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Le maire de Marseille Benoît Payan a été confortablement réélu dimanche, sa liste de gauche hors-LFI résistant au candidat Rassemblement national Franck Allisio, selon plusieurs estimations d'instituts de sondage.
Selon des estimations d'Elabe-Berger Levrault pour BFMTV, Le Figaro et RMC, et de l'Ifop-Fiducial pour TF1, LCI et SudRadio, le sortant serait crédité de 53 à 56,2% des voix, contre 39,1 à 41,5% au candidat RN et autour de 5% à la candidate soutenue par la droite et le centre, Martine Vassal.
L'Insoumis Sébastien Delogu s'était retiré après le premier tour, après avoir en vain demandé une fusion technique avec la liste du maire sortant, qui avait affirmé depuis longtemps qu'il refuserait toute alliance avec LFI dans la 2e ville de France. Au premier tour, M. Payan était arrivé d'une courte tête (36,70%) devant M. Allisio (35,02%), Mme Vassal, nettement distancée en troisième position avec 12,4% et M. Delogu, 11,94%.
Le sortant, dont les équipes affichaient depuis plusieurs semaines une certaine confiance, aura visiblement bénéficié à plein du retrait de Sébastien Delogu et d'un sursaut anti-RN, dans ce grand port à l'histoire façonnée par les vagues d'immigration successives.
Pour le second tour, M. Payan s'était clairement posé en rempart contre l'extrême-droite, martelant que celle-ci était « aux portes de la ville ». Marseille « doit rester une ville fraternelle et unie. En tout cas, c'est le combat de ma vie », avait-il martelé jeudi soir lors d'un ultime débat, accusant son rival RN de vouloir « diviser » voire « trier les gens ». Franck Allisio de son côté, s'était posé comme le futur « maire de l'ordre » et accusé M. Payan d'avoir conclu « un accord secret avec Jean-Luc Mélenchon ».
Un sondage d'entre les deux tours (Cluster 17 pour Politico publié vendredi) avait donné le maire sortant largement en tête avec 53% devant le candidat RN à 39%, Mme Vassal, soutenue par LR, Horizons et Renaissance notamment, ne recueillant que 8% des suffrages.
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Veuillez vous connecter pour visualiser les résultatsLe maire sortant Horizons de Nice, Christian Estrosi, a été battu dimanche par son grand rival Eric Ciotti (UDR-RN), porteur d'une stratégie d'union de la droite et de l'extrême droite, selon une estimation Ifop-Fiducial pour TF1, LCI et Sud Radio. M. Ciotti, ex-LR, a obtenu 45% des suffrages exprimés contre 39,5% pour M. Estrosi et 15,5% pour la candidate PS-PCF-Ecologistes Juliette Chesnel-Le Roux, d'après cette estimation. M. Ciotti a remercié sur X les électeurs niçois pour cette « large victoire ».
Les appels vibrants de M. Estrosi, qui avait été réélu avec près de 60% des voix en 2020, à faire barrage à l'extrême droite n'ont pas suffi, d'autant que Mme Chesnel-Le Roux a refusé de se retirer, estimant que le passif du maire sortant ne lui permettait plus de s'ériger en rempart comme lors des élections régionales de 2015 ou 2021. Pendant des mois d'une campagne qui s'est progressivement durcie, virant parfois au rocambolesque, M. Ciotti avait martelé qu'après 18 ans d'un règne sans partage, Nice avait besoin d'un nouvel élan.
Dans une ville de 355.000 habitants, dont plus d'un sur cinq vit sous le seuil de pauvreté malgré l'image de carte postale qui attire les touristes en masse, le député UDR a mis en sourdine les enjeux nationaux et les sujets marqués RN comme l'immigration. Il a présenté une liste éclectique, officiellement sans étiquette, où les candidats RN étaient bien présents mais très discrets, et tiré à boulets rouges sur la gestion des finances, l'augmentation de près de 20% de la taxe foncière en 2024 ou les nombreuses enquêtes judiciaires tournant autour du sortant.
Lui qui tient déjà le conseil départemental depuis 2008 va désormais prendre les rênes de Nice et de son agglomération, fort aussi de la percée de ses alliés notamment à Cagnes-sur-Mer, 4e ville du département, qui a basculé RN au premier tour.
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