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Des responsables du Hamas ont annoncé mercredi à l'AFP la reprise des recherches de la dépouille du dernier otage israélien retenu à Gaza, après une pause de deux semaines due selon eux aux mauvaises conditions météorologiques. Israël affirme attendre le retour du corps de Ran Gvili avant d'entamer les discussions sur la deuxième phase de l'accord de cessez-le-feu avec le mouvement islamiste palestinien, entré en vigueur en octobre.
Un responsable du Hamas s'exprimant sous couvert d'anonymat a indiqué que la branche armée du mouvement, les Brigades Ezzedine al-Qassam, mènerait les recherches « aux côtés d'une équipe de la Croix-Rouge dans le quartier de Zeitoun, au sud-est de la ville de Gaza ».
Une autre source au sein du Hamas a expliqué que les recherches avaient été suspendues depuis deux semaines en raison de fortes pluies, qui avaient empêché les pelleteuses et autres machines venues d'Egypte d'accéder au site. « Nous espérons retrouver le corps pour clore le dossier », a-t-elle ajouté, appelant de nouveau la communauté internationale à faire pression sur Israël pour la réouverture du poste-frontière de Rafah avec l'Egypte, à l'extrême-sud du territoire palestinien.
Sur les 251 personnes - Israéliens et étrangers, civils et militaires, morts et vivants - enlevées le 7 octobre, toutes sont retournées en Israël, à l'exception de la dépouille de Ran Gvili. Ce sous-officier de l'unité d'élite Yassam de la police israélienne avait été tué au combat le jour de l'attaque en Israël du Hamas palestinien, le 7 octobre 2023. Son corps avait été emmené dans la bande de Gaza.
Le Forum des familles d'otages, principale association israélienne regroupant les proches des otages, a salué dans un communiqué « la pression qui a conduit à la décision opérationnelle de reprendre les recherches ». « Après un mois difficile d'incertitude et de sentiment d'impuissance, nous sommes profondément soulagés que les équipes de recherche soient de retour sur le terrain », ont déclaré les parents du policier dans le communiqué.
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Veuillez vous connecter pour visualiser les résultatsDes forces armées américaines mènent mercredi, selon plusieurs médias américains, une opération dans l'Atlantique Nord pour prendre le contrôle d'un pétrolier battant pavillon russe poursuivi depuis plusieurs jours par Washington dans le cadre de son blocus contre des pétroliers liés au Venezuela.
L'opération intervient quelques heures après des informations de presse selon lesquelles la Russie a envoyé au moins un bâtiment de sa marine pour escorter ce navire. L'opération américaine est menée par des gardes-côtes alors que des navires militaires russes se trouvent à proximité, affirme l'agence Reuters, qui a révélé l'information, confirmée depuis par CNN et Fox News. Le média russe RT a publié des photos présentées comme montrant un hélicoptère militaire au-dessus du navire, en pleine mer.
Le navire, Bella 1 de son nom d'origine, est sous sanctions américaines depuis 2024 pour ses liens présumés avec l'Iran et le groupe chiite libanais Hezbollah. Rebaptisé depuis peu Marinera et battant désormais pavillon russe, il se trouvait mercredi vers 07H00 GMT dans la zone économique exclusive de l'Islande, après une traversée de l'océan Atlantique dans les eaux internationales, selon les données de suivi maritime de Bloomberg.
Il était poursuivi depuis le 21 décembre par les gardes-côtes américains alors qu'il était en route pour le Venezuela et ne transportait pas de cargaison, selon le site spécialisé TankerTrackers.
Les Etats-Unis avaient annoncé fin décembre, avant de capturer le président Nicolas Maduro à Caracas, la mise en place d'un blocus naval autour du Venezuela contre des pétroliers prétendument sous sanctions. Ils en ont déjà saisi deux, soupçonnés par Washington de transporter du pétrole vénézuélien soumis à des sanctions.
Le navire fait partie d'une flotte clandestine qui a transporté du pétrole pour la Russie, l'Iran et le Venezuela en violation des sanctions imposées par les États-Unis et d'autres pays, selon Washington.
Dans une déclaration antérieure aux informations publiées par les médias américains, le ministère russe des Affaires étrangères a déclaré mardi qu'il suivait « avec inquiétude » la situation. « Pour des raisons qui nous échappent, le navire russe suscite une attention accrue de la part des armées américaine et de l’OTAN - une attention manifestement disproportionnée au regard de son statut pacifique », a dit le ministère.
Deux autres pétroliers, l'Hyperion et le Premier, sous sanctions américaines et qui ont émis un signal en mer des Caraïbes proche du Venezuela dans la semaine écoulée, sont également passés sous drapeau russe en décembre.
L'Hyperion faisait route mercredi dans l'Atlantique avec pour destination le port d'Oust-Louga (Russie), selon ses informations de navigation, tandis que le Premier partageait une position dans la mer des Caraïbes.
Trois autres pétroliers sanctionnés identifiés par l'AFP mi-décembre près du Venezuela apparaissaient mercredi sous pavillon russe dans le registre en ligne du ministère russe des Transports, alors qu’ils figurent sous d’autres pavillons dans la base officielle de l'Organisation maritime internationale.
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Veuillez vous connecter pour visualiser les résultatsL'armée syrienne bombarde mercredi après-midi à l'artillerie les deux quartiers kurdes de la ville d'Alep (nord), après la fin du délai accordé à leurs habitants pour évacuer, selon un journaliste de l'AFP sur place.
Les forces armées syriennes avaient décrété que ces quartiers seraient considérés comme une « zone militaire » à partir de 15h00 (12h00 GMT), et établi deux « couloirs humanitaires », que des milliers de civils ont emprunté pour fuir avant l'heure butoir, selon des journalistes de l'AFP.
Les affrontements entre les forces gouvernementales qui tiennent la ville d'Alep et des combattants kurdes retranchés dans les quartiers de Cheikh Maqsoud et Achrafieh ont éclaté mardi et fait neuf morts.
Ils sont les plus violents entre le pouvoir syrien et les forces kurdes, qui ont échoué jusqu'à présent à appliquer un accord signé en mars prévoyant l'intégration des institutions de l'administration autonome kurde au sein du nouvel Etat syrien.
Des correspondants de l'AFP ont vu un grand nombre de familles, avec des enfants, fuyant les quartiers kurdes de la deuxième ville de Syrie. Les civils étaient chargés de bagages et certains étaient en pleurs. « Nous avons fui Cheikh Maksoud, mais nous ne savons pas où aller », dit à l'AFP Ahmad, un homme de 38 ans qui porte son fils sur le dos. « Quatorze ans de guerre, cela suffit ».
« Nous avons été forcés de partir car la situation est très difficile », affirme pour sa part Ammar Raji, qui porte son chat sous le bras. « J'ai six enfants, dont deux en bas âge », explique cet homme de 41 ans, qui a fui Achrafieh où il vivait depuis six ans, après avoir été forcé de fuir les combats dans sa région de Manbej, dans la province d'Alep.
L'armée avait prévenu que « toutes les positions des Forces démocratiques syriennes (FDS, dominées par les Kurdes) dans les quartiers d'Achrafieh et Cheikh Maqsoud constitueront une cible légitime » après 12H00 GMT, appelant les habitants à s'en éloigner.
Une haute responsable kurde, Elham Ahmed, a accusé les autorités syriennes de mener « une guerre génocidaire » contre les Kurdes, les appelant à « résoudre les problèmes à travers le dialogue ». Face aux violences, les autorités avaient décidé mardi soir de suspendre pour 24 heures tous les vols de l'aéroport et de fermer mercredi les écoles, universités et services gouvernementaux à Alep, deuxième ville de Syrie.
Les affrontements « nous ont rappelé la guerre. Nous n'avons nulle part où fuir », a déclaré à l'AFP Joud Serjian, une mère de famille de 53 ans habitant le quartier syriaque, sous contrôle gouvernemental.
Au cours de la guerre civile (2011-2024), Alep avait connu de violents combats avant que les forces du président Bachar el-Assad reprennent le contrôle des quartiers tenus par les rebelles fin 2016, provoquant l'exode d'une partie de leurs habitants.
Parallèlement aux bombardements, les forces de sécurité kurdes ont annoncé avoir « déjoué une tentive d'infiltration à l'aide de chars » de l'armée syrienne en direction des quartiers kurdes. Les autorités syriennes ont pour leur part accusé les forces kurdes de bombarder des zones sous leur contrôle.
Le représentant de l'autorité autonome kurde à Damas, Abdel Karim Omar, a démenti tout bombardement depuis les quartiers kurdes, soulignant qu'ils sont tenus par les forces de sécurité intérieures kurdes (Assayish) « qui ne disposent que d'armes légères ».
En avril, des centaines de combattants des FDS s'étaient retirés des deux quartiers kurdes, en vertu d'un accord conclu avec Damas, laissant sur place les Assayish.
Les Kurdes, une importante minorité ethnique en Syrie, contrôlent de vastes étendues dans le nord-est du pays, riches en pétrole et en blé. Soutenues par les Etats-Unis, les FDS ont été le fer de lance de la lutte contre le groupe jihadiste Etat islamique, défait en Syrie en 2019.
Les négociations entre les Kurdes et le nouveau pouvoir islamiste syrien pour appliquer l'accord sur l'intégration de leurs institutions au sein du nouveau pouvoir islamiste sont dans l'impasse en raison des exigences des deux parties.
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