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L'Irak a annoncé jeudi lancer des procédures judiciaires contre des prisonniers du groupe jihadiste Etat islamique (EI) transférés depuis la Syrie, dans le cadre d'une opération lancée par l'armée américaine visant au transfert de 7.000 détenus. « La justice irakienne va lancer les procédures judiciaires appropriées contre les accusés qui sont recueillis et placés dans les institutions pénitentiaires idoines », a indiqué le Conseil judiciaire suprême dans un communiqué.
Mercredi, Washington avait annoncé avoir transféré 150 membres de l'EI détenus dans une prison de Hassaké, en Syrie, « vers un lieu sûr en Irak », et affirmé que jusqu'à 7.000 prisonniers pourraient être concernés.
Cette annonce est survenue alors que des affrontements entre l'armée syrienne et les forces kurdes, qui contrôlaient jusqu'ici les centres de détention de prisonniers de l'EI, font craindre des failles sécuritaires. Les autorités irakiennes ont confirmé avoir reçu un premier groupe de 150 prisonniers, « des éléments terroristes irakiens et étrangers ».
« Tous les suspects, qu'importe leur nationalité ou leur position au sein de l'organisation terroriste, sont soumis exclusivement à l'autorité de la justice irakienne et nos procédures judiciaires leur seront appliquées sans exception », a dit le Conseil judiciaire suprême irakien. Mardi, les Forces démocratiques syriennes (FDS), dominées par les Kurdes, avaient annoncé avoir été « contraintes de se retirer » d'al-Hol, le plus grand des camps de détention de jihadistes, pour défendre leurs régions du nord-est menacées par l'armée. Celle-ci est entrée mercredi dans le camp.
Al-Hol abrite quelque 24.000 personnes, dont 15.000 Syriens et environ 6.300 femmes et enfants étrangers de 42 nationalités. Parmi eux figurent des Français et d'autres Occidentaux, que leurs pays respectifs refusent de rapatrier.
Lors d'un entretien téléphonique mercredi, l'amiral Brad Cooper, commandant des forces américaines aux Moyen-Orient, a appelé le président syrien Ahmad al-Chareh à soutenir le transfert et l'a informé des détails de l'opération. Il a souligné la nécessité que « les forces syriennes et toutes les autres forces évitent toute action qui pourrait interférer » avec l'opération, a rapporté le commandement américain. Les tribunaux irakiens ont par le passé condamné à la peine de mort et à la prison à vie des centaines de personnes, dont de nombreux combattants étrangers, certains qui avaient été transférés de Syrie.
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Veuillez vous connecter pour visualiser les résultatsLe président américain, Donald Trump, a mentionné le Hezbollah mercredi en marge du Forum économique de Davos, répétant qu’il s’agit d’un « problème », tout en restant une nouvelle fois évasif, alors que le Liban craint toujours une offensive israélienne d’envergure sur le pays.
« Il y a un problème avec le Hezbollah au Liban, et nous verrons ce qu’il adviendra là-bas — mais c’est un problème » a-t-il lancé, dans une réponse à une question portant sur l’avenir de la bande de Gaza. Une phrase qui rappelle celle prononcée fin décembre, après sa rencontre avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu. « Le Hezbollah s’est mal comporté, donc nous verrons ce qui se passera » avait-il alors déclaré.
Tandis que l'armée libanaise dit avoir achevé le désarmement du Hezbollah au sud du fleuve Litani, le parti chiite pro-iranien refuse toujours de remettre ses armes au nord de cette zone, pour laquelle la troupe doit préparer un plan. L'armée israélienne continue pour sa part d'occuper au moins cinq points au Liban-Sud, et de bombarder quotidiennement le Liban-Sud et la Békaa, arguant du refus du parti chiite de se désarmer. Des frappes particulièrement destructrices ont eu lieu mercredi soir.
Avant d'évoquer le Hezbollah, le président américain s'est arrêté sur le désarmement du Hamas, prévu par l'accord de cessez-le-feu dans la bande de Gaza, entré en vigueur le 10 octobre 2025. « Je pense que nous avons la paix au Moyen-Orient. Il existe encore certaines noeuds, comme le Hamas, qui a accepté de déposer les armes. Vous savez, ils sont nés avec une arme à la main, donc ce n’est pas facile. (…) Nous saurons dans les deux ou trois prochains jours, et très certainement au cours des trois prochaines semaines, s’ils le feront ou non. Et s’ils ne le font pas, ils seront balayés très rapidement » a déclaré Donald Trump.
« Il y a encore ces petites étincelles, mais il y a désormais la paix au Moyen-Orient » a-t-il encore affirmé, ajoutant que l’Iran « n’est plus le tyran du Moyen-Orient », après les frappes américaines contre les installations nucléaires en juin 2025, lors de la guerre ayant duré douze jours entre Israël et l'Iran. « L’Arabie saoudite, les Émirats et le Qatar, ainsi que d’autres pays, n’auraient jamais rien signé s’il y avait eu ce « nuage sombre » : un Iran doté de l’arme nucléaire. Si nous ne les avions pas neutralisés, ils auraient obtenu l’arme nucléaire en deux mois » s'est encore félicité le locataire de la Maison-Blanche. Les pays du Golfe cités n'ont pas signé l'accord de paix à Gaza, à l'exception du Qatar, engagé en tant que médiateur clé des négociations et garant entre Israël et le Hamas. Ils sont, à des degrés divers, partie prenante des négociations autour de l'avenir de la bande de Gaza, où une Force internationale de stabilisation doit se déployer, dans le cadre de l'accord de cessez-le-feu.
L'Iran a connu un vaste mouvement de contestation en janvier, au cours duquel 3.117 personnes ont été tuées, selon la télévision d'Etat iranienne mercredi. Selon l'ONG Iran Human Rights (IHR), basée en Norvège, dont les chiffres sont cités par l'ONU, au moins 3.428 manifestants ont été tués mais le bilan pourrait même dépasser les 20.000 morts. Le président américain n'est pas intervenu auprès des manifestants, malgré ses menaces, notamment sous pression des pays du Golfe, et dans une certaine mesure d'Israël.
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Veuillez vous connecter pour visualiser les résultatsLe ministre libanais de l’Agriculture, Nizar Hani, a annoncé mercredi soir les préparatifs d’un projet visant à déployer une base de données et une application destinées aux acteurs du secteur, lancé en coordination avec la Banque mondiale et le Programme alimentaire mondial (PAM). Il s’exprimait lors d’une réunion élargie au siège du ministère à Beyrouth dédiée au dossier, selon un communiqué relayé par l’Agence nationale d’information (Ani, officielle).
La base de données, baptisée « Food Stack », désigne le projet de base de données centrale et intégrée et prévoit des fonctionnalités comme une cartographie intelligente des cultures, une intégration avec des données climatiques et des systèmes d’alerte précoce, des guides personnalisés pour les agriculteurs et des tableaux de bord spécialisés pour les différents acteurs du secteur.
Le PAM fournira également son soutien pour développer une application numérique qui permettra d’identifier producteurs et acheteurs via des profils certifiés, d’enregistrer les produits (type, quantité, qualité, grade, saison, prix) ainsi que les besoins des acheteurs, de documenter numériquement les transactions avec toutes les informations essentielles, et d’intégrer les critères de qualité et de conformité.
Le ministre n'a en revanche pas communiqué de calendrier de déploiement de la base de données ou de l'application.
Ces projets s’inscrivent dans le cadre de GATE (Green Agri-Food Transformation for Economic Recovery Project), financé par un prêt de 200 millions de dollars de la Banque mondiale et approuvé par le Parlement libanais en juillet 2025.
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