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Le nouveau parti politique cofondé par Jeremy Corbyn, l'ex-chef du Labour, s'est définitivement baptisé Your Party et s'est doté d'une direction collective lors de son congrès inaugural dimanche, un choix vu comme un désaveu pour le vétéran de la gauche britannique.
Le choix d'une direction composée d'un collectif de ses membres a été adopté à une courte majorité (51,6%) par les milliers de militants réunis à Liverpool, dans le nord-ouest de l'Angleterre.
Auparavant, Jeremy Corbyn avait affirmé qu'il privilégiait l'option d'un seul chef. Il n'a pas commenté le vote des militants dimanche, dans son discours de clôture, durant lequel il a renouvelé son ambition de bâtir un parti « socialiste », défendant la « justice sociale » et la cause palestinienne.
Il y a annoncé que le nom définitif retenu par les militants pour cette nouvelle formation est Your Party.
La décision sur une gouvernance collective a été saluée plus tôt par sa co-fondatrice Zarah Sultana, députée indépendante de 32 ans, qui a affirmé avoir toujours défendu « un maximum de démocratie » dans les structures du parti.
« Certains diront que cette décision (...) est une victoire pour moi, mais ce n'est pas le cas. C'est votre victoire », a-t-elle lancée devant les militants.
Dimanche, ces derniers ont également voté pour autoriser des personnes membres d'autres partis politiques à rejoindre Your Party.
La veille, un porte-parole de Zarah Sultana avait dénoncé une « purge », après que des membres du parti socialiste des travailleurs (SWP) et des proches de la députée avaient été interdits d'accès au congrès.
Zarah Sultana avait alors décidé de boycotter l'évènement samedi, relançant les tensions qui agitent les débuts chaotiques du parti depuis son lancement en juillet.
Dans son discours dimanche, elle a encore jugé les expulsions « inacceptables » et « antidémocratiques ».
Elle a aussi rendu hommage à Jeremy Corbyn pour qui elle a « énormément d'admiration et de respect ».
Même s'il parvient à surmonter ses dissensions internes, Your Party a un défi compliqué qui l'attend, lui qui espère devenir un parti « de masse » à la gauche du parti travailliste de Keir Starmer, dont le gouvernement est actuellement en difficulté.
Il va devoir faire avec la concurrence du Green Party, qui grimpe dans les sondages d'intentions de vote depuis l'arrivée en septembre de son nouveau chef, Zack Polanski, trentenaire omniprésent sur les réseaux sociaux.
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Veuillez vous connecter pour visualiser les résultatsL'Afghan qui a tiré cette semaine sur deux gardes nationaux américains à Washington pourrait s'être « radicalisé » aux Etats-Unis, a assuré dimanche la ministre de la Sécurité intérieure Kristi Noem, sans fournir d'éléments substantiels sur ses motivations.
« Nous pensons qu'il s'est radicalisé depuis qu'il est ici dans ce pays », a expliqué Mme Noem sur la chaîne NBC.
Agé de 29 ans, Rahmanullah Lakanwal a choqué les Etats-Unis mercredi en tirant sur deux membres de la Garde nationale dans la capitale américaine, après avoir traversé tout le pays depuis l'Etat de Washington, sur la côte ouest, où il résidait.
L'attaque a coûté la vie à une militaire, décédée jeudi de ses blessures, et grièvement blessé un autre soldat.
Depuis, les conditions d'entrée aux Etats-Unis de cet ex-membre d'une unité spéciale des forces afghanes, qui avait servi aux côtés de soldats américains en Afghanistan, sont devenues un sujet politique sensible.
M. Lakanwal est entré aux Etats-Unis en septembre 2021, moins d'un mois après le retrait précipité des forces américaines d'Afghanistan sous la présidence du démocrate Joe Biden, dans le cadre d'une vaste opération d'évacuation des Afghans ayant collaboré avec les Américains contre les talibans.
Sa demande d'asile, déposée sous l'ère Biden, a été approuvée en avril 2025 sous Donald Trump.
Interrogée pour savoir si l'administration Trump a raté des signaux indiquant une radicalisation de cet immigré lors de l'approbation de sa demande d'asile, Mme Noem a entièrement rejeté la faute sur l'administration Biden.
« Le processus de vérification (...) se produit lorsque la personne entre dans le pays. Et Joe Biden n'a absolument pas vérifié aucun de ces individus, n'a pas vérifié cet individu », a-t-elle soutenu.
« Ses antécédents ont été vérifiés à de multiples reprises », a souligné vendredi sur CNN Shawn VanDiver, un ancien militaire américain qui dirige l'ONG AfghanEvac.
Depuis l'attaque, le président Donald Trump a ordonné à son administration de geler toute décision sur l'octroi de l'asile aux Etats-Unis, et de réexaminer les « cartes vertes » - accordant le titre de résident permanent dans le pays - délivrées aux ressortissants de 19 pays, dont l'Afghanistan, l'Iran, Haïti et le Venezuela.
Selon plusieurs médias américains, M. Lakanwal avait fait partie des « unités zéro » des services afghans, en charge de missions commandos contre les Talibans, Al-Qaïda ou le groupe Etat islamique (EI).
Opérant hors de la chaîne de commandement habituelle, ces unités « étaient en grande partie recrutées, formées, équipées et supervisées par la CIA », selon l'organisation Human Rights Watch. Un diplomate les avait surnommées les « escadrons de la mort ».
Un ami d'enfance du suspect a expliqué au New York Times que M. Lakanwal avait été psychologiquement très affecté par ses missions dans ces unités.
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Veuillez vous connecter pour visualiser les résultatsLe Venezuela a demandé dimanche à l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) de l'aider à stopper « l'agression » des États-Unis, qui ont déployé des bateaux de guerre dans les Caraïbes et évoquent la possibiliités de réaliser des frappes aériennes sur le sol vénézuelien.
Le président Donald Trump, qui dit lutter contre les cartels de la drogue du Mexique et d'Amérique centrale, intensifie la pression sur le Venezuela du président Nicolas Maduro, avec un déploiement militaire majeur dans les Caraïbes, notamment avec plus grand porte-avions du monde. Il accuse Caracas d'être derrière le trafic de produits stupéfiants qui inondent le marché des Etats-Unis.
Caracas dément et insiste sur le fait que l'objectif véritable de Washington serait un changement de régime et la mainmise sur les réserves pétrolières du pays.
« J'espère pouvoir compter sur vos meilleurs efforts pour contribuer à stopper cette agression qui se prépare avec de plus en plus de force et qui menace gravement les équilibres du marché énergétique international », a écrit M. Maduro à l'Opep, selon une lettre que la vice-présidente Delcy Rodriguez, également ministre du pétrole, a lu lors d'une réunion ministérielle virtuelle des ministres de l'organisation.
« Le Venezuela dénonce formellement devant cette instance que le gouvernement des États-Unis d'Amérique cherche à s'emparer des vastes réserves de pétrole du Venezuela, les plus grandes du monde, par l'utilisation de la force militaire létale contre le territoire, le peuple et les institutions du pays », écrit M. Maduro.
Il ajoute qu'une action militaire « met gravement en danger la stabilité de la production pétrolière vénézuélienne et du marché mondial ».
Le président Donald Trump a averti samedi que l'espace aérien du pays caribéen devait être considéré comme « totalement fermé » quelques jours après que Washington a émis une alerte aérienne en raison de l'activité militaire croissante dans la région. Six compagnies aériennes ont suspendu leurs liaisons avec le Venezuela.
Dimanche, l'agence touristique russe Pegas Touristik, qui volait fréquemment vers l'île paradisiaque de Margarita (nord), a également suspendu ses vols.
Le Venezuela maintient ses rotations vers la Russie, dont Caracas est un fidèle allié, avec la compagnie aérienne nationale Conviasa.
Les Etats-Unis ont mené des frappes contre plus de 20 navires soupçonnés de trafic de drogue dans la mer des Caraïbes et le Pacifique depuis début septembre, tuant au moins 83 personnes, sans fournir de preuves que les navires étaient utilisés pour le trafic de drogue.
Ces derniers jours, une activité constante d'avions de combat américains a été enregistrée à quelques dizaines de kilomètres des côtes vénézuéliennes, selon des sites de suivi des aéronefs.
Le New York Times a révélé que MM. Trump et Maduro avaient toutefois récemment discuté au téléphone d'une possible rencontre aux États-Unis.
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