre 2025, empli de remords et souhaitant obtenir « sa libération (…)
Comme au temps des hors-la-loi du « far west », avant que les États-Unis ne contrôlent pleinement le territoire, l'Europe a elle aussi connu, dans les années 1990, une période de « far east », où le crime organisé était roi, raconte Le Courrier d'Europe centrale. Un bandit en particulier a incarné cet âge d'or : le slovaque Mikuláš Černák.
Le média européen raconte deux Mikuláš Černák. Celui qui entre au tribunal, fin septembre 2025, empli de remords et souhaitant obtenir « sa libération conditionnelle après vingt-cinq ans de prison », et quatorze meurtres confessés. Puis, celui des années 1990, qui posait en photo « en moustache et blouson de cuir, avec un tigre au bout d'une laisse ». Le « Al Capone slovaque », ex-chauffeur de bus qui a su profiter de la confusion politique après la chute de l'URSS pour mettre la main avec violence sur les « bars, boîtes et casinos » de la sixième ville du pays, Banská Bystrica.
Dans ce récit passionnant entre passé et présent, Le Courrier d'Europe centrale revient en détail sur le parcours criminel, puis judiciaire, du parrain de la pègre. À travers ce portrait, le média explique comment les barons du crime de la région ont profité de la désorganisation et de la corruption d'États nouveaux-nés pour contourner les règles et la justice. Le média l'assure : cet âge d'or des gangs et des États mafieux est bel et bien terminé depuis l'intégration du bloc de l'Est dans l'Union européenne. Mais la corruption perdure, en Europe centrale plus qu'à l'Ouest : « la page de la transition postcommuniste n'est pas encore tournée ».
14.01.2026 à 16:35
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14.01.2026 à 16:35
14.01.2026 à 16:34
Si l'on peut parfois percevoir l'extrême droite française « comme un camp unifié ("les fachos"), sans tensions ni contradictions », le journaliste indépendant Sébastien Bourdon nous rappelle que ce n'est pas le cas. Dans cet entretien, la revue en ligne *Frustration* interroge l'auteur du livre Drapeau noir, jeunesses blanches : enquête sur le renouveau de l'extrême droite radicale (Seuil, 2025) sur une franche plus jeune de l'idéologie ultra-réactionnaire.
Le titre du livre évoque une de (…)
Si l'on peut parfois percevoir l'extrême droite française « comme un camp unifié ("les fachos"), sans tensions ni contradictions », le journaliste indépendant Sébastien Bourdon nous rappelle que ce n'est pas le cas. Dans cet entretien, la revue en ligne Frustration interroge l'auteur du livre Drapeau noir, jeunesses blanches : enquête sur le renouveau de l'extrême droite radicale (Seuil, 2025) sur une franche plus jeune de l'idéologie ultra-réactionnaire.
Le titre du livre évoque une de ces lignes de démarcations, et une extrême droite plus « radicale » que d'autres. Sans chercher à créer « une distance artificielle » entre les partis d'extrême droite et d'autres groupuscules radicaux (entre lesquels « une porosité perdure [...] dans le recrutement des attachés parlementaires »), le journaliste constate par ses travaux une réelle différence : « Il ne s'agit pas seulement d'un projet autoritaire. On y trouve aussi la volonté d'une véritable révolution anthropologique, de la création d'un "homme nouveau", une dimension que l'on retrouve historiquement dans les fascismes ».
Au fil de cette riche interview, Sébastien Bourdon détaille surtout les particularités de la frange « radicale », constituée depuis les années 2010 en une constellation de groupuscules locaux. Phénomène nouveau d'entraide entre différentes « chapelles » ; importance croissante de la violence revendiquée, fracture générationnelle sur la Russie et l'Ukraine, hostilité envers la police... Le tout est expliqué avec des exemples précis, afin de mieux connaître l'extrême droite pour mieux s'y opposer.
13.01.2026 à 17:23
13.01.2026 à 16:14
13.01.2026 à 12:24
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L'actualité d'Africa Corps (ex-Wagner) et sa médiatisation pourraient laisser croire que le mercenariat étranger est un phénomène récent en Afrique. Dans *The Conversation*, Christophe Premat, maître de conférences en études culturelles, spécialiste des théories postcoloniales et des relations France-Afrique, se penche sur l'évolution post-coloniale du mercenariat à travers la figure du mercenaire Bob Denard (de son vrai nom Gilbert Bourgeaud). Il montre ainsi que, « bien avant le groupe (…)
- Société / Français, National, Conflits, Histoire, Bénin, Comores
L'actualité d'Africa Corps (ex-Wagner) et sa médiatisation pourraient laisser croire que le mercenariat étranger est un phénomène récent en Afrique. Dans The Conversation, Christophe Premat, maître de conférences en études culturelles, spécialiste des théories postcoloniales et des relations France-Afrique, se penche sur l'évolution post-coloniale du mercenariat à travers la figure du mercenaire Bob Denard (de son vrai nom Gilbert Bourgeaud). Il montre ainsi que, « bien avant le groupe russe Wagner, l'Afrique a été un terrain d'intervention privilégié pour des mercenaires européens. »
Au cœur des affrontements au Congo dans les années 1960, puis aux Comores, Denard « a donné corps aux logiques de la Françafrique [...] dans ces zones grises où se mêlent autorité étatique, diplomatie secrète et interventions paramilitaires ».
Christophe Premat s'intéresse notamment au traitement audiovisuel du personnage : alors que dans le film Mister Bob (2011) il est présenté comme « un officier de l'ombre », les documentaires sur les Comores révèlent un mercenaire dont les interventions « ont contribué à militariser la vie politique, à institutionnaliser une dépendance à des réseaux extérieurs ».
13.01.2026 à 12:24
13.01.2026 à 12:24
Les nouvelles technologies peuvent-elles être compatibles avec un monde progressiste ? Emplois remplacés par des robots ou des algorithmes, « caractère radicalement écocidaire » et « dégâts sociaux liés à leur production » : *Socialter* part du constat que « la gauche semble plus que jamais coincée dans une ambivalence confuse vis-à-vis de l'idéologie du progrès technique », quand elle ne rejette pas totalement « le paradigme technicien ».
Ça n'a pourtant pas toujours été le cas. L'autrice (…)
Les nouvelles technologies peuvent-elles être compatibles avec un monde progressiste ? Emplois remplacés par des robots ou des algorithmes, « caractère radicalement écocidaire » et « dégâts sociaux liés à leur production » : Socialter part du constat que « la gauche semble plus que jamais coincée dans une ambivalence confuse vis-à-vis de l'idéologie du progrès technique », quand elle ne rejette pas totalement « le paradigme technicien ».
Ça n'a pourtant pas toujours été le cas. L'autrice de l'article cite l'exemple du « cosmisme russe [...] de la fin du XIXe siècle ». Cette idéologie voit dans la recherche spatiale ou la géo-ingénierie des outils pouvant offrir « une économie entièrement automatisée, conduisant à l'abolition définitive de la société de classes ». Socialter évoque surtout une « troisième voie » plus récente et nuancée. Que ce soit « l'accélérationnisme », qui revendique l'avènement d'une société post-travail grâce à « l'automatisation totale des tâches laborieuses », ou le « cyber éco-socialisme », qui incite à recréer des outils similaires mais avec une démarche plus éthique et morale.
Leur point commun : ces idéologies jugent irréaliste l'abandon total du progrès technique, appelant plutôt à se le réapproprier. L'idée divise malgré tout : plusieurs penseurs contemporains jugent qu'une technologie comme l'IA générative reposera toujours « sur un extractivisme énergétique forcené [aux] logiques néocoloniales », cite Socialter. Sans clore le débat, cet article souligne ainsi la variété des nuances de point de vue à gauche sur cet enjeu.
13.01.2026 à 12:24
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13.01.2026 à 09:05
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12.01.2026 à 17:18
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12.01.2026 à 12:12
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Les centres de données font désormais partie du paysage de la métropole d'Aix-Marseille : au rythme « d'un data center par an depuis 2014, elle est dorénavant le sixième hub numérique mondial », rappelle *Synth*. Résultat : par manque de place sur la côte, de nouveaux mégaprojets s'installent dans l'arrière-pays marseillais, raconte le média. Aux Pennes-Mirabeau et à Bouc-Bel-Air, au nord de Marseille, les deux futurs data centers devraient être « cinq à dix fois plus grands que les (…)
- Société / Provence-Alpes-Côte d'Azur, National, Travail, Entreprises, Numérique, Énergies
Les centres de données font désormais partie du paysage de la métropole d'Aix-Marseille : au rythme « d'un data center par an depuis 2014, elle est dorénavant le sixième hub numérique mondial », rappelle Synth. Résultat : par manque de place sur la côte, de nouveaux mégaprojets s'installent dans l'arrière-pays marseillais, raconte le média. Aux Pennes-Mirabeau et à Bouc-Bel-Air, au nord de Marseille, les deux futurs data centers devraient être « cinq à dix fois plus grands que les infrastructures marseillaises ». Et « pour refroidir les 24 000 serveurs du site de Bouc-Bel-Air, il faudra l'équivalent de la consommation d'une ville de 120 000 habitants, dix fois sa population ».
En conséquence, ces projets ont leurs opposants. Synth résume leurs arguments, après la clôture, fin 2025, des enquêtes publiques menées par les deux mairies auprès de leurs habitants. Ils fustigent principalement la faiblesse des retombées économiques locales (« 40 emplois sur le site qui occupe six hectares » aux Pennes-Mirabeau), ainsi que les pollutions engendrées par les « groupes électrogènes à essence, utilisés en cas de panne » et par le « fluide frigorigène » nécessaire pour refroidir les serveurs.
Pourtant, le média en ligne constate que les arguments des pouvoirs publics ignorent les critiques portant sur l'impact local de ces projets. Ils se focalisent principalement sur le rôle des data centers comme un « enjeu de souveraineté numérique pour la France » et comme une réponse aux besoins numériques en augmentation. Une discussion rendue impossible, qui accentue les tensions dans l'agglomération.
12.01.2026 à 12:12
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12.01.2026 à 09:20
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