LePartisan.info À propos Podcasts Fil web Écologie Blogs Revues MÉDIAS
Dernières Infos - L'Orient-Le Jour
 
Premier quotidien francophone au Liban.
Décalage horaire avec Paris: +1h

DERNIÈRES ACTUS CI-DESSOUS EN CLAIR

▸ Les 5 dernières parutions

11:47 Législation   L’UE s’accorde pour bannir les IA créant des « deepfakes » à caractère sexuel

Les États membres et le Parlement européen se sont entendus dans la nuit de mercredi à jeudi pour interdire dans l’UE les services d’intelligence artificielle (IA) permettant de « dénuder » des personnes sans leur consentement.

Cette initiative fait suite, notamment, à l’introduction il y a quelques mois d’une fonctionnalité dans Grok, l’assistant d’intelligence artificielle d’Elon Musk, qui permettait aux utilisateurs de lui demander de créer des montages hyperréalistes (ou deepfakes) d’adultes et d’enfants dénudés, à partir de photos réelles, et ce sans leur consentement. Cette affaire avait soulevé un tollé dans de nombreux pays et entraîné l’ouverture d’une enquête de l’UE.

Mardi, la Première ministre italienne Giorgia Meloni a vivement dénoncé de fausses photos d’elle générées par l’intelligence artificielle, qualifiant ces deepfakes d’« outil dangereux ». Selon le Parlement, la nouvelle interdiction européenne porte sur les systèmes permettant de créer des images, des vidéos et des sons à caractère pédopornographique, ou représentant les parties intimes d’une personne identifiable, ou la mettant en scène dans des activités sexuelles, sans son consentement.

IA à haut risque

La nouvelle réglementation s’appliquera à partir du 2 décembre 2026. À cette date, les IA devront donc être dotées de mesures de sécurité les empêchant de générer de tels contenus. Cette mesure a été adoptée dans le cadre d’une révision de la législation européenne sur l’IA, ou AI Act, une loi pionnière formellement adoptée il y a deux ans.

À cette occasion, les 27 États membres et les eurodéputés ont également accepté, comme le proposait la Commission européenne, de reporter l’entrée en vigueur de nouvelles règles visant à encadrer l’activité des systèmes d’intelligence artificielle dits à haut risque, c’est-à-dire ceux actifs dans des domaines sensibles comme la sécurité, la santé ou encore les droits fondamentaux. Ces règles étaient censées entrer en vigueur en août, mais la Commission a voulu donner plus de temps aux entreprises pour s’adapter à ce cadre totalement inédit.

Principale modification par rapport au projet de la Commission : les États membres et les eurodéputés ont adopté des dates fixes pour ce report, là où Bruxelles avait proposé un calendrier plus souple. Il s’agit du 2 décembre 2027 pour les systèmes à haut risque « autonomes », et du 2 août 2028 pour ceux intégrés à d’autres programmes ou produits.

Cet accord a été conclu alors que les craintes à l’égard des risques liés à l’intelligence artificielle ont été ravivées ces dernières semaines dans l’UE par Mythos, le nouveau modèle de la start-up américaine Anthropic, dont les capacités supposées en matière de cybersécurité nourrissent des inquiétudes.

YouTube propose à Hollywood un outil de détection des deepfakes
YouTube a proposé en avril aux célébrités et aux artistes d’Hollywood un outil gratuit de détection des deepfakes, renforçant ainsi la lutte contre les usurpations d’identité générées par l’intelligence artificielle. Le mois dernier, la plateforme vidéo de Google a lancé son outil de protection de l’image, qui aide à identifier les contenus dans lesquels un visage apparaît modifié ou généré à l’aide de technologies d’IA. Le projet visait d’abord les responsables gouvernementaux, les journalistes et d’autres personnalités politiques.
La plateforme étend désormais son accès aux acteurs et aux musiciens, via les agences de talents, les sociétés de management et les stars qu’elles représentent. L’outil permet de « rechercher des contenus générés par l’IA reprenant l’apparence d’un participant, comme un deepfake de son visage, et lui donne le pouvoir de les dénicher et d’en demander la suppression ».
Le développement de cet outil fait suite à des plaintes de personnalités américaines de premier plan dénonçant la lourdeur des procédures sur YouTube pour signaler et retirer un deepfake.
« Le fait que YouTube ouvre ses capacités de détection des deepfakes aux personnalités publiques marque un tournant dans la manière dont les plateformes abordent la protection de l’identité à l’ère de l’IA générative », estime Alon Yamin, directeur général et cofondateur de Copyleaks. « La technologie permettant de reproduire le visage, la voix et les mimiques d’une personne a avancé plus vite que les garde-fous qui l’entourent, créant un fossé que des acteurs malveillants exploitent déjà. »

10:45 Conflit   Un soldat israélien profane une statue de la Vierge au Liban-Sud, l'armée israélienne dit mener l'enquête

L'armée israélienne a annoncé mercredi avoir ouvert une enquête après la diffusion de la photo d'un soldat israélien en train de profaner une statue de la Vierge, vraisemblablement dans un village du sud du Liban. La photo, qui a largement circulé sur les réseaux sociaux, montre un soldat plaçant une cigarette allumée au niveau de la bouche de la statue. Le cliché pourrait avoir été pris dans le village chrétien de Debel (caza de Bint Jbeil), selon des informations circulant en ligne, mais les autorités locales n'étaient pas immédiatement disponibles pour confirmer.

« L'armée israélienne considère cet incident avec la plus grande gravité et souligne que le comportement du soldat est totalement contraire aux valeurs attendues de son personnel », a commenté mercredi le Lieutenant-colonel israélien Nadav Shoshani, porte-parole international de l'armée israélienne, sur X. « Après un premier examen, il s'avère que la photo en question a été prise il y a plusieurs semaines. Une enquête sera menée et des mesures disciplinaires seront prises à l'encontre du soldat, en fonction des conclusions de cette enquête. L'armée israélienne respecte la liberté de religion et de culte, ainsi que les lieux saints et les symboles religieux de toutes les religions et communautés. L'armée israélienne mène des opérations pour démanteler l'infrastructure terroriste mise en place par le Hezbollah au Liban-Sud et n'a aucune intention de porter atteinte aux infrastructures civiles, notamment aux édifices religieux et aux symboles religieux », indique ce responsable.

Ce n'est pas la première fois que des soldats israéliens s'en prennent à des symboles religieux au Liban-Sud. En avril, l’armée israélienne avait confirmé qu’un de ses soldats avait vandalisé un crucifix de Jésus à Debel, après la diffusion d’images largement relayées sur les réseaux sociaux montrant un militaire frappant la tête de la statue à coups de masse, la détachant de la croix.

Alors que des dizaines de villages du sud du Liban sont devenus totalement inaccessibles aux civils depuis l’annonce, le mois dernier, par Israël de l'établissement d’une « ligne jaune », Debel demeure l’un des derniers villages encore habités dans la région. Ses habitants nient régulièrement la présence de l’armée israélienne à l’intérieur du village. Les alentours de la localité, comme le reste de la zone, sont régulièrement la cible de destructions menées par l’armée israélienne.

5 / 5
  GÉNÉRALISTES
Le Canard Enchaîné
La Croix
Le Figaro
France 24
France-Culture
FTVI
HuffPost
L'Humanité
LCP / Senat
Le Media
La Tribune
Time France
 
  EUROPE ‧ RUSSIE
Courrier Europe Ctrale
Desk-Russie
Euractiv
Euronews
Toute l'Europe
 
  Afrique ‧ Asie ‧ Proche-Orient
Haaretz
Info Asie
Inkyfada
Jeune Afrique
Kurdistan au féminin
L'Orient - Le Jour
Orient XXI
Rojava I.C
 
  INTERNATIONAL
Courrier International
Equaltimes
Global Voices
Infomigrants
I.R.I.S
The New-York Times
 
  OSINT ‧ INVESTIGATION
OFF Investigation
OpenFacto°
Bellingcat
Disclose
G.I.J
I.C.I.J
 
  OPINION
Au Poste
Cause Commune
CrimethInc.
Hors-Serie
L'Insoumission
Là-bas si j'y suis
Les Jours
LVSL
Politis
Quartier Général
Rapports de force
Reflets
Reseau Bastille
StreetPress
 
  OBSERVATOIRES
Armements
Acrimed
Catastrophes naturelles
Conspis
Culture
Curation IA
Extrême-droite
Human Rights Watch
Inégalités
Information
Justice fiscale
Liberté de création
Multinationales
Situationnisme
Sondages
Street-Médics
Routes de la Soie
🌓