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Israël a annoncé lundi avoir tué le chef de l'une des trois unités du Hezbollah dans le sud du Liban, au cours de son offensive menée depuis le 2 mars contre le groupe chiite. Lors d'une visite à la frontière avec le Liban, le ministre israélien de la Défense Israël Katz a été informé de la mort « du commandant de l'unité Nasser du Hezbollah », Abou Hussein Ragheb, lors d'une frappe pendant la nuit, a déclaré le ministère dans un communiqué.
Cette unité, déployée dans la partie est du sud du Liban, avait été la première à ouvrir un front contre Israël après l'attaque du Hamas sur le sol israélien le 7 octobre 2023, qui avait déclenché la guerre dans la bande de Gaza.
Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer « l'effondrement » du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations « directes » avec Israël pour mettre fin à la guerre. Israël pilonne sans relâche le Liban depuis que la formation pro-iranienne a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël.
« Ceux qui ont lancé les missiles » sur Israël ont voulu « provoquer l'effondrement du Liban (..) pour le compte de l'Iran, et c'est ce que nous avons mis en échec », a affirmé le dirigeant libanais, adoptant un ton extrêmement ferme à l'égard du groupe chiite. Il a tenu ces propos lors d'une rencontre par visioconférence avec les chefs des institutions européennes Ursula von der Leyen et Antonio Costa.
Joseph Aoun a qualifié le Hezbollah « de faction armée échappant à l'autorité de l'Etat au Liban, qui n'accorde aucun poids aux intérêts du Liban, ni à la vie de son peuple ». Il a assuré que la décision, lundi, du gouvernement d'interdire toute activité militaire ou sécuritaire du Hezbollah était « claire et irrévocable ». « C'est ce que nous voulons mettre en oeuvre avec fermeté et clarté », a déclaré Joseph Aoun.
Le chef de l'Etat a proposé, pour mettre un terme à la guerre, « une trêve » avec Israël, suivie par une aide logistique à l'armée libanaise pour qu'elle puisse se déployer dans les zones de conflit et « désarmer le Hezbollah ».
Dans le même temps, il s'est déclaré pour « que le Liban et Israël entament des négociations directes sous parrainage international » entre les deux pays toujours en état de guerre. Les frappes israéliennes ont fait depuis le 2 mars près de 400 morts et un demi-million de déplacés.
Vous avez déjà un compte? Connectez-vous ici
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultatsLes Emirats arabes unis (EAU) « ne participeront à aucune attaque » contre l'Iran depuis leur territoire, a assuré lundi l'ambassadeur émirati à Genève Jamal Al-Musharakh, démentant de nouveau que son pays ait servi de base à des offensives contre Téhéran.
« Nos bases ne sont pas utilisées pour attaquer l'Iran (...) En tant qu'Émirats arabes unis, nous ne participerons à aucune attaque contre l'Iran depuis notre territoire et nous ne serons pas impliqués », a assuré le diplomate devant la presse à Genève, estimant que les Emirats avaient été la cible d'attaques « totalement injustifiées » ces derniers jours.
Les Emirats ont fait régulièrement l'objet d'attaques depuis le début du conflit régional déclenché par une attaque israélo-américaine contre l'Iran, qui a riposté dans le Golfe.
Lundi matin, les autorités des Émirats avaient encore annoncé être la cible d'une attaque de missile.
« Depuis le début de ces attaques, le ministère de la Défense des Émirats arabes unis a détecté 238 missiles balistiques, dont 221 ont été détruits, 1.422 drones, dont 1.342 ont été interceptés, et 8 missiles de croisière ont également été détectés et détruits », a détaillé l'ambassadeur émirati, rappelant que son pays appelle « à la désescalade et à la reprise des négociations ».
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