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Le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a averti Israël qu’il pourrait saisir la Cour internationale de justice (CIJ) si l'État hébreu ne revient pas sur plusieurs lois visant l’agence onusienne pour les réfugiés de Palestine (Unrwa) et ne restitue pas les avoirs et propriétés saisis à cette agence.
Dans une lettre datée du 8 janvier adressée au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, M. Guterres indique que les Nations unies ne peuvent rester indifférentes face à «des actions prises par Israël, qui sont en violation directe de ses obligations au regard du droit international. Elles doivent être annulées sans délai».
Le Parlement israélien a voté, en octobre 2024, une loi interdisant à l’Unrwa d’opérer dans le pays et prohibant tout contact entre des responsables officiels et l’agence. Cette loi a ensuite été amendée en décembre dernier pour interdire la fourniture d’électricité ou d’eau à ses installations. Les autorités israéliennes ont également saisi les bureaux de l’Unrwa à Jérusalem-Est, cette partie de la ville étant considérée par l’ONU comme occupée.
L’ambassadeur d’Israël à l’ONU, Danny Danon, a balayé mardi l'importance de la lettre d'Antonio Guterres à Benjamin Netanyahu. « Nous ne sommes pas impressionnés par les menaces du secrétaire général, a a-t-il affirmé. Au lieu de traiter l’implication indéniable du personnel de l’Unrwa dans le terrorisme, le secrétaire général choisit de menacer Israël. Ce n’est pas défendre le droit international, c’est défendre une organisation entachée par le terrorisme ».
Depuis plusieurs années, Israël critique l’Unrwa, créée par l’Assemblée générale de l'ONU en 1949 à la suite de la guerre entourant la création de l’État d’Israël, pour fournir une aide, des services de santé et d’éducation à des millions de Palestiniens à Gaza, en Cisjordanie, en Syrie, au Liban et en Jordanie.
Les Nations unies ont déclaré que neuf employés de l’Unrwa pourraient avoir été impliqués dans l’attaque du Hamas du 7 octobre 2023 contre Israël et qu’ils avaient été licenciés. Le chef du mouvement islamiste au Liban, Fateh Charif Amine, tué en septembre 2024, était également enseignant pour l'Unrwa, qui a depuis écarté plusieurs de ses membres dans le pays. L’ONU s’est engagée à enquêter sur toutes les accusations portées et a, à plusieurs reprises, demandé à Israël de fournir des preuves, qui, selon elle, n’ont pas été livrées.
Les plus hauts responsables de l’ONU, ainsi que le Conseil de sécurité, ont qualifié l’Unrwa d’épine dorsale de la réponse humanitaire à Gaza, où la guerre qui oppose Israël et le groupe armé Hamas depuis plus de deux ans a plongé la région dans une grave catastrophe humanitaire. La plus haute juridiction des Nations unies, la Cour internationale de justice, a rendu en octobre un avis consultatif selon lequel Israël a l’obligation de veiller que les besoins fondamentaux de la population civile de Gaza soient satisfaits. L’avis de la CIJ avait été sollicité par l’Assemblée générale des Nations unies, qui compte 193 membres. Les avis consultatifs de la CIJ ont un poids juridique et politique, mais ne sont pas contraignants et la Cour ne dispose d’aucun pouvoir d’exécution.
Cette information est une traduction, réalisée par L'Orient-Le Jour, d'une dépêche publiée en anglais par l'agence Reuters.
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Veuillez vous connecter pour visualiser les résultatsPlus de 388 millions de chrétiens ont été « confrontés à des contextes de fortes persécutions et discriminations en raison de leur foi » à travers le monde en 2025, selon un rapport annuel de l'ONG Portes ouvertes publié mercredi.
« C'est une augmentation de 8 millions par rapport à 2024 », a affirmé lors d'une conférence de presse à Paris David Haemerlin, le directeur général de Portes Ouvertes France et Belgique, en déplorant « un niveau record ». L'ONG protestante précise que ce chiffre « ne signifie pas que 388 millions de chrétiens sont directement persécutés mais qu’ils vivent dans des régions à persécution forte ».
L'association catholique Aide à l'Église en détresse (AED) avait, elle, estimé en novembre que « 413 millions de chrétiens vivent dans des pays où la liberté religieuse n'est pas respectée et 280 millions sont directement exposés à la persécution ».
Pour la période allant du 1er octobre 2024 au 30 septembre 2025, Portes ouvertes a recensé 4.849 chrétiens tués, 4.712 détenus et 3.632 églises ciblées. « 22.702 chrétiens ont été forcés de fuir leur pays » face à une persécution, ajoute le rapport qui relève aussi 4.055 cas de violences sexuelles. La Corée du Nord, où « croire en Dieu est vu comme une trahison envers le régime », reste en tête du classement, suivie de la Somalie, où la survie des convertis « relève de la clandestinité absolue », et du Yémen, selon le rapport. « Depuis 2015, l'Afrique subsaharienne est la première région du monde où les chrétiens sont tués en raison de leur foi » avec 4.491 au total. « Or c'est la région où il y a le plus de chrétiens », souligne Guillaume Guennec, directeur du plaidoyer de l'ONG. Un millier d'églises ont été ciblées au Nigeria ainsi qu'en Chine, qui intensifie sa politique pour « domestiquer » le christianisme, selon l'ONG. C'est en Inde que le plus grand nombre de chrétiens (2.192) ont été détenus, en application de « lois anticonversion ». Autre enseignement : la Syrie est passée de la 18e à la 6e position de l'index.
Mesurant 84 critères et avec l'aide de 5.000 personnes, l'ONG publie chaque année depuis 1993 cet « index mondial » de la persécution des chrétiens, allant de l'ostracisation à la violence. Certains de ses chiffres avaient été repris l'an dernier par les conservateurs américains et Donald Trump, qui avait menacé d'intervenir militairement au Nigeria en raison de la persécution des chrétiens — des allégations rejetées par les autorités nigérianes et par des chercheurs.
Sur ce sujet complexe, où les motifs religieux, politiques et économiques peuvent se recouper, l'ONG défend sa méthodologie et assure ne comptabiliser que les cas où elle peut s'assurer que les persécutions visent bien des chrétiens. Si la violence « n’est pas liée à leur foi » ou s'ils « souffrent de la même manière que le reste de la population », alors « nous ne considérons pas qu’il s’agit de persécution », assure-t-elle. « Nous refusons l'instrumentalisation politique de nos recherches mais nos chiffres sont publics et nous les maintenons », a affirmé M. Haemerlin.
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Veuillez vous connecter pour visualiser les résultatsDeux personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées mercredi dans des attaques de drones ukrainiens contre la ville russe de Rostov-sur-le-Don et la région de Belgorod, frontalière de l'Ukraine, ont indiqué les autorités locales.
À Rostov-sur-le-Don (sud), grande ville de plus d'un million d'habitants, une « attaque de drones » a provoqué un incendie dans un immeuble résidentiel, endommageant deux appartements, a écrit sur Telegram le gouverneur régional, Iouri Slioussar.
Selon lui, le corps d'un homme tué dans l'attaque a été découvert lors du déblayage des débris dans un des logements affectés.
Quatre autres personnes, parmi lesquelles un enfant de 4 ans, ont été blessées dans les attaques de drones visant dans la nuit la région de Rostov, où plusieurs locaux d'une zone industrielle ont également pris feu, d'après la même source.
Dans la région de Belgorod, une femme a été tuée et un homme a été blessé dans une attaque de drones « des forces armées ukrainiennes » contre une voiture « qui a été détruite par le feu », a indiqué sur Telegram le gouverneur régional, Viatcheslav Gladkov.
En riposte aux bombardements russes quotidiens dont son territoire est la cible depuis près de quatre ans, l'Ukraine envoie des dizaines de drones chaque nuit vers le territoire russe. Kiev dit concentrer ses attaques sur les infrastructures énergétiques qui permettent à Moscou de financer son offensive.
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