LePartisan.info À propos Podcasts Fil web Écologie Blogs Revues MÉDIAS
Revue de presse - Touteleurope.eu
Souscrire à ce flux
Site institutionnel de référence sur les questions européennes

Accès libre Revue de presse Fact-Checking Hymnes européens

▸ les 12 dernières parutions

28.11.2025 à 11:35

À l'aube de votes cruciaux sur l'accord entre l'UE et le Mercosur, l'Assemblée nationale appelle une nouvelle fois à rejeter le texte

Valentin Ledroit

"Pour la troisième fois en l'espace d'un an, l'Assemblée nationale a exprimé sa vive opposition à l'accord commercial entre l'Union européenne et le Mercosur", note RTL. Jeudi 27 novembre, les députés ont adopté à l'unanimité (246 voix pour, 0 contre) une résolution portée par La France insoumise "invitant le gouvernement à s'opposer à l'accord de […]

L’article À l'aube de votes cruciaux sur l'accord entre l'UE et le Mercosur, l'Assemblée nationale appelle une nouvelle fois à rejeter le texte est apparu en premier sur Touteleurope.eu.

Texte intégral (1938 mots)
L'opposition des agriculteurs (ici à Bruxelles devant le Parlement européen en février 2024) dure depuis de nombreux mois
L'opposition des agriculteurs (ici à Bruxelles devant le Parlement européen en février 2024) dure depuis de nombreux mois - Crédits : Christophe Licoppe / Commission européenne

"Pour la troisième fois en l'espace d'un an, l'Assemblée nationale a exprimé sa vive opposition à l'accord commercial entre l'Union européenne et le Mercosur", note RTL. Jeudi 27 novembre, les députés ont adopté à l'unanimité (246 voix pour, 0 contre) une résolution portée par La France insoumise "invitant le gouvernement à s'opposer à l'accord de libre-échange" entre l'UE et les pays sud-américains.

Dans un contexte politique tendu, "l'accord UE-Mercosur suscite une rare unanimité contre lui à l'Assemblée nationale", constate France Inter. Une position qui dépasse largement le cadre du Palais Bourbon. "Comme l'Assemblée nationale, [les agriculteurs] sont unanimes dans leur demande d’une révision en profondeur du texte, considéré comme inéquitable et pernicieux pour l’agriculture européenne", complète La Tribune.

Que va faire Emmanuel Macron ?

Le texte adopté jeudi par les parlementaires nationaux est "certes non contraignant, mais [il] met tout de même la pression sur l’exécutif alors que la signature officielle de ce traité de libre-échange pourrait avoir lieu" d'ici la fin de l'année [Le Figaro].  

Libération rappelle que "la Commission européenne se donne jusqu’au 20 décembre pour obtenir l’accord des États européens", tandis qu'"Emmanuel Macron [a] semé le trouble en se disant, mi-octobre, 'plutôt positif' sur la possibilité de toper avec les pays du Mercosur, avant de rétropédaler, mi-novembre à Toulouse, face au tollé". "Les chefs d'État et de gouvernement de l'Union doivent décider lors du Conseil européen du 18 décembre de donner leur accord, ou non, à la ratification de ce traité avec le Mercosur", explique RTL.

"Que va faire la France ? Que dira M. Macron au nom de notre pays ? Pour nous c’est clair : c’est non", a lancé le député insoumis Matthias Tavel dans l'hémicycle ce jeudi [Libération]. Devant les députés, le ministre délégué chargé de l'Europe, Benjamin Haddad, a quant à lui répété que l'accord n'était "pas acceptable en l'état. […] Nous voulons que l'Union européenne légifère pour un meilleur alignement des normes sanitaires et environnementales par l'intégration de mesures miroir [qui consisteraient à interdire en Amérique du Sud les produits interdits dans l'UE, ndlr]", a-t-il indiqué [LCP].

Minorité de blocage

Si les partis politiques français font front commun contre le projet, l'accord de libre-échange bénéficie en revanche de soutiens de poids en Europe. Parmi eux, "l'Allemagne et l'Espagne, convaincues que face aux droits de douane américains et au déferlement des produits chinois, il est impératif de nouer des accords alternatifs pour sécuriser les marchés des entreprises européennes et leur approvisionnement en minerais stratégiques", analyse France Inter.

En face, le gouvernement français tente de réunir une "minorité de blocage". Car "pour être adopté, le volet commercial du traité doit recueillir le soutien d'une majorité qualifiée des États membres (a minima 15 pays sur 27, représentant au moins 65 % de la population de l'UE)", précise RTL.

"Bruxelles a cherché à donner des gages aux pays réticents", affirme France Inter. Des clauses de sauvegarde prévoient ainsi "de freiner les importations en cas de perturbation du marché européen pour des produits sensibles comme le bœuf, la volaille, le miel ou le sucre", détaille la radio. Pas suffisant, jugent certains membres de l'Assemblée nationale. "Elles ne protègeront ni nos éleveurs, ni nos filières, ni nos terroirs […]. Elles ne protègent que sur le papier", estime par exemple le député écologiste (et ancien parlementaire européen) Benoît Biteau [LCP].

Horizon flou au Parlement européen

L'avenir de l'accord avec le Mercosur pourrait également s'assombrir du côté de Strasbourg. "Ces derniers jours, le Parlement a été le théâtre de scènes chaotiques lorsque les législateurs favorables au Mercosur ont tenté, sans succès, d'accélérer le vote visant à approuver les mesures de sauvegarde", indique Politico.

Le média précise également les prochaines étapes du côté des parlementaires : "le texte sera provisoirement soumis au vote d'une commission parlementaire le 8 décembre, puis au vote en séance plénière le 16 décembre, soit quatre jours seulement avant la cérémonie de signature prévue".

Les autres sujets du jour

Commerce

États-Unis

Géorgie

Numérique

Santé

L’article À l'aube de votes cruciaux sur l'accord entre l'UE et le Mercosur, l'Assemblée nationale appelle une nouvelle fois à rejeter le texte est apparu en premier sur Touteleurope.eu.

27.11.2025 à 12:31

Environnement : la droite et l'extrême droite européennes votent un nouveau report de la loi antidéforestation

Lou Caubet

Les Échos donnent le ton : "C'est presque devenu une habitude à Bruxelles : dès qu'un texte environnemental ambitieux approche de son heure de vérité, on trouve mille raisons de lui accorder un sursis". Prévue pour 2024 puis décembre 2025, l'entrée en vigueur de "la loi emblématique contre la déforestation […] a été reportée à fin […]

L’article Environnement : la droite et l'extrême droite européennes votent un nouveau report de la loi antidéforestation est apparu en premier sur Touteleurope.eu.

Texte intégral (2019 mots)
La consommation européenne représente environ 10 % de la déforestation mondiale, comme ici au Brésil - Crédits : Paralaxis / iStock

Les Échos donnent le ton : "C'est presque devenu une habitude à Bruxelles : dès qu'un texte environnemental ambitieux approche de son heure de vérité, on trouve mille raisons de lui accorder un sursis". Prévue pour 2024 puis décembre 2025, l'entrée en vigueur de "la loi emblématique contre la déforestation […] a été reportée à fin 2026" pour les grandes entreprises, et 2027 pour les PME [RFI]. Un nouvel ajournement adopté mercredi 26 novembre "par 402 voix contre 250" au Parlement européen.

Unique au monde, le règlement vise à "interdire la commercialisation en Europe de produits comme l'huile de palme, le cacao, le café, le soja et le bois s'ils sont issus de terres déboisées après 2020", rappelle Sud Ouest. "La consommation européenne représente environ 10 % de la déforestation mondiale" selon le Parlement européen, l'huile de palme et le soja représentant "plus des deux tiers de cette part" [The Brussels Times].

La droite et l'extrême droite à nouveau unies

"En quinze jours, c'est la deuxième fois que l'extrême droite mêle ses voix à la droite pour affaiblir un texte environnemental" [Ouest-France]. Le 13 novembre, "les deux forces avaient sabré de concert le cœur d'une loi sur le devoir de vigilance sociale et environnementale des grandes entreprises", rappelle Sud Ouest.

"Pilier essentiel du programme écologique de l'UE", la loi antidéforestation est aussi devenue "un élément politiquement controversé" [Reuters]. Depuis le début des négociations, elle est "combattue par d'importants lobbys ainsi que par des pays d'Asie et d'Amérique, inquiets des coûts supplémentaires engendrés pour les agriculteurs, éleveurs et exploitants forestiers" [Ouest-France].

En Europe, "l'Allemagne, mais aussi l'Autriche ou la Suède, veulent encore réduire l'ambition du texte déforestation" [Le Monde]. "C’est pour cela qu’ils ont insisté pour l’introduction d’une clause de révision en avril 2026, espérant arriver à leurs fins avant qu’elle n’entre en application". Une clause validée par les députés européens hier, en plus d'avoir "drastiquement limité les obligations faites aux entreprises tout au long de la chaîne d’approvisionnement" [Le Monde]. "Autrement dit, l'UE va pouvoir réviser une loi qu'elle n'a jamais testée, du jamais vu…", relèvent Les Échos.

Un avenir incertain

Au centre de l'hémicycle, les sentiments sont plus partagés. Alors que le groupe social-démocrate déplore le résultat du vote, "les centristes de Renew se sont divisés sur ce texte : 40 % ont voté pour, 60 % contre", rapportent Les Échos. Euractiv explique que "les socialistes et le groupe Renew ont tenté de parvenir à un accord avec le PPE (centre-droit)" pour maintenir la date d'application à décembre 2025 tout en assouplissant le texte, "mais les négociations ont échoué mardi soir".

"Le règlement contre la déforestation importée verra-t-il le jour ?", interroge RFI. "Les nombreux atermoiements autour de ce texte suscitent la colère des organisations environnementales, qui finissent par se demander si l'Union européenne a véritablement l'intention de le mettre en place" [Ouest-France]. "Du côté des ONG, la coupe est pleine" poursuivent Les Échos. "Les tentatives incessantes visant à réviser, voire à détruire" cette loi sont "une farce", a déclaré l'ONG Fern, spécialisée dans la protection des forêts.

Parmi les perdants figurent aussi "les sociétés qui ont investi dans la traçabilité et qui se retrouvent les dindons de la farce", poursuit le quotidien économique. Même "les grandes entreprises alimentaires, notamment Ferrero et Nestlé, ont insisté pour que le calendrier de mise en œuvre soit maintenu tel que prévu initialement" [Euractiv].

Côté Commission, la vice-présidente Teresa Ribera avait exprimé sa "profonde déception" la semaine dernière, après le report décidé par les Vingt-Sept, qu'elle qualifie de "mauvaise décision" [Les Échos]. Pendant ce temps, "l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) rapporte que 420 millions d'hectares de forêt, soit une superficie supérieure à celle de l'UE, ont été perdus au profit de la déforestation entre 1990 et 2020" [The Brussels Times].

Les autres sujets du jour

Consommation

Défense

Guerre en Ukraine

Mercosur

Numérique

Relations extérieures

L’article Environnement : la droite et l'extrême droite européennes votent un nouveau report de la loi antidéforestation est apparu en premier sur Touteleurope.eu.

26.11.2025 à 12:28

Sommet de l'ESA à Brême : un tournant stratégique pour la défense spatiale européenne

Juliette Verdes

"C’est un peu l’Eurovision du spatial", entame L'Usine Nouvelle. "Tous les trois ans, les ministres en charge de l’espace des 23 pays membres de l’Agence spatiale européenne (ESA) se réunissent en conclave. L’édition 2025 de cette grand-messe ministérielle a lieu les 26 et 27 novembre à Brême en Allemagne". Pour les Européens, le sommet qui […]

L’article Sommet de l'ESA à Brême : un tournant stratégique pour la défense spatiale européenne est apparu en premier sur Touteleurope.eu.

Texte intégral (1883 mots)
Les 23 pays membres de l'ESA devront définir le budget de l'agence jusqu'en 2028 - Crédits : Ph. Servent / Agence spatiale européenne

"C’est un peu l’Eurovision du spatial", entame L'Usine Nouvelle. "Tous les trois ans, les ministres en charge de l’espace des 23 pays membres de l’Agence spatiale européenne (ESA) se réunissent en conclave. L’édition 2025 de cette grand-messe ministérielle a lieu les 26 et 27 novembre à Brême en Allemagne".

Pour les Européens, le sommet qui s’ouvre aujourd’hui "a valeur d’ultimatum, si l’Europe veut rester dans la course face à de grandes puissances comme les États-Unis ou la Chine, mais aussi face aux mastodontes du privé tels Space X ou Blue Origin", résume Sud Ouest. "Tout en misant sur des coopérations intelligentes avec l’Inde et le Japon", identifiés comme des partenaires stratégiques, complète L'Usine Nouvelle.

Sans action forte, l'Europe risque de perdre du terrain dans la course spatiale mondiale estime la Tagesschau. “L'Agence spatiale européenne finance environ 60 % des dépenses spatiales européennes”, explique le quotidien allemand. "Problème : en Europe, les investissements dans le domaine spatial sont bien inférieurs à ceux des États-Unis", pointe Josef Aschbacher, le directeur général de l’ESA.

"L’enjeu est de taille. C’est le moment où les investissements sont décidés pour plusieurs années. La prochaine opportunité ne se représentera qu’en 2028" a-t-il souligné dans une vidéo publiée sur le site internet de l'agence [L'Usine Nouvelle].

Une priorité : la défense spatiale

Cette réunion à Brême devrait marquer un tournant stratégique en donnant un rôle accru à l'Agence spatiale européenne en matière de défense. "Oubliez les missions lunaires ou les images toujours plus nettes des glaciers en recul : pour convaincre un continent en guerre d'investir davantage dans l'espace, il faut aujourd'hui orienter le débat vers la défense", insiste Euractiv.

L'Europe reste la seule grande puissance à développer des technologies spatiales exclusivement civiles, sans intégrer leur potentiel de double usage. La prochaine conférence de l'ESA doit marquer un tournant stratégique pour faire face à la concurrence accrue”, appuient dans les colonnes des Echos l'eurodéputé Christophe Gomart, vice-président de la commission sécurité et défense du Parlement européen, et Vincent Baudoin, vice-président de l'entreprise Latitude.

Ainsi, "plutôt que d'esquiver les références aux questions militaires, les ministres […] insisteront fortement sur la nécessité de protéger les ressources orbitales et de déployer des systèmes de reconnaissance par satellite pour parer aux menaces qui pèsent sur la Terre" [Euractiv]. Une nouvelle constellation de satellites de reconnaissance, baptisée "European Resilience from Space", sera financée conjointement avec la Commission européenne, poursuit le média.

Afin de soutenir ces ambitions nouvelles en matière de sécurité, le directeur de l'ESA entend plaider en faveur d'une augmentation significative du budget de l'agence. "Alors que 16,9 milliards d'euros avaient été approuvés lors du sommet de l'ESA à Paris en 2022, M. Aschbacher propose désormais à Brême un budget total d'environ 22 milliards d'euros pour les trois prochaines années", relate la Tagesschau.

L'Allemagne compte frapper fort

Toutefois, bien que la défense soit au cœur des préoccupations, "les projets scientifiques et d'observation civils continueront de représenter la majeure partie des 22 milliards d'euros que l'ESA vise à lever jusqu'en 2028 au moins", nuance Euractiv.

En amont du sommet, la presse européenne constate aussi la montée en puissance de Berlin. Et souligne le recul de la France. "Comment positiver une hausse de 400 millions d'euros de la contribution française à l'ESA, […] alors que dans le même temps l'Allemagne va tout écraser en mettant sur la table 5 milliards d'euros et que l'Italie (4 milliards) pourrait chiper la deuxième place [à la France ?]", s’interroge La Tribune.

À Brême, la France va de nouveau défendre le concept de “préférence européenne” pour le spatial, poursuit le journal, afin que l'argent européen finance majoritairement des équipements conçus en Europe. Mais "Berlin hésite à se lancer dans un concept plutôt favorable à la France, dont l'industrie spatiale est beaucoup plus mature que la sienne en raison des investissements français continus depuis les années 1960".

Au niveau de l'UE, la conférence "offre une occasion unique de dialogue entre la Commission européenne et l'Agence spatiale européenne”, mettent en avant Christophe Gomart et Vincent Baudouin dans Les Echos. "La réunion du Conseil des ministres de l'ESA à Brême pourrait ainsi déboucher sur une politique de sécurité plus affirmée, qui viendrait compléter l'orientation essentiellement civile de l'agence spatiale", conclut la Tagesschau.

Les autres sujets du jour

Commerce

Défense

Économie

Guerre en Ukraine

Relations extérieures

L’article Sommet de l'ESA à Brême : un tournant stratégique pour la défense spatiale européenne est apparu en premier sur Touteleurope.eu.

3 / 12
  GÉNÉRALISTES
Basta
Blast
L'Autre Quotidien
Alternatives Eco.
Le Canard Enchaîné
La Croix
Le Figaro
France 24
France-Culture
FTVI
HuffPost
L'Humanité
LCP / Public Senat
Le Media
Le Monde
Libération
Mediapart
La Tribune
 
  EUROPE ‧ RUSSIE
Courrier Europe Centrale
Desk-Russie
Euractiv
Euronews
Toute l'Europe
 
  Afrique du Nord ‧ Proche-Orient
Haaretz
Info Asie
Inkyfada
Jeune Afrique
Kurdistan au féminin
L'Orient - Le Jour
Orient XXI
Rojava I.C
 
  INTERNATIONAL
CADTM
Courrier International
Equaltimes
Global Voices
I.R.I.S
The New-York Times
 
  OSINT ‧ INVESTIGATION
OFF Investigation
OpenFacto°
Bellingcat
Disclose
Global.Inv.Journalism
 
  MÉDIAS D'OPINION
AOC
Au Poste
Cause Commune
CrimethInc.
Hors-Serie
L'Insoumission
Là-bas si j'y suis
Les Jours
LVSL
Médias Libres
Politis
Quartier Général
Rapports de force
Reflets
Reseau Bastille
Rézo
StreetPress
 
  OBSERVATOIRES
Armements
Acrimed
Catastrophes naturelles
Conspis
Culture
Curation IA
Extrême-droite
Human Rights Watch
Inégalités
Information
Internet actu ✝
Justice fiscale
Liberté de création
Multinationales
Situationnisme
Sondages
Street-Médics
Routes de la Soie
🌓