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30.01.2026 à 08:55
Après son abolition en 1848, l'esclavage a simplement changé de forme et de nom, sur l'île de La Réunion, devenant « l'engagisme ». « Sous la pression des planteurs, qui ont alors besoin de remplacer les esclaves, l'administration française recrute sur la base d'un contrat d'engagement une main-d'œuvre bon marché qu'elle fait travailler dans les plantations de canne à sucre et dans les usines sucrières. Juridiquement libres, mais en fait contraints de s'engager », résume *Afrique XXI*.
Le (…)
Après son abolition en 1848, l'esclavage a simplement changé de forme et de nom, sur l'île de La Réunion, devenant « l'engagisme ». « Sous la pression des planteurs, qui ont alors besoin de remplacer les esclaves, l'administration française recrute sur la base d'un contrat d'engagement une main-d'œuvre bon marché qu'elle fait travailler dans les plantations de canne à sucre et dans les usines sucrières. Juridiquement libres, mais en fait contraints de s'engager », résume Afrique XXI.
Le média profite de l'exposition « Les engagés du sucre », en cours depuis novembre 2025 au musée Stella Matutina de Saint-Leu (La Réunion) pour retracer l'histoire peu connue de cet asservissement, légalisé jusqu'en 1882. Déplacés majoritairement depuis le sud de l'Inde (118 000 engagés) et l'Afrique de l'Est (entre 34 000 et 37 000), ces « forçats du sucre » travaillaient sur place pendant cinq ou dix ans, parfois gratuitement, et vivaient dans « des cases insalubres dans lesquelles se transmettaient les maladies ». Selon la commissaire Michèle Marimoutou, « 25 % des 118 000 Indiens engagés sont morts avant la fin de leur contrat ».
Certains petits-enfants et arrière-petits-enfants de ces personnes asservies racontent ainsi leurs tristes récits à la journaliste indépendante Eva Sauphie. Mais « les témoins indirects de cette période vieillissent et l'urgence de la transmission se fait sentir », constate-t-elle. Des témoignages vidéos des descendants sont ainsi intégrés à l'exposition, « mais aucun ne vient pour autant heurter la sensibilité des visiteurs. La mémoire est encore trop vive. Le passé, bien trop proche. Et la libération de la parole autour de ce pan de l'histoire coloniale, très récente. »
30.01.2026 à 08:55
30.01.2026 à 08:55
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30.01.2026 à 08:00
Après cinq ans de vie, un des rares médias indépendants à miser sur le seul en scène journalistique annonce mettre la clé sous la porte. Le clou dans le cercueil : un manque de moyens, comme souvent chez les indés.
Sa troisième saison, clôturée en juin 2025, restera la dernière. Né en 2021, le média indépendant marseillais *Mediavivant* a annoncé le 22 janvier que sa quatrième saison ne verrait jamais le jour. L'annonce est d'autant plus regrettable que l'association proposait un format (…)
Après cinq ans de vie, un des rares médias indépendants à miser sur le seul en scène journalistique annonce mettre la clé sous la porte. Le clou dans le cercueil : un manque de moyens, comme souvent chez les indés.
Sa troisième saison, clôturée en juin 2025, restera la dernière. Né en 2021, le média indépendant marseillais Mediavivant a annoncé le 22 janvier que sa quatrième saison ne verrait jamais le jour. L'annonce est d'autant plus regrettable que l'association proposait un format rare en France : le « journalisme sur scène ». Une fois par mois, après s'être préparée aux côtés des salariéies et bénévoles de Mediavivant, l'auteurice d'une enquête (déjà publiée ou non) racontait, face au public, ses révélations et les coulisses de son travail. Mediavivant a ainsi poussé sur le devant de la scène des sujets variés, des « impasses de l'incarcération à la française » aux « femmes discriminées par la médecine », en passant par « la ville martyre de Marioupol racontée par ses habitants ».
« En près de trois ans, ce ne sont pas moins de 37 enquêtes » qui ont été présentées à « 5 000 personnes » au total, auxquelles s'ajoutent « près de 100 000 » spectateurices qui ont pu profiter de rediffusions en ligne. Mais ce format innovant et hybride a un coût, aujourd'hui trop élevé pour ses créateurices : « Notre média, à la fois numérique et scénique, exige cependant des dépenses conséquentes – plus de 137 000 euros pour l'année 2024 – et malgré tous nos efforts, nous n'avons pu réunir les ressources financières et humaines nécessaires », précise son cofondateur et journaliste Jean-Baptiste Mouttet.
Dans son dernier message, Mediavivant appelle à continuer de soutenir les quelques autres acteurs (comme le Live Magazine ou Les 3 Ours) qui proposent du journalisme scénique en France. « Nous sommes plus que jamais convaincues que la scène lève les doutes sur la provenance d'une information, fait passer des émotions essentielles pour se sentir concernées et agir, et privilégie les liens fraternels dans un monde numérisé. »
29.01.2026 à 16:48
Cet article est le dernier d'une série d'enquêtes journalistiques et citoyennes lancée par le média wallon Médor depuis le mois de juin. Avec l'aide de ses lecteurs, une carte interactive répertorie les sentiers et chemins publics entravés en Belgique francophone.
➡️ La carte complète, la présentation du projet et le reste des reportages sont disponibles ici : sentiers.medor.coop
Cet article est le dernier d'une série d'enquêtes journalistiques et citoyennes lancée par le média wallon Médor depuis le mois de juin. Avec l'aide de ses lecteurs, une carte interactive répertorie les sentiers et chemins publics entravés en Belgique francophone.
➡️ La carte complète, la présentation du projet et le reste des reportages sont disponibles ici : sentiers.medor.coop
29.01.2026 à 12:01
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29.01.2026 à 10:08
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28.01.2026 à 17:34
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Nous sommes en 1964, mais le village montagneux de San Giovanni di Sambatello (Calabre) n'a ni eau courante ni électricité, et « la faim y est encore une cause de décès », précise *Le Cri*. Un fléau du sud de l'Italie retient ses 600 âmes dans le passé : la mafia locale. À son arrivée dans le hameau, le prêtre Don Italo Calabrò ne peut que constater la difficulté de sa tâche : la porte de l'église a été murée. « Le boss a donné l'ordre de ne pas y mettre un pied. »
Alors que vient d'être (…)
Nous sommes en 1964, mais le village montagneux de San Giovanni di Sambatello (Calabre) n'a ni eau courante ni électricité, et « la faim y est encore une cause de décès », précise Le Cri. Un fléau du sud de l'Italie retient ses 600 âmes dans le passé : la mafia locale. À son arrivée dans le hameau, le prêtre Don Italo Calabrò ne peut que constater la difficulté de sa tâche : la porte de l'église a été murée. « Le boss a donné l'ordre de ne pas y mettre un pied. »
Alors que vient d'être conclue « l'enquête diocésaine nécessaire à la demande de béatification de Don Calabrò », la journaliste indépendante Cécile Debarge raconte pour le média chrétien la lutte de ce curé de campagne contre le crime organisé.
Pour mener sa mission à bien, « le prêtre possède un précieux sésame : parmi les élèves de l'école où il enseigne se trouve un neveu du boss ». Il se permet alors de rouvrir l'église. Il y apporte des magazines, une télévision, puis pousse les jeunes à étudier. « L'intuition du prêtre est celle qui guide aujourd'hui la plupart des politiques de lutte contre la mafia en Italie, ce qu'on appelle "l'antimafia sociale" : l'une des clés pour briser le cercle de la criminalité est de proposer un modèle différent à des enfants et des familles qui vivent souvent en vase clos. »
Le clerc convainc aussi des mères endeuillées par la mafia de briser le cercle vicieux dans lequel « les fils sont destinés à reprendre le flambeau des pères et les femmes à nourrir l'omerta et l'esprit de vengeance ». Italo Calabrò devait au départ rester quelques jours dans le hameau. Il y demeurera 26 ans.
28.01.2026 à 12:35
28.01.2026 à 09:18
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