02.06.2026 à 13:11

"L’Arménie n’a pas encore demandé à rejoindre l’Union européenne, mais, à Moscou, les aspirations européennes d’Erevan suffisent à raviver un avertissement lourd de menaces : celui du 'scénario ukrainien'", attaque Courrier international. Lors d'une conférence de presse à l'issue du sommet de l'Union économique eurasienne à Astana, au Kazakhstan, le 29 mai, "Vladimir Poutine a de […]
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"L’Arménie n’a pas encore demandé à rejoindre l’Union européenne, mais, à Moscou, les aspirations européennes d’Erevan suffisent à raviver un avertissement lourd de menaces : celui du 'scénario ukrainien'", attaque Courrier international.
Lors d'une conférence de presse à l'issue du sommet de l'Union économique eurasienne à Astana, au Kazakhstan, le 29 mai, "Vladimir Poutine a de nouveau menacé l'Arménie […] en établissant des parallèles avec les événements en Ukraine : […] 'la crise en Ukraine a commencé à l’époque avec les tentatives d’adhésion de l’Ukraine à l’UE', a-t-il déclaré", informe le média indépendant The Moscow Times.
Cette mise en garde intervient "à une semaine des élections législatives du 7 juin, alors que le Premier ministre Nikol Pachinian, opposé à l’homme d’affaires russo-arménien Samvel Karapetyan, entend se maintenir au pouvoir" [20 Minutes]..
"Dans une déclaration commune [vendredi dernier], les présidents russe, biélorusse, kazakh et kirghiz ont appelé l’Arménie à 'organiser au plus vite un référendum national'" [20 Minutes]. Son objet : "choisir entre adhérer à l'Union européenne ou rester dans l'Union économique eurasiatique (UEE), une organisation dirigée par Moscou" [TV5 Monde]. Le chef du Kremlin estime "impossible pour l'Arménie de concilier une adhésion à [l'UE] et son maintien dans l'UEE", relate RFI.
Témoin des tensions actuelles, "le Premier ministre arménien a rejeté lundi l’appel du président russe", observe Sud Ouest. "Dans une allocution vidéo diffusée sur Facebook, Nikol Pachinian a indiqué qu''il serait illogique d’organiser un référendum'", relaie le quotidien régional, car cette question "ne peut devenir pertinente que dans le cas d'un appel officiel de l'Arménie à rejoindre l'UE" [Armenia Today].
Le 30 mai, la Russie a également annoncé "le rappel de son ambassadeur en Arménie pour 'consultations', au sujet des liens d'Erevan avec l'UE", Moscou accusant "le rapprochement avec l'Union européenne [de saper] la coopération au sein de l'Union économique eurasiatique" [Le Figaro].
"Sur le plan économique, Moscou a annoncé des restrictions à l’importation de produits agricoles, notamment maraîchers, arméniens [au] 30 mai, invoquant des violations phytosanitaires", souligne 20 Minutes. Lundi 1er juin "s’est ajoutée l’interdiction des produits de la pêche, un secteur dont 30 % des exportations sont destinées au marché russe", ajoute le quotidien. Des mesures dénoncées par la Commission européenne.
Ces derniers mois, la Russie a déjà restreint "l'importation de certains produits arméniens, notamment [des] fleurs et [de] l'eau minérale". "La commercialisation de certains lots de boissons alcoolisées a été suspendue, et les fraises arméniennes expédiées en Russie ont été renvoyées", recense Armenia Today.
"Le vice-Premier ministre russe, Alexeï Overtchouk, prévient qu’une adhésion à l’UE pourrait priver Erevan de ses avantages douaniers" liés à son appartenance à l'Union économique eurasienne, "et faire flamber les prix du gaz et de l’électricité" [Courrier international].
"Depuis octobre 2025, au moins 435 opérations d'ingérence russes dans les élections législatives en Arménie ont été repérées par le collectif Antibot4Navalny, qui traque ce type d'opérations en ligne", rapporte France info. "Ces opérations de désinformation prennent la forme de faux reportages, de fausses couvertures de journaux ou encore de montages photo diffusés sur les réseaux sociaux", détaille France info.
"La Russie cherche à paralyser l'économie arménienne et à influencer le résultat des élections", a affirmé 1er juin Anouar El Anouni, porte-parole de la Commission européenne, cité par RFI. "Nous soutenons l'Arménie dans sa volonté de faire face à ces tentatives de coercitions", a-t-il assuré [BFM TV].
"L'UE s'apprête à annoncer une série de mesures à court et à long terme destinées à soutenir l'Arménie face à l'agression russe", selon Politico, qui informe que Kaja Kallas, cheffe de la diplomatie de l'UE et Marta Kos, commissaire européenne en charge de l'Élargissement, "devraient faire des déclarations aujourd'hui".
Les 4 et 5 mai dernier, l'Arménie a "accueilli pour la première fois un sommet européen, l’UE saluant un 'bond en avant' dans leurs relations", rappelle 20 Minutes. Si l'Arménie et la Russie sont des partenaires historiques, "Erevan reproche à Moscou de ne pas l’avoir aidée lors de la guerre avec l’Azerbaïdjan en 2023 et sollicite les faveurs de l’UE et des États-Unis", contextualise Sud Ouest.
Les élections législatives du 7 juin "valent référendum sur la ligne géopolitique de Pachinian", estime 20 Minutes. "Son parti est donné en tête, mais loin d’être dominant". La Russie reste un "partenaire structurellement incontournable : premier partenaire commercial, fournisseur d’énergie et d’armements". Moscou a d’ailleurs prévenu : elle envisage de "'suspendre' un accord sur la livraison de gaz et de produits pétroliers si Erevan poursuivait son processus d’adhésion à l’UE".
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01.06.2026 à 12:05

"Les dirigeants européens condamnent l'intensification de l'incursion israélienne au Liban", titre The Guardian. Alors que "les troupes israéliennes ont saisi une forteresse en ruine du XIIe siècle dans le sud du Liban, marquant leur plus profonde avancée dans le pays en 25 ans" [Politico], les réactions diplomatiques se multiplient. À la demande de la France, […]
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"Les dirigeants européens condamnent l'intensification de l'incursion israélienne au Liban", titre The Guardian. Alors que "les troupes israéliennes ont saisi une forteresse en ruine du XIIe siècle dans le sud du Liban, marquant leur plus profonde avancée dans le pays en 25 ans" [Politico], les réactions diplomatiques se multiplient.
À la demande de la France, "le Conseil de sécurité de l'ONU tiendra [ce] lundi après-midi une réunion d'urgence" [Dernières Nouvelles d'Alsace]. "J'ai demandé [cette réunion] parce que si nous reconnaissons le droit d'Israël, comme de tous pays, à la légitime défense, à se défendre contre les attaques du Hezbollah […], rien ne peut justifier la prolongation des opérations militaires israéliennes au Liban et son occupation de plus en plus profonde dans le territoire libanais", a déclaré hier le ministre français de l'Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot [Ici Beyrouth].
"Les forces terrestres de l'armée israélienne ont marqué un tournant stratégique en franchissant [le 29 mai] le fleuve Litani et en s'emparant de la forteresse médiévale historique de Beaufort", observe la Rai. Le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, "a évoqué un 'changement radical', annonçant son intention d'étendre les opérations aériennes au-delà du sud du pays, en visant également Beyrouth".
Protégée par l'Unesco, la forteresse de Beaufort, "site stratégique surplombant le sud du Liban et une partie du nord d'Israël, ouvre la voie à une progression de l'armée israélienne vers la région de Nabatiyé" [Le Parisien]. Elle "avait servi de base aux forces israéliennes durant les deux décennies d'occupation du sud du Liban, qui ont pris fin en 2000".
"Après l'annonce [par] l'armée israélienne d'une nouvelle extension de son offensive terrestre" [France info], "Emmanuel Macron [a tapé] du poing sur la table". "Rien ne justifie l'escalade majeure en cours au Sud Liban", a déclaré le président français, pour qui la stabilité régionale au Moyen-Orient "doit commencer avec le Liban, où il est urgent que les armes se taisent, toutes, et pour de bon", relaie le média. Et d'ajouter que "la France poursuivra son soutien aux autorités libanaises dans leurs efforts pour rétablir la souveraineté de l'État et l'intégrité territoriale du pays".
Selon Jean-Noël Barrot, l'État hébreu a commis "une faute majeure". Pour le ministre français, cette avancée sur le territoire libanais est "contraire aux engagements d'Israël, puisque depuis le 17 avril, [il y a] un cessez-le-feu au Liban, et contraire au droit international" [Dernières Nouvelles d'Alsace]. "Les ministres des Affaires étrangères du Royaume-Uni et de l'Allemagne se sont joints à la France pour condamner cette nouvelle opération", note The Guardian.
Israël se défend en affirmant "viser le Hezbollah, qui dispose d'une forte présence politique dans le sud du Liban et a lancé des milliers de missiles et de drones sur le nord d’Israël", complète le quotidien britannique. Cette campagne n'est pas sans conséquences sur le plan humain. "Depuis le début de la guerre le 2 mars, plus de 3 412 personnes ont été tuées au Liban et plus d'un million ont été déplacées, selon Beyrouth. Le bilan est de 25 morts dans les rangs de l'armée israélienne", souligne RTL.
Politico rappelle que la trêve en vigueur depuis le mois d'avril entre Israël et le Liban "n'a jamais été respectée". Le 30 mai, "le Premier ministre libanais a accusé Israël de mener une 'politique de la terre brûlée' et d'infliger des 'punitions collectives' aux habitants du sud du Liban, où des dizaines de villages et de villes ont été évacués".
"Une nouvelle rencontre entre les deux pays, qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques, est programmée les 2 et 3 juin à Washington. Une réunion s’est tenue au niveau militaire vendredi au Pentagone, sans que Beyrouth ne puisse obtenir un cessez-le-feu effectif", écrit Le Parisien.
"Selon certains observateurs, les responsables israéliens et les commandants militaires souhaiteraient infliger le plus de dégâts possibles au Hezbollah avant qu'un éventuel accord n'impose de nouvelles restrictions ou ne mette fin à l'offensive en cours" [The Guardian].
Dans le même temps, le conflit se poursuit à l'échelle régionale. "Les États-Unis sont toujours en pleine négociation avec l'Iran pour mettre un terme à la guerre au Moyen-Orient, Téhéran conditionnant tout accord à l'arrêt des hostilités au Liban" [RTL]. Au cours du week-end, de "nouveaux tirs de missiles" ont été échangés entre les deux belligérants [Le Monde], tandis que "les informations de médias américains […] faisant état de nouvelles exigences américaines envers Téhéran ont refroidi les espoirs d'accord imminent, alimentés par Donald Trump lui-même", conclut TF1 info.
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29.05.2026 à 12:54

"C’est la dernière ligne droite du marathon hongrois pour récupérer les fonds européens gelés, un enjeu crucial pour Budapest" [Libération]. Ce vendredi 29 mai, le Premier ministre hongrois, Péter Magyar, va échanger avec la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, dans la capitale belge. Il "doit [lui] présenter un plan sur l'utilisation […]
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"C’est la dernière ligne droite du marathon hongrois pour récupérer les fonds européens gelés, un enjeu crucial pour Budapest" [Libération]. Ce vendredi 29 mai, le Premier ministre hongrois, Péter Magyar, va échanger avec la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, dans la capitale belge.
Il "doit [lui] présenter un plan sur l'utilisation des 17,4 milliards gelés par l'institution [en raison de la politique de l'ancien Premier ministre, Viktor Orbán, ndlr.], dont il attend le déblocage. Les délégations travaillent actuellement d'arrache-pied pour en finaliser les derniers points techniques", poursuit le quotidien national.
Une tâche qui s'annonce comme "une course contre la montre pour Péter Magyar" [RFI], d'autant qu'une grande partie de cette somme - 10,4 milliards d'euros provenant du fonds de relance - risque d'être perdue faute de décision d'ici le 31 août prochain.
Celui qui avait bâti sa campagne autour de la rupture avec son prédécesseur sait qu'il doit "plaider sa cause à Bruxelles" [La Libre]. "Cet argent a été bloqué dans le cadre de différentes procédures intentées contre les politiques de Viktor Orbán, concernant notamment les droits des personnes LGBT+ et des demandeurs d'asile, ainsi que des situations de conflits d'intérêts", rappelle France 24.
Et Péter Magyar se montre déterminé à le récupérer. "Ce seront les négociations les plus importantes des dernières années", a prédit le Premier ministre hongrois dans une publication sur les réseaux sociaux jeudi, ajoute le média.
"La Commission a précisé que le déblocage des fonds [de relance post-pandémie] dépendait du respect par la Hongrie de critères de réforme spécifiques" [Politico]. "Quelles mesures exactes seront exigées de Péter Magyar, et à quelle échéance ? C'est tout l'objet des discussions de [ce] vendredi", s'interroge Le Figaro.
Une chose est néanmoins certaine : l'Union européenne "souhaite des gages concrets de Budapest avant tout déblocage de fonds" [France 24]. "À Bruxelles, Péter Magyar va présenter un plan d’utilisation de ces fonds. Il va également présenter un projet de réformes pour restaurer l’État de droit. Une condition sine qua non pour obtenir le versement de l’argent européen", note RFI.
Le dirigeant de 45 ans, dont le parti dispose d'une large majorité au Parlement hongrois, a déjà amorcé de premières réformes, souligne Le Figaro : "son camp a voté mercredi pour l'abandon du projet de l'ancien Premier ministre Viktor Orbán de se retirer de la Cour pénale internationale (CPI)".
Face à cet empressement, la Commission européenne opte plutôt pour la prudence : "les négociations pour débloquer cet argent, gelé sous Orbán, 'viennent à peine de commencer', a souligné la porte-parole de l’exécutif européen, Paula Pinho" [Le Figaro].
Selon Politico, se faisant l'écho d'un fonctionnaire de la Commission, il n'existe pas "de solution miracle après 16 ans d'Orbán. […] On ne peut pas demander de réformer un pays du jour au lendemain".
La posture de l'exécutif européen "reflète trois préoccupations", ajoute le média européen : "une décision imminente de la CJUE concernant la décision prise en 2023 par la Commission de débloquer 10 milliards d’euros en faveur de l’ancien gouvernement hongrois dirigé par Viktor Orbán ; la crainte que Magyar ne déclenche une crise constitutionnelle s’il s’en prend trop agressivement aux fidèles de l’ère Orbán ancrés dans les institutions hongroises ; et les leçons tirées de la Pologne, où Bruxelles a débloqué des fonds après l’élection de Donald Tusk, pour voir ensuite les réformes judiciaires clés s’enliser".
Avant son échange avec la présidente de la Commission européenne, Péter Magyar se montre en tout cas optimiste : "je ne veux pas le dire trop fort, mais nous sommes maintenant très proches d'un accord", a-t-il déclaré, jeudi, sur ses réseaux sociaux [Euronews].
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28.05.2026 à 12:37

Une nouvelle étape franchie. "La Norvège a décidé de rejoindre la 'dissuasion nucléaire avancée' proposée par la France à ses alliés européens, a annoncé mercredi [27 mai] Emmanuel Macron en recevant le Premier ministre norvégien Jonas Gahr Støre à Paris" [20 Minutes]. Depuis le départ du Royaume-Uni de l'Union européenne en 2020, la France est […]
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Une nouvelle étape franchie. "La Norvège a décidé de rejoindre la 'dissuasion nucléaire avancée' proposée par la France à ses alliés européens, a annoncé mercredi [27 mai] Emmanuel Macron en recevant le Premier ministre norvégien Jonas Gahr Støre à Paris" [20 Minutes]. Depuis le départ du Royaume-Uni de l'Union européenne en 2020, la France est le seul pays de l'UE doté de l’arme atomique.
"C’est une étape très importante de notre partenariat et ce sera le moteur d’une coopération très ambitieuse", a déclaré le président français devant la presse à l’Élysée [La Croix]. Cité par Le Parisien, Emmanuel Macron a ajouté que "la Norvège [membre de l'Otan mais pas de l'UE], partenaire géographique et stratégique clé avec laquelle nous avions déjà des coopérations importantes pour assurer la protection du territoire allié face aux menaces extérieures, représentera une forte valeur ajoutée pour cette dissuasion avancée".
De son côté, Jonas Gahr Støre a rappelé que "la France ouvre maintenant un dialogue avec ses proches alliés sur la manière dont ses armes nucléaires peuvent également contribuer à la sécurité et à la dissuasion européennes contre les menaces militaires", rapporte Sud Ouest. Le Premier ministre norvégien a confirmé qu’Oslo souhaitait être associé à cette démarche avec "des partenaires comme la Pologne, le Royaume-Uni, l’Allemagne et des partenaires nordiques".
Le 2 mars dernier, depuis l'île Longue, dans la rade de Brest, où sont stationnés les quatre sous-marins nucléaires français lanceurs d'engins, Emmanuel Macron avait "actualisé dans un discours majeur […] la doctrine de dissuasion nucléaire française", rappelle Le Figaro. La nouvelle "dissuasion avancée" doit associer d’autres États européens volontaires, mais "sans aucun partage de la décision ultime", précise France 24.
"Huit pays avaient alors été intégrés à cette nouvelle approche : le Royaume-Uni, l’Allemagne, la Pologne, les Pays-Bas, la Belgique, la Grèce, la Suède et le Danemark", énumère RTL, qui relève que "dans un premier temps, la Norvège s’était dite disposée à échanger avec Paris sur le sujet". Elle devient donc le neuvième pays associé à cette initiative française.
Selon Politico, "des discussions hautement classifiées sur ce que la coopération impliquera ont déjà commencé avec certains pays". Cette dissuasion avancée doit notamment passer par "une coopération stratégique renforcée, la mise en place d’un groupe de pilotage nucléaire, la participation à des exercices nucléaires français ou encore du partage de renseignement", décrypte sur X la chercheuse spécialisée sur les questions de dissuasion à l’Institut français des relations internationales, Héloïse Fayet [Le Parisien]. L'experte précise toutefois qu'"il ne s’agit pas d’un parapluie nucléaire mais bien d’une coordination".
Héloïse Fayet relève aussi que la Finlande et les pays baltes ont "également montré un intérêt" tout en restant "prudents", et que "la Roumanie pourrait aussi être candidate" [Le Monde].
"Au-delà de cette annonce, la France et la Norvège ont conclu mercredi un accord de défense avec une clause de défense mutuelle en cas d’agression" [20 Minutes]. Celui-ci "prévoit désormais un principe d'assistance mutuelle entre nos deux pays, institue des dialogues réguliers à tous les niveaux entre nos armées, prévoit un renforcement de la coopération dans plusieurs grands domaines clés - défense anti-aérienne, Arctique, Grand Nord, spatial", a déclaré le président français, cité par L'Indépendant.
Jonas Gahr Støre a toutefois tenu à rappeler que "la garantie de sécurité primaire de la Norvège resterait l'alliance de l'Otan et les États-Unis, mais a ajouté que les capacités nucléaires de la France contribuent à la posture de dissuasion plus large de l'alliance" [The Kyiv Independent]. Le Premier ministre norvégien a également précisé "qu'aucune arme nucléaire ne serait déployée sur le sol norvégien en temps de paix", note Politico.
Ce partenariat se fait "au vu de la situation de la politique de sécurité en Europe, notamment du réarmement massif de la Russie, y compris dans le domaine nucléaire, et du fait qu'elle mène une guerre totale contre un autre pays européen", a justifié le Premier ministre norvégien, cité par Politico.
"La rhétorique de plus en plus agressive de la Russie, en cette cinquième année de guerre aux portes de l'Europe et l'absence d'avancées dans les négociations de paix chapeautées par les États-Unis, [alimentent] les inquiétudes européennes", confirme L'Express. "Le plus grand arsenal nucléaire de la Russie est situé dans le Haut Nord, à quelques kilomètres seulement de la Norvège", a notamment alerté le dirigeant norvégien [Politico].
Qui plus est, "le virage radical opéré par Donald Trump, revenu au pouvoir en janvier 2025, a ébranlé les gouvernements européens", analyse L'Express : "le président américain s'est rapproché de la Russie, en dépit de son invasion de l'Ukraine, et a adopté une attitude plus agressive envers les alliés traditionnels de Washington, menaçant par exemple de s'emparer du Groenland par la force".
Pour Politico, l'association de la Norvège à cette initiative est d'autant plus significative qu'Oslo "est traditionnellement très proche des États-Unis". Elle illustre la manière dont plusieurs pays européens "repensent leurs stratégies de sécurité", en renforçant leurs coopérations de défense sur le continent.
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27.05.2026 à 12:18

"Ces [derniers] jours, les incursions de drones dans l’espace aérien des pays baltes se multiplient. Deux drones ukrainiens, détournés par la Russie, ont même indirectement réussi à faire tomber le gouvernement letton", retrace Le Temps. C'est dans ce contexte que la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le commissaire à la […]
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"Ces [derniers] jours, les incursions de drones dans l’espace aérien des pays baltes se multiplient. Deux drones ukrainiens, détournés par la Russie, ont même indirectement réussi à faire tomber le gouvernement letton", retrace Le Temps. C'est dans ce contexte que la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le commissaire à la Défense, Andrius Kubilius, se sont rendus en Lituanie, mardi 26 mai, pour rencontrer les dirigeants des trois États baltes.
"Ce ne sont pas des incidents isolés, c’est une stratégie délibérée de la Russie qui cherche à déstabiliser nos sociétés démocratiques. Mais tout comme sur les champs de bataille en Ukraine, la Russie y échoue", a indiqué la cheffe de l'exécutif européen lors d'une conférence de presse à Vilnius [20 Minutes]. Après avoir souligné que ces incidents constituaient "un rappel supplémentaire de la proximité de la guerre", le président lituanien, Gitanas Nausėda, a de son côté averti que "l'espace aérien au-dessus des États baltes n'était pas suffisamment sécurisé à l'heure actuelle", rapporte The Guardian.
Pour Le Temps, les Européens veulent afficher "un message clair : condamner, une nouvelle fois, les attaques hybrides et menaces russes 'inacceptables', et démontrer que l’UE est déterminée à renforcer ses capacités de défense sur son flanc est".
Les incursions de drones dans les pays baltes sont loin d'être l'unique intimidation brandie par la Russie. "En parallèle, […] l’UE annonçait avoir convoqué le chargé d’affaires russe basé à Bruxelles, en réaction à la 'menace' de Moscou enjoignant les diplomates étrangers à quitter Kiev", poursuit le quotidien suisse. Le Service européen pour l’action extérieure veut s'entretenir avec l'émissaire russe auprès de l’Union, Karen Malayan, pour exiger du Kremlin qu’il "cesse de frapper des civils" et "s’engage dans de véritables pourparlers de paix, en commençant par un cessez-le-feu total et inconditionnel" [Politico]. D'autres pays comme l'Allemagne et la Norvège ont également convoqué les ambassadeurs russes sur leur territoire "pour protester contre ces menaces" [France 24].
Lundi 25 mai, le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, avait en effet "appelé […] les ressortissants étrangers vivant à Kiev, dont les personnels diplomatiques, à quitter la capitale ukrainienne avant de nouveaux bombardements", rapporte France 24. "Une nouvelle escalade de Poutine", souligne France Inter, qui note que "la veille, la Russie avait lancé l’une de ses plus violentes attaques de drones et de missiles contre Kiev et sa région, utilisant, pour la troisième fois seulement depuis le début de la guerre, son missile hypersonique Orechnik [capable de porter des charges nucléaires]".
"La France a de son côté balayé l'avertissement russe", constatent Les Échos. "On a l'habitude des menaces de Poutine. Hors de question d'évacuer [nos diplomates]", a affirmé le ministère des Affaires étrangères français, selon le journal économique. "L'Allemagne, l'un des principaux alliés de Kiev, a également […] assuré qu'elle 'ne se laisserait pas intimider'", ajoute France 24. Tout comme l'Ukraine qui appelle à "ne pas céder au chantage russe" [Les Échos].
Ces menaces interviennent dans un contexte particulier. "L'Ukraine exhorte l'UE à contribuer aux négociations visant à mettre fin à la guerre avec la Russie, un sujet qui sera abordé en détail lors d'une réunion informelle des ministres européens des Affaires étrangères à Chypre [qui débute ce mercredi]", explique la BBC. "Nous devons passer à un nouveau format de négociations avec la partie russe", a déclaré le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Andrii Sybiha, suggérant "une participation plus active de la part de l'Europe".
"Depuis l'invasion à grande échelle de la Russie en 2022, la plupart des pays [européens] ont mené une politique d'isolement et de sanctions, et tous ne s'accordent pas sur l'opportunité d'établir des contacts, même limités", relève la BBC. "La Russie a montré qu'elle n'était pas disposée à s'engager dans des négociations de paix en rejetant à plusieurs reprises les occasions qui s'étaient présentées", explique un représentant du ministère letton des Affaires étrangères cité par The Kyiv Independent.
À l'image de la Lettonie, d'autres États membres "comme la Suède et la Lituanie, considèrent que la Russie est actuellement acculée et souhaitent que la pression soit renforcée plutôt qu'allégée. D'autres, comme l'Italie, estiment qu'il n'est pas judicieux de rester plus longtemps en retrait", résume la BBC.
Pour la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, l'UE "doit d'abord s'accorder sur les conditions qu'elle fixerait pour les pourparlers de paix" [The Kyiv Independent]. En mars dernier, l'Estonienne avait "diffusé quelques pistes, qualifiées par un responsable européen de 'matière à réflexion'" [BBC]. Le média britannique rappelle que "si l’idée de nommer un envoyé, voire un groupe d’envoyés, sera évoquée à Chypre, les discussions sérieuses n’auront lieu qu’au niveau des dirigeants de l’UE, éventuellement lors de leur sommet le mois prochain".
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26.05.2026 à 12:05

"L'Europe suffoque", titre Politico. "Une partie de l'Europe est traversée cette semaine par une vague de chaleur exceptionnelle pour un mois de mai", écrit Ouest-France. Un phénomène "dû à l'afflux d'air chaud en provenance d'Afrique du Nord qui se retrouve piégé sous les hautes pressions d'un puissant anticyclone", développe Le Temps. "Il s’agit d’un événement […]
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"L'Europe suffoque", titre Politico. "Une partie de l'Europe est traversée cette semaine par une vague de chaleur exceptionnelle pour un mois de mai", écrit Ouest-France. Un phénomène "dû à l'afflux d'air chaud en provenance d'Afrique du Nord qui se retrouve piégé sous les hautes pressions d'un puissant anticyclone", développe Le Temps. "Il s’agit d’un événement sans précédent, millénaire, avec de l'ordre d'une chance sur 1 000 de survenir à cette période de l’année par rapport au climat de 1979-2025", analyse Christophe Cassou, climatologue [Le Monde].
"L'Espagne et le Portugal devraient connaître les températures les plus extrêmes cette semaine, certaines régions du Portugal enregistrant des températures proches de 40 degrés Celsius et certaines zones du sud de l'Espagne prévoyant d'atteindre 38°C", pointe Politico. Selon le service météorologique britannique, "le record absolu de température pour le mois de mai [a] été battu avec une température de 34,8 °C enregistrée aux jardins botaniques royaux de Kew, à Londres", note The Guardian. "Un feu de végétation s'est même déclaré sur le célèbre mont Arthur's Seat à Édimbourg, alors que la température a grimpé jusqu'à 25°C, a indiqué lundi [25 mai] soir le service national d'incendie et de secours d'Écosse, sur X" [Le Temps].
En France, la hausse des températures a eu des conséquences humaines. "Sept personnes ont trouvé la mort en France lors de l’épisode caniculaire, a annoncé mardi 26 mai le gouvernement", écrit La Croix, citant une interview de Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement sur TF1. "Cinq noyades ont été recensées dans quatre départements et deux décès liés au sport à Paris et Lyon", poursuit le quotidien. "Tout ça méritera d’être précisé à la fin de l’épisode que l’on connaît aujourd’hui", a précisé la porte-parole.
Au total, "huit départements de l’ouest du pays - le Finistère, le Morbihan, la Manche, l’Ille-et-Vilaine, le Maine-et-Loire, la Mayenne, la Vendée et la Loire-Atlantique - ont été placés en vigilance orange canicule par Météo-France à [minuit] dans la nuit de lundi à mardi", souligne Ouest-France. "Une première pour un mois de mai", relève La Croix.
"Le dôme de chaleur qui affecte actuellement l'Europe centrale agit comme un couvercle sur une casserole : il emprisonne l'air chaud à tous les niveaux inférieurs, formant des couches descendantes vers le sol", explique La Repubblica. Ce phénomène est la "traduction du changement climatique sur un continent qui se réchauffe plus vite qu’ailleurs", poursuit Ouest-France. Un rapport publié fin avril par le service européen Copernicus sur le changement climatique (C3S) et l'Organisation météorologique mondiale (OMM) rappelait que depuis les années 1980, "l'Europe s'est réchauffée deux fois plus vite que la moyenne mondiale" et que les "vagues de chaleur deviennent de plus en plus fréquentes et graves" sur au moins 95 % du territoire européen [Le Temps].
"Selon le consensus scientifique, le changement climatique d’origine humaine rend les phénomènes météorologiques extrêmes comme les vagues de chaleur, les sécheresses et les inondations plus intenses", rappelle Ouest-France.
Ces prochains jours, "de nouveaux records devraient être enregistrés en France, en Espagne et au Royaume-Uni, avec des températures dépassant les moyennes saisonnières de 12 à 13 °C", relaie The Guardian. "Un scénario qui, avertissent les experts, risque de poser de graves problèmes pour les ressources essentielles comme l'eau et l'alimentation", déplore La Repubblica.
"Ces vagues de chaleur anormales ont en effet un coût, certains spécialistes n'hésitant pas à parler de 'choc macroéconomique'", s'inquiète La Tribune. "Les vagues de chaleur, les sécheresses et inondations de l’été 2025 auraient coûté 43 milliards d’euros à l’économie européenne", selon une étude de 2025 menée par des chercheurs de l’université de Mannheim et de la Banque centrale européenne. "L'impact économique pourrait persister, avec une facture qui pourrait monter à 126 milliards d’euros d’ici 2029", conclut La Tribune.
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