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Chaîne de service public - Actualité internationale.

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08.06.2026 à 09:55

FRANCE24
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L'enquête en cours "porte sur les faits (dénoncés par) trois femmes mettant en cause Patrick Bruel pour des faits d'agressions sexuelles et de tentatives de viol" entre 1997 et 2001, a ajouté le parquet, ainsi que pour "des faits de viol ou tentatives de viol, agressions sexuelles et harcèlement" dénoncés ensuite par d'autres femmes. Patrick Bruel "avait depuis plusieurs semaines fait savoir qu'il était à la disposition de la justice, pour pouvoir enfin répondre dans le cadre de la procédure judiciaire, devant l'autorité compétente", ont réagi dans un communiqué ses avocats Christophe Ingrain, Céline Lasek et Fanny Colin. "Il répondra à toutes les questions des enquêteurs, transmettra tous les éléments nécessaires à démontrer son innocence", ont-ils poursuivi. Le parquet de Nanterre a également précisé dans son communiqué que le procureur de Saint-Malo s'était dessaisi à son profit le 29 mai 2026 "des faits de viol reprochés à Patrick Bruel et commis à Dinard en 2012 sur une femme âgée de 32 ans au moment des faits". Il sera aussi question lors de sa garde à vue d'"une dénonciation officielle émanant des autorités belges le 1er juin 2026 et portant sur des faits de viol et agression sexuelle commis en 2010 à Bruxelles, imputés à Patrick Bruel par une femme alors âgée de 40 ans". Sous pression, la star française de 67 ans a annoncé l'annulation de la majeure partie de sa prochaine tournée, qui devait commencer mi-juin à Paris avant de l'emmener dans les festivals.

08.06.2026 à 09:43

FRANCE24
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Silvana, responsable des marchandises saisies au Havre, compte minutieusement les palettes filmées de plastique noir - comme tous les produits illicites - quittant le hangar situé dans un lieu tenu secret aux portes du port havrais et où ont été conservées les chaussures depuis leur saisie, en 2011. "On a des saisies pratiquement tous les jours, des contrefaçons, du tabac, de la non-conformité. Pour les contrefaçons, c'est beaucoup de chaussures, du textile, des jouets mais tout, absolument tout, peut être contrefait, même des pièces automobiles", relève l'agente des douanes. Premier port français à conteneurs avec ses 3,2 millions de conteneurs qui y passent, Le Havre a enregistré en 2025 près de 1,2 million de produits de contrefaçon sur les 20,2 millions saisis en France. Parmi ces marchandises, les douaniers du Havre ont notamment mis la main sur 118.000 chaussures en plastique en forme de sabot, 95.000 jouets de construction emboîtables et 50.000 modèles d'un casse-tête en forme de cube, rapporte Anthony, inspecteur des douanes. "Tant que ça peut être produit à bas coût et par son aspect revendu à un coût nettement supérieur, voire proche du produit authentique, ce sera contrefait", souligne Anthony, précisant que "traditionnellement, on a le luxe, les articles de sport mais aussi les nouvelles technologies, des brevets, des espèces végétales" et qui a vu également "des savons, des dentifrices, des brosses à dents de contrefaçon". "Blanchiment douanier" Il y a 15 ans la tendance était à la basket en tissu et fin 2011 les douanes ont intercepté, en provenance de Chine, trois conteneurs entièrement remplis de 133 palettes garnies de 37.800 paires de ces chaussures contrefaites, pour une valeur marchande estimée à quelque 2 millions d'euros, indique Anthony. Une longue bataille judiciaire s'en est suivie avec l'importateur - un Français - qui en décembre 2025 a été définitivement condamné à 1,56 million d'euros d'amende douanière, 260.000 euros de blanchiment douanier et trois ans d'emprisonnement, dont deux avec sursis, d'après la décision rendue par la Cour de cassation et consultée par l'AFP. "Je n'ai jamais vu à mon niveau des résultats aussi importants en termes de sanctions judiciaires. Des peines de prison, des amendes super élevées, du blanchiment douanier qui a été reconnu. On a mis le paquet sur cette accusation. C'est assez exceptionnel", se félicite l'inspecteur, venu assister au broyage des produits saisis. Dans un centre de destruction, sous contrat avec les douanes, deux grues mobiles ont attrapé et écrasé à l'aide du grappin les chaussures en un rien de temps pour les déposer dans une broyeuse qui a recraché les pièces déchiquetées, qui seront ensuite incinérées. "Les marchandises de contrefaçon sont des prohibitions à titre absolu et il n'est pas question ni de les renvoyer dans le pays de production, ni de les remettre sur le marché, c'est-à-dire de les laisser revenir sur le circuit normal", insiste Anthony. En 2024, 21,47 millions de produits de contrefaçon ont été saisis en France, pour une valeur estimée à 645,2 millions d'euros, rappelle l'Union des Fabricants (Unifab), association française de lutte anti-contrefaçon. Pour Valérie Brochet, cheffe de la section politique commerciale à la direction générale des douanes, "la contrefaçon est un phénomène massif, aujourd'hui, à l'échelle mondiale, et en forte extension ces dernières années". "Les contrefacteurs s'intéressent à des objets qui sont désirés par les consommateurs. La contrefaçon est dangereuse pour l'économie, pour les entreprises, pour l'État et même pour l'ensemble des citoyens parce qu'elle est de plus en plus liée à ce qu'on appelle de la poly-criminalité", explique Valérie Brochet. La cheffe évoque "une porosité croissante entre les différents types de criminalités et l'arrivée de la grande criminalité organisée aussi dans la contrefaçon parce qu'il s'agit d'un trafic très lucratif". D'après le rapport établi conjointement par l'OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) et l'EUIPO (Office de l'Union européenne pour la propriété intellectuelle), les biens de contrefaçon ont représenté 467 milliards de dollars américaines des échanges mondiaux en 2021, soit 2,3% des importations mondiales.

08.06.2026 à 09:33

FRANCE24
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La mise en oeuvre de la concurrence sur les rails français "dysfonctionne", dénoncent la CGT Cheminots, Unsa Ferroviaire, Sud Rail et CFDT Cheminots, dans leur appel commun à une grève de 24 heures le 10 juin. Outre un moratoire sur les réorganisations et filialisations en cours au sein du groupe, génératrices "d'urgences sanitaires et sociales" chez les cheminots, les syndicats demandent de nouvelles hausses de salaires, estimant que celles obtenues pour 2026 sont loin de compenser l'inflation en cours depuis l'éclatement de la guerre au Moyen Orient fin février. Les prévisions de trafic seront publiées d'ici mercredi par SNCF Voyageurs. Si les syndicats ne font pas de prévisions sur l'importance de la mobilisation des cheminots, échaudés par l'échec relatif de précédentes initiatives, ils semblent relativement confiants, du fait notamment que le mouvement est unitaire et "carré" (24 heures non renouvelables). "D'abord, nous demandons que les cheminots du groupe public unifié (GPU) et ceux qui sont affectés dans les filiales nouvellement créées aient les mêmes droits" souligne le secrétaire général de la CGT Cheminots Thierry Nier, premier syndicat de la SNCF, auprès de l'AFP. "A son arrivée en novembre 2025, Jean Castex a dit devant l'Assemblée et devant le Sénat qu'il serait le président d'un groupe unifié, du coup nous lui disons +chiche+", ajoute-t-il. Treize suicides depuis début 2026 Alors que l'ancien PDG Jean-Pierre Farandou, devenu depuis ministre du Travail, avait quitté l'entreprise fin 2025 dans un climat social relativement apaisé, les syndicats font valoir que le début 2026 a été marqué par treize suicides de salariés, du jamais vu de mémoire de cheminots. "Nous savons que ces actes ne sont bien sûr pas dûs à une seule et unique cause, et nous n'avons pas vocation à utiliser la détresse de nos collègues et de leur famille pour porter nos revendications" commente Fabrice Charrière, de l'Unsa Ferroviaire. "Mais on constate un mal-être en ce qui concerne le sens du travail, un malaise global, notamment dans l'encadrement: les réorganisations broient certains de nos collègues", ajoute-t-il. Afin de s'adapter aux appels d'offre lancés par les régions pour trouver de nouveaux exploitants sur leurs réseaux de trains régionaux, la SNCF crée en effet une myriade de sociétés locales qui remportent -ou pas- les appels d'offre. Une partie des agents y sont transférés avec la promesse de conserver leurs avantages sociaux pendant 15 mois, un "sac à dos social" négocié pour l'ensemble de la branche ferroviaire. Mais ce sac à dos social n'est qu'"un sac à main social" au mieux, souligne Fabien Villedieu de Sud Rail, "les accords tombent au bout de 15 mois". Un salarié de Poitou Charente finira par avoir des conditions très différentes d'un autre dans le sud, selon lui. Les filiales "sont mises en oeuvre pour comprimer les coûts et donc remporter les appels d'offre". "Les cheminots sont pressés comme des citrons" souffle-t-il, en soulignant que les accidents du travail ont augmenté de 20% l'an passé. Côté direction, la SNCF fait valoir qu'elle mène un "dialogue social constructif et très nourri depuis plusieurs mois" et qu'elle n'a "jamais signé autant d'accords avec les syndicats". La SNCF a enregistré un bénéfice net de 1,8 milliard d'euros en 2025, face à Deutsche Bahn qui a enregistré des pertes de plus de 2 milliards l'an passé, alors que Trenitalia et Renfe enregistraient de petits bénéfices. Face aux revendications de partage de la valeur, la SNCF fait valoir qu'elle a déjà garanti une prime de 1.450 euros pour tous les cheminots de l'entreprise, et qu'aucun des 150.000 salariés du groupe n'est embauché ou payé à moins du Smic +10%.
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