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08.03.2026 à 09:32

The Emotional Toll of Living With Institutional Betrayal | Soraya Chemaly

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Freyd's work also led her to another concept with incredible value and usefulness today, DARVO. DARVO stands for Deny, Attack, and Reverse Victim and Offender. It's a pattern Freyd identified in how perpetrators of violence respond when confronted. However, institutions also use this strategy, and they often have more power and resources, allowing them to be more effective than individuals.
Today, DARVO is a weapon wielded against the public by people and institutions meant to represent and protect us as citizens. The handling of the Epstein files, for instance, follows the classic abuser's playbook identified by Freyd: the obstruction, and then slow-walk, of selectively redacted release of information (Deny); the constant discrediting and threatening of survivors (Attack); the protection of powerful men's identities, reputations, and privacy (Reverse Victim and Offender). Asymmetrical power and the government's use of “transparency” have exposed victims' identities while masking those of the powerful. At various points, their names. Faces. Bodies. Addresses. Families.
This is what a system protecting itself does. DARVO, in the Epstein case, has consistently made victims the face of the crimes and ensured that the network that enabled Epstein remains an abstract force.
For many women, especially women of color who have never had the luxury of trusting these systems in the first place, the Epstein situation is confirming our worldview. The distress we are feeling isn't borne of surprise or even outrage, but deep grief and rage. It's the exhausting weight of living in a world that continues to tell women that we don't matter, not even as children. What the Epstein case is doing, however, is showing many more people that the men most likely to talk about protecting “their” girls and women are the ones most likely to feel entitled to do to girls and women whatever they please.

07.03.2026 à 23:47

Trump left America vulnerable to retribution — and that's no accident

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So, Trump desperately needed something to change the subject. And right on cue, he launched an unprovoked military attack on Iran, apparently at the urging of Benjamin Netanyahu, who has his own desperate need to remain in power to keep himself out of prison for his own bribery and corruption scandals.
The bombing of Iran gave Trump a few days of wall-to-wall war coverage, pushing every other scandal (including Epstein) below the fold. It was a classic wag-the-dog maneuver, but so far it's worked well enough to dominate the news cycle.
But here is where the rhyme with 2001 turns frighteningly dark.
Kash Patel, Trump's FBI director, has fired or reassigned almost the entire FBI team responsible for tracking Iranian threats inside the United States. The specialists who spent years building intelligence networks to monitor Iranian-linked operatives on American soil have been purged from the agency, fired unceremoniously.
At the same time, Trump has let funding for the Department of Homeland Security lapse, leaving critical counterterrorism functions in limbo as Republicans in Congress refuse — at his insistence — to act. He's systematically dismantled the very apparatus that exists to prevent a terrorist attack on the continental US or our assets around the world.
Source: Alternet.org

07.03.2026 à 18:23

« Nous avons été réveillés par le bruit des explosions » | le cinéaste Abbas Fahdel

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Mais le cessez-le-feu annoncé n'a jamais été respecté par les israéliens. La menace ne s'est pas arrêtée. Le ciel n'est jamais redevenu silencieux. Nous avons continué à vivre sous le bourdonnement permanent des drones et des avions israéliens.
Et puis, hier, à trois heures du matin, la nuit a explosé.
Le fracas nous a arrachés au sommeil. Les murs ont tremblé. Les éclairs ont traversé les fenêtres, découpant la chambre en flashes blancs.
Et une fois de plus, nous avons fait ce que des centaines de milliers d'habitants du sud du Liban ont déjà fait : partir. Quitter la maison. Quitter le village. Quitter nos repères. Sans savoir où aller. Juste s'éloigner du danger.
Voir ma fille se réveiller en tremblant est une chose que je ne pourrai jamais oublier. Ni pardonner à ceux qui lui ont volé le droit de dormir en paix.

04.03.2026 à 17:36

Éditorial - En solidarité avec LFI et l'antifascisme. Construire un front social antifasciste et antiraciste

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En réalité, ce qui est reproché à LFI c'est d'avoir remis en cause avec force le consensus néolibéral, sécuritaire, raciste et impérialiste en France. C'est son opposition résolue à l'islamophobie et aux violences policières ; c'est sa dénonciation constante du génocide à Gaza ; et c'est bien sûr son poids politique, ses plus de 20% à la dernière élection présidentielle et ses 70 député·es à l'Assemblée nationale, faisant d'elle une alternative sérieuse dans le paysage politique. À l'opposé du Parti socialiste qui a dominé le champ politique des décennies durant, LFI s'affirme comme une gauche de rupture qui n'entend pas accompagner le néolibéralisme, ni endosser le racisme structurel, ni encore soutenir le régime colonial israélien. Voilà ce que l'ordre dominant ne lui pardonne pas.
Quant à l'antifascisme, l'inversion est telle qu'on en oublie sa raison d'être élémentaire : l'autodéfense contre le fascisme. Quand les fascistes attaquent des militant·es de gauche pour leurs idées, des Arabes, des Noir·es, des Musulman·es ou des LGBT parce que Arabes, Noir·es, Musulman·es ou LGBT, les antifascistes luttent contre cette violence première.
Source: Contretemps

04.03.2026 à 17:31

Numérique, la fin des illusions ? Anatomie d'une utopie

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en quelques décennies, la civilisation des écrans et du numérique a enfanté un mode d'être, de relations et d'interactions profondément nouveaux. Lorsque les coordonnées de l'expérience humaine sont à ce point modifiées, les sciences humaines ont pour habitude de parler d'un « fait social total » : une réalité sociale complexe et multidimensionnelle, qui interfère sur la totalité de la société et de ses institutions, et façonne les individus.
Illustration de cette nouvelle norme qui concoure à une série de métamorphoses : durant la période de développement foudroyant du numérique, la France a perdu 18 000 de ses bars-tabac entre 2002 et 2022. Si ces lieux de sociabilité ordinaires, tant en ville qu'à la campagne, ont décliné progressivement durant tout le XXe siècle6, la vague de fermetures des deux dernières décennies a porté un rude coup au tissu social. Une récente étude du Centre pour la recherche économique et ses applications fait d'ailleurs le lien entre ces fermetures et la progression du vote pour l'extrême droite : « ce n'est pas la fermeture elle-même qui affecte immédiatement les comportements électoraux, mais l'accumulation lente de ses conséquences : la raréfaction des interactions ordinaires, l'appauvrissement de la parole collective, la cristallisation progressive d'un récit de déclin qui peut nourrir un sentiment de relégation et finit par trouver son expression électorale7 ».
Source: Terrestres

03.03.2026 à 08:55

Marx va avoir raison (IA et lutte des classes) | Frédéric Lordon

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Or voilà que dans cette classe, sans doute composite, bientôt on ne comptera plus les jetés sur la grève. Cruauté des illusions perdues. Tous ces gens ne trouvaient rien à redire parce tout leur était aimable, tout leur semblait fait pour eux. Mieux, tout leur était promis. Promesse évidemment fausse pour bon nombre d'entre eux, cadres moyens-sup qui se vivaient en fantasme comme « en étant » — puisque telle est la vraie question de la sociologie politique : non pas « être ou ne pas être », mais « en être ou ne pas en être ». Et tant pis si « en être » est remis à un horizon tellement indéfini que la retraite sera venue avant — les fantasmes de grandeur sociale ne désarment pas, même devant les verdicts du réel, même devant les statistiques qui les vouaient dès le départ à l'échec. Force de la subjectivité individualiste : « je sais bien, mais moi j'y arriverai ». Raté mon vieux, tu n'y arriveras pas. À ceci près désormais que, là où tu pouvais couler une retraite paisible en imagination continuée, tu vas te retrouver éjecté par une machine, et tout l'environnement saura te faire éprouver très fort le sentiment de ta nullité — de ta nullité dispensable. Car il ne faut pas s'y tromper : des gisements de productivité et de cost-killing aussi colossaux, le capitalisme à dominante financière va s'y ruer comme jamais il ne s'est rué. Aveuglément, écume à la bouche.

14.02.2026 à 11:56

Diffusion of Responsibility

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But now we have “AI” and everyone can generate some code. That might work. Or might mine some crypto or give your laptop an STI. Decades of collective work proving that “open source” is not less but at least as secure as commercial offerings now slowing going down the drain. Because a bunch of men – and it is always all men – just don't want to be responsible for their actions. Which is fine if you are 5. But after 18 it gets old really fucking fast.
We deserve good software in a world where participation is often connected to having access to a computer, to software, etc. We should push towards more reliable software, more secure software, software that is accessible, that protects people against misuse and allows them to be as safe as possible in doing what they want to do.
What do we get? Slop. Slop generated by guys who – when called out for their irresponsible behavior – just start crying about how they only wanted to “share” or “inspire” or “educate” while handing out running chainsaws to kids.
And that was what makes me fucking furious. Not just these dudes being spineless but the disrespect to those who have run serious projects for decades to build a more humane stack.
And it reminds me that “Open Source” is not enough. Open source code can still be harmful to you and your digital existence, can put you in danger without you realizing it. We need something better. Something more.
We need to be willing to take responsibility for and care of one another. “AI” generated software is the opposite of that.
Coda: Never forget. Nothing only men like is cool.

13.07.2025 à 18:40

Un génocide anodin | Mona Chollet

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Comment ne pas tirer les conséquences de la destruction des Palestinien·nes et du fanatisme d'Israël
À la douleur, l'horreur, l'impuissance, la colère que l'on éprouve en regardant se dérouler à distance, depuis vingt-et-un mois maintenant, le génocide des Palestinien·nes, il s'ajoute, pour celles et ceux qui vivent en Occident, un profond malaise. Ce malaise est dû au fait de vivre dans des pays qui ont toujours considéré Israël comme étant le bon, la victime – civilisé, éclairé, rationnel, humaniste, de bonne volonté, vulnérable –, et les Palestinien·nes comme les méchants – barbares, obscurantistes, menaçant·es, agressif·ves, haineux·ses, dangereux·ses…
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