DERNIÈRES ACTUS CI-DESSOUS EN CLAIR
L’ancien chef du Parti socialiste progressiste (PSP), Walid Joumblatt, a affirmé vendredi s’attendre à une chute du régime iranien sous l’effet du mouvement de contestation, durement réprimé et le plus important en Iran depuis celui survenu après la mort en 2022 de Mahsa Amini, arrêtée pour un voile prétendument mal ajusté.
« Le régime va finir par tomber, parce que les choses ne peuvent pas continuer ainsi : le pays ne peut pas aller de répression en répression », a déclaré le leader druze à L’Orient-Le Jour. Estimant qu’il est temps pour l’Iran de changer après plus de 46 ans de régime totalitaire réprimant les libertés, il a ajouté : « Il faut tirer les leçons de l’histoire, et c’est le bon moment pour le faire ».
Interrogé sur le Hezbollah et les retombées de la contestation iranienne sur la formation chiite, Walid Joumblatt s'est contenté de lancer : « Après l’assassinat (par Israël de l’ancien secrétaire général du parti) Hassan Nasrallah, ceux qui restent ne sont que des subalternes ».
« Il faut continuer à désarmer le Hezbollah tout en évitant une confrontation directe avec l’armée », a poursuivi M. Joumblatt, en exprimant son opposition aux déclarations du ministre libanais des Affaires étrangères Joe Raggi, selon lesquelles l’institution militaire serait « prête à affronter le Hezbollah en cas de besoin ».
Vous avez déjà un compte? Connectez-vous ici
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultatsLe président du Parlement, Nabih Berry, a reçu vendredi à Aïn el-Tiné le ministre de l’Intérieur, Ahmad Hajjar, afin d’évoquer les préparatifs des élections législatives prévues en mai 2026, qui « avancent selon le calendrier prévu », a assuré le ministre, cité par l’Agence nationale d’information (Ani, officielle).
Cette échéance suscite toutefois la controverse, plusieurs partis politiques plaidant pour une modification de la loi électorale en vigueur afin de permettre aux Libanais de l’étranger de voter pour l’ensemble des 128 sièges parlementaires, une proposition que M. Berry refuse d’inscrire à l’ordre du jour.
« Le ministère de l’Intérieur se prépare pour les élections de mai 2026. Comme l’ont souligné à plusieurs reprises le président de la Chambre, le président de la République, le Premier ministre et moi-même, toutes les démarches nécessaires sont entreprises afin qu’elles se tiennent comme prévu, si Dieu le veut », a affirmé M. Hajjar.
La loi en vigueur prévoit six sièges pour les expatriés, mais les décrets d’application nécessaires à la mise en œuvre de cette disposition n’ont jamais été adoptés. Parmi les opposants à toute modification figurent le Hezbollah, le mouvement chiite Amal de Nabih Berry et le Courant patriotique libre (CPL, aouniste). Les partisans de la réforme, dont les Forces libanaises (FL) et les Kataëb, accusent le camp adverse de redouter l’impact du vote de la diaspora.
M. Hajjar a par ailleurs indiqué avoir abordé « plusieurs dossiers » avec le président du Parlement, notamment la réunion du Conseil des ministres tenue jeudi au palais présidentiel de Baabda. À cette occasion, le commandant de l’armée, Rodolphe Haykal, a présenté les résultats de la première phase du plan de désarmement, concernant la zone située au sud du fleuve Litani. À l’issue de la séance, les ministres ont chargé la troupe de soumettre, dans un délai d’un mois, les prochaines étapes du plan pour la région comprise entre les fleuves Litani et Awali. La deuxième phase visant à instaurer le monopole des armes devrait débuter en février.
Vous avez déjà un compte? Connectez-vous ici
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultatsLes Kurdes restent déterminés à respecter les accords conclus avec Damas, a affirmé vendredi à l'AFP une haute responsable de l'administration locale kurde, malgré les violences entre les deux parties à Alep (nord).
Des violences ont éclaté mardi entre des combattants kurdes et l'armée dans la deuxième ville de Syrie, alors que les deux parties peinent à appliquer un accord conclu en mars pour intégrer les institutions de l'administration autonome kurde et ses forces armées au sein du nouvel Etat.
« La partie gouvernementale cherche, par ces attaques, à mettre fin aux accords conclus. Nous y sommes attachés et nous nous efforçons de les mettre en œuvre », a déclaré Elham Ahmed, chargée des relations extérieures.
« Nous sommes attachés à la paix et à la résolution des problèmes par le dialogue. Mais jusqu'à présent, le gouvernement refuse et ne veut pas de solution », a-t-elle ajouté, accusant le pouvoir central d'avoir « choisi la voie de la guerre ».
Les deux camps se rejettent la responsabilité du début des violences.
Les autorités ont annoncé vendredi que les combattants kurdes retranchés dans deux quartiers d'Alep seraient évacués avec leurs armes légères vers la zone autonome kurde du nord-est du pays, leur « garantissant un passage sûr ».
Mais les combattants kurdes ont refusé toute « reddition » et dit qu'ils voulaient défendre leurs quartiers.
Elham Ahmed a par ailleurs « remercié » les Etats-Unis pour leur rôle de médiateur. « Nous espérons qu'ils feront pression pour parvenir à une entente », a-t-elle poursuivi.
Une source diplomatique a indiqué à l'AFP que l'émissaire américain pour la Syrie Tom Barrack était « en route pour Damas ».
Vous avez déjà un compte? Connectez-vous ici
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultatsLa violence contre les manifestants en Iran est « inacceptable », a affirmé vendredi la cheffe de la diplomatie de l'Union européenne, Kaja Kallas, dénonçant la coupure d'internet, signe d'un « régime qui a peur de son peuple ».
« Toute violence contre des manifestants pacifiques est inacceptable », a-t-elle déclaré sur X, peu après la réaction d'un porte-parole de l'UE appelant à rétablir l'internet en Iran.
« Couper l’accès à internet tout en réprimant violemment les protestations révèle un régime qui a peur de son propre peuple », a-t-elle ajouté, après une séries de manifestations contre le pouvoir à Téhéran.
Internet, coupé jeudi dans tout le pays, demeurait inaccessible, d'après l'ONG de surveillance de la cybersécurité Netblocks.
« Le peuple iranien se bat pour son avenir. En ignorant ses revendications légitimes, le régime montre son vrai visage », a encore affirmé Mme Kallas.
Ces manifestations, durement réprimées, sont les plus importantes en Iran depuis celles survenues après la mort en 2022 de Mahsa Amini, arrêtée pour un voile prétendument mal ajusté.
Vous avez déjà un compte? Connectez-vous ici
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats