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17.11.2025 à 12:18

"Le gouvernement travailliste britannique [doit] confirmer, lundi 17 novembre, un durcissement drastique des conditions d’asile au Royaume-Uni", entame Le Monde. Au Royaume-Uni, Shabana Mahmood, ministre britannique de l'Intérieur, s'apprête à annoncer devant le Parlement "des mesures visant à réduire l'aide accordée aux demandeurs d'asile, notamment la fin de la garantie de logement et le retrait de […]
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"Le gouvernement travailliste britannique [doit] confirmer, lundi 17 novembre, un durcissement drastique des conditions d’asile au Royaume-Uni", entame Le Monde.
Au Royaume-Uni, Shabana Mahmood, ministre britannique de l'Intérieur, s'apprête à annoncer devant le Parlement "des mesures visant à réduire l'aide accordée aux demandeurs d'asile, notamment la fin de la garantie de logement et le retrait de l'aide financière pour les personnes aptes à travailler ou disposant de moyens indépendants" [The Economist]. La dirigeante de 45 ans avait annoncé dès sa nomination qu'"elle serait radicale dans la refonte du système d'immigration britannique", rapporte la BBC. L'objectif de ces réformes d'ampleur vise à rendre "moins attrayante la venue de migrants clandestins en Grande-Bretagne" mais aussi à "[faciliter] l'expulsion de ceux qui se trouvent déjà dans le pays" [Euronews].
Les "mesures drastiques", présentées dans les grandes lignes ce week-end, ressemblent à une "révolution dans un pays confronté à une pression migratoire record" [Le Parisien]. Et touchent à l'ensemble de la structure du système migratoire britannique.
Détaillé dans La Libre, "le nouveau système réduira la durée de [droit de] séjour de cinq ans à 30 mois, et multipliera par quatre, de cinq à 20 ans, le délai nécessaire pour demander à devenir résident permanent". "Le Royaume-Uni accorde actuellement l’asile aux personnes qui peuvent prouver qu’elles ne sont pas en sécurité dans leur pays d’origine, le statut de réfugié étant accordé à celles qui sont persécutées", rappelle Euronews.
Le ministère de l'Intérieur, le Home Office, a aussi annoncé sa volonté de mettre un terme à "l'accès automatique aux aides sociales - logement, allocations financières - pour les demandeurs d'asile" complète La Libre.
Enfin, la réforme s'attaque aussi au "billet en or [qui] a fait grimper les demandes d'asile au Royaume-Uni, poussant les gens à traverser l'Europe, via des pays sûrs, pour monter à bord d'embarcations de fortune", selon les propos de la ministre qui souhaite y mettre fin [La Libre]. Ce billet en or désigne, selon le gouvernement travailliste, "les conditions actuelles jugées trop généreuses. Les réfugiés peuvent aujourd’hui demander à s’installer définitivement au Royaume-Uni, sans frais, après cinq ans de présence […]. Un système perçu comme un appel d’air pour les candidats à l’exil" [Le Parisien].
Le changement de paradigme annoncé s'inspire "directement du modèle danois, introduit en 2021 par les sociaux-démocrates et considéré comme l’un des plus restrictifs d’Europe. Les demandes d’asile y ont d’ailleurs considérablement chuté" [Le Monde].
Ces annonces interviennent dans un climat politique sensible au Royaume-Uni. "L’immigration [y] a dépassé l’économie en tant que principale préoccupation des électeurs selon les sondages, le parti d’extrême droite Reform UK plaçant la question au cœur du débat politique et faisant pression sur le gouvernement pour qu’il adopte une position plus dure" [Euronews].
Des tensions également palpables au sein même du camp travailliste. "[Shabana] Mahmood a rencontré ces dernières semaines des groupes de députés travaillistes" pour défendre sa démarche, explique la BBC. Selon ces derniers, "l'équilibre sera difficile à trouver". La société civile aussi s'inquiète de cette réforme qui pourrait "provoquer 'un nouveau scandale Windrush' et laisser les réfugiés dans une situation d'incertitude quasi permanente", faisant référence à un scandale administratif en 2018 qui a entrainé l'expulsion injustifiée d'une centaine de personnes par le Home Office [The Guardian].
Pour la ministre de l'Intérieur, "fille de ressortissants pakistanais arrivés 'légalement' au Royaume-Uni […], cette réforme vise à l’'équité', alors que cet été, les manifestations se sont multipliées dans le pays contre les hôtels hébergeant des demandeurs d’asile", rappelle Le Monde. "Le nombre des demandeurs d’asile a significativement augmenté ces dernières années au Royaume-Uni. Il est passé à 400 000 pour la période 2021-2025, soit deux fois et demie plus que dix ans plus tôt (pour la période 2011-2015)", poursuit le journal du soir.
Les demandes d’asile au Royaume-Uni "ont [ainsi] bondi de 18 % [l'an passé], alors qu’elles reculaient de 13 % dans l’Union européenne sur la même période", observe Le Parisien. "Avant de convaincre l’opinion publique qu’il a trouvé la martingale contre la migration illégale, le camp travailliste du Premier ministre Keir Starmer va devoir [désormais] persuader son propre camp d’adopter ces réformes", conclut Le Monde.
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14.11.2025 à 12:14

Un moment "inédit", attaque La Libre. Jeudi 13 novembre 2025, le premier paquet législatif Omnibus, qui allège la charge administrative pesant sur les entreprises dans le cadre du Pacte vert "a été approuvé par 60 % des eurodéputés, dans le cadre d'une majorité alternative associant le Parti populaire européen (PPE) et l'extrême droite", explique le […]
L’article Au Parlement européen, la droite et l'extrême droite s'allient pour revoir les règles environnementales imposées aux entreprises est apparu en premier sur Touteleurope.eu.

Un moment "inédit", attaque La Libre. Jeudi 13 novembre 2025, le premier paquet législatif Omnibus, qui allège la charge administrative pesant sur les entreprises dans le cadre du Pacte vert "a été approuvé par 60 % des eurodéputés, dans le cadre d'une majorité alternative associant le Parti populaire européen (PPE) et l'extrême droite", explique le quotidien belge.
Ce paquet de simplification concerne les directives sur le devoir de vigilance européen (CS3D) et sur le reporting de durabilité (CSRD). "Ces deux textes permettaient des avancées sur la responsabilité des entreprises en matière de climat, droits humains et environnement, et ont été vidées de leurs substances", pointe L'Humanité, tandis que Ouest-France estime que le texte sur le devoir de vigilance des entreprises (CS3D) a été "détricoté" par des amendements en deçà des ambitions.
Le texte, déjà fortement contesté "par les industriels, mais aussi par plusieurs États membres (dont la France) devient […] la première loi à être adoptée […] par une alliance entre le PPE (droite) et les trois groupes d’extrême droite de l’hémicycle", poursuit le quotidien régional.
La directive sur le devoir de vigilance des entreprises (CS3D), pas encore en vigueur, prévoit de responsabiliser les entreprises en rendant leurs activités "conformes aux droits humains, au droit de l'environnement et au droit du travail", rappelle La Libre. Après ce vote, "un nombre encore plus restreint de sociétés devraient rendre compte de leur empreinte environnementale", souligne Politico. "Ces obligations s'appliqueront seulement aux grandes entreprises de plus de 5 000 employés avec un chiffre d'affaires annuel net supérieur à 1,5 milliard d'euros", une position "dans le sillage des États membres", rapporte L'Humanité.
De plus, "les eurodéputés ont supprimé le régime de responsabilité civile européenne, qui servait à harmoniser les obligations des entreprises et leurs responsabilités en cas de manquements" [L'Humanité]. La directive sur les rapports de développement durable des entreprises (CSRD), entrée en vigueur en janvier 2024, oblige certaines entreprises à effectuer des rapports de durabilité. "Selon la position adoptée par les eurodéputés [hier], seules les entreprises employant en moyenne plus de 1 750 salariés et réalisant un chiffre d'affaires annuel net supérieur à 450 millions devront continuer à le faire" [La Libre]. Le seuil avait été fixé à 1 000 employés dans un compromis rejeté le mois dernier [Euractiv].
Ce vote "donne le ton du programme de 'simplification'" de la Commission, estime Politico. Ce paquet Omnibus s'inscrit dans une volonté de "réduire les formalités administratives et de permettre aux entreprises européennes de rivaliser plus facilement avec leurs concurrentes étrangères", poursuit le média. Or le texte sur le devoir de vigilance "entre désormais en contradiction avec la compétitivité recherchée par les États membres et la Commission européenne", constate Ouest-France.
Les réactions au Parlement européen ne se sont pas fait attendre, rapporte AEF Info : "D’un côté, un 'choix dangereux pour l’Europe' selon Pascal Canfin (Renew) et un 'cordon sanitaire brisé' pour les Verts ; de l’autre, 'une nouvelle majorité possible en Europe' pour [CRE] et une 'première victoire contre le green deal' pour les Patriotes". Jusqu'à présent, la coopération entre le PPE, les Conservateurs et réformistes européens (CRE) et les Patriotes pour l'Europe était restée "largement symbolique, se limitant à des votes non contraignants" [Euractiv].
Le compromis adopté jeudi fait suite à l'échec des premières négociations avec la coalition centrale en octobre. La Libre rapporte que "le PPE avait trouvé un accord sur la simplification des deux directives avec Renew et le groupe des socialistes et démocrates (S&D), avant que ces derniers ne claquent la porte". Le parti de gauche avait "dénoncé le chantage effectué par le PPE, qui menaçait de s'allier avec l'extrême droite si le S&D n'acceptait pas ses conditions".
La position soutenue par le Parlement européen différant de celle de la Commission européenne et de celle des États membres, les choses sont "amenées à évoluer", complète le média. "Les négociations associant les trois institutions commenceront le 18 novembre, avec pour objectif de réviser les législations avant 2026".
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13.11.2025 à 13:10

Attentats les plus meurtriers depuis la Seconde Guerre mondiale en France, les attaques du 13 novembre 2015 "ont changé le pays à jamais", souligne d'emblée Die Zeit. "La société continue de se remettre de cette nuit terroriste", poursuit le journal allemand, qui retrace dans un article le déroulé des événements. Ceux-ci se sont succédé dans […]
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Attentats les plus meurtriers depuis la Seconde Guerre mondiale en France, les attaques du 13 novembre 2015 "ont changé le pays à jamais", souligne d'emblée Die Zeit. "La société continue de se remettre de cette nuit terroriste", poursuit le journal allemand, qui retrace dans un article le déroulé des événements.
Ceux-ci se sont succédé dans la soirée, d'abord au Stade de France, puis dans des bars et cafés proches du Bataclan, et enfin dans la salle elle-même. "En quelques heures, on déplore alors 130 morts et 350 blessés physiques. Trois victimes finiront également par se suicider après les événements", se remémore la RTBF.
Une journée de commémorations se tient aujourd'hui dans la capitale française. Emmanuel Macron a prévu de se rendre "sur tous les lieux des attentats. Première étape au Stade de France, où la première victime, Manuel Dias, fut tuée", explique Euronews. Après l'inauguration d'un Jardin du 13 novembre, derrière la mairie de Paris, la tour Eiffel sera illuminée, à la tombée de la nuit ce jeudi, aux couleurs du drapeau français.
Sur son compte X, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a elle aussi rendu hommage à ces vies "fauchées à la terrasse des cafés, dans une salle de concert, dans l'insouciance d'une soirée ordinaire".
La date "reste aujourd’hui ancrée dans la conscience collective, comme une cicatrice qui peine à se refermer", analyse la RTBF. "Le mot 'Bataclan' est depuis devenu en France synonyme d'attentats islamistes extrêmes, tout comme le 11-septembre l'est aux États-Unis", relève la BBC.
Malgré la "disparition du groupe État islamique (EI) en tant que force majeure en Syrie et en Irak", et bien que les services de renseignement soient "devenus très efficaces dans la lutte contre la radicalisation en ligne", l'ennemi "n'a jamais disparu", poursuit le média britannique.
"Des traces silencieuses d’un traumatisme national – comme l’omniprésence des caméras – façonnent encore la France", note Politico. Depuis 2015, le pays "a adopté une série de lois visant à garantir qu'un tel événement ne puisse plus jamais se reproduire".
Les députés "ont élargi les pouvoirs de surveillance de l’État et sa capacité à imposer des mesures restrictives sans approbation judiciaire préalable", continue le média en ligne. "Ils ont également remodelé la politique d'immigration de la France et la surveillance des organisations religieuses, en particulier musulmanes". "Le plan antiterroriste Vigipirate change la vie quotidienne des Français, la France s’habitue à un état d’alerte permanent", note Die Zeit.
Les attentats "visaient une société ouverte, et la France s'est alors engagée à défendre précisément ces valeurs. A-t-elle réussi ?", s'interroge quant à lui le Taggeschau. "Constitutionnalistes et politologues français critiquent le fait que l'ordre public prime ainsi sur les libertés individuelles", mettant en garde contre ce qu'ils appellent le "virage préventif".
"Le 13 novembre 2015 est devenu une date importante dans l'histoire de la France, traumatisant toute une nation et ébranlant le sentiment de sécurité du pays", observe The Independent. Le site britannique consacre un article au traumatisme auquel doivent toujours faire face les rescapés des attentats.
"La vigilance reste un impératif", poursuit de son côté Le Soir. Le quotidien belge insiste également sur l'"instant de fraternité" de cette journée de commémorations, alors que la "cohésion nationale" est menacée. "Un joyau à préserver", estime le média.
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