08.07.2026 à 21:20

Marine Le Pen, devenue la candidate officielle du RN à la présidentielle pour 2027, dînait le 7 avril 2026 avec une quinzaine de patrons du CAC 40. La scène a été peu commentée dans les médias rachetés par ces mêmes groupes. La France se prépare-t-elle à bas bruit à une arrivée de l’extrême droite au pouvoir ? Dans la France des années 30, une partie du grand patronat avait déjà financé, choyé, et même armé la droite la plus réactionnaire. Telle est l’histoire explorée par Xavier de Jarcy, journaliste, historien, qui nous livre les leçons des années 30 dans son essai « Le fascisme en col blanc », aux éditions Critiques. Sa thèse : la route vers Vichy n’aura pas été un accident de l’histoire, mais un projet préparé de longue date par l’alliance de l’argent et de la réaction. Il était l’invité d’Aude Lancelin sur QG
06.07.2026 à 21:05

Il y a des drames qui, au-delà de l’horreur qu’ils inspirent, agissent comme des révélateurs de l’état de nos institutions. L’affaire Lyhanna est de ceux-là. Le principal suspect, Jérôme Barella, déjà mis en cause dans d’autres procédures, a immédiatement été placé en détention provisoire. Alors qu’une émotion légitime s’emparait du pays, le pouvoir exécutif s’empressait de mettre en cause l’institution judiciaire, accusée d’inaction. Gérald Darmanin pointait du doigt des « fautes professionnelles » avant même les conclusions des inspections. Emmanuel Macron balayait la question du manque de moyens en invoquant des hausses de budget sous sa présidence. Les violentes charges contre les magistrats se succèdent, la justice française est devenue un bouc émissaire pour les politiques. Pour en parler, François Boulo a reçu Aurélien Martini, magistrat et secrétaire général adjoint de l’Union Syndicale des Magistrats (l’USM)
02.07.2026 à 22:16

La canicule a tué. La canicule tuera. Elle tue dans l’indifférence d’un EHPAD, sur un chantier en plein soleil, à l’hôpital par plus de 35 degrés dans une chambre. Elle tue sans qu’aucun politique ne puisse être tenu pour responsable. La responsabilité est individuelle, toujours. Le gouvernement fait ce qu’il faut en matière de prévention ; il surveille même la situation de très près. D’ailleurs, il serait bien absurde de tenir un quelconque gouvernement pour responsable d’un phénomène planétaire. « Tout le monde à chaud !’, rappelle l’animateur cynique de Quotidien depuis son plateau climatisé. Derrière ces obscénités manifestes, c’est pourtant d’un tri social dont il est question, d’un ordre social inique entre les nomades du nouvel ordre capitaliste climatisé et les sédentaires qui meurent de chaud faute d’avoir su s’adapter. Harold Bernat a reçu Clément Sénéchal, expert en enjeux climatiques et auteur de « Pourquoi l’écologie perd toujours » aux éditions du Seuil.