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18:55 Davos   Trump a inauguré son « Conseil de paix » et appelé la Russie à mettre fin à la guerre en Ukraine

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Donald Trump a inauguré jeudi à Davos son nouveau « Conseil de paix », en présence d'une vingtaine de dirigeants de pays ayant rallié cette instance placée sous sa coupe, avant d'appeler la Russie à mettre fin au conflit en Ukraine à l'issue d'une rencontre avec Volodymyr Zelensky.

« La guerre doit prendre fin », a lancé en marge du Forum économique mondial organisé dans cette station des Alpes suisses le président américain à des journalistes, qui l'interrogeaient sur le message qu'il voulait faire passer à son homologue russe Vladimir Poutine.

Le chef de l'Etat ukrainien, qui a souligné que le dialogue avec Donald Trump n'était « pas simple », a de son côté annoncé que les documents de l'accord visant à arrêter les hostilités déclenchées par l'invasion de l'Ukraine en février 2022 étaient « presque prêts ». « Encore une fois, tout le monde est très positif mais le soutien du président Trump est indispensable. Et encore une fois, aucune garantie de sécurité ne peut fonctionner sans les États-Unis », a-t-il insisté. Surtout que l'Europe, « au lieu de devenir une vraie puissance mondiale », « reste un kaléidoscope, beau mais fragmenté, de petites et moyennes puissances », a regretté M. Zelensky.

Le même jour, Donald Trump a révélé son plan pour un « Nouveau Gaza », qui transformerait le territoire palestinien dévasté en un complexe luxueux de gratte-ciels sur sa façade maritime, un projet qui pourrait voir le jour dans trois ans. « Je vais avoir beaucoup de succès à Gaza, ça va être beau à voir », « je suis un promoteur immobilier dans l'âme (...) et j'ai dit, regardez ce site en bord de mer, regardez ce superbe lot foncier, ce que ce pourrait être pour tant de gens », s'est exclamé le président américain. S'autoproclamant faiseur de paix, il a signé dans la matinée la charte fondatrice de son « Conseil de paix », qu'il va présider et censé œuvrer au règlement des conflits dans le monde, « en coordination », a-t-il promis, avec les Nations unies.

Un milliard de dollars

« Félicitations président Trump, la charte est maintenant en vigueur et le Conseil de paix est désormais une organisation internationale officielle », a ensuite proclamé Karoline Leavitt, la porte-parole de la Maison Blanche. Dans le parterre de dirigeants invités ayant accepté de s'y joindre se trouvaient de très fidèles alliés de M. Trump, tels le président argentin Javier Milei et le Premier ministre hongrois Viktor Orban. Le Maroc, la Turquie ou l'Indonésie faisaient aussi partie de la vingtaine de signataires. Sur une cinquantaine d'invitations envoyées, environ 35 dirigeants ont déjà répondu « oui », avait révélé mercredi un haut responsable du gouvernement américain aux journalistes. La France avait déjà dit « non » et le Royaume Uni, un allié clé des Etats-Unis et également membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU, a refusé jeudi de faire partie des signataires. Mais de nombreux Etats du Moyen-Orient sont partants, dont l'Arabie saoudite et le Qatar. Le ticket d'entrée dans le Conseil est d'un milliard de dollars pour un siège permanent.

Appels au Hamas et à la Russie

Concernant le Hamas, ses membres « doivent déposer les armes et, s'ils ne le font pas, ce sera leur fin », a mis en garde M. Trump dans un bref discours à l'occasion de cette cérémonie. Première annonce du « Conseil », dont Israël a accepté de faire partie : le point de passage de Rafah entre l'Egypte et la bande de Gaza rouvrira « dans les deux sens » la semaine prochaine, a annoncé l'administrateur du territoire palestinien nouvellement nommé par cette alliance, Ali Shaath, un ex-vice-ministre de l'Autorité palestinienne.

Donald Trump a en outre affirmé que l'Iran souhaitait entamer des discussions avec les États-Unis et que ceux-ci étaient disposés à le faire. Il a par ailleurs déclaré que Vladimir Poutine avait accepté l'invitation concernant son, « Conseil de paix », que Moscou a seulement dit « étudier ». Cela inquiète particulièrement les alliés des Etats-Unis, notamment l'Ukraine. Dans cet épineux dossier, « il ne reste qu'un point à régler » dans les négociations, a estimé jeudi à Davos l'envoyé spécial américain Steve Witkoff, qui doit se rendre dans la journée à Moscou, avec le gendre de Donald Trump, Jared Kushner, pour des discussions avec le chef de l'Etat russe.

« Beaucoup de travail » sur le Groenland

A propos du Groenland, après des semaines de déclarations agressives, le président américain a subitement annoncé mercredi soir « le cadre d'un futur accord » avec le chef de l'Otan Mark Rutte et levé ses menaces douanières autant que militaires. Il y a « encore beaucoup de travail à faire » pour parvenir à un arrangement sur ce territoire autonome danois, a cependant confié à l'AFP M. Rutte.

Jeudi, ce dernier a précisé que ces discussions avaient pour objectif de garantir « collectivement » la sécurité de sept pays de l'Arctique face à la Russie et la Chine, citant les Etats-Unis, le Canada, le Danemark, l'Islande, la Suède, la Finlande et la Norvège. Il s'agit de faire en sorte que « les Chinois et les Russes ne puissent avoir accès économiquement et militairement au Groenland », a-t-il poursuivi. M. Rutte ne peut négocier au nom du Danemark sur le Groenland, a cependant réagi le ministre danois de la Défense, Troels Lund Poulsen. « Nous avons une ligne rouge claire. Nous ne céderons pas notre souveraineté sur des parties du Royaume », a-t-il martelé.

Selon une source proche des pourparlers en cours, les Etats-Unis et le Danemark vont renégocier leur accord de défense datant de 1951 sur le Groenland, tandis que la sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront.

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18:22 Davos   L’État libanais « contrôle » le sud du Litani et « avance » vers le nord, affirme Salam

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« Pour la première fois depuis plus de 50 ans », l’État libanais a repris «le contrôle opérationnel» au sud du Litani et « avance » désormais vers le nord du fleuve, a déclaré le Premier ministre Nawaf Salam, dans un entretien accordé mercredi à Bloomberg à Davos, où il participait au Forum économique mondial. Il a également abordé les élections législatives prévues en mai, affirmant que la neutralité de l’exécutif est « primordiale » pour garantir des élections équitables, et s’est dit « confiant » de voir le Liban adopter une loi organisant la répartition des pertes financières et rétablissant la restitution des dépôts, conformément aux attentes du Fonds monétaire international (FMI).

« Pour la première fois depuis 1969, c’est-à-dire depuis plus de 50 ans, l’État libanais a un contrôle total, un contrôle opérationnel complet de la région au sud du fleuve Litani », a déclaré M. Salam. Interrogé sur le nord du Litani, où le Hezbollah refuse fermement d'être désarmé tant qu'Israël occupe plusieurs positions au Liban et poursuit ses frappes, il a répondu : «nous avançons, c'est la deuxième étape du plan présenté par l’armée au Conseil des ministres, qui l'a accueilli favorablement le 5 août ». «Mais croyez-moi, c’est un moment historique, dans un environnement très difficile, que nous ayons pu restaurer la souveraineté sur le sud du Liban», a-t-il souligné.

Interrogé sur ses craintes de voir une nouvelle guerre totale éclater entre Israël et le Hezbollah, plus d’un an après la trêve conclue fin novembre 2024, il a affirmé que « nous ne sommes pas dans une guerre totale aujourd’hui, mais nous vivons une sorte de guerre d’usure ». « Presque un jour sur deux, voire chaque jour, il y a plus d’une attaque au Liban. Et Israël continue d’occuper des parties du sud du Liban », a-t-il noté. L'armée israélienne a une nouvelle fois violé le cessez-le-feu en effectuant plusieurs frappes massives sur le territoire libanais mercredi, qui ont provoqué un concert de condamnations de la part des responsables politiques. « Nous essayons de mobiliser la communauté internationale et utilisons tous les moyens diplomatiques pour faire pression sur Israël afin qu’il respecte sa part de l’accord de cessez-le-feu », a-t-il répété. Dans une interview accordée à al-Hadath M. Salam a affirmé : « Nous avons besoin que Washington fasse pression sur Israël pour mettre fin à ses actions hostiles ». « Nous cherchons à réactiver le travail de la commission du 'mécanisme' », a-t-il également dit soulignant qu’« il n’y a pas d’objection à élargir la participation de civils libanais au sein de la commission ».

Le Premier ministre n'a pas souhaité commenter l’évolution de la situation en Iran, où des manifestations ont été réprimées dans le sang par le régime, qui accuse les États-Unis et Israël d’en être à l’origine. « À chaque visite de responsables iraniens au Liban, je leur précise que nous souhaitons reconstruire des relations diplomatiques basées sur le respect mutuel et la non-ingérence. L’Iran est un acteur majeur dans la région, mais je préfère ne pas commenter sa situation intérieure », a-t-il précisé. Lorsque la journaliste lui demande s'il a le sentiment que le lien entre le Hezbollah et le régime iranien s’est affaibli, il répond : « Je ne dirais pas qu’il s’est affaibli. Mais mon message au Hezbollah (...) est de donner la priorité à son agenda national sur tout autre agenda régional ».

Élections législatives

Nawaf Salam a également abordé les enjeux politiques internes, affirmant qu’aucun ministre en exercice au sein de son gouvernement ne pourra se porter candidat aux élections législatives prévues en mai 2026 sans avoir préalablement quitté ses fonctions. « Depuis la formation de ce gouvernement, j’ai précisé qu’il serait chargé de superviser les élections. Afin de garantir la neutralité, je ne me présenterai pas à ces élections, et tout ministre souhaitant se porter candidat devra quitter le gouvernement. La neutralité du gouvernement est primordiale pour garantir des élections équitables », a affirmé le Premier ministre. « Nous voulons que les élections se tiennent à leur date prévue par la Constitution et nous voulons être aussi neutres que possible », a-t-il ajouté, alors que la question sensible du vote des expatriés fait planer la menace d'un report du scrutin à l'été. Dans son interview à al-Hadath, M. Salam a répété « œuvrer pour que les élections législatives aient lieu à la date prévue » et que « la balle est dans le camp du Parlement ».

« Confiant » pour des solutions

M. Salam a aussi affirmé qu'il était « confiant » de voir le Liban adopter une loi organisant la répartition des pertes financières du pays et réorganisant la restitution des dépôts, une loi conforme aux attentes du FMI qui a récemment confirmé qu'il ne pouvait pas valider en l'état le projet de loi sur le « trou financier » élaboré par le Conseil des ministres et envoyé au Parlement.

M. Salam a réagi aux informations de presse parues la semaine dernière indiquant que le FMI avait rejeté le projet. « Le terme 'rejet' est exagéré. Le FMI a dit qu’il ne pouvait pas approuver le projet tel quel et a recommandé certains amendements. L’engagement autour de ce projet est positif et nous continuerons à travailler avec le Fonds. Nous souhaitons mettre en place un programme avec le FMI, ce qui a été indiqué dans la déclaration ministérielle (faite il y a près d'un an après la formation de son gouvernement, Ndlr) », a expliqué le chef du gouvernement.

« Notre objectif est d’avoir un programme acceptable et une loi qui convienne au Fonds monétaire international, mais ce n’est pas un diktat du FMI. Nous négocierons et nous sommes confiants de trouver des solutions appropriées sur les points en suspens et sur lesquels le Fonds a des réserves », a-t-il insisté. Il a rappelé que le projet de loi fait partie d’un triptyque de réformes avec celle sur le secret bancaire – acceptées par le FMI – et celle sur la résolution bancaire, que le Fonds souhaiterait également voir amendée.

Interrogé sur les capacités financières du Liban à rembourser les dépôts pris en compte dans la loi, si elle devait être votée, Nawaf Salam a assuré que son gouvernement était confiant de pouvoir rembourser ces dépôts et même d’avoir un excédent grâce à la croissance économique. « Le Liban revient sur la scène internationale et il regagne lentement mais sûrement la confiance de la communauté internationale et de ses partenaires », a-t-il dit, assurant que l’utilisation des réserves d’or dans ce contexte n’était pas sur la table.

Depuis son arrivée à Davos cette semaine, Nawaf Salam a eu plusieurs rencontres programmées, dont une avec la directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva. Il s'est également entretenu jeudi avec le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot « des évolutions de la situation régionale et de leurs répercussions sur le Liban, en particulier dans le contexte des défis sécuritaires et politiques », selon un communiqué publié sur le compte X du Grand Sérail. Lors de sa rencontre avec M. Barrot, M. Salam a évoqué les « préparatifs » en vue de la conférence internationale de soutien à l’armée libanaise, qualifiée de « pilier essentiel de la stabilité et du maintien de la sécurité » au Liban, selon un message également publié sur X. Prévue le 5 mars à Paris, cette levée de fonds en faveur de l’armée et des Forces de sécurité intérieure (FSI) sera la première depuis la conférence d’octobre 2024, organisée en pleine guerre ouverte entre Israël et le Hezbollah, qui avait permis de mobiliser près d’un milliard d’euros. Selon des informations confirmées par L’Orient-Le Jour par deux sources diplomatiques, libanaise et française, M. Salam doit se rendre à Paris vendredi, où il rencontrera le président de la République, Emmanuel Macron.

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16:26 Commission d'enquête   Les enquêteurs de l'ONU espèrent que le « Conseil de paix » leur ouvrira les portes de Gaza

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Les enquêteurs de l'ONU chargés d'examiner les violations des droits humains dans les territoires palestiniens et en Israël ont dit jeudi espérer que le « Conseil de paix » nouvellement créé par Donald Trump leur ouvrirait les portes de Gaza.

Israël a jusqu'à présent refusé de donner un accès à cette Commission d'enquête internationale indépendante de l'ONU, qui l'a accusé en septembre de commettre un « génocide » à Gaza. Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos en Suisse la charte fondatrice du « Conseil de paix », initialement conçu pour superviser la reconstruction de Gaza suite à la guerre déclenchée par l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas, le 7 octobre 2023, contre Israël.

La commission d'enquête a été créée en 2021 par le Conseil des droits de l'homme de l'ONU mais elle dispose depuis peu d'un nouveau président, Srinivasan Muralidhar. Lors de sa première conférence de presse jeudi à Genève, il a estimé que le nouveau « Conseil de paix » n'affecterait pas leur travail. « Nous ne pouvons pas y trouver quelque chose qui puisse entraver le travail de cette commission », a-t-il déclaré. Les enquêteurs espèrent toutefois qu'Israël va désormais coopérer avec eux. « Comme nous sommes une commission d'enquête indépendante, nous nous attendons à ce qu'ils nous fassent confiance pour mener notre investigation de la manière la plus professionnelle », a indiqué M. Muralidhar. Ce juriste indien a expliqué avoir écrit aux autorités israéliennes et palestiniennes pour solliciter leur coopération.

La commission était auparavant présidée par la Sud-Africaine Navi Pillay, qui fut présidente du Tribunal pénal international pour le Rwanda et juge à la Cour pénale internationale (CPI). Les trois membres de la commission ont quitté leurs fonctions début novembre. Pour les remplacer, le président du Conseil des droits de l'homme a notamment nommé, outre M. Muralidhar, la juge zambienne Florence Mumba, qui a été vice-présidente du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie. Il a également choisi de renommer l'avocat australien spécialisé en droits humains, Chris Sidoti.

La commission n'est pas une instance juridique mais ses rapports peuvent accroître la pression diplomatique et servent à recueillir des preuves que les tribunaux peuvent utiliser. En septembre, la commission avait conclu dans son rapport que les autorités et forces de sécurité israéliennes avaient commis « quatre des cinq actes génocidaires » définis par la Convention de 1948 sur le génocide, à savoir « meurtre de membres du groupe ; atteinte grave à l'intégrité physique ou mentale de membres du groupe ; soumission intentionnelle du groupe à des conditions d'existence devant entraîner sa destruction physique totale ou partielle ; et mesures visant à entraver les naissances au sein du groupe ».

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