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Vladimir Poutine s'est entretenu vendredi avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et doit parler à son homologue iranien Massoud Pezeshkian, a annoncé le Kremlin, affirmant que le dirigeant russe cherche à réduire les tensions autour de l'Iran, pays partenaire de Moscou menacé de frappes américaines.
« Nous vous informerons prochainement de la conversation téléphonique avec le président iranien Pezeshkian. La situation est très tendue dans la région et le président (Poutine) poursuit ses efforts pour favoriser une désescalade », a déclaré à la presse le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov.
Le président syrien Ahmad el-Chareh est attendu mardi à Berlin, selon l'agenda du président allemand, Frank-Walter Steinmeier, publié vendredi, ce qui serait sa deuxième visite dans un pays de l'UE après celle en France en mai 2025. Malgré les critiques persistantes concernant la situation des droits de l'homme en Syrie, le président par intérim devrait aussi rencontrer le chancelier Friedrich Merz. L'agenda de ce dernier n'a pas encore été rendu public, et son porte-parole n'avait pas voulu mercredi confirmer cette visite.
Une question centrale pour Berlin devrait être celle des conditions du retour dans leur pays de centaines de milliers de Syriens ayant fui la guerre civile sous le régime de Bachar el-Assad. La venue à Berlin de ce dirigeant au passé de jihadiste avait filtré dans certains médias allemands, suscitant des critiques de la part des « minorités ethniques et religieuses de Syrie » vivant en Allemagne.
Dans un appel commun signé notamment par l'union des alaouites en Europe et la communauté kurde d'Allemagne, les protestataires appelaient mercredi « à un mandat d'arrêt (contre Ahmad el-Chareh, ndlr) plutôt qu'à une réception à la chancellerie ». Le gouvernement allemand est « ouvert à un approfondissement et à un nouveau départ avec le nouveau gouvernement syrien », avait déclaré pour sa part mercredi le porte-parole du gouvernement, Stefan Kornelius.
Cette visite intervient moins d'un mois après l'expulsion le 23 décembre dernier par l'Allemagne pour la première fois depuis le début de la guerre civile en 2011 d'un ressortissant syrien, un criminel condamné pour vol aggravé, coups et blessures et chantages, vers son pays. Depuis son entrée en fonction en mai dernier le gouvernement du chancelier conservateur Friedrich Merz a entamé un tour de vis migratoire sur fond d'essor de l'extrême droite.
En novembre dernier, M. Merz avait plaidé pour le rapatriement de Syriens réfugiés jusqu'ici dans son pays, allant au besoin jusqu'à l'expulsion, au motif que la « guerre civile était terminée en Syrie ». Il avait ainsi marqué son opposition à son ministre des Affaires étrangères, Johann Wadephul, pourtant du même parti que lui, qui s'était montré beaucoup plus réservé. En visite à Damas quelques jours plus tôt, ce dernier avait affirmé que le retour de Syriens dans leur pays n'était « possible que dans une mesure très limitée car une grande partie des infrastructures de ce pays a été détruite », après 13 années de guerre civile.
Après la chute du président Bachar el-Assad en décembre 2024, plusieurs pays européens, dont l'Allemagne, avaient annoncé un gel des procédures de demandes d'asile dans un contexte de forte progression électorale des partis d'extrême droite après différentes attaques commises par des étrangers dans le pays.
Vous avez déjà un compte? Connectez-vous ici
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultatsDes civils fuient vendredi une zone du nord de la Syrie avant l'expiration d'un délai accordé par l'armée de Damas, qui veut étendre son contrôle sur ce secteur tenu par les combattants kurdes, après les avoir délogés de la ville d'Alep.
L'émissaire américain pour la Syrie, Tom Barrack, a annoncé sur X œuvrer « sans relâche » pour « empêcher une escalade » entre le gouvernement et les Kurdes, tous deux soutenus par Washington.
Les forces syriennes ont massé d'importants renforts à Deir Hafer, à une cinquantaine de kilomètres à l'est d'Alep, et sommé les Forces démocratiques syriennes (FDS), dominées par les Kurdes, d'évacuer un secteur entre cette région et l'Euphrate, plus à l'est. Depuis jeudi, des civils quittent la région par des routes secondaires, certains empruntant un pont branlant sur un bras de l'Euphrate, ont constaté des correspondants de l'AFP. Ils ont jusqu'à 17h00 (14h00 GMT) pour quitter la région, selon un communiqué de l'armée, qui avait utilisé ce même procédé à Alep la semaine dernière, demandant aux civils de partir avant de bombarder les quartiers tenus par les Kurdes.
« Les FDS nous ont empêchés de partir, c'est pour cela que nous sommes sortis par une route agricole et nous avons traversé le pont », a dit Abou Mohammad, un homme de 60 ans accompagné de sa famille. Il a indiqué qu'ils se rendaient à un centre d'accueil établi par les autorités à Alep. Les autorités syriennes avaient accusé les FDS d'empêcher les civils de partir, ce que ces dernières avaient démenti jeudi. Dans un communiqué vendredi, les forces kurdes ont affirmé que l'armée avait bombardé Deir Hafer dans la nuit, « pour faire pression sur les habitants et les forcer à partir ».
Le pouvoir islamiste syrien, déterminé à étendre son autorité sur l'ensemble du pays, avait pris dimanche le contrôle de l'ensemble d'Alep, principale ville du nord de la Syrie, après des combats avec les Kurdes qui y tenaient deux quartiers. Damas avait signé un accord en mars 2025 avec les Kurdes pour intégrer leurs institutions civiles et militaires au sein de l'Etat syrien, mais son application est bloquée en raison des exigences contradictoires des deux parties. Les Kurdes avaient profité du chaos de la guerre civile (2011-2024) pour s'emparer de vastes territoires du nord et du nord-est de la Syrie après avoir défait le groupe jihadiste Etat Islamique (EI) avec l'appui d'une coalition multinationale.
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