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08:15    L’Iran refuse de participer au deuxième round de négociations avec les États-Unis, prévu lundi

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Téhéran ne compte pas participer à de nouvelles négociations avec Washington, a rapporté la télévision d'Etat iranienne, même si une délégation américaine doit arriver lundi au Pakistan afin de relancer les pourparlers de paix à deux jours de l'expiration du cessez-le-feu.

La télévision d'Etat iranienne (Irib), a affirmé que Téhéran n'avait « actuellement pas de plans de participer à la prochaine session de discussions Iran-Etats-Unis », tandis que l'agence officielle Irna a affirmé qu'il n'existe « aucune perspective claire de négociations fructueuses ». Plusieurs médias iraniens avancent en outre qu'une levée du blocus naval américain serait une condition préalable à ces pourparlers. Une question rendue encore plus compliquée avec l'annonce dimanche de la saisie par la marine américaine d'un cargo iranien dans le golfe d'Oman.

« Mal lui en a pris »

Le cargo Touska, battant pavillon iranien, « a tenté de franchir notre blocus maritime, et mal lui en a pris », a écrit Donald Trump sur sa plateforme Truth Social. Téhéran, par la voix du porte-parole de l'état-major, a promis de son côté de « riposter bientôt » contre cet « acte de piraterie armée ». Malgré l'incertitude d'une participation iranienne, Donald Trump avait annoncé dimanche envoyer au Pakistan le vice-président JD Vance, qui avait déjà mené la délégation à Islamabad le 11 avril pour des discussions à un niveau inédit, celles-ci s'étant conclues par un échec.

Annonçant l'arrivée de la délégation pour lundi soir, le président américain a affirmé sur sa plateforme Truth Social offrir à l'Iran un « deal raisonnable » et qu'en cas de refus, « les Etats-Unis détruiraient toutes les centrales électriques et tous les ponts en Iran ». Face au regain de tensions, les prix du pétrole se sont à nouveau envolés lundi en début d'échanges asiatiques, le baril de WTI bondissant notamment de plus de 8%.

Barricades

Dans l'attente d'une confirmation ou non de la tenue des pourparlers, la sécurité a été visiblement renforcée dimanche à Islamabad avec la multiplication de routes fermées, barbelés et barricades, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Au-delà des négociations, Washington et Téhéran continuent de s'affronter autour du détroit d'Ormuz, et de dénoncer réciproquement des violations du cessez-le-feu. Avant l'annonce de la saisie du cargo, Donald Trump avait dénoncé des attaques attribuées à l'Iran contre plusieurs navires commerciaux qui tentaient de franchir le détroit. Un navire de la CMA CGM a ainsi fait l'objet samedi de « tirs de semonce », a indiqué dimanche à l'AFP le groupe français de transport maritime.

L'Iran avait annoncé samedi reprendre « le strict contrôle » du détroit, revenant sur sa décision de la veille de le rouvrir en raison du blocus américain. Dimanche, les passages du détroit étaient réduits à zéro, selon le site Marine Traffic.

« Suspicion »

Téhéran pensait, en ouvrant le détroit vendredi, que « les Etats-Unis répondraient en levant le blocus », relève Vali Nasr, professeur en relations internationales à l'université américaine Johns Hopkins.

Mais son maintien « n'a fait que nourrir la suspicion de l'Iran » sur le fait que les discussions d'Islamabad « ne sont qu'une ruse diplomatique avant une autre attaque militaire », ajoute-t-il sur X. D'autant que les positions restent très éloignées, notamment sur le volet nucléaire, au coeur du différend. Selon Donald Trump, l'Iran a accepté de remettre son uranium hautement enrichi, un enjeu crucial, ce qu'a démenti Téhéran.

« Trump dit que l'Iran ne doit pas faire usage de ses droits nucléaires (...) Qu'est-ce qui lui prend de vouloir priver l'Iran de ses droits ? », a lancé dimanche le président Massoud Pezeshkian, cité par l'agence Isna. Téhéran, qui nie vouloir se doter de la bombe atomique, défend son droit au nucléaire civil.

« Toute sa force »

Au Liban, l'autre front de la guerre, la situation demeure très instable malgré un cessez-le-feu de 10 jours entré en vigueur vendredi entre Israël et le Hezbollah, que les deux parties se sont accusées de violer.

L'armée israélienne a reçu pour instruction d'utiliser « toute sa force » si les troupes faisaient l'objet d'une « quelconque menace », selon le ministre de la Défense, Israël Katz. Il a affirmé à plusieurs reprises qu'Israël démolirait des maisons le long de la frontière en vue d'établir une « zone de sécurité » et de fait, les destructions se poursuivent dans des localités frontalières, selon l'Agence nationale d'information (Ani). « Nous ne savons pas ce qu'il va advenir, je ne sais pas si je dois réparer mon magasin ou si les bombardements vont reprendre », témoigne Ali Assi, dans sa boutique de vêtements à Nabatieh (sud).

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23:18    La marine américaine a tiré sur un cargo iranien dans le golfe d'Oman et en a pris le contrôle, annonce Trump

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La marine militaire américaine a ouvert le feu dimanche sur un cargo iranien qui tentait de forcer le blocus des ports iraniens par les États-Unis et en a pris le contrôle, a affirmé dimanche Donald Trump sur son réseau Truth Social.

Le cargo Touska, battant pavillon iranien, « a tenté de franchir notre blocus maritime, et mal lui en a pris », a écrit le président américain.

Un destroyer américain a intercepté le cargo « dans le golfe d'Oman et lui a ordonné de s'arrêter », mais l'équipage ayant refusé d'obéir, le navire de guerre l'a immobilisé en tirant sur la salle des machines et « les Marines américains ont maintenant le contrôle du navire », selon Donald Trump.

Le Touska est visé par des sanctions du Trésor américain, souligne-t-il.

Selon les dernières données disponibles du site Marine Traffic, le porte-conteneurs Touska, parti de Malaisie le 12 avril, était, environ six heures avant l'annonce de Donald Trump, à environ 45 km de l'extrême sud des côtes iraniennes, près de la ville de Chabahar.

Selon le dernier bilan publié samedi matin par l'armée américaine, depuis le début du blocus des ports iraniens imposé par les Etats-Unis le 13 avril, « 23 navires ont obtempéré aux injonctions des forces américaines de faire demi-tour ».

L'Iran avait levé vendredi son blocage du détroit d'Ormuz, par lequel transite normalement un cinquième du commerce mondial de pétrole et de gaz naturel, mais avait annoncé samedi en reprendre « le strict contrôle », face à la décision des Etats-Unis de maintenir leur blocus de ses ports.

Dans un précédent message sur Truth Social dimanche matin, Donald Trump a accusé Téhéran d'avoir violé le cessez-le-feu, qui expire dans trois jours, en lançant des attaques samedi dans le détroit d'Ormuz, visant notamment un navire français et un autre britannique, selon lui.

Un navire de CMA CGM « a fait l'objet hier (samedi) de tirs de semonce » dans le détroit d'Ormuz, a indiqué dimanche à l'AFP le groupe français de transport maritime.

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10:04    L'armée israélienne confirme qu'un soldat israélien a vandalisé une statue du Christ au Liban-Sud

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L'armée israélienne a confirmé lundi matin qu'un de ses soldats a vandalisé une statue de Jésus-Christ au Liban-Sud, après qu'une image a largement circulé en ligne montrant un homme en treillis militaire frapper avec une masse la tête de la statue, décrochée de la croix sur laquelle elle était initialement apposée. Dimanche, L'Orient-Le Jour avait pu confirmer que la photo a été prise près du village chrétien de Debel, sans pouvoir dater la scène.

Après un « premier examen » de la photo, l'armée israélienne a confirmé que les images sont « authentiques » et que l'homme apparaissant sur l'image est « un soldat ayant opéré » au Liban-Sud. Dans un communiqué, elle a dit considérer cet incident « avec la plus grande gravité », dénonçant un comportement qui n'entre pas dans le cadre des « valeurs attendues de ses combattants. » Une enquête est en cours et des mesures seront prises contre les personnes impliquées, a ajouté l'armée israélienne, qui souligne qu'elle compte « agir » pour remettre la statue en place. Dans son message, elle indique encore n'avoir « aucune intention de porter atteinte aux infrastructures civiles, y compris aux structures ou symboles religieux. » Hier soir, l'armée avait indiqué « examiner l'authenticité » de l'image.

Ce genre de dégradation contre des symboles religieux commises par les troupes israéliennes au Liban-Sud n'est toutefois pas un cas isolé. Lors de la précédente offensive terrestre au Liban-Sud lancée lors de la guerre de l'automne 2024, des soldats israéliens s'étaient filmés alors qu'ils profanaient un monastère de Deir Mimas (Marjeyoun), ou encore une statue de saint Georges, à Yaroun (Bint Jbeil). Plusieurs lieux de cultes, dont des mosquées et des églises, sont régulièrement touchés par les bombardements israéliens.

Cette photo non datée a été publiée pour la première fois en ligne dimanche vers 16h (heure locale), par un journaliste palestinien, Younis Tirawi.

« Impossible d'accéder à la zone »

Contacté par notre publication, le président de la municipalité de Debel (caza de Bint Jbeil), Aql Naddaf, confirme que la statue profanée provient bien de son village. « Nous ne pouvons pas confirmer ce qui s'est passé, car il nous est impossible d'accéder à la zone où se trouve la croix en raison de la présence de l'armée israélienne. Nous sommes en train de vérifier cela », a-t-il affirmé à notre correspondant dans la région, Mountasser Abdallah.

Une photo précédente de cette même statue, datant de 2021, prise à Debel, permet également de corroborer l'emplacement de la croix. Il n'est toutefois pas possible d'établir avec précision la date de cet incident, alors que l'armée israélienne opère depuis plusieurs semaines dans les alentours de ce village, situé à quatre kilomètres de la Ligne bleue, après le lancement de son invasion du Liban-Sud, où elle souhaite instaurer une « zone tampon » dont elle a officialisé les contours dimanche.

Sur X, le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar, a dénoncé un acte « grave et honteux » et salué la décision de l'armée d'enquêter à ce sujet. « Je suis convaincu que les mesures strictes nécessaires seront prises à l’encontre de l’auteur de cet acte inacceptable », a-t-il indiqué.

Malgré le cessez-le-feu de dix jours entré en vigueur jeudi au Liban, l'armée israélienne mène toujours des frappes sporadiques au Liban-Sud et poursuit ses destructions systématiques des habitations et autres bâtiments dans les villages qu'elle occupe le long de la frontière. Dimanche, plusieurs maisons ont ainsi été incendiées à Qantara (Marjeyoun), comme cela avait été fait dans un village voisin, à Adchit el-Qousseir, il y a quelques semaines, selon les informations de notre correspondant. Par ailleurs, des soldats israéliens ont dynamité un quartier de Taybé, dans le même secteur, ainsi que des habitations dans le village de Chamaa (Tyr), faisant également partie du périmètre de la « zone tampon » d’environ 8 km de profondeur désirée par Tel-Aviv au nord de la Ligne bleue.

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