22.01.2026 à 12:57

"À partir de 19 heures, les Vingt-Sept auront-ils le courage politique de s’opposer frontalement à Trump ?", s'interroge Libération. Ce jeudi soir 22 janvier, le président du Conseil européen António Costa reçoit à Bruxelles les chefs d'État et de gouvernement des 27 États membres. Ce sommet informel a été annoncé en urgence dimanche dernier, "pour […]
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"À partir de 19 heures, les Vingt-Sept auront-ils le courage politique de s’opposer frontalement à Trump ?", s'interroge Libération. Ce jeudi soir 22 janvier, le président du Conseil européen António Costa reçoit à Bruxelles les chefs d'État et de gouvernement des 27 États membres.
Ce sommet informel a été annoncé en urgence dimanche dernier, "pour décider d’une riposte aux droits de douane visant huit pays européens" dont la France [Libération]. Ceux-ci avaient clairement pris position contre le projet d'annexion du Groenland par les États-Unis. Plus précisément, la réunion avait pour objectif "d'évaluer le niveau de soutien politique en faveur de différentes mesures de rétorsion", explique The Irish Times.
"Une première mesure de rétorsion de l'UE, limitée à un ensemble de droits de douane visant jusqu'à 93 milliards d'euros d'échanges commerciaux avec les États-Unis, était à l'ordre du jour" [The Irish Times]. L'instrument anti-coercition était aussi sur la table, rappellent Les Échos. Encore inutilisé, ce dispositif permet de "décider si oui ou non une mesure commerciale d'un État non européen […] revêt un caractère coercitif de nature à obliger un État européen à changer sa législation".
L'ordre du jour risque toutefois de voir "son contenu [changé] après que Trump, mercredi soir, a déclaré qu’il revenait sur sa décision" [Libération]. "Je n'imposerai pas les droits de douane qui devaient entrer en vigueur le 1er février", a-t-il déclaré [France Info]. Au cours d'une "réunion très productive que j'ai eue avec le secrétaire général de l'Otan Mark Rutte, nous avons conçu le cadre d'un futur accord concernant le Groenland et, en réalité, toute la région arctique", a-t-il précisé pour justifier son revirement.
Mais si les États membres "baignent dans le flou le plus total" après cette annonce [Libération], le sommet est bien maintenu "car il n'a jamais été question uniquement du Groenland ou des droits de douane", rapporte Politico. "Il s'agit des relations transatlantiques dans toutes leurs dimensions", selon un responsable de l'UE cité par le média.
Le Danemark, qui a salué les annonces de Donald Trump, a averti que le président américain avait toujours "une ambition que nous ne pouvons accepter" sur le Groenland [The Irish Times]. Tandis que de nombreux responsables restent "sceptiques" après le revirement de Donald Trump [Politico]. "La Commission a prévu une réunion d’urgence vendredi matin pour agir si les Vingt-Sept parviennent à un accord" [Libération].
Face aux pressions américaines, "la plupart des dirigeants européens sont sur la même longueur d’onde, avec des nuances bien sûr", explique Libération. "Pour l’instant, seules la Slovaquie, la Hongrie et la Tchéquie, dirigées par des populistes pro-Poutine et pro-Trump, ont fait savoir qu’ils s’opposeraient à toute riposte européenne, ce qui est loin de constituer une minorité de blocage".
Avant le revirement de Donald Trump, "l'Allemagne et la France [ont exhorté] publiquement l'Union européenne à activer son instrument commercial anti-coercition, tandis que d'autres pays, comme l'Italie et la Finlande, [privilégiaient] le dialogue et la désescalade" [EU Observer].
Emmanuel Macron "exhorte les alliés européens à résister au président américain pour ne pas lui offrir des victoires sur le terrain extérieur qui le renforceraient en interne" [Libération]. Tandis qu'"à Berlin, le discours est un peu plus nuancé", les États-Unis étant le "premier débouché de l'Allemagne en termes d'exportations" [Les Échos].
"Le Parlement européen, quant à lui, a décidé [mercredi] de suspendre ses travaux sur l'accord commercial entre l'Union européenne et les États-Unis" pour protester contre les menaces américaines, souligne The Irish Times. "Nous sommes à la croisée des chemins", a déclaré le même jour Ursula von der Leyen face aux députés européens [Der Standard].
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21.01.2026 à 13:22

"Nous préférons le respect à l'intimidation" : lors de son discours au Forum économique mondial de Davos mardi, le président français "s’est montré ferme et a multiplié les piques à l’encontre de Donald Trump, sans jamais le citer" [France info]. "Ne nous divisons pas, n’acceptons pas un ordre mondial qui serait dicté par ceux qui […]
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"Nous préférons le respect à l'intimidation" : lors de son discours au Forum économique mondial de Davos mardi, le président français "s’est montré ferme et a multiplié les piques à l’encontre de Donald Trump, sans jamais le citer" [France info]. "Ne nous divisons pas, n’acceptons pas un ordre mondial qui serait dicté par ceux qui ont la plus grosse voix, le plus gros bâton", a-t-il déclaré.
Le chef de l'exécutif français a ainsi "répondu à une série d’invectives de son homologue américain", appelant notamment à refuser la "loi du plus fort" et dénonçant une "dérive vers l’autocratie et davantage de violence", où "les conflits sont devenus la norme" [Le Monde].
Le matin même, Donald Trump publiait "sur son réseau Truth social des captures d’écran d’un message écrit d’Emmanuel Macron", note Le Figaro. Et déclinait par là même sa proposition "d’organiser un sommet du G7 jeudi à Paris, après Davos".
Le président français "s’est voulu offensif face aux menaces du président américain d’infliger des surtaxes à certains pays européens, notamment la France, pour le rejet de ses visées sur le Groenland et de son nébuleux 'Conseil de la paix'" [Libération]. Il n'est pas seul pour autant : "plusieurs dirigeants européens et Mark Rutte, secrétaire général de l’Otan, sont à Davos cette semaine. [Ils] espèrent convaincre le président américain de renoncer à ses menaces contre le territoire sous la souveraineté du Danemark" [Le Monde].
Dans son allocution hier, Ursula von der Leyen a plaidé en faveur d'une plus grande "indépendance européenne". Tout en prévenant l'allié américain que "notre réponse sera […] inébranlable, unie et proportionnelle", la présidente de la Commission européenne a jugé que "les profonds bouleversements qui secouent l'ordre mondial devraient être considérés comme un facteur de changement positif" [Euronews]. Le lendemain à Strasbourg, elle a estimé que les tensions entre les États-Unis et l'Europe sur le Groenland ne feront "qu'encourager" nos "adversaires" [Les Echos].
Outre-Rhin, la précaution reste toutefois de vigueur : "atlantiste assumé", le chancelier allemand "a fait le pari de convaincre le président américain de revenir sur son projet" d'annexion du Groenland, résume Politico. "Lundi, Friedrich Merz a reconnu publiquement que le ton de l’Allemagne différait sensiblement de celui de la France […] parce que Paris était moins exposé aux attaques dans une guerre commerciale avec les États-Unis".
Au lendemain d'une proposition similaire du Danemark et du Groenland, l'Élysée a indiqué mercredi matin vouloir un "exercice de l'Otan" sur le territoire autonome danois, la France étant "prête à y contribuer" [Les Echos]. Contrairement à la "mission de reconnaissance" ayant impliqué plusieurs pays européens la semaine dernière, "un exercice de l’Otan à proprement parler permettrait d’impliquer Washington et d’afficher le fait que la sécurité en Arctique est prise au sérieux par les Européens, juge-t-on à Paris" [Le Figaro].
Attendu cet après-midi à Davos, le président américain a tenu une conférence de presse surprise à la Maison-Blanche avant son départ. Il s'est alors contenté de dire "vous verrez", lorsqu'on lui a demandé jusqu'où il était prêt à aller pour s'emparer du Groenland [Euronews].
Quant au dossier ukrainien, il pâtit de ces tensions transatlantiques. Selon le Financial Times, cité par Reuters, "l'annonce prévue d'un plan de prospérité de 800 milliards de dollars devant être convenu entre l'Ukraine, l'Europe et les États-Unis [à Davos] cette semaine a été reportée". D'après Politico, le président ukrainien se serait même demandé "si cela valait la peine d’assister au Forum économique mondial".
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20.01.2026 à 12:18

"La lutte promet d’être chaude à Strasbourg", avance Le Point. "Des milliers d’agriculteurs européens et 700 tracteurs convergeront ce mardi 20 janvier vers le Parlement européen", rapportent Les Dernières Nouvelles d'Alsace. Trois jours après la signature de l'accord commercial entre l'Union européenne et les pays du Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay et Uruguay), "la FNSEA et […]
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"La lutte promet d’être chaude à Strasbourg", avance Le Point. "Des milliers d’agriculteurs européens et 700 tracteurs convergeront ce mardi 20 janvier vers le Parlement européen", rapportent Les Dernières Nouvelles d'Alsace.
Trois jours après la signature de l'accord commercial entre l'Union européenne et les pays du Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay et Uruguay), "la FNSEA et ses alliés" veulent "convaincre les eurodéputés de voter une saisine de la Cour de justice européenne (CJUE), qui devrait alors se prononcer sur la conformité de l’accord de libre-échange avec le droit européen", note Libération.
Face aux agriculteurs, les partisans du traité sont également mobilisés. "Les Allemands, ardents défenseurs de l’accord UE-Mercosur, ne sont pas restés les bras ballants. Le ministre des Affaires étrangères, Johann Vandephul, a fait le déplacement en personne, lundi, à Strasbourg pour serrer les rangs du groupe PPE (Parti populaire européen). Le message de l’Allemagne est clair : le Mercosur doit être adopté sans délai, toute saisie de la CJUE retarderait la ratification parlementaire de plusieurs mois" [Le Point].
Mercredi 21 janvier, les eurodéputés se prononceront sur une éventuelle saisine de la Cour de justice de l'Union européenne. "Jugeant qu’une partie de l’accord, appelée 'mécanisme de rééquilibrage', n’est pas conforme aux traités européens, plus de 140 élus de tous bords, dont une bonne partie de Français, ont en effet soumis une proposition de résolution appelant la CJUE à vérifier sa compatibilité avec le droit de l’UE", rappelle Libération.
"Ce dispositif permet aux pays du Mercosur d’exiger une compensation si une réglementation européenne – même conforme à l’accord – réduit leurs exportations", explique Le Point. "Tout le monde s’attend à ce que ce soit actionné par les pays du Mercosur et pas par l’UE, par exemple si l’Europe mettait en place une clause miroir sur un pesticide interdit par les Vingt-Sept ou en cas de retour du règlement contre la déforestation importée", insiste l'eurodéputé Renew Pascal Canfin [Libération].
En cas de succès de cette saisine, le processus de ratification pourrait être retardé de dix-huit mois ou plus. Un délai qui ne passe pas du côté de Berlin et des défenseurs de l'accord. Pour eux, "le contexte d’une nouvelle guerre commerciale avec l’administration Trump rend intolérable toute procrastination : l’Europe a besoin de nouveaux débouchés au sud de l’Amérique. […] Au-delà du suspense du vote de mercredi, Donald Trump aura [donc] été, au cours du dernier week-end, le meilleur 'whip' ('rabatteur de voix') de l’accord UE-Mercosur", conclut Le Point.
L'accord signé au Paraguay le 17 janvier dernier "prévoit une réduction progressive des droits de douane afin de faciliter les échanges commerciaux, avec pour objectif de supprimer à terme environ 90 % des droits de douane sur les produits échangés", rappelle La Libre. Après l'accord des États membres, le dossier est donc entre les mains du Parlement européen.
"Mais s'il lui faut encore le tampon strasbourgeois pour pouvoir entrer en vigueur, le texte n'aura peut-être pas besoin d'attendre aussi longtemps pour lever les barrières commerciales entre les deux rives de l'Atlantique", relate BFM TV. La chaîne précise que "la Commission européenne est [déjà] en mesure de déclencher [son] application provisoire".
"On a un arrangement interinstitutionnel avec le Parlement qui dit que, normalement, on attend qu’il ait voté pour mettre en œuvre l’accord", tente de rassurer un haut fonctionnaire européen auprès de Libération. "Sauf, précise-t-il, si le Parlement ne votait pas dans un délai 'raisonnable'". Pour l'eurodéputé écologiste David Cormand interrogé par le quotidien, il est toutefois "prématuré de débattre dès maintenant de ce sujet". En cas d'échec de la saisine ce mercredi, la ratification aurait lieu lors de "la session parlementaire de mars" [Le Point].
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