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La Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) a indiqué lundi qu'un char israélien avait tiré à proximité de ses Casques bleus, avertissant que de telles attaques devenaient « régulières à un point inquiétant ».
La Finul a à plusieurs reprises signalé des tirs israéliens à proximité de son personnel ou en sa direction ces derniers mois. Elle a affirmé le 2 janvier que l'armée israélienne avait tiré près de ses Casques bleus à deux reprises, sans faire de victimes. « Les Casques bleus de la Finul ont observé deux chars Merkava se déplacer » depuis une position de l'armée israélienne située à l'intérieur du territoire libanais lundi, a indiqué la force onusienne dans un communiqué. « Les Casques bleus ont demandé, par les canaux de liaison, que les chars cessent leur activité », a-t-elle narré. Mais, plus tard, « l'un des chars a tiré trois obus (...), avec deux impacts à environ 150 mètres des Casques bleus », a déploré la Finul. « Tandis que les Casques bleus s'éloignaient pour des raisons de sécurité, ils étaient continuellement visés par un laser depuis les chars », a-t-elle ajouté.
Quelque 10.800 Casques bleus font tampon entre Israël et le Liban depuis mars 1978. Ils opèrent dans le sud du Liban en coopération avec l'armée libanaise dans le cadre d'un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024 entre Israël et le Hezbollah. Israël aurait dû retirer ses forces du sud du Liban, mais il les a maintenues dans cinq zones qu'il juge stratégiques et mène régulièrement des frappes dans le pays, affirmant généralement viser des sites et des membres du Hezbollah, qu'il accuse de se réarmer.
Le communiqué ne fait état d'aucune victime mais précise que la Finul avait informé à l'avance l'armée israélienne de ses activités dans le secteur. « Des attaques comme celles-ci contre des Casques bleus identifiables (...) deviennent régulières à un point inquiétant », poursuit le communiqué de la Finul, qui appelle l'armée israélienne à y mettre un terme. Elle les qualifie de « grave violation » d'une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU de 2006 qui a servi de base au cessez-le-feu. Les Casques bleus doivent quitter le Liban en 2027.
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Veuillez vous connecter pour visualiser les résultatsDonald Trump, qui continue à envisager l'option militaire face à la répression des manifestations par Téhéran, a annoncé lundi que tout pays commerçant avec l'Iran serait frappé de droits de douane de 25% par les Etats-Unis.
La Chine est le principal partenaire commercial de l'Iran.
« Cette décision est définitive » et « prend effet immédiatement », a affirmé le président américain sur son réseau Truth Social.
La répression des manifestations en Iran a fait plus de 600 morts depuis le début de la contestation selon une ONG, la République islamique faisant face à l'un de ses plus importants mouvements de contestation depuis sa proclamation en 1979.
Donald Trump a plusieurs fois menacé de « frapper très fort » en Iran en cas de répression sanglante, mais n'est pas passé à l'acte.
« Les frappes aériennes sont l'une des très nombreuses options qui s'offrent au commandant en chef », a affirmé lundi à la presse la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt.
Toutefois, elle a assuré que « la diplomatie (était) toujours la première option pour le président ».
Selon elle, une voie diplomatique reste ouverte avec l'Iran, le pouvoir adoptant un « ton très différent » lors de discussions privées avec l'émissaire américain, Steve Witkoff.
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Veuillez vous connecter pour visualiser les résultatsLes récents combats à Alep, en Syrie, étaient une tentative des combattants kurdes visant à saboter les efforts pour mettre fin en Turquie au conflit avec les militants kurdes du PKK, a affirmé lundi l'AKP, le parti au pouvoir à Ankara.
« Les attaques de l'organisation terroriste YPG/FDS et l'opération à Alep (...) sont une tentative de saboter l'objectif d'une Turquie sans terrorisme », a déclaré Ömer Çelik, porte-parole de l'AKP, en référence aux Forces démocratiques syriennes (FDS), dominées par les Kurdes, qui ont été chassées d'Alep dimanche après plusieurs jours de combats meurtriers.
La Turquie s'est engagée en 2025 dans des efforts visant à mettre un terme à son conflit de quatre décennies avec le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), un processus dit de « Turquie sans terrorisme ».
L'an dernier, le PKK a annoncé la fin de sa lutte armée et commencé à détruire ses armes, mais la Turquie insiste pour que cela inclue les groupes armés kurdes en Syrie, qu'Ankara considère comme une ramification du PKK.
La Turquie est depuis longtemps hostile aux forces du FDS qui contrôlent une grande partie du nord-est de la Syrie. Ankara les considèrent comme une menace majeure le long de sa frontière sud et appelle à leur intégration dans l'appareil militaire et sécuritaire syrien.
Mais ce processus est bloqué, notamment par les revendications kurdes en faveur d'un gouvernement décentralisé en Syrie.
Les tensions ont dégénéré en violences la semaine dernière, qui n'ont pris fin que dimanche lorsque les forces gouvernementales syriennes ont pris le contrôle total d'Alep. L'impasse entre Damas et les FDS a des répercussion sur le processus de paix en Turquie, largement au point mort.
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