
31.05.2026 à 21:33
Il faut considérer la prochaine élection présidentielle en France comme l’un des champs de bataille entre les tenants de la logique de la force et les défenseurs de la démocratie.
<p>Cet article Tirer les leçons politiques des guerres en cours a été publié par desk russie.</p>
Les guerres en cours montrent que la logique de la force et de la puissance mène au désastre et que leurs tenants sont dans l’impasse. Il faut donc considérer la prochaine élection présidentielle en France comme l’un des champs de bataille entre les tenants de la logique de la force et les défenseurs de la démocratie. Et l’un des critères pour notre choix doit être la position du candidat sur les dossiers de la guerre en Ukraine et de sa demande d’adhésion à l’Union européenne et à l’OTAN.
Près de 90 jours de guerre en Iran (plus 12 en juin 2025)6, plus de 960 jours de guerre tous théâtres de conflits confondus – Gaza, Cisjordanie, Liban – depuis les massacres commis le 7 octobre 2023 par le Hamas, plus de 1 550 jours de guerre entre l’Ukraine et la Russie depuis le début de ladite Opération militaire spéciale décidée par Poutine depuis le 24 février 2022. À un an de l’élection présidentielle française, qui sera un scrutin important non seulement pour l’avenir de la France, mais aussi pour le devenir de l’Union européenne, quelles leçons peut-on tirer de ce tissu de conflits qui sont chacun singuliers, mais dont les acteurs s’entrecroisent et interagissent selon des modalités complexes ?
Nous ne sommes pas à proprement parler dans une troisième guerre mondiale dans laquelle deux camps bien identifiés s’affrontent, comme dans les guerres de 1914-1918 ou de 1939-1945. Pourtant, le champ de résonances de ces affrontements est incontestablement planétaire, et ils s’inscrivent évidemment dans la mondialisation des échanges commerciaux, des activités économiques et des réseaux de communication. Cette mondialisation n’est certes plus « heureuse » comme on avait pu l’espérer au sortir de la guerre froide, mais elle n’a pas reculé. Bien au contraire, elle ne fait que s’intensifier, malgré les réflexes protectionnistes et nationalistes qu’elle suscite. Cela explique d’ailleurs le caractère hybride de ces conflits qui sont suivis « en direct » par les chaînes d’information en continu, en émission spéciale permanente. C’est précisément cette mondialisation qui explique les effets en cascade des conflits en cours et l’impression très partagée que le monde n’a jamais été aussi mal. Mais comme pour la météo, il faut distinguer entre la « température ressentie » et la « température réelle » et se rappeler que dans le passé, à une époque pas si lointaine où Internet n’existait pas, nous ne disposions pas d’une vision aussi large et aussi immédiate de la conflictualité du monde et de ses drames qui, par moments, n’étaient pas moindres.
Tempérer cette impression d’un monde qui serait au plus mal ne doit cependant pas nous faire relativiser les souffrances des populations engagées et victimes de ces conflits, en Ukraine, en Russie, en Israël, dans les territoires palestiniens, au Liban, en Iran et dans les pays du Golfe. Il faut résolument œuvrer à mettre fin à ces guerres. Cela suppose de mettre en échec les logiques de puissance, de domination, de prédation de ceux qui les poursuivent et donc de s’en donner les moyens non seulement militaires, mais aussi politiques et diplomatiques. Cela exige d’entrer dans d’autres perspectives que celles choisies par ceux qui ont décidé d’imposer leur point de vue de manière brutale. Cela ne signifie pas renoncer à la force, car les peuples ont le droit et le devoir de se défendre lorsqu’ils sont agressés, mais savoir l’encadrer pour ne pas finir par être asservi à elle. Cela demande également de tisser des réseaux d’alliances plus larges pour isoler les prédateurs, qu’il s’agisse d’États ou d’acteurs économiques et technologiques qui pensent, comme Elon Musk, pouvoir dicter leur loi en s’affranchissant de toutes contraintes en raison de leur poids financier et de situations de quasi-monopole, profitant souvent de la démission ou de la déliquescence du politique.
Force est de constater que ceux qui ont choisi, dans le champ géopolitique, la force et la brutalité sont aujourd’hui dans l’impasse, même s’ils exercent encore le pouvoir – mais pour combien de temps ? –, chacun dans leur pays ou dans leur zone d’influence. Ils n’ont pas gagné, quoi qu’ils prétendent. Aucun d’eux. S’ils règnent encore, c’est au milieu de champs de ruines, non seulement des ruines physiques, mais des ruines politiques et symboliques. En effet, ils ne détruisent pas seulement ceux qu’ils désignent comme leur ennemi, mais ils sapent les fondements de leur propre régime politique, ils dégradent l’image et la crédibilité de leurs pays, de leur nation. Ils en fragilisent et abîment l’avenir même, alors qu’ils prétendent agir les uns et les autres contre une « menace existentielle ».
Invoquer une menace existentielle, comme l’ont fait Poutine, Netanyahou, le régime iranien et, de manière indirecte, Trump, dans sa posture de « sauveur » du monde en quête d’un Prix Nobel de la paix, vise en réalité à prévenir toute critique des méthodes employées. Cela revient à affirmer : « Puisque je défends mon existence, je ne m’interdis rien. » L’enjeu de la survie serait la fin qui justifierait tous les moyens. Ce faisant, on ferme toute discussion sur les voies qu’il faudrait explorer pour construire un avenir vivable, pour panser les maux, pour surmonter les différends, pour soigner les défiances, pour apaiser les haines. On s’aveugle soi-même, on s’enferme dans des visions obsidionales, paranoïaques, mégalomaniaques…
Ce que prétendaient défendre, sauver, ou magnifier les tenants de la pure logique de puissance – version militaro-technologico-financière d’un nihilisme nietzschéen mêlé de darwinisme social, qui réduit le sens de l’existence à l’accroissement de la richesse et à la détention des outils de la force – est durablement abîmé et sali. Les mensonges et les crimes dont ils se sont rendus coupables, nous les voyons tous. Des choix politiques – car faire la guerre en est un – guidés par la peur, la cupidité, la mégalomanie, la haine, le mépris, mais aussi le court-termisme, l’impatience, la volonté d’impressionner ou de marquer l’histoire de sa lourde patte conduisent à l’impasse. Qui peut dire aujourd’hui que la cause palestinienne, la sauvegarde d’Israël, la grandeur de l’Amérique, le rayonnement de l’Iran et le sort de la Russie s’en portent mieux ? Les dégâts sont majeurs pour les uns et les autres. Les conséquences, pour les peuples concernés, s’en feront sentir très longtemps et le monde entier en est lourdement affecté, avec une menace majeure d’effondrement de l’économie mondiale.
Les dégâts sont donc là, parfaitement visibles. Les tenants de la pure logique de la force ont devant eux une impasse dont ils ne savent pas sortir. Mais la crise n’est pas arrivée à son terme : ils conservent tous, à des degrés divers, de sérieuses capacités de nuisance. Et il y a au moins une puissance qui s’en frotte les mains. À Pékin, Xi Jinping se réjouit de voir tous ces va-t-en-guerre tirer les marrons du feu pour son pays. Ses rivaux s’affaiblissent sans qu’il ait besoin de faire autre chose que de donner à Moscou et Téhéran de quoi durer dans la guerre… Néanmoins, « l’Empire du Milieu » est fragile : malgré ses succès technologiques et de vrais moyens de pression ou de représailles économiques indéniables sur des produits sensibles, son économie reste son talon d’Achille, et la course qu’elle a engagée pour contourner, par les robots, l’effondrement démographique qui se rapproche pour elle à grande vitesse est loin d’être gagnée. La domination chinoise n’est pas inéluctable et les leçons militaires des guerres en Ukraine et en Iran sont certainement méditées à Pékin pour peser l’hypothèse de passer un jour des gesticulations militaires adressées à Taïwan à une opération guerrière effective pour tenter de soumettre l’île par la force. Il ne faut donc à la fois ni négliger le poids qu’a pris la Chine dans la cacophonie actuelle du concert international ni la surestimer.
Ce que ces guerres ont aussi révélé, c’est à quel point leur spectacularisation était devenue une arme de combat. Restriction des accès au théâtre des opérations, production de narratifs, distillations calculées de l’information et de la désinformation, captation de l’attention, brouillage de la perception de la réalité par le mensonge délibéré et la manipulation des émotions… Tout cela et bien d’autres choses visent à tout ramener au court terme, à la logique de la force, au discours de la puissance, et à distraire de la complexité du réel, de sa (ou ses) temporalité(s) véritable(s). Il s’agit de tenir les opinions, comme les acteurs adverses, dans une nasse aussi aveugle que possible, éclairées par la seule lumière artificielle dans laquelle on choisit de les baigner.

C’est pourquoi il semble aujourd’hui évident (mais méfiez-vous des évidences proclamées de manière à ne pas être questionnées) que le multilatéralisme est mort et que le tournant de la fin d’un ordre international, basé sur le droit, les traités et les accords, est définitivement pris. De même, on entend monter une petite musique qui commence par dire qu’il faut prendre acte du retour de la force, puis qui ajoute – et c’est une idée juste – qu’il faut se donner les moyens de dissuader très sérieusement, et conventionnellement, une possible agression. Mais, ensuite, elle en vient vite à la conclusion, beaucoup plus discutable, selon laquelle, si le pouvoir iranien ne cède pas aux exigences américaines, il n’y aura pas d’autre issue possible pour obtenir la réouverture du détroit d’Ormuz qu’une intervention militaire au sol conduite par une coalition internationale, au côté des États-Unis. Cette issue est énoncée comme une fatalité, sans même tenter d’en examiner les conséquences et les effets en chaîne qui pourraient s’ensuivre ! Voilà deux exemples manifestes d’une étroitisation du champ de vision produite par des mises en scène calculées des conflits auxquelles les médias, pris dans la course à l’audience, peinent à se soustraire. Ainsi se retrouve-t-on enfermé dans la logique de guerre !
Pourtant, même si l’ordre international a été maintes fois piétiné, le monde vit encore par tout un réseau de traités, d’accords, de règlements, d’usages concertés, ne serait-ce que dans les domaines du commerce, des communications, des échanges scientifiques, culturels ou sportifs, etc. Y compris en matière de sécurité, dans toutes les dimensions que peut recouvrir ce mot. Il ne s’est pas transformé en une collection de pays vivant en autarcie, repliés sur eux-mêmes. Loin de là. Sans être du tout le domaine des « bisounours », la diplomatie, dans toutes ses variétés, l’emporte encore largement sur la force. On en a vu un exemple en France avec le changement de pas des relations avec l’Algérie entre les impuissances de la posture de matamore incarnée par Bruno Retailleau, lorsqu’il était ministre de l’Intérieur, et les résultats plus probants de son successeur Laurent Nuñez qui a fait le choix d’un travail diplomatique de fond, plus discret, moins spectaculaire. Certes mises à mal par l’Amérique de Donald Trump – mais elle le paiera très cher en termes de perte d’influence –, les solidarités demeurent, même si elles sont plus difficiles à mettre en œuvre. Mais précisément, ceux qui travaillent à les maintenir vont gagner en crédibilité.
Faire ce constat ne conduit évidemment pas au pacifisme bêlant. On ne défend pas son pays ou sa population sans combattre l’agresseur, lorsqu’il vous attaque. La question est de savoir pourquoi et comment, en vue de quel avenir. Il s’agit, en particulier, d’agir sans être soi-même emporté par une vision du monde déterminée par la seule logique de la force, de la puissance, de la domination, mais au contraire en résistant à cette logique mortifère. De même qu’en 1940 Charles de Gaulle avait refusé la capitulation devant la force nazie en se référant à « une certaine idée de la France », de sa grandeur et de ses responsabilités, cela suppose d’avoir une « certaine idée » de l’avenir que l’on souhaite, une idée éthique.

C’est bien cette dynamique qui anime, depuis 2014, la résistance ukrainienne à l’agression russe. Elle était déjà présente en 2004 dans la Révolution orange, présente également dans le désir beaucoup plus ancien d’affirmer une identité propre, d’exister en tant que nation non pas étroitement ethnique, mais politique et culturelle, forgée par une histoire complexe et singulière (hélas encore mal connue au-delà des frontières de l’Ukraine) – une nation foncièrement rétive à l’autocratie. Pour l’Ukraine, le paradoxe de la situation présente, pour laquelle elle paie un prix effroyable mais qui n’est pas la défaite que beaucoup lui ont promise à de multiples reprises, c’est qu’elle a désormais toutes les chances de sortir de la guerre comme un acteur potentiellement majeur et incontournable en Europe. C’est déjà évident sur le plan militaire… L’agression russe aura été en définitive un accélérateur de sa transformation et de son intégration européenne. Nous devrions considérer l’Ukraine en elle-même aujourd’hui non seulement comme un objet d’admiration, mais comme porteuse d’un enseignement politique et historique, une manière d’engager le rapport à l’avenir. Son exemple nous invite à sortir du ressassement de la rengaine facile de notre déclin et de notre impuissance pour analyser, rassembler et organiser nos forces à l’échelle européenne et plus largement occidentale – mais en affranchissant l’Occident de la tutelle des États-Unis.
Car l’Europe ne manque pas d’atouts et c’est l’autre paradoxe de cette situation. Sa complexité a certes ralenti et amoindri son soutien à l’Ukraine à un moment où un appui massif et déterminé aurait pu faire comprendre à Vladimir Poutine qu’il s’engageait dans une aventure vouée à l’échec ce qui aurait sans doute permis d’y mettre un terme assez rapidement. Mais tout en temporisant, elle a su, en se coordonnant avec Kyïv, rattraper plusieurs fois Donald Trump par la manche, quitte à subir ses avanies et ses humiliations, pour l’empêcher d’imposer, comme il le souhaitait, un accord aux conditions de Moscou qui lui aurait ouvert à la fois la porte des « bonnes affaires » avec la Russie et celle du pillage des ressources ukrainiennes en dédommagement de ce qui n’aurait été qu’une « aide à la capitulation ». La démonstration a été faite que les solutions miracles – comme Trump n’a cessé de les faire miroiter – sont illusoires et plus encore dangereuses. Rappelons que les mirifiques « accords d’Abraham » ont laissé croire que la question palestinienne pouvait être ignorée, ce qui a préparé le terrain aux massacres du 7 octobre commis par le Hamas… Du coup, l’Europe peut redevenir, si elle croit à son avenir et si elle se donne les moyens et le courage d’être plus efficace et engagée, un modèle désirable et crédible, dont le poids économique sera un atout.
La coalition des volontaires suggérée par le président tchèque Petr Pavel et portée par le chef de l’État français Emmanuel Macron et le Premier ministre britannique Keir Starmer a été un premier pas dans une recomposition du multilatéralisme, qui doit être poursuivie avec méthode et persévérance. On peut l’affirmer sans tirer des plans sur la comète et annoncer des jours radieux. Car, tout le travail est à faire et les chantiers sont immenses. Il s’agit plutôt de se retrousser les manches, de réfléchir posément et sérieusement, avec détermination mais sans emphase, pour construire pas à pas un avenir vivable. Le retour à des rapports apaisés, « normaux », entre les nations, nécessitera aussi de remettre à leur place les géants de la technologie qui sont en train de détourner vers l’IA des ressources considérables, indispensables pour assurer un développement de la planète raisonnable, durable et partagé, dont on est loin et dont l’absence est porteuse de futurs conflits bien plus erratiques, parce que nourris par le désespoir des laissés-pour-compte. L’Afrique en donne déjà de douloureux exemples, au Soudan et au Congo, notamment, depuis plusieurs années. Il est temps de rappeler la prééminence du politique sur les intérêts économiques, faute de quoi il faudra faire le deuil de la démocratie.

C’est dire qu’après les élections de mi-mandat du 3 novembre prochain aux États-Unis, les échéances électorales futures, en Europe, seront importantes : on votera d’ici la fin de l’année en Suède et en Lettonie, pour les législatives, puis l’an prochain en Allemagne et en Espagne pour d’importants scrutins régionaux, en Pologne et en Italie pour le Parlement. Et bien sûr, aussi, pour élire le président de la République en France. On a déjà vu à quel point tant Trump que Poutine, pour ne citer qu’eux, espèrent voir gagner des forces politiques hostiles au projet européen et favorables à la mise en place de formes de pouvoir illibérales. On peut parier qu’ils tenteront d’influencer le résultat par les moyens les plus divers.
En France, en avril 2022, 45 jours seulement après le début de l’invasion à grande échelle de l’Ukraine, deux tiers des votants du premier tour de l’élection présidentielle avaient accordé leurs suffrages à des candidats qui avaient repris à leur compte les déclarations par lesquelles Poutine justifiait la guerre en dénonçant l’humiliation de la Russie et les menaces que l’OTAN faisait peser sur sa sécurité. Deux ans plus tard, lors des élections européennes, plus de 50 % des Français qui se rendaient aux urnes donnaient encore leur voix à des listes qui voulaient remettre en cause la construction européenne et dont les responsables avaient repris au moins une partie de la propagande russe qui préparait la future « opération militaire spéciale ».
Il faut donc considérer l’année électorale qui est devant nous comme l’un des champs de bataille entre les tenants de la logique de la force et les défenseurs de la démocratie. Étant donné le poids que pèse la France dans l’Europe et la responsabilité singulière que lui confère le fait d’être une puissance dotée, de manière totalement indépendante, de l’arme nucléaire, il importe que celui ou celle qui se verra confier les rênes de l’État et l’équipe sur laquelle il s’appuie aient démontré une intelligence et une éthique géopolitiques sans faille ; il est nécessaire qu’ils fassent preuve d’un sens aigu de l’histoire et d’une manière d’affronter lucidement les nombreux défis de l’avenir. Il serait regrettable que le débat présidentiel soit phagocyté par les seules questions de l’immigration et de la sécurité intérieure, même si elles ont leur importance. Ce serait d’ailleurs une erreur de les considérer sans prendre en compte leurs dimensions géopolitiques.
Tout au long de la campagne présidentielle qui commence, il va falloir demander des comptes à ceux qui briguent la magistrature suprême sur l’attitude qu’ils ont eue depuis 2022 sur les dossiers de la guerre en Ukraine, de sa demande d’adhésion à l’Union européenne et à l’OTAN. Cette question de l’Ukraine, si elle ne peut pas être le seul critère pour choisir de confier les plus hautes responsabilités de l’État à l’un ou l’autre candidat ou candidate, devra être néanmoins une condition dirimante. Pour distinguer et soutenir ceux qui pourraient mériter notre suffrage, le comportement des uns et des autres par rapport à l’Ukraine, mais aussi vis-à-vis de Donald Trump, de Poutine, du Hamas, du régime de l’Iran, de Netanyahou et de ses ministres Smotrich et Ben-Gvir, la manière dont ces candidats ont pris en compte ou esquivé les enjeux des guerres en cours et leur façon de concevoir le devenir de l’Union européenne dans ses rapports aux États-Unis, à la Russie et la Chine ne seront pas des détails secondaires, mais le signe d’un caractère politique sainement trempé ou non. Notre avenir dépend, soyons-en conscients, des leçons politiques que nos concitoyens sauront tirer ou non des guerres en cours…
<p>Cet article Tirer les leçons politiques des guerres en cours a été publié par desk russie.</p>