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L’armée israélienne a effectué dimanche après-midi plus d’une vingtaine de raids sur des zones boisées dans plusieurs cazas du Liban-Sud, avant d’émettre un avis d’évacuation puis de mener deux autres attaques contre un site résidentiel menacé à Kfar Hatta, dans le caza de Saïda. L’État hébreu a affirmé qu'il a ciblé des « infrastructures » du Hezbollah.
En début de soirée, environ une heure après un avertissement lancé par le porte parole arabophone de l’armée israélienne, Avichay Adraee, l’aviation israélienne a effectué deux raids sur le site menacé de Kfar Hatta, faisant un blessé léger touché par des éclats de pierre, selon notre correspondant au Liban-Sud Mountasser Abdallah. Cinq missiles ont été tirés, dont trois n’ont pas explosé. Les déflagrations ont été entendues jusqu’à Saïda. La zone touchée comprend un vaste complexe résidentiel regroupant au moins une dizaine d’immeubles abritant plus de 600 habitants. Il s’agit de la même zone qui avait déjà été menacée lundi dernier, lorsqu’un missile tiré par l’armée israélienne n’avait pas explosé. Alors que les habitants des bâtiments concernés et des environs ont évacué leurs logements pour se réfugier dans des endroits plus sûrs, la route principale de Kfar Hatta a été fermée à la circulation dans les deux sens. Les équipes de secours et de lutte contre les incendies ont été placées en état d’alerte en prévision d’une éventuelle frappe. Peu après le bombardement, l’armée israélienne a affirmé que, « pour la deuxième fois aujourd’hui », elle a conduit « des frappes contre des infrastructures terroristes du Hezbollah dans plusieurs régions » du Liban-Sud.
Plus tôt dans l’après-midi, l’aviation israélienne avait effectué au moins 25 frappes contre au moins sept localités du Sud, réparties sur trois cazas en l’espace d’une trentaine de minutes sans faire de victimes, selon notre correspondant.
Les bombardements ont d’abord visé la région de Mahmoudiyé dans le caza de Jezzine, ainsi que Wadi Borghoz dans le caza de Hasbaya. Peu après cette première série d'attaques, des avions de chasse ont de nouveau frappé les collines de Mahmoudiyé à deux reprises, la zone de Bourj, à la périphérie de Jbaa dans l'Iqlim el-Touffah (caza de Nabatiyé), ainsi que la localité de Qatrani dans le caza de Jezzine. D’autres raids ont touché les hauteurs de Jabbour (Jezzine). Les avions ont par ailleurs survolé Nabatiyé, Tall el-Rihane et la région de l’Iqlim el-Touffah.
Avichay Adraee, a fait savoir sur son compte X que l’armée israélienne avait mené des frappes contre des infrastructures « terroristes » du Hezbollah ainsi que des « tunnels servant à stocker des équipements appartenant » au parti chiite. Sans fournir d'éléments concrets, il a affirmé que « des activités du Hezbollah avaient été observées sur ces sites au cours des derniers mois ».
La journée a été marquée aussi par d'autres violations israéliennes. Dans la matinée, une patrouille israélienne a ouvert le feu à proximité d’un poste de l’armée libanaise dans la localité de Dhaïra, (Tyr). Parallèlement, un drone israélien a largué une bombe sonore sur la localité de Kfar Kila (Marjeyoun). Tôt le matin, un drone militaire a effectué une opération similaire en direction d’une pelleteuse qui procédait au déblaiement des gravats d’une maison détruite dans le quartier de Karkazane, à Meis el-Jabal. Un habitant de Aïta el-Chaab a d'autre part découvert un drone israélien qui s’était écrasé dans l’un des champs du village. L’armée de l’État hébreu a en outre tiré à la mitrailleuse sur les abords de Yaroun (caza de Bint Jbeil), ainsi que depuis la position de Hadab aux abords de Aïta el-Chaab, toujours dans le même caza.
Malgré la trêve normalement en vigueur depuis le 27 novembre 2024, l'armée israélienne continue de bombarder le Liban-Sud et la Békaa, affirmant cibler les mouvements et tentatives de reconstitution du potentiel militaire du Hezbollah. Ce dernier, qui a accepté de désarmer au sud du Litani, refuse de remettre son arsenal dans le reste du pays, comme cela est normalement prévu dans l'accord de trêve et la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l'ONU (2006). L'armée israélienne continue en outre d'occuper des positions en territoire libanais et mène régulièrement des incursions au nord de la Ligne bleue.
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Veuillez vous connecter pour visualiser les résultatsPlusieurs milliers de personnes ont manifesté dimanche à Londres pour soutenir la contestation en cours contre le pouvoir en Iran, lors de différents rassemblements devant l'ambassade iranienne et Downing Street.
Dans l'après-midi, ils étaient plusieurs milliers à avoir convergé devant la résidence officielle du Premier ministre britannique, brandissant des drapeaux iraniens de l'époque ayant précédé l'instauration de la république islamique en 1979.
"Nous voulons la révolution, changer le régime", témoigne auprès de l'AFP Afsi, 38 ans, vivant à Londres depuis sept ans, et qui n'a pas de nouvelle de ses proches en Iran avec la coupure d'internet qui dure depuis plus de 60 heures dans le pays.
La contestation qui a débuté le 28 décembre à Téhéran contre la cherté de la vie a pris de l'ampleur ces derniers jours. Et au moins 192 sont mortes, selon l'ONG Iran Human Rights, basée en Norvège.
Ce n'est pas la première fois que la République islamique fait face à un tel mouvement de révolte, mais "cette fois, nous avons de l'espoir", assure Afsi.
"Nous avons le sentiment que nous pouvons le faire cette fois-ci", ajoute-t-il.
"Nous essayons de faire entendre notre voix pour interpeller le monde, lui dire que notre peuple est tué et demander aux pays et gouvernements étrangers, en particulier au Premier ministre (britannique) Keir Starmer, d'agir contre la République islamique d'Iran qui tue des gens", témoigne aussi Sassan, ingénieur de 34 ans.
Dans la foule, où se trouvait également l'activiste d'extrême droite Tommy Robinson, des drapeaux de l'ex-famille royale ayant régné en Iran (avec les armoiries des Pahlavi au centre sur fond bleu clair) et quelques drapeaux israéliens étaient aussi visibles.
Auparavant, plusieurs centaines de personnes s'étaient rassemblées devant l'ambassade iranienne à Londres.
Parmi elles, Fahimeh Moradi, 52 ans, était présente "pour soutenir le peuple iranien qui est tué et assassiné par le régime".
"Mon fils est là-bas, et je ne sais pas s'il est vivant ou pas. Nous voulons juste que ce régime meurtrier quitte l'Iran", a-t-elle dit à l'AFP.
La veille, des centaines de personnes avaient déjà manifesté devant l'ambassade, et un homme était parvenu à grimper sur le balcon du bâtiment pour remplacer brièvement le drapeau de la République islamique par un drapeau de l'époque de la monarchie.
Par ailleurs, dimanche matin, des dizaines de partisans du Conseil national de la résistante iranienne, coalition d'opposants au pouvoir en place à Téhéran, s'étaient rassemblées devant Downing Street, brandissant des pancartes "Pas de Shah, pas de Mollahs".
Ces manifestants réclament notamment que le Corps des Gardiens de la Révolution soit inscrit sur la liste des organisations terroristes au Royaume-Uni
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© Agence France-Presse
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Veuillez vous connecter pour visualiser les résultatsCalots de bloc, blouses blanches et petites valises: des centaines d'anesthésistes, chirurgiens et obstétriciens libéraux ont quitté dimanche la France pour un exil symbolique de trois jours à Bruxelles afin de protester contre la politique de santé du gouvernement français. « On souhaite que le gouvernement arrête de taper sur la médecine libérale », a déclaré Philippe Cuq président du syndicat Le Bloc, peu de temps avant qu’une vingtaine de bus ne quitte la porte Dauphine, à Paris, pour rejoindre la capitale belge avec les médecins à leur bord.
A Bruxelles, « nous allons travailler pour préparer une dizaine de propositions que nous voulons remettre au Premier ministre à notre retour », a-t-il dit devant la presse. « Nous sommes certainement autour de 1.500 médecins » à participer à cet exil symbolique, a-t-il précisé à l'AFP. Selon lui, « 1.936 médecins » s'étaient initialement inscrits pour cette action, mais « plusieurs centaines d’entre eux ont été réquisitionnés » par les autorités et n'ont pu finalement y participer.
« Nous attendons un rendez-vous » avec Sébastien Lecornu, a-t-il ajouté. Le chef du gouvernement « s'occupe des agriculteurs qui nourrissent les Français, mais nous nous soignons les Français », a-t-il relevé.
Dans leurs futures propositions, les praticiens de bloc veulent notamment s'attaquer à la question du financement des dépassements d'honoraires, qui sont indispensables selon eux pour la viabilité économique de leur activité. « Les complémentaires santé doivent rembourser ces dépassements d'honoraires », a estimé Philippe Cuq. « Les patients les comprennent, en revanche ils ne comprennent pas que les tarifs des complémentaires santé soient en hausse alors que des remboursements sont en baisse », a-t-il affirmé.
Plusieurs praticiens ont expliqué que les dépassements d'honoraires étaient rendus nécessaires par le fait que les tarifs officiels de l'Assurance maladie ne permettent pas de couvrir à eux seuls la rémunération et les frais des spécialités de bloc.
Selon le Docteur Didier Legeais, président du syndicat national des urologues qui participe à l'opération, une néphrectomie (ablation d'une partie du rein en cas de cancer) est remboursée 506 euros par l'Assurance maladie, « alors qu'elle coûte au moins 600 euros si l'on n'utilise pas de robot, et 1.200 euros si l'on utilise un robot ».
Les compléments d'honoraires contribuent également à financer l'activité « pour les 8 millions de patients » qui n'en payent pas, comme les 5,5 millions de patients bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire (CSS), a assuré Didier Legeais.
Selon Lamine Gharbi, président de la fédération des cliniques privées (FHP) qui soutient le mouvement, « 80% des blocs opératoires » privés seront fermés sur les trois premiers jours de la semaine prochaine. « Ça va être tendu » dans les hôpitaux publics où seront dirigés les malades ne pouvant être pris en charge en clinique privée, a-t-il prévenu, porte Dauphine, où il était venu soutenir le mouvement.
L'exil des médecins de bloc s'inscrit plus largement dans un contexte de grève des médecins libéraux. La quasi-totalité des organisations de ce secteur ont appelé à faire grève entre le 5 et le 15 janvier.
Parmi les autres griefs des médecins figurent notamment une limitation des prescriptions d'arrêt de travail ou des mesures permettant de contourner les négociations conventionnelles entre la profession et l'Assurance maladie. Samedi, plusieurs milliers de médecins (20.000 personnes, d'après les organisateurs, 5.000 selon la préfecture de police) ont défilé à Paris.
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