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Chaîne de service public - Actualité internationale.

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30.08.2026 à 10:07

FRANCE24
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Vingt-cinq ans après le 11 septembre 2001, des enseignants, des bénévoles ou des survivants s'emploient à combler les lacunes d'une génération de jeunes comme lui, qui n’étaient pas nés lorsque les Etats-Unis ont été frappés par l'organisation jihadiste Al-Qaïda. Il n'existe pas d'enseignement national standardisé de ces événements aux Etats-Unis, où 2.977 personnes ont péri dans ces attaques, conduisant à une mosaïque de contenus et d’approches à travers le pays s'agissant de ce qui est appris à l'école. Des bénévoles, des enseignants et des associations prennent donc le relais. Au lycée de Wantagh près de New York, une ville recensant une douzaine de victimes des attaques, les enseignants ont voulu organiser une visite du mémorial du 11-Septembre et du musée, pour que les élèves prennent la mesure de l'événement. "Ils apprenaient le 11-Septembre de la même manière qu'ils apprenaient la Seconde Guerre mondiale et Pearl Harbor", raconte à l'AFP le directeur de l'école, Paul Guzzone, 41 ans. Or "on ne peut pas comparer" l'expérience d'une visite sur le site avec le simple fait d'entendre des récits en classe ou de regarder des vidéos en ligne, poursuit-il. Max Avena a visité le mémorial l'an dernier et a raconté en avoir été profondément marqué. "On ne réalise jamais vraiment à quel point c'est réel, ni ce que l'on ressent, avant de se retrouver sur le site", dit-il. "Le sacrifice" Pour couvrir les frais des visites dans le sud de Manhattan, la fondation caritative de l'acteur Gary Sinise leur est venue en aide, accompagnant aussi une collecte de fonds pour permettre des visites annuelles et financer un mémorial au sein de l'école. Même des enseignants fraîchement issus de l'université n'ont, du fait de leur âge, "aucun souvenir du 11-Septembre, et cela rend d'autant plus important le fait de raconter cette histoire", déclare James Ravella, vice-président exécutif de la fondation. Et avec le temps, les témoins vont se faire plus rares. "Le fait de pouvoir parler à partir de son expérience personnelle s'estompe chaque année", pointe Paul Guzzone. La fondation propose aussi des programmes de formation pour les enseignants, en partenariat avec le mémorial et le musée du 11-Septembre. Pour les plus petits, il existe également des ressources pédagogiques numériques consacrées aux attaques, comme "Le monde des mots d’OOPA" ("OOPA’s World of Words"), série de vidéos en ligne destinée à développer leur compréhension des événements. Le personnage principal, interprété par une enseignante, Rupa Mehta, explique à des enfants dès l’âge de cinq ans des mots tels que "anniversaire", "urgence", "héros", "mémoire" ou "service". Certaines vidéos mettent en scène les témoignages de personnes touchées par les attentats, notamment celui d'une fille de 11 ans dont le grand-père était intervenu lors de l'attaque du Pentagone. Rupa Mehta explique que c'est l'expérience d'une autre jeune fille qui l'avait incitée à créer cette série. "En regardant les informations un jour d'anniversaire du 11-Septembre j'ai été stupéfaite d'entendre une enfant qui disait sa tristesse que le sujet ne soit pas enseigné dans son école", dit-elle. "Elle avait le sentiment que l'héritage familial, sa contribution, son sacrifice n'étaient pas reconnus. Et c'est à ce moment-là que je me suis dit que nous pouvions apporter notre aide", ajoute-t-elle.

30.08.2026 à 10:05

FRANCE24
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L'AFP a rencontré 12 mères endeuillées depuis l'attaque du Hamas en Israël le 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre à Gaza et une explosion des violences commises par des colons et troupes israéliens en Cisjordanie. Si les histoires diffèrent dans les détails, toutes témoignent d'une vie familiale brisée et de l'absence de poursuite à ce stade des responsables. Le plus jeune avait sept mois, le plus âgé 17 ans: la plupart ont été tués par des tirs israéliens quand ils rentraient de l'école, sortaient de la boulangerie ou se tenaient devant une mosquée, selon le récit livré par leurs proches. Bana, 13 ans, seule fille parmi ces victimes, regardait par la fenêtre de sa chambre quand elle a été fauchée par des balles israéliennes, raconte sa mère Eman Laboum. Trois autres ont été tués dans des frappes, et un dernier dans une attaque de colons. "La fin" Selon Alia al-Hallaq, son fils Mohammed a été tué d'une balle alors qu'il fuyait des soldats présents dans son village d'al-Rihiya. "Je n'ai toujours pas accepté sa perte. Souvent, je reste assise dans la cour de la maison à pleurer en regardant la tombe de Mohammed en contrebas, en faisant attention à ce que mes enfants ne me voient pas", confie-t-elle. L'oncle du petit garçon, lui aussi nommé Mohammed Hallaq, affirme qu'il a été victime d'une balle perdue, tirée lors d'un affrontement entre des soldats et un groupe de jeunes. D'après les premiers secours, la balle a traversé son abdomen, marquant pour sa mère "la fin". Contactée par l'AFP, l'armée israélienne avait déclaré à l'époque des faits que des soldats en patrouille avaient ouvert le feu sur des individus jetant des pierres dans le village. "Des impacts ont été constatés", avait-elle indiqué, utilisant une expression qu'elle emploie généralement pour dire que des personnes ont été touchées par les tirs. Des balles contre des pierres L'organisation de défense des droits humains israélienne B'Tselem a recensé 235 cas de mineurs palestiniens tués par les forces israéliennes en Cisjordanie occupée, entre le début de la guerre à Gaza et le mois de juin 2026. La Commission de résistance à la colonisation et au mur, une institution dépendant de l'Autorité palestinienne, a quant à elle rapporté 250 morts de mineurs. Selon les chiffres de ces organisations, plus de sept mineurs palestiniens ont été tués chaque mois en moyenne sur la période par des soldats ou colons israéliens. Entre 2005 et 2021, on en comptait un par mois. Cinq d'entre eux ont été tués par des colons israéliens, d'après B'Tselem, mais les adolescents sont le plus souvent abattus par des tirs de soldats en réponse à des jets de pierre, action leur valant d'être qualifiés de "terroristes" par Israël. "Pourquoi viser un enfant ?" Sam Abu Haikal, un nourrisson de sept mois, a reçu une balle dans la tête en juin 2026, sur les genoux de sa mère Dania. L'enfant et ses parents se trouvaient dans leur voiture à Hébron, lorsque des soldats israéliens ont ouvert le feu, blessant gravement la femme de 28 ans du même coup. "Pourquoi viser un enfant ? Qu'est-ce qu'un petit bébé, un nourrisson de sept mois, a fait pour nuire aux soldats ?", déplore Dania Abu Haikal, que l'AFP a rencontrée à son domicile de Bethléem. Le visage désormais barré d'une large cicatrice, cette professeure d'université doit supporter les douloureuses séquelles physiques et mentales de l'assaut. "Je pleure tous les jours, ma vie est vide sans lui", dit-elle, une peluche ayant appartenu à son seul enfant entre les mains. A l'issue d'une enquête préliminaire, l'armée a déclaré qu'un de ses soldats avait ouvert le feu sur des "civils non impliqués" après que leur véhicule eut accéléré en direction des troupes. Une version des faits contestée par la jeune femme, qui affirme que son mari avait stoppé la voiture. Comme plusieurs des mères rencontrées par l'AFP, elle a fait appel à un avocat pour pousser l'armée à mener une enquête approfondie sur cet incident. "Les Palestiniens n'obtiennent pas justice lorsqu'ils sont tués par des Israéliens. Mais nous espérons tout de même".

30.08.2026 à 10:05

FRANCE24
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Au point de voir l'opposition à ces sites voraces en énergie rassembler de nombreux candidats, démocrates comme républicains, face aux géants de la tech. Dans au moins 21 scrutins à travers 18 Etats, des candidats des deux partis ont utilisé des publicités à la télévision mentionnant ces "data centers" cette année, selon des données marketing citées par plusieurs médias américains. L'attention portée au sujet s'explique notamment par le fait que dans 13 Etats, la demande accrue en énergie de la part des centres de données a fait bondir les coûts globaux de 9,3 milliards de dollars en un an, soit une augmentation de 174% selon Monitoring Analytics. La colère autour des factures d'électricité vient s'allier à un rejet plus global de la Silicon Valley et de ses technologies qui menacent potentiellement l'emploi. Jusqu'à peu, de nombreux gouverneurs et autres responsables locaux s'empressaient de proposer des crédits d'impôts toujours plus aguicheurs aux entreprises de la tech, espérant attirer en retour d'importants investissements. Garde-fous Au Texas, le gouverneur Greg Abbott a désormais gelé deux nouveaux projets de centre de données en l'attente d'un examen d'impact sur l'approvisionnement en eau et en énergie. L'élu républicain avait pourtant qualifié son Etat récemment d'"épicentre du développement de l'IA". Son adversaire démocrate aux élections de novembre, Gina Hinojosa, veut imposer un moratoire sur la construction de nouveaux centres, comme c'est le cas pour un an dans l'Etat de New York, en l'attente de garde-fous plus stricts. A Brazoria, près de la grande ville texane de Houston, Melissa Burnett a raconté à l'AFP comment la tranquillité de son voisinage a été brisée par le bruit d'un nouveau centre de données, construit l'an dernier. "Nous n'étions pas censés l'entendre, et ce n'était pas censé affecter notre qualité de vie", explique cette habitante de 44 ans, qui compare le bruit à celui d'un "train de marchandises". Les mêmes arguments contre les centres de données reviennent dans la bouche de candidats à travers le pays. Un républicain candidat au poste de gouverneur en Floride promet de protéger les familles contre les sites qui font augmenter les factures d'eau et d'électricité tandis qu'une démocrate en Pennsylvanie, candidate à la Chambre des représentants, prévoit de demander aux entreprises de la tech de payer elles-mêmes les surcoûts. Contrepied Dans l'Ohio, où les coûts de l'énergie ont explosé, le sujet des centres de données est omniprésent dans la campagne. Le démocrate Sherrod Brown, qui tente de revenir au Sénat après avoir perdu son siège en 2024, a fait diffuser au moins quatre spots publicitaires accusant son rival républicain Jon Husted d'avoir voulu attirer de nouveaux centres dans cet Etat industriel du Midwest lorsqu'il était vice-gouverneur. Dans le Wisconsin, c'est cette fois le républicain Tom Tiffany qui attaque son rival démocrate, allant jusqu'à le surnommer "Data Center David Crowley". Plus tôt cette année, Tom Tiffany avait pourtant fait l'éloge de l'IA et voté en faveur d'une accélération de la construction des infrastructures nécessaires. L'actuel député républicain, candidat au poste de gouverneur, veut à présent abroger les crédits d'impôt pour le secteur et davantage de régulation, sans pour autant appeler à une interdiction de la construction de nouveaux centres. Donald Trump a lui pris le contrepied et est désormais presque une figure solitaire au sein des républicains. "L'Amérique doit demeurer dominante dans la course à l'IA, qui représente l'avenir", a déclaré jeudi sa porte-parole Karoline Leavitt, dans un contexte de forte compétition avec la Chine. Son gouvernement a toutefois poussé les géants de la tech Google, Microsoft, Meta, Oracle, xAI, OpenAI et Amazon, à signer une "promesse de protection des usagers". Les entreprises s'engageraient à ne pas laisser les consommateurs payer pour les centrales électriques et les modernisations du réseau que nécessitent leurs installations. Malgré cette promesse, les publicités anti-centres de données continuent d'inonder les écrans des Américains.
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