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Le président américain Donald Trump a plaidé pour des frappes plus « chirurgicales » contre le Hezbollah au Liban. « J'aimerais voir le Liban connaître une vie meilleure. J'aimerais voir une attaque plus chirurgicale contre le Hezbollah. Je pense qu'elle devrait être plus chirurgicale », a-t-il déclaré dans une interview à la chaîne NBC enregistrée vendredi et diffusée dimanche.

Donald Trump avait confirmé dans une interview publiée mercredi dernier dans le New York Post qu'il avait eu un échange tendu avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu deux jours plus tôt au téléphone, au cours duquel il aurait réprimandé son proche allié au sujet de l'offensive israélienne au Liban.

Interrogé pour savoir s'il exigeait que le Liban fasse partie de l'accord avec l'Iran, le dirigeant républicain a répondu: « non, non ». « Pas du tout. Je n'exige rien. Je pense qu'ils aimeraient que ce soit le cas, mais je n'exige rien », a-t-il dit. Donald Trump a dit qu'il voudrait « séparer » les discussions sur le Liban des négociations d'un accord avec l'Iran, alors que Téhéran souhaite au contraire lier les deux conflits.

Les forces américaines et israéliennes ont lancé des frappes sur l’Iran le 28 février, et l’administration US tente de négocier un accord de paix depuis plusieurs semaines. « Nous sommes très proches d’un accord, sinon je vais leur faire vivre l’enfer », a-t-il menacé. Le chef de la Maison Blanche a aussi affirmé qu’il ne débloquerait pas les avoirs iraniens et ne lèverait aucune sanction avant la conclusion d’un accord de paix. « Cela vient après la signature d’un accord. S’ils se comportent bien, s’ils font du bon travail, nous commencerons à discuter, oui », a-t-il ajouté.

Chareh « prêt à aider »

Le président Trump a aussi affirmé lors de l'interview que le président syrien Ahmed el-Chareh était « prêt à aider » au Liban. « La Syrie fait un très bon travail pour se remettre sur les rails. Elle a un très bon dirigeant. Elle a un dirigeant qui a vraiment fait du bon travail en très peu de temps. Et il serait ravi d'apporter son aide », a-t-il dit à NBC.

Depuis la destitution en 2024 de Bachar al-Assad, les nouvelles autorités islamistes à Damas ont renoué les liens diplomatiques avec les États-Unis. L'ancien jihadiste a été le premier dirigeant syrien, depuis l'indépendance du pays en 1946, à être reçu à la Maison Blanche. Le président syrien a rencontré Trump pour la première fois en Arabie saoudite lors de la tournée régionale du dirigeant américain en mai.

Le président a par ailleurs affirmé qu’il serait disposé à s’entretenir avec le Guide suprême de l’Iran, l’ayatollah Mojtaba Khamenei, qui n'est plus apparu en public depuis qu’il a été blessé dans des frappes américaines au début du conflit. « Je ne veux pas dire si je sais où il se trouve ou non, mais il y a de fortes chances que je le sache », a-t-il dit. Les hauts responsables de l’administration américaine, à l’instar du secrétaire d’État Marco Rubio, soutiennent que le cessez-le-feu provisoire tient bon malgré les récentes frappes sur l’Iran, soulignant la semaine dernière devant les parlementaires qu’il s’agissait d’actions défensives.

Israël a mené dimanche des frappes sur la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah pro-iranien, disant riposter à des tirs ayant visé son territoire malgré un cessez-le-feu qui n'arrête pas le cycle de violence. Les frappes israéliennes sur le Liban ont fait plus de 3 600 morts depuis le début de la guerre le 2 mars, selon les autorités libanaises.

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L'équipe iranienne de football est arrivée dimanche au Mexique, où se trouve son camp de base pour la Coupe du monde, malgré le refus par les Etats-Unis, où elle doit disputer ses premiers matches, de délivrer des visas à certains membres de son encadrement.

L'avion de la « Team Melli » a atterri à l'aéroport de Tijuana aux alentours de 5H00 du matin (12H00 GMT), a constaté un photographe de l'AFP. Après des mois d'incertitudes sur sa participation, la sélection iranienne sera au coeur de la diplomatie de ce Mondial en Amérique du Nord: jamais une nation participant au tournoi n'avait été en guerre avec un pays hôte.

Les joueurs et le personnel d'encadrement sont descendus de l'avion dans un aéroport sous haute sécurité, quadrillé par les soldats de la garde nationale mexicaine, et où une poignée de fans arborant des drapeaux iraniens les attendaient. L'équipe, qui doit disputer deux matchs à Los Angeles et un à Seattle pendant la phase de poules, va concourir dans des conditions hautement inhabituelles.

Le flou demeure sur les autorisations d'entrée des joueurs iraniens aux Etats-Unis, les instances iraniennes évoquant des modalités différentes. L'administration américaine a délivré des visas aux joueurs, mais pas à tous les membres de l'encadrement.

Une quinzaine d'accompagnants se sont vus opposer un refus, dont le président de la fédération irannienne Mehdi Taj - qui a servi au sein des Gardiens de la révolution, une organisation considérée comme terroriste par Washington.

A Tijuana, ville située à la frontière avec les Etats-Unis, la sécurité a été renforcée avant l'arrivée de l'équipe, a constaté un journaliste de l'AFP. Des soldats de la garde nationale sont stationnés, lourdement armés, devant le stade où s'entraînera la Team Melli, tout comme devant l'hôtel où elle séjournera.

Dans ce Mondial coorganisé par les Etats-Unis, le Mexique et le Canada, l'équipe doit disputer son premier match le 15 juin à Los Angeles.

Selon l'ambassadeur iranien au Mexique qui s'exprimait samedi lors d'une conférence de presse à Tijuana, la sélection devra entrer et sortir des Etats-Unis « le jour même » de ses matchs.

Le porte-parole de la Fédération iranienne avait cependant auparavant affirmé que les joueurs arriveraient sur le sol américain un jour avant le premier match, et deux jours avant pour les rencontres suivantes.

Et dimanche, le président de la Fédération Mehdi Taj a évoqué à la télévision iranienne un droit d'entrée la veille des matchs.

« Dans quel endroit du monde une équipe nationale n'est autorisée par le pays hôte à ne rentrer que la veille de ses matchs », s'est-il insurgé dans une vidéo diffusée par l'agence de presse officielle Irna.

Des restrictions que certains aficionados de football de Tijuana regrettent. « Ils ne devraient pas mélanger le football avec la politique, ce sont deux choses très différentes », confie à l'AFP Daniel Mercado, employé d'une taqueria proche de l'hôtel où doit séjourner la Team Melli.

Si l'administration américaine a affirmé avoir délivré les visas nécessaires aux joueurs iraniens et à leur personnel d'encadrement, l'ambassadeur d'Iran au Mexique, Abolfazl Pasandideh, a déclaré que « 15 membres de l'équipe administrative et d'encadrement » s'étaient vus opposer un refus.

L'ambassade d'Iran en Turquie a dénoncé un « traitement discriminatoire intentionnel ».

Sans manager ni attaché de presse ?

« M. Trump devrait répondre à cette question: si le manager et l'attaché de presse de l'équipe ne sont pas présents, qui est censé assister à la réunion de coordination d'avant-match ? », s'est interrogé dans un entretien télévisé Amir Mahdi Alavi, porte-parole de la Fédération iranienne de football, précisant qu'un courrier avait été envoyé à la FIFA.

L'Iran a été l'un des premiers pays qualifiés pour le Mondial, mais sa participation a été remise en question après le lancement de frappes israélo-américaines sur le pays le 28 février.

Les incertitudes quant à l'obtention de visas ont forcé la sélection à déplacer son camp de base de Tucson (Arizona) à Tijuana. L'équipe y sera basée pendant toute la durée du tournoi.

Enthousiasme en berne

L'armée américaine a annoncé avoir abattu deux drones d'attaque iraniens qui menaçaient selon elle le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz, aucune solution ne se profilant pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient qui entre dimanche dans son 100ème jour.

En Iran, les habitants se préparent à suivre la Coupe du monde avec une ferveur un peu ternie par le risque d'une reprise des bombardements et une crise économique exacerbée par le conflit.

« Je ne vois pas le même enthousiasme que lors des éditions précédentes », constate Houman, un vendeur de 17 ans, debout entre des rangées de maillots, de ballons et de chaussures de sport dans le quartier Mouniriyeh à Téhéran.

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