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Les ministres des Affaires étrangères des pays du G7 se sont dits mercredi « prêts à imposer des mesures restrictives supplémentaires si l'Iran poursuit la répression des manifestations », dans un communiqué commun publié par la France qui en assure la présidence.
« Nous sommes profondément inquiets face au nombre élevé de morts et de blessés dont il est fait état. Nous condamnons le recours délibéré à la violence et le fait que des manifestants soient tués, détenus de manière arbitraire et subissent des tactiques d'intimidation des forces de sécurité », affirment les chefs de la diplomatie de l'Allemagne, du Canada, des Etats-Unis, de la France, de l'Italie, du Japon et du Royaume-Uni, ainsi que la haute représentante de l'Union européenne.
La Nasa, l'agence spatiale américaine qui travaille aussi sur le climat, a rapporté mercredi la hausse des températures à travers la planète sans évoquer le réchauffement climatique et la responsabilité humaine, à l'inverse de l'an passé, suivant ainsi les consignes du gouvernement climatosceptique de Donald Trump.
L'an dernier, avant le retour du républicain au pouvoir, la Nasa écrivait clairement, à l'occasion de la publication de son rapport annuel sur les températures, que le « réchauffement climatique a été provoqué par les activités humaines », évoquant ses conséquences dramatiques: « canicules, incendies, précipitations extrêmes et inondations côtières ».
Cette année, rien de tout cela, si ce n'est une poignée de paragraphes purement descriptifs, qui n'évoquent pas le changement climatique.
Selon ce rapport, les températures à la surface de la planète étaient en 2025 légèrement supérieures à celle de 2023, une différence dans la marge d'erreur, faisant de l'année dernière, ex aequo avec 2023, la seconde année la plus chaude jamais enregistrée, après 2024.
D'autres institutions spécialisées, comme l'observatoire européen Copernicus ou la NOAA, une autre agence fédérale américaine qui travaille sur le climat, utilisent des méthodologies différentes et affirment que 2025 se classe comme la 3e année la plus chaude.
« Avec Donald Trump et les républicains, l'Etat américain est désormais, comme la Russie ou l'Arabie saoudite, un pétro-Etat, et ce que font ses ministères et agences peut être lu à la lumière de l'engagement de ces pollueurs, qui mènent la danse », a réagi auprès de l'AFP le climatologue Michael Mann, de l'université de Pennsylvanie. « Il n'y a donc rien d'étonnant à ce que les responsables de la Nasa cherchent à cacher les conclusions de leur propre agence qui entrent en contradiction avec leur discours climatosceptique », a-t-il ajouté.
Selon la Nasa, institution majeure dans la recherche sur le climat de longue date, les températures de 2025 étaient 1,19 °C au-dessus de la moyenne des années 1951-1980. Son analyse se base sur les données de plus de 25.000 stations météos à travers le monde, y compris en mer et sur l'Antarctique.
Donald Trump, aidé dans sa campagne de réélection par l'industrie pétrolière, multiplie depuis son arrivée au pouvoir les gestes en faveur des énergies fossiles et a retiré les Etats-Unis de l'accord de Paris sur le climat. Son gouvernement s'en est aussi pris à la science du climat, faisant fermer un centre de recherche, couper des subventions et retirer Washington de la coopération mondiale en la matière.
Vous avez déjà un compte? Connectez-vous ici
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultatsLe ministère de l’Énergie et de l’Eau a annoncé qu’Energin DMCC, une société de négoce international basée à Dubaï, a remporté l’appel d’offres lancé pour l’attribution d’un contrat de fourniture de gasoil à Électricité du Liban (EDL) pour une période de cinq mois. C’est une nouveauté pour le fournisseur public, qui jusqu’ici effectuait des commandes ponctuelles de carburant, à l’exception des chargements fournis dans le cadre de son accord avec l’Irak en vigueur depuis l’été 2021 et qui lui permet de différer ses paiements.
Quatre sociétés ont participé à l’appel d’offres lancé le 23 décembre 2025 pour confier ce contrat, dans le cadre d’une procédure lancée par le ministre de l’Énergie, Joe Saddi, pour « assurer la stabilité des importations de produits pétroliers et renforcer la bonne gouvernance », selon les termes du communiqué publié à cet effet.
La prime convenue par tonne métrique est de 69,70 dollars par tonne métrique de gasoil transporté, soit en plus du prix du carburant qui, lui, sera en principe basé sur le marché.
« La quantité faisant l’objet de l’appel d’offres s’élève à 275 000 tonnes métriques, avec une marge de plus ou moins 5 %, à la demande d’EDL », a encore dévoilé le ministère. Ce carburant sera livré en dix fois entre la seconde moitié du mois de février et la seconde moitié du mois de juin, a-t-il ajouté. Le ministère précise enfin que cet appel d’offres avait été relancé après une première tentative menée fin 2025, qui n’avait réussi qu’à attirer un seul candidat, poussant Joe Saddi à annuler cette première procédure. Sauf surprise, ce gasoil devrait être destiné aux deux centrales possédant des unités de production qui en consomment, à savoir Deir Ammar au Liban-Nord, et Zahrani au Liban-Sud.
Ces deux centrales produisent l’essentiel des quelques centaines de mégawatts qu’EDL est en capacité de faire fonctionner, et qui suffisent à peine à fournir moins de dix heures de courant par jour, compte tenu des insuffisances structurelles du fournisseur, une situation qui dure depuis des décennies.
Une source au ministère a enfin indiqué que le carburant serait payé directement avec les fonds générés par EDL, dont les tarifs ont été ajustés aux prix du marché en 2022 et qui a été appelée à améliorer la collecte des factures depuis. Le ministre a confirmé ce point dans un second communiqué. « L’achat des carburants destinés à EDL est effectué par le ministère, à la demande de l’établissement, lequel est seul à même d’évaluer ses besoins, de fixer les dates auxquelles les livraisons doivent avoir lieu et de régler le prix des cargaisons exclusivement à partir de ses propres recettes (…) afin d’éviter de contracter des dettes qui seraient payées par le contribuable », pouvait-on encore lire, portant sur une polémique autour du timing d’arrivée d’un précédent chargement, au cœur de la bataille politique que se livrent le Courant patriotique libre – qui a tenu le ministère de l’Énergie pendant des années – et les Forces libanaises, qui l’ont récupéré avec la formation du gouvernement de Nawaf Salam il y a près d’un an.
La source au ministère a enfin confirmé qu’un autre navire de gasoil, bloqué au large des côtes libanaises depuis plusieurs jours en raison du mauvais temps, avait pu arriver pour décharger son carburant, test confirmé. Ce navire a été fourni par un autre fournisseur d’EDL, mandaté pour fournir une seule cargaison arrivée sur un autre bâtiment en décembre, dont le gasoil s’était révélé non conforme pour des raisons techniques. Le ministère avait alors refoulé le premier navire et contraint le fournisseur concerné, Novum Energy Trading, à remplacer la cargaison à ses frais, comme le prévoyait le contrat.
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