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23.10.2026 à 07:45

FRANCE24
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De nombreux membres de la pègre japonaise, qui domine de longue date trafics de drogue, jeux d'argent et prostitution dans l'archipel, misent sur des coiffures irréprochables pour renforcer leur aura intimidante. "Les yakuzas sont très soucieux de leur apparence. Plus quelqu'un est soigné, meilleure est sa réputation", explique Tekisasu à l'AFP lors d'une interview dont l'organisation a pris plusieurs mois. "Si vous voulez convaincre quelqu'un d'accepter une affaire, il ne vous prendra pas au sérieux si votre permanente est complètement en désordre", ajoute ce gangster de 44 ans, dont le surnom Tekisasu signifie "Poignardeur d'ennemis", à propos de sa coiffure très courte aux boucles serrées. Pour lui, les salons de coiffure sont aussi un rare refuge loin d'un univers dangereux. Entre sa permanente mensuelle de deux heures et ses coupes hebdomadaires maintenant les côtés et l'arrière du crâne rasés en dégradé haut, il peut s'y détendre et plaisanter avec le personnel. Le nombre de yakuzas a chuté l'an dernier au Japon à un niveau historiquement bas de 17.600 membres. Malgré ce recul, la police estime que ces organisations restent une menace importante et continuent d'adapter leurs activités. Le coiffeur de Tekisasu, âgé de 32 ans, reçoit régulièrement une dizaine de yakuzas. Il ne voit aucun problème à les accueillir, même si son travail contribue à renforcer leur allure intimidante. "Je me contente de les rendre plus élégants", dit-il, en demandant à conserver l'anonymat. "Apparence intimidante" Ancien rappeur, Tekisasu a rejoint le milieu criminel lorsqu'il était âgé d'environ 25 ans. Arrêté en 2021, il n'a été libéré que l'an dernier. Aujourd'hui, il considère son salon favori comme "l'oasis ultime", un lieu où il peut oublier, quelques heures durant, un monde où la violence n'est jamais loin. "Quand il y a des affrontements entre organisations criminelles, nous devons y faire face. C'est une question de fierté", explique-t-il. "J'aimerais vivre en souriant, sans blesser personne ni être blessé, mais ce n'est pas ainsi que fonctionne ce monde." Les lois japonaises anti-yakuzas interdisent aux entreprises de fournir sciemment des "avantages" susceptibles d'aider les activités des gangsters. Selon l'ancien enquêteur spécialisé Yuichi Sakurai, couper les cheveux d'un yakuza n'est pas illégal tant qu'il s'agit d'une transaction normale. En revanche, un traitement de faveur, comme un tarif anormalement bas, pourrait enfreindre la législation. Au cours de sa longue carrière, il a constaté que de nombreux gangsters "accordent de l'importance à des coupes fréquentes afin de conserver leur apparence intimidante". Selon lui, les lois devraient idéalement être renforcées pour empêcher les yakuzas d'accéder à tout lieu de détente, y compris les salons de coiffure, "si nous voulons réellement les éradiquer". "Bonne chance !" Des années de législation stricte ont déjà exclu les yakuzas d'une grande partie des services de base au Japon, notamment l'ouverture de comptes bancaires, la location de logements et l'obtention de cartes de crédit. "La plupart du temps, nous ne pouvons payer qu'en espèces. Si le Japon devenait totalement une société sans liquide, ce serait très difficile pour nous", reconnaît Tekisasu. Son coiffeur, qui a hérité du métier de son père, s'est spécialisé dans le "punch perm". Apparue dans les années 1960 et 1970 en réaction aux coiffures masculines plus longues popularisées par les Beatles, cette coiffure aux petites boucles rigides est devenue populaire auprès des ouvriers, des délinquants et des yakuzas. Lorsqu'un client "manifestement yakuza, avec un bout de doigt manquant et un regard très sévère", est venu le voir pour la première fois, il s'est juré de "l'épater par son savoir-faire" pour en faire un habitué. Cette clientèle comporte toutefois des risques. Les salons de coiffure sont parfois considérés comme des lieux propices aux attaques contre des gangsters désarmés. "La dernière chose que je veux, c'est que des gangsters rivaux tombent les uns sur les autres ici", confie le coiffeur, qui veille à ne jamais faire se croiser des membres de bandes ennemies. Mais "une fois qu'ils quittent le salon, ce qui doit arriver dehors arrivera ! Quand ils passent la porte, je ne leur parle plus", conclut-il.

23.10.2026 à 07:44

FRANCE 24
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Environ 161 000 foyers d'électricité sont privés d'électricité vendredi matin en raison de la tempête Austen, principalement en Bretagne, selon Enedis. Huit nouveaux départements doivent être placés en vigilance orange pour les vents au cours de la matinée, portant à 23 le nombre de départements concernés. Au cours de la nuit, des rafales de 120 à 140 km/h ont été relevées.
Texte intégral (717 mots)
Environ 161 000 foyers d'électricité sont privés d'électricité vendredi matin en raison de la tempête Austen, principalement en Bretagne, selon Enedis. Huit nouveaux départements doivent être placés en vigilance orange pour les vents au cours de la matinée, portant à 23 le nombre de départements concernés. Au cours de la nuit, des rafales de 120 à 140 km/h ont été relevées.

23.10.2026 à 07:30

Stéphanie TROUILLARD
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Pour la première fois dans l'histoire de la NFL, un match de la saison régulière va se disputer à Paris. Les New Orleans Saints affrontent dimanche les Pittsburgh Steelers au Stade de France. Avant l'évènement, France 24 a reçu Alvin Kamara, le "running back" des Saints, pour évoquer sa semaine parisienne, ainsi que ses projets au Liberia, dont sa famille est originaire.
Texte intégral (717 mots)
Pour la première fois dans l'histoire de la NFL, un match de la saison régulière va se disputer à Paris. Les New Orleans Saints affrontent dimanche les Pittsburgh Steelers au Stade de France. Avant l'évènement, France 24 a reçu Alvin Kamara, le "running back" des Saints, pour évoquer sa semaine parisienne, ainsi que ses projets au Liberia, dont sa famille est originaire.

23.10.2026 à 05:44

FRANCE24
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Le typhon devrait balayer le nord-est de l'île vendredi alors qu'il se dirige vers la Chine et le Japon, entraînant l'annulation de centaines de vols dans la région. Au moins une personne a trouvé la mort à Taïwan après avoir été emportée par les vagues soulevées par le typhon, ont indiqué les autorités. Des dizaines d'autres ont été blessées. Le travail et les cours ont été suspendus sur la quasi-totalité de l'île. Les rues des quartiers du nord et du nord-est de Taïwan étaient désertes, les habitants s'étant réfugiés chez eux pour attendre la fin de la tempête. Plus de 1.200 personnes ont été évacuées de leur domicile. "Nous allons peut-être préparer quelques sacs de sable", a déclaré à l'AFP Peter Chan, un employé de supérette de 27 ans qui s'est dit préoccupé par les conditions météorologiques prévues vendredi soir, lorsque l'œil du typhon se trouvera plus près des côtes taïwanaises. Typhon affaibli mais impact plus long Champi a brièvement atteint le statut de super-typhon lors de sa traversée de l'océan, mais s'est depuis affaibli et affiche désormais des vitesses de vent maximales soutenues de 176 km/h, selon le Centre conjoint d'alerte aux typhons. Selon les prévisions, la tempête Champi devrait déverser jusqu'à 90 centimètres de pluie de jeudi à samedi, le nord-est de Taïwan étant le plus durement touché, a indiqué le service de prévisions météorologiques. "La population doit savoir que les vents violents et les pluies extrêmement abondantes se poursuivront jusqu'à la première moitié de la journée de demain", a averti vendredi M. Lu. Des milliers de militaires restent en état d’alerte pour participer aux opérations de sauvetage. Champi est la dernière tempête en date d'une saison particulièrement active dans le Pacifique, du fait du phénomène climatique El Niño, qui a provoqué un réchauffement inédit des eaux équatoriales du Pacifique. joy/amj/vgu/bfi
Lire plus (356 mots)
Le typhon devrait balayer le nord-est de l'île vendredi alors qu'il se dirige vers la Chine et le Japon, entraînant l'annulation de centaines de vols dans la région. Au moins une personne a trouvé la mort à Taïwan après avoir été emportée par les vagues soulevées par le typhon, ont indiqué les autorités. Des dizaines d'autres ont été blessées. Le travail et les cours ont été suspendus sur la quasi-totalité de l'île. Les rues des quartiers du nord et du nord-est de Taïwan étaient désertes, les habitants s'étant réfugiés chez eux pour attendre la fin de la tempête. Plus de 1.200 personnes ont été évacuées de leur domicile. "Nous allons peut-être préparer quelques sacs de sable", a déclaré à l'AFP Peter Chan, un employé de supérette de 27 ans qui s'est dit préoccupé par les conditions météorologiques prévues vendredi soir, lorsque l'œil du typhon se trouvera plus près des côtes taïwanaises. Typhon affaibli mais impact plus long Champi a brièvement atteint le statut de super-typhon lors de sa traversée de l'océan, mais s'est depuis affaibli et affiche désormais des vitesses de vent maximales soutenues de 176 km/h, selon le Centre conjoint d'alerte aux typhons. Selon les prévisions, la tempête Champi devrait déverser jusqu'à 90 centimètres de pluie de jeudi à samedi, le nord-est de Taïwan étant le plus durement touché, a indiqué le service de prévisions météorologiques. "La population doit savoir que les vents violents et les pluies extrêmement abondantes se poursuivront jusqu'à la première moitié de la journée de demain", a averti vendredi M. Lu. Des milliers de militaires restent en état d’alerte pour participer aux opérations de sauvetage. Champi est la dernière tempête en date d'une saison particulièrement active dans le Pacifique, du fait du phénomène climatique El Niño, qui a provoqué un réchauffement inédit des eaux équatoriales du Pacifique. joy/amj/vgu/bfi

23.10.2026 à 04:33

FRANCE 24
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Après six mois d'audience pour juger l'équipe médicale de Diego Maradona, décédé en 2020, le tribunal a annoncé jeudi qu'il rendrait son jugement le 22 décembre. Sept professionnels de santé sont accusés de potentielles négligences fatales, et risquent jusqu'à 12 ans de prison.
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Après six mois d'audience pour juger l'équipe médicale de Diego Maradona, décédé en 2020, le tribunal a annoncé jeudi qu'il rendrait son jugement le 22 décembre. Sept professionnels de santé sont accusés de potentielles négligences fatales, et risquent jusqu'à 12 ans de prison.

23.10.2026 à 03:34

FRANCE24
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Le fils de l'ancien président d'extrême droite Jair Bolsonaro avait fait mentir les sondages en devançant Luiz Inacio Lula da Silva lors du premier tour le 4 octobre, par 47 % contre 45 % des voix. Il affiche depuis lors sa confiance, fort d'une impressionnante vague de droite au Parlement et aux postes de gouverneurs. La gauche, elle, a jeté toutes ses forces pour arracher une "virada", un retournement de dernière minute. Elle est descendue dans la rue et a investi les réseaux sociaux, terrain privilégié du camp adverse, misant notamment sur une chaîne WhatsApp baptisée "Armée de Lula" qui compte désormais 8,5 millions d'abonnés. Une enquête de l'institut Datafolha publiée jeudi soir donne les deux rivaux à égalité avec 50 % des intentions de vote. Il y a deux semaines, le sénateur de 45 ans avait un avantage de quatre points sur le président de presque 81 ans. "Lula est sur une pente ascendante, mais il n'a pas encore porté de coup décisif pour renverser la vapeur. Ce débat pourrait être sa dernière chance", dit à l'AFP le politologue Leandro Gabiati, directeur du cabinet de consultants Dominium. "École primaire" La confrontation aura lieu vendredi soir dans les studios de TV Globo, la plus grande chaîne du pays, à Rio de Janeiro. Le premier face à face, dimanche dernier sur la chaîne Band, avait accouché d'un festival d'insultes. "Ils sont revenus à l'école primaire, c'était absurde", dit à l'AFP Lizie Moreira, dentiste de 60 ans qui réside à Rio. Elle vote Bolsonaro, critiquant le "populisme" de Lula. Promettant une ligne dure sur la sécurité et une amélioration du coût de la vie, Flavio Bolsonaro assure qu'il va "mettre Lula à la retraite". Mercredi à Fortaleza (nord-est), il a affirmé qu'il devait "démentir plein de +fake news+", et réfuté qu'il mettrait fin à des programmes sociaux pour tenir sa promesse de coupes budgétaires. "Le changement, ce n'est pas priver les gens de leurs droits", rétorque le candidat progressiste. "Lula représente tout ce que je suis. Je suis pauvre, je suis étudiante et je dépends d'une bourse pour aller à l'université", déclare Gabriela Ferreira, 22 ans, lors d'une manifestation à Belo Horizonte (sud-est). L'ancien leader syndical, qui pour sa dernière bataille brigue un quatrième mandat non consécutif, a multiplié les annonces de mesures sociales coûteuses dans l'entre-deux-tours. Il se pose en défenseur de la "démocratie" et mise largement sur un rejet du retour de la famille Bolsonaro. Jair Bolsonaro purge en résidence surveillée une peine de 27 ans de prison pour tentative de coup d'État, pour avoir voulu s'accrocher au pouvoir après sa réélection manquée de 2022. Bataille judiciaire Au-delà des meetings et débats, le scrutin se joue largement sur les réseaux sociaux, mais aussi devant la justice. Les deux prétendants ont saisi le Tribunal supérieur électoral pour réclamer la disqualification de leur adversaire, à chaque fois sur la base d'accusations liées à cette bataille numérique. Meta, la maison mère de Facebook, Instagram et WhatsApp, est sous pression. Le camp Lula accuse le géant américain de la tech d'une "ingérence" au bénéfice de Flavio Bolsonaro, via une supposée "manipulation algorithmique". L'entreprise nie ces accusations, mais a reconnu des "problèmes techniques" n'affectant pas seulement le Brésil. Le propre conseil de surveillance de Meta et des experts de l'ONU ont émis cette semaine des critiques appuyant les récriminations de la gauche brésilienne. Dans l'équipe de Lula, il y a une "préoccupation" du fait de "l'alignement évident entre Meta et le gouvernement américain", a dit à l'AFP Joao Brant, conseiller de la campagne pour la stratégie numérique. Le président américain Donald Trump est un allié de Jair Bolsonaro et encourage la droite en Amérique latine, qui a multiplié dernièrement les victoires électorales. Le fils Bolsonaro, lui, taxe le président sortant d'"abus de pouvoir". Il l'accuse d'avoir diffusé massivement sur WhatsApp des contenus promouvant les actions du gouvernement, en pleine période électorale.
Texte intégral (694 mots)
Le fils de l'ancien président d'extrême droite Jair Bolsonaro avait fait mentir les sondages en devançant Luiz Inacio Lula da Silva lors du premier tour le 4 octobre, par 47 % contre 45 % des voix. Il affiche depuis lors sa confiance, fort d'une impressionnante vague de droite au Parlement et aux postes de gouverneurs. La gauche, elle, a jeté toutes ses forces pour arracher une "virada", un retournement de dernière minute. Elle est descendue dans la rue et a investi les réseaux sociaux, terrain privilégié du camp adverse, misant notamment sur une chaîne WhatsApp baptisée "Armée de Lula" qui compte désormais 8,5 millions d'abonnés. Une enquête de l'institut Datafolha publiée jeudi soir donne les deux rivaux à égalité avec 50 % des intentions de vote. Il y a deux semaines, le sénateur de 45 ans avait un avantage de quatre points sur le président de presque 81 ans. "Lula est sur une pente ascendante, mais il n'a pas encore porté de coup décisif pour renverser la vapeur. Ce débat pourrait être sa dernière chance", dit à l'AFP le politologue Leandro Gabiati, directeur du cabinet de consultants Dominium. "École primaire" La confrontation aura lieu vendredi soir dans les studios de TV Globo, la plus grande chaîne du pays, à Rio de Janeiro. Le premier face à face, dimanche dernier sur la chaîne Band, avait accouché d'un festival d'insultes. "Ils sont revenus à l'école primaire, c'était absurde", dit à l'AFP Lizie Moreira, dentiste de 60 ans qui réside à Rio. Elle vote Bolsonaro, critiquant le "populisme" de Lula. Promettant une ligne dure sur la sécurité et une amélioration du coût de la vie, Flavio Bolsonaro assure qu'il va "mettre Lula à la retraite". Mercredi à Fortaleza (nord-est), il a affirmé qu'il devait "démentir plein de +fake news+", et réfuté qu'il mettrait fin à des programmes sociaux pour tenir sa promesse de coupes budgétaires. "Le changement, ce n'est pas priver les gens de leurs droits", rétorque le candidat progressiste. "Lula représente tout ce que je suis. Je suis pauvre, je suis étudiante et je dépends d'une bourse pour aller à l'université", déclare Gabriela Ferreira, 22 ans, lors d'une manifestation à Belo Horizonte (sud-est). L'ancien leader syndical, qui pour sa dernière bataille brigue un quatrième mandat non consécutif, a multiplié les annonces de mesures sociales coûteuses dans l'entre-deux-tours. Il se pose en défenseur de la "démocratie" et mise largement sur un rejet du retour de la famille Bolsonaro. Jair Bolsonaro purge en résidence surveillée une peine de 27 ans de prison pour tentative de coup d'État, pour avoir voulu s'accrocher au pouvoir après sa réélection manquée de 2022. Bataille judiciaire Au-delà des meetings et débats, le scrutin se joue largement sur les réseaux sociaux, mais aussi devant la justice. Les deux prétendants ont saisi le Tribunal supérieur électoral pour réclamer la disqualification de leur adversaire, à chaque fois sur la base d'accusations liées à cette bataille numérique. Meta, la maison mère de Facebook, Instagram et WhatsApp, est sous pression. Le camp Lula accuse le géant américain de la tech d'une "ingérence" au bénéfice de Flavio Bolsonaro, via une supposée "manipulation algorithmique". L'entreprise nie ces accusations, mais a reconnu des "problèmes techniques" n'affectant pas seulement le Brésil. Le propre conseil de surveillance de Meta et des experts de l'ONU ont émis cette semaine des critiques appuyant les récriminations de la gauche brésilienne. Dans l'équipe de Lula, il y a une "préoccupation" du fait de "l'alignement évident entre Meta et le gouvernement américain", a dit à l'AFP Joao Brant, conseiller de la campagne pour la stratégie numérique. Le président américain Donald Trump est un allié de Jair Bolsonaro et encourage la droite en Amérique latine, qui a multiplié dernièrement les victoires électorales. Le fils Bolsonaro, lui, taxe le président sortant d'"abus de pouvoir". Il l'accuse d'avoir diffusé massivement sur WhatsApp des contenus promouvant les actions du gouvernement, en pleine période électorale.

23.10.2026 à 03:25

FRANCE 24
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L’Olympique lyonnais a cédé ses premiers points en Ligue Europa en s’inclinant jeudi en Allemagne, tandis que Marseille a enchaîné à Sturm Graz une troisième défaite en trois matches. Le Stade rennais a, pour sa part, décroché un nul à Turin face à la Juventus, ce qui le porte à cinq points.
Texte intégral (694 mots)
L’Olympique lyonnais a cédé ses premiers points en Ligue Europa en s’inclinant jeudi en Allemagne, tandis que Marseille a enchaîné à Sturm Graz une troisième défaite en trois matches. Le Stade rennais a, pour sa part, décroché un nul à Turin face à la Juventus, ce qui le porte à cinq points.

23.10.2026 à 01:05

FRANCE24
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- Quel est l'intérêt industriel d'un rapprochement ? Initialement, Tesla n'était qu'un constructeur automobile et SpaceX une société aérospatiale spécialisée dans les lanceurs de satellites. Sur ce seul plan, des synergies existent déjà, fait valoir Dan Ives, de Yorkville Ives & Co. Des systèmes de "propulsion, des réservoirs de pression ou des équipements de contrôle développés par (SpaceX) sont déjà intégrés à des produits de Tesla", souligne l'analyste. Il y a donc, selon lui, "une logique à ce que les deux entreprises forment, à terme, une seule plateforme d'ingénierie". - En quoi l'IA a-t-elle changé la donne ? Plus nombreux sont ceux qui citent "l'unification de l'écosystème IA sous un même toit", selon les termes des analystes de JPMorgan. "Il y a déjà un partenariat sur l'accès aux capacités de calcul pour l'IA", rappelle Florian Frischmuth, du cabinet de conseil technologique Envorso. Après avoir mené parallèlement des investissements dans l'IA via xAI, lancée en 2023, Elon Musk a choisi d'intégrer la start-up à SpaceX en février. Le groupe possède désormais deux gigantesques centres de données à Memphis (Tennessee), qui concentrent plusieurs centaines de milliers de processeurs GPU (graphics processing unit) de Nvidia, les plus prisés pour le développement de l'IA. Une union entre les deux sociétés "mettrait tout en commun", résume Florian Frischmuth, d'autant que SpaceX et Tesla sont déjà engagés conjointement au Texas dans le projet pharaonique Terafab, au coût estimé jusqu'à 119 milliards de dollars, qui pourrait devenir le plus grand site de fabrication de puces au monde. Les besoins en semi-conducteurs de Tesla sont démultipliés par la conduite autonome ainsi que ses robots Optimus. - Quel est l'intérêt pour Elon Musk ? Patron des deux structures, l'homme le plus riche du monde pourrait ne plus se consacrer qu'à une seule société majeure, au lieu de deux, cette double casquette ayant parfois fait grincer les actionnaires et les marchés. Les analystes de JPMorgan s'attendent à ce que l'offre de SpaceX comprenne une prime de 30 à 35% par rapport à la valorisation actuelle du constructeur automobile, ce qui en ferait une fusion entre égaux (environ 1.900 milliards de dollars chacun). Elon Musk ne contrôle qu'environ 20% des droits de vote de Tesla mais plus de 82% de ceux de SpaceX. Selon le scénario de JPMorgan, l'opération donnerait une courte majorité à l'entrepreneur sur les droits de vote de l'ensemble. - Quelle est la probabilité d'une fusion ? "Dès lors que Musk l'a évoquée, ce n'est qu'une question de temps", considère Dan Ives, qui table sur un coup d'envoi début 2027. En marge des résultats de SpaceX, le milliardaire a estimé mardi qu'un mariage serait une "bonne idée" et révélé que des comités avaient été constitués de part et d'autre pour étudier le dossier. L'analyste de Barclays Dan Levy a dit s'attendre à une annonce avant l'assemblée générale de Tesla, le 3 décembre. Présenter l'union comme inévitable "serait s'emballer", a néanmoins prévenu Elon Musk, pour qui obtenir l'accord des porteurs d'au moins 50% des titres de Tesla est "une barrière élevée à franchir". Sur le plan juridique, le fait que les deux sociétés aient changé de juridiction pour déposer leurs statuts du Delaware au Texas rend plus difficile une contestation d'actionnaires devant les tribunaux, explique Ann Lipton, professeure de droit à l'université du Colorado. - Y a-t-il des obstacles réglementaires ? Les deux sociétés ne se situent pas sur les mêmes marchés donc l'enjeu de concurrence est minime, d'autant que le gouvernement Trump s'est résolument mis en retrait sur ce créneau de l'antitrust. Pour Ann Lipton, le blocage est susceptible d'être géopolitique. Pékin pourrait ainsi voir d'un mauvais oeil la fusion entre une entreprise stratégique pour les États-Unis, SpaceX, aux nombreux contrats liés à la défense ou au renseignement, et une société très implantée en Chine.
Texte intégral (688 mots)
- Quel est l'intérêt industriel d'un rapprochement ? Initialement, Tesla n'était qu'un constructeur automobile et SpaceX une société aérospatiale spécialisée dans les lanceurs de satellites. Sur ce seul plan, des synergies existent déjà, fait valoir Dan Ives, de Yorkville Ives & Co. Des systèmes de "propulsion, des réservoirs de pression ou des équipements de contrôle développés par (SpaceX) sont déjà intégrés à des produits de Tesla", souligne l'analyste. Il y a donc, selon lui, "une logique à ce que les deux entreprises forment, à terme, une seule plateforme d'ingénierie". - En quoi l'IA a-t-elle changé la donne ? Plus nombreux sont ceux qui citent "l'unification de l'écosystème IA sous un même toit", selon les termes des analystes de JPMorgan. "Il y a déjà un partenariat sur l'accès aux capacités de calcul pour l'IA", rappelle Florian Frischmuth, du cabinet de conseil technologique Envorso. Après avoir mené parallèlement des investissements dans l'IA via xAI, lancée en 2023, Elon Musk a choisi d'intégrer la start-up à SpaceX en février. Le groupe possède désormais deux gigantesques centres de données à Memphis (Tennessee), qui concentrent plusieurs centaines de milliers de processeurs GPU (graphics processing unit) de Nvidia, les plus prisés pour le développement de l'IA. Une union entre les deux sociétés "mettrait tout en commun", résume Florian Frischmuth, d'autant que SpaceX et Tesla sont déjà engagés conjointement au Texas dans le projet pharaonique Terafab, au coût estimé jusqu'à 119 milliards de dollars, qui pourrait devenir le plus grand site de fabrication de puces au monde. Les besoins en semi-conducteurs de Tesla sont démultipliés par la conduite autonome ainsi que ses robots Optimus. - Quel est l'intérêt pour Elon Musk ? Patron des deux structures, l'homme le plus riche du monde pourrait ne plus se consacrer qu'à une seule société majeure, au lieu de deux, cette double casquette ayant parfois fait grincer les actionnaires et les marchés. Les analystes de JPMorgan s'attendent à ce que l'offre de SpaceX comprenne une prime de 30 à 35% par rapport à la valorisation actuelle du constructeur automobile, ce qui en ferait une fusion entre égaux (environ 1.900 milliards de dollars chacun). Elon Musk ne contrôle qu'environ 20% des droits de vote de Tesla mais plus de 82% de ceux de SpaceX. Selon le scénario de JPMorgan, l'opération donnerait une courte majorité à l'entrepreneur sur les droits de vote de l'ensemble. - Quelle est la probabilité d'une fusion ? "Dès lors que Musk l'a évoquée, ce n'est qu'une question de temps", considère Dan Ives, qui table sur un coup d'envoi début 2027. En marge des résultats de SpaceX, le milliardaire a estimé mardi qu'un mariage serait une "bonne idée" et révélé que des comités avaient été constitués de part et d'autre pour étudier le dossier. L'analyste de Barclays Dan Levy a dit s'attendre à une annonce avant l'assemblée générale de Tesla, le 3 décembre. Présenter l'union comme inévitable "serait s'emballer", a néanmoins prévenu Elon Musk, pour qui obtenir l'accord des porteurs d'au moins 50% des titres de Tesla est "une barrière élevée à franchir". Sur le plan juridique, le fait que les deux sociétés aient changé de juridiction pour déposer leurs statuts du Delaware au Texas rend plus difficile une contestation d'actionnaires devant les tribunaux, explique Ann Lipton, professeure de droit à l'université du Colorado. - Y a-t-il des obstacles réglementaires ? Les deux sociétés ne se situent pas sur les mêmes marchés donc l'enjeu de concurrence est minime, d'autant que le gouvernement Trump s'est résolument mis en retrait sur ce créneau de l'antitrust. Pour Ann Lipton, le blocage est susceptible d'être géopolitique. Pékin pourrait ainsi voir d'un mauvais oeil la fusion entre une entreprise stratégique pour les États-Unis, SpaceX, aux nombreux contrats liés à la défense ou au renseignement, et une société très implantée en Chine.

23.10.2026 à 00:59

FRANCE24
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Leurs revendications sont diverses, mais ils sont unis dans la volonté de faire entendre des voix souvent marginalisées — parfois par des méthodes radicales face à des interventions policières musclées. "Nous resterons dans la rue pour arracher l’avenir aux classes dirigeantes qui nous l’ont confisqué", affirme Damiano Fusa, 18 ans, élève au lycée Cavour à Rome, le premier à être occupé dans la capitale italienne, avant que des dizaines d'autres établissements soient bloqués par leurs élèves. "Personne ne nous représente", a-t-il déclaré à l'AFP, critiquant à la fois la coalition d’extrême droite de la Première ministre italienne Giorgia Meloni et les précédents gouvernements de centre gauche pour leurs coupes dans l’éducation et leur incapacité à prendre en compte les besoins des jeunes. Des centaines de milliers de lycéens et d’étudiants ont manifesté en France, en Italie, en Espagne et dans d’autres pays européens ces dernières semaines, des protestations qui ont parfois dégénéré. Les réactions officielles se sont le plus souvent concentrées sur les questions d’ordre public, la France imposant des couvre-feux partiels tandis que l’Italie a déployé des soldats — une réponse qui, selon les manifestants, masque leurs revendications et pourrait aggraver la situation. "Les hommes politiques apportent des réponses complètement déconnectées de la réalité, complètement absurdes", estime Luis Marques, 19 ans, étudiant en psychologie à Lisbonne. Les étudiants demandent aux gouvernements d’agir contre la flambée des loyers dans les villes, de réduire les dépenses de défense au profit de l’éducation et de créer davantage de débouchés professionnels pour les jeunes. Mais les experts pointent aussi un problème plus large : toute une partie de la population ne se sent pas représentée politiquement et éprouve de plus en plus de colère d’être mise à l’écart. "Ces jeunes ne se sentent non seulement pas à leur place dans la politique, mais pas du tout entendus" relève Geoffrey Pleyers, président de l'Association internationale de sociologie. Pour Rosario Forlenza, professeur d'histoire contemporaine à l'Université Luiss de Rome, il s'agit d'une "révolte générationnelle européenne" née d’une crise sociale et économique "à laquelle la politique ne sait, au fond, pas apporter de réponse". "Partout en Europe, les jeunes représentent la partie minoritaire de la population, une partie qui diminue de plus en plus et donc leur poids social, économique, culturel, politique, électoral est de plus en plus négligeable", ajoute-t-il. "Inspirer d'autres personnes" La colère des jeunes est particulièrement palpable en France et en Italie, où de nouvelles manifestations sont prévues samedi. "Les gens sont très en colère, ils n’en peuvent plus. Trimer toute la journée, pour ne pas pouvoir remplir leur chariot", raconte à l’AFP Eddy, un étudiant de 20 ans, lors d’une manifestation à Bordeaux le week-end dernier. "Est-ce que tout casser va changer les choses ? Je pense que ça peut être un électrochoc pour les politiques. On ne sait plus quoi faire pour se faire entendre. Les urnes ? On n'y croit pas", poursuit-il. Les différents mouvements de protestation nationaux en Europe s’inspirent les uns des autres, et regardent même vers des mouvements de jeunesse dans des pays plus éloignés, comme le Bangladesh, l’Inde ou le Népal. En Italie, un slogan lancé aux étudiants la semaine dernière les exhortait à "faire comme en France" et certains des mêmes symboles sont largement employés — comme le drapeau pirate Jolly Roger, souvent présent dans les manifestations menées par des jeunes à travers le monde. Marcos Navarro, Madrilène de 22 ans qui travaille comme technicien de contrôle qualité en laboratoire, explique que des manifestants venus de toute l’Europe se rencontrent pour partager leur expérience. Ils "sont venus nous demander : comment avez-vous fait ? Comment vous organisez-vous ? Nous avons déjà échangé des idées" a expliqué le jeune homme, qui campe depuis fin septembre avec des centaines d’autres personnes sur la place Puerta del Sol, au cœur de Madrid, pour protester contre le coût du logement et les expulsions. Ayla Herrero, une anthropologue de 26 ans qui aide à l'infirmerie du campement, estime que c'est "assez stimulant pour nous de savoir que nous inspirons d’autres personnes, que cela ne reste pas seulement ici." "Pas acceptable" L’inquiétude suscitée par la hausse des dépenses militaires en Europe depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie est aussi au cœur des préoccupations. Nikos Mavroudis, lycéen de 17 ans dans le quartier d'Exarchia à Athènes, juge que cet argent pourrait plutôt servir à rénover son établissement, où des morceaux de plâtre tombent. "Il n’est pas acceptable que les salles de classe soient dangereuses, complète le jeune homme, qui rêve de devenir cuisinier et envisage de partir s'installer ailleurs en Europe, "dans des pays où les choses vont mieux". Au lycée Morgagni de Rome, où des pupitres ont été poussés contre les portes pour les bloquer, les élèves soulignent l’état délabré des infrastructures. Un jeune de 18 ans, qui a souhaité garder l’anonymat, déplore que les médias et les responsables politiques en Italie s’attardent trop sur les pillages et les actes de vandalisme commis par certains manifestants. Et ce "uniquement pour diriger la haine contre les étudiants qui sont les victimes de ce système", note-t-il. Interrogée sur les violences, Sabrina Brizzola, 24 ans, coordinatrice de l’Union des étudiants universitaires italiens, affirme que les organisations comme la sienne devraient "organiser et canaliser cette colère générationnelle" car "les thèmes sont partagés". Même si ensuite chacun manifeste "avec les méthodes qu’il juge appropriées".
Texte intégral (987 mots)
Leurs revendications sont diverses, mais ils sont unis dans la volonté de faire entendre des voix souvent marginalisées — parfois par des méthodes radicales face à des interventions policières musclées. "Nous resterons dans la rue pour arracher l’avenir aux classes dirigeantes qui nous l’ont confisqué", affirme Damiano Fusa, 18 ans, élève au lycée Cavour à Rome, le premier à être occupé dans la capitale italienne, avant que des dizaines d'autres établissements soient bloqués par leurs élèves. "Personne ne nous représente", a-t-il déclaré à l'AFP, critiquant à la fois la coalition d’extrême droite de la Première ministre italienne Giorgia Meloni et les précédents gouvernements de centre gauche pour leurs coupes dans l’éducation et leur incapacité à prendre en compte les besoins des jeunes. Des centaines de milliers de lycéens et d’étudiants ont manifesté en France, en Italie, en Espagne et dans d’autres pays européens ces dernières semaines, des protestations qui ont parfois dégénéré. Les réactions officielles se sont le plus souvent concentrées sur les questions d’ordre public, la France imposant des couvre-feux partiels tandis que l’Italie a déployé des soldats — une réponse qui, selon les manifestants, masque leurs revendications et pourrait aggraver la situation. "Les hommes politiques apportent des réponses complètement déconnectées de la réalité, complètement absurdes", estime Luis Marques, 19 ans, étudiant en psychologie à Lisbonne. Les étudiants demandent aux gouvernements d’agir contre la flambée des loyers dans les villes, de réduire les dépenses de défense au profit de l’éducation et de créer davantage de débouchés professionnels pour les jeunes. Mais les experts pointent aussi un problème plus large : toute une partie de la population ne se sent pas représentée politiquement et éprouve de plus en plus de colère d’être mise à l’écart. "Ces jeunes ne se sentent non seulement pas à leur place dans la politique, mais pas du tout entendus" relève Geoffrey Pleyers, président de l'Association internationale de sociologie. Pour Rosario Forlenza, professeur d'histoire contemporaine à l'Université Luiss de Rome, il s'agit d'une "révolte générationnelle européenne" née d’une crise sociale et économique "à laquelle la politique ne sait, au fond, pas apporter de réponse". "Partout en Europe, les jeunes représentent la partie minoritaire de la population, une partie qui diminue de plus en plus et donc leur poids social, économique, culturel, politique, électoral est de plus en plus négligeable", ajoute-t-il. "Inspirer d'autres personnes" La colère des jeunes est particulièrement palpable en France et en Italie, où de nouvelles manifestations sont prévues samedi. "Les gens sont très en colère, ils n’en peuvent plus. Trimer toute la journée, pour ne pas pouvoir remplir leur chariot", raconte à l’AFP Eddy, un étudiant de 20 ans, lors d’une manifestation à Bordeaux le week-end dernier. "Est-ce que tout casser va changer les choses ? Je pense que ça peut être un électrochoc pour les politiques. On ne sait plus quoi faire pour se faire entendre. Les urnes ? On n'y croit pas", poursuit-il. Les différents mouvements de protestation nationaux en Europe s’inspirent les uns des autres, et regardent même vers des mouvements de jeunesse dans des pays plus éloignés, comme le Bangladesh, l’Inde ou le Népal. En Italie, un slogan lancé aux étudiants la semaine dernière les exhortait à "faire comme en France" et certains des mêmes symboles sont largement employés — comme le drapeau pirate Jolly Roger, souvent présent dans les manifestations menées par des jeunes à travers le monde. Marcos Navarro, Madrilène de 22 ans qui travaille comme technicien de contrôle qualité en laboratoire, explique que des manifestants venus de toute l’Europe se rencontrent pour partager leur expérience. Ils "sont venus nous demander : comment avez-vous fait ? Comment vous organisez-vous ? Nous avons déjà échangé des idées" a expliqué le jeune homme, qui campe depuis fin septembre avec des centaines d’autres personnes sur la place Puerta del Sol, au cœur de Madrid, pour protester contre le coût du logement et les expulsions. Ayla Herrero, une anthropologue de 26 ans qui aide à l'infirmerie du campement, estime que c'est "assez stimulant pour nous de savoir que nous inspirons d’autres personnes, que cela ne reste pas seulement ici." "Pas acceptable" L’inquiétude suscitée par la hausse des dépenses militaires en Europe depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie est aussi au cœur des préoccupations. Nikos Mavroudis, lycéen de 17 ans dans le quartier d'Exarchia à Athènes, juge que cet argent pourrait plutôt servir à rénover son établissement, où des morceaux de plâtre tombent. "Il n’est pas acceptable que les salles de classe soient dangereuses, complète le jeune homme, qui rêve de devenir cuisinier et envisage de partir s'installer ailleurs en Europe, "dans des pays où les choses vont mieux". Au lycée Morgagni de Rome, où des pupitres ont été poussés contre les portes pour les bloquer, les élèves soulignent l’état délabré des infrastructures. Un jeune de 18 ans, qui a souhaité garder l’anonymat, déplore que les médias et les responsables politiques en Italie s’attardent trop sur les pillages et les actes de vandalisme commis par certains manifestants. Et ce "uniquement pour diriger la haine contre les étudiants qui sont les victimes de ce système", note-t-il. Interrogée sur les violences, Sabrina Brizzola, 24 ans, coordinatrice de l’Union des étudiants universitaires italiens, affirme que les organisations comme la sienne devraient "organiser et canaliser cette colère générationnelle" car "les thèmes sont partagés". Même si ensuite chacun manifeste "avec les méthodes qu’il juge appropriées".

23.10.2026 à 00:55

FRANCE 24
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Pour la première fois depuis le début de la contestation, il y a plus d’un mois, Emmanuel Macron reçoit vendredi après-midi les organisations lycéennes à l'Élysée. Il se rendra également auprès des forces de l'ordre. De son côté, Sébastien Lecornu est attendu à Limoges, où l'hôtel de ville avait été incendié lors de la mobilisation de samedi. Suivez notre direct.
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Pour la première fois depuis le début de la contestation, il y a plus d’un mois, Emmanuel Macron reçoit vendredi après-midi les organisations lycéennes à l'Élysée. Il se rendra également auprès des forces de l'ordre. De son côté, Sébastien Lecornu est attendu à Limoges, où l'hôtel de ville avait été incendié lors de la mobilisation de samedi. Suivez notre direct.

23.10.2026 à 00:55

Cécile GALLUCCIO
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AAA, Aa3, perspective négative... Derrière ces quelques lettres se cachent des enjeux financiers considérables. Trois grandes agences privées dominent la notation des États : Standard & Poor's, Fitch et Moody's. Cette dernière va donner son évaluation pour la France ce vendredi et selon la majorité des économistes, la tendance devrait être à la baisse.
Texte intégral (987 mots)
AAA, Aa3, perspective négative... Derrière ces quelques lettres se cachent des enjeux financiers considérables. Trois grandes agences privées dominent la notation des États : Standard & Poor's, Fitch et Moody's. Cette dernière va donner son évaluation pour la France ce vendredi et selon la majorité des économistes, la tendance devrait être à la baisse.

23.10.2026 à 00:53

FRANCE24
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Décrivant des méthodes "interdites" et "barbares", la procureure de la République d'Orléans, Emmanuelle Bochenek-Puren, avait également requis lors de l'audience en septembre une amende de 750.000 euros, le maximum encouru, et une interdiction d'exercer une activité en lien avec la chasse pendant cinq ans. Le motif des destructions "est connu, assumé par certains : préserver les parties de chasse organisées régulièrement en enlevant les prédateurs du petit gibier", avait dénoncé la procureure, détaillant une "organisation qui perdure" au fil des années avec à sa tête "le même propriétaire". L'"atteinte à la biodiversité" a été "majeure", avait-elle ajouté. Pour les cinq autres prévenus jugés dans cette affaire, le régisseur et des gardes-chasse du domaine de Fontenaille d'une superficie de 650 hectares à La Ferté-Saint-Aubin (Loiret), des peines de un an à quatre ans d'emprisonnement avec sursis ont été demandées, avec des amendes et des retraits temporaires du permis de chasse. Nullités Ces réquisitions avaient été jugées "excessives" par l'avocat du milliardaire, Me Eric Grassin, qui a critiqué dans sa plaidoirie "une construction intellectuelle qui consiste à dire que l'employeur était au courant". Lors du procès, tenu les 7 et 8 septembre, la défense avait demandé l'annulation de la procédure en soulevant plusieurs exceptions de nullité et d'illégalité pour des "irrégularités" présumées. Olivier Bouygues a toujours contesté toute responsabilité dans cette affaire, évoquant à l'audience sa "surprise" au moment où il a été informé de l'ouverture d'une enquête l'année dernière. "J'ai d'autres chats à fouetter que de gérer au quotidien" les affaires de la propriété, a-t-il affirmé à la barre. À la suite d'une dénonciation anonyme, les enquêteurs ont découvert sur le domaine de Fontenaille des "cadavres d'animaux en décomposition avancée", selon un membre de l'Office français de la biodiversité (OFB). Les photos d'un charnier, diffusées à l'audience, montraient plusieurs cadavres d'animaux baignant dans leur sang, parmi lesquels des faucons crécerelles, des grandes aigrettes, des busards, des buses variables ou encore des grands cormorans. M. Bouygues, 76 ans, a martelé n'avoir "jamais vu" ce charnier, tout en reconnaissant en connaître l'existence et préférant parler de "fosse écologique". Pratique ancrée Outre les oiseaux, des chats ont aussi été tués. Les enquêteurs ont retrouvé des armes, une pelleteuse ou une centaine de pièges à mâchoires, interdits depuis 1995, ainsi que des documents listant les espèces à éliminer et retraçant les destructions déjà réalisées depuis des années. En contrepartie, des primes d'une centaine d'euros étaient versées. Selon les déclarations du régisseur du domaine, M. Bouygues "ne voulait pas que ça soit rendu public". L'un des prévenus a décrit une pratique "ancrée" en Sologne, deuxième massif forestier français et terrain de chasse très prisé des grandes fortunes. Le régisseur du domaine a évoqué des "pratiques ancestrales", balayant toute "destruction" au profit d'une "régulation d'espèces qui menacent notre gibier ou notre poisson". Tous les prévenus ont rejeté la responsabilité de l'homme d'affaires dans les destructions, ainsi que la qualification de bande organisée. "Ils se protègent entre eux", avait estimé la procureure. Une quinzaine d'associations de protection de l'environnement se sont constituées parties civiles, tout comme la Fédération départementale des chasseurs du Loiret, qui a évoqué un "préjudice d'image" pour la chasse. Toutes ont réclamé plusieurs dizaines de milliers d'euros au titre des préjudices écologique et moral.
Texte intégral (603 mots)
Décrivant des méthodes "interdites" et "barbares", la procureure de la République d'Orléans, Emmanuelle Bochenek-Puren, avait également requis lors de l'audience en septembre une amende de 750.000 euros, le maximum encouru, et une interdiction d'exercer une activité en lien avec la chasse pendant cinq ans. Le motif des destructions "est connu, assumé par certains : préserver les parties de chasse organisées régulièrement en enlevant les prédateurs du petit gibier", avait dénoncé la procureure, détaillant une "organisation qui perdure" au fil des années avec à sa tête "le même propriétaire". L'"atteinte à la biodiversité" a été "majeure", avait-elle ajouté. Pour les cinq autres prévenus jugés dans cette affaire, le régisseur et des gardes-chasse du domaine de Fontenaille d'une superficie de 650 hectares à La Ferté-Saint-Aubin (Loiret), des peines de un an à quatre ans d'emprisonnement avec sursis ont été demandées, avec des amendes et des retraits temporaires du permis de chasse. Nullités Ces réquisitions avaient été jugées "excessives" par l'avocat du milliardaire, Me Eric Grassin, qui a critiqué dans sa plaidoirie "une construction intellectuelle qui consiste à dire que l'employeur était au courant". Lors du procès, tenu les 7 et 8 septembre, la défense avait demandé l'annulation de la procédure en soulevant plusieurs exceptions de nullité et d'illégalité pour des "irrégularités" présumées. Olivier Bouygues a toujours contesté toute responsabilité dans cette affaire, évoquant à l'audience sa "surprise" au moment où il a été informé de l'ouverture d'une enquête l'année dernière. "J'ai d'autres chats à fouetter que de gérer au quotidien" les affaires de la propriété, a-t-il affirmé à la barre. À la suite d'une dénonciation anonyme, les enquêteurs ont découvert sur le domaine de Fontenaille des "cadavres d'animaux en décomposition avancée", selon un membre de l'Office français de la biodiversité (OFB). Les photos d'un charnier, diffusées à l'audience, montraient plusieurs cadavres d'animaux baignant dans leur sang, parmi lesquels des faucons crécerelles, des grandes aigrettes, des busards, des buses variables ou encore des grands cormorans. M. Bouygues, 76 ans, a martelé n'avoir "jamais vu" ce charnier, tout en reconnaissant en connaître l'existence et préférant parler de "fosse écologique". Pratique ancrée Outre les oiseaux, des chats ont aussi été tués. Les enquêteurs ont retrouvé des armes, une pelleteuse ou une centaine de pièges à mâchoires, interdits depuis 1995, ainsi que des documents listant les espèces à éliminer et retraçant les destructions déjà réalisées depuis des années. En contrepartie, des primes d'une centaine d'euros étaient versées. Selon les déclarations du régisseur du domaine, M. Bouygues "ne voulait pas que ça soit rendu public". L'un des prévenus a décrit une pratique "ancrée" en Sologne, deuxième massif forestier français et terrain de chasse très prisé des grandes fortunes. Le régisseur du domaine a évoqué des "pratiques ancestrales", balayant toute "destruction" au profit d'une "régulation d'espèces qui menacent notre gibier ou notre poisson". Tous les prévenus ont rejeté la responsabilité de l'homme d'affaires dans les destructions, ainsi que la qualification de bande organisée. "Ils se protègent entre eux", avait estimé la procureure. Une quinzaine d'associations de protection de l'environnement se sont constituées parties civiles, tout comme la Fédération départementale des chasseurs du Loiret, qui a évoqué un "préjudice d'image" pour la chasse. Toutes ont réclamé plusieurs dizaines de milliers d'euros au titre des préjudices écologique et moral.

23.10.2026 à 00:43

FRANCE24
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En pleine mobilisation notamment de la jeunesse, le patron de Place publique a choisi de se rendre à Amiens (Somme), pour visiter une mission locale, structure destinée à l'insertion professionnelle et sociale des jeunes. Il a participé la veille à la réunion des partis politique à Matignon, pour la première fois en compagnie du patron du PS Olivier Faure, pour porter ses propositions destinées à désamorcer la crise et en exhortant le gouvernement à "répondre aux revendications". Mais des voix s'interrogent sur ce premier déplacement tardif, 10 jours après sa victoire sans appel à la primaire. D'autant que le chef de Place publique connaît une dynamique dans les sondages, dont certains le placent au coude-à-coude avec Jean-Luc Mélenchon (à 16 %) pour se qualifier au second tour de la présidentielle. "Je ne comprends pas : il a du carburant politique, il n'en fait rien", s'étonne un proche de Gabriel Attal, alors que Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen, sont eux, très présents dans cette période de tension. "Il aurait eu besoin que très vite après la désignation il y ait une campagne qui s'enclenche, mais je ne vois pas ça", souffle aussi une responsable écologiste, balayant l'argument d'un contexte particulier : "Le contexte ne lui sera jamais favorable". Raphaël Glucksmann avait prévu des déplacements plus tôt, précise son entourage, mais ils ont été reportés après les violences du 17 octobre. "Tout est décalé, on s'adapte à la réalité de l'agenda politique", dit un proche. Un socialiste, proche d'Olivier Faure, juge pour sa part, qu'il a raison "de ne pas se précipiter" : "Il vaut mieux prendre son temps que de refaire trois fois son entrée en campagne". Et l'eurodéputé a une contrainte de taille : en plein mouvement social, il lui est impossible de se rendre dans une manifestation, en raison de l'hostilité d'une partie des manifestants, souvent issus de la gauche radicale. Juste après sa victoire à la primaire, le candidat a été enfariné. Il avait aussi été invectivé lors d'un rassemblement féministe place Vendôme. Et lundi, alors qu'il était présent à un rassemblement devant l'Hôtel de ville de Paris pour dénoncer les violences du week-end, il a été chahuté. "Aller dans une manifestation est devenu très compliqué. C'est un vrai sujet démocratique", admet Jérôme Auslender, membre de Place publique. "pas de faux-plat" Il est "harcelé", confirme un socialiste, précisant que le PS a mis son service d'ordre à la disposition du candidat. Une protection policière a aussi été mise en place par les services de l'Etat, ajoute son entourage. Il a quand même rencontré des lycéens à plusieurs reprises et va continuer à se déplacer, assure son équipe. "Il a envie de faire une campagne de terrain, il aime le contact avec les gens", insiste un socialiste. Mais "il faut le temps à la campagne de se mettre en place", défend le même, et d'abord "structurer l'équipe, le programme et la stratégie". Raphaël Glucksmann a en effet prévu d'intégrer dans son dispositif de campagne les candidats de la primaire. Il a aussi échangé avec François Hollande et Bernard Cazeneuve, pour tenter de les rallier. "On a désigné notre chef d'équipe, maintenant il faut qu'on constitue l'équipe. Le rassemblement de la famille social-démocrate n'est pas encore fini", abonde Jérôme Auslender. Mais "il n'y aura pas du tout de vide ou de faux-plat" dans la campagne, assure-t-il, défendant la volonté du candidat "d'imprimer une identité politique forte et de la décliner de manière concrète". "On nous reproche d'être lent et laborieux, mais on ne peut pas dire qu'on vit un moment populiste et ne pas faire attention à ce que nos proposition soient réalistes". Pour lui, la primaire a montré "qu'il y avait de la place pour de la modération. Il y a une disponibilité des Français pour une voix pondérée, ce qui n'exclut pas une radicalité dans les réponses". Raphaël Glucksmann a prévu une convention d'investiture en novembre, étape qui doit marquer le grand rassemblement de sa famille politique. caz/sde/tes
Texte intégral (715 mots)
En pleine mobilisation notamment de la jeunesse, le patron de Place publique a choisi de se rendre à Amiens (Somme), pour visiter une mission locale, structure destinée à l'insertion professionnelle et sociale des jeunes. Il a participé la veille à la réunion des partis politique à Matignon, pour la première fois en compagnie du patron du PS Olivier Faure, pour porter ses propositions destinées à désamorcer la crise et en exhortant le gouvernement à "répondre aux revendications". Mais des voix s'interrogent sur ce premier déplacement tardif, 10 jours après sa victoire sans appel à la primaire. D'autant que le chef de Place publique connaît une dynamique dans les sondages, dont certains le placent au coude-à-coude avec Jean-Luc Mélenchon (à 16 %) pour se qualifier au second tour de la présidentielle. "Je ne comprends pas : il a du carburant politique, il n'en fait rien", s'étonne un proche de Gabriel Attal, alors que Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen, sont eux, très présents dans cette période de tension. "Il aurait eu besoin que très vite après la désignation il y ait une campagne qui s'enclenche, mais je ne vois pas ça", souffle aussi une responsable écologiste, balayant l'argument d'un contexte particulier : "Le contexte ne lui sera jamais favorable". Raphaël Glucksmann avait prévu des déplacements plus tôt, précise son entourage, mais ils ont été reportés après les violences du 17 octobre. "Tout est décalé, on s'adapte à la réalité de l'agenda politique", dit un proche. Un socialiste, proche d'Olivier Faure, juge pour sa part, qu'il a raison "de ne pas se précipiter" : "Il vaut mieux prendre son temps que de refaire trois fois son entrée en campagne". Et l'eurodéputé a une contrainte de taille : en plein mouvement social, il lui est impossible de se rendre dans une manifestation, en raison de l'hostilité d'une partie des manifestants, souvent issus de la gauche radicale. Juste après sa victoire à la primaire, le candidat a été enfariné. Il avait aussi été invectivé lors d'un rassemblement féministe place Vendôme. Et lundi, alors qu'il était présent à un rassemblement devant l'Hôtel de ville de Paris pour dénoncer les violences du week-end, il a été chahuté. "Aller dans une manifestation est devenu très compliqué. C'est un vrai sujet démocratique", admet Jérôme Auslender, membre de Place publique. "pas de faux-plat" Il est "harcelé", confirme un socialiste, précisant que le PS a mis son service d'ordre à la disposition du candidat. Une protection policière a aussi été mise en place par les services de l'Etat, ajoute son entourage. Il a quand même rencontré des lycéens à plusieurs reprises et va continuer à se déplacer, assure son équipe. "Il a envie de faire une campagne de terrain, il aime le contact avec les gens", insiste un socialiste. Mais "il faut le temps à la campagne de se mettre en place", défend le même, et d'abord "structurer l'équipe, le programme et la stratégie". Raphaël Glucksmann a en effet prévu d'intégrer dans son dispositif de campagne les candidats de la primaire. Il a aussi échangé avec François Hollande et Bernard Cazeneuve, pour tenter de les rallier. "On a désigné notre chef d'équipe, maintenant il faut qu'on constitue l'équipe. Le rassemblement de la famille social-démocrate n'est pas encore fini", abonde Jérôme Auslender. Mais "il n'y aura pas du tout de vide ou de faux-plat" dans la campagne, assure-t-il, défendant la volonté du candidat "d'imprimer une identité politique forte et de la décliner de manière concrète". "On nous reproche d'être lent et laborieux, mais on ne peut pas dire qu'on vit un moment populiste et ne pas faire attention à ce que nos proposition soient réalistes". Pour lui, la primaire a montré "qu'il y avait de la place pour de la modération. Il y a une disponibilité des Français pour une voix pondérée, ce qui n'exclut pas une radicalité dans les réponses". Raphaël Glucksmann a prévu une convention d'investiture en novembre, étape qui doit marquer le grand rassemblement de sa famille politique. caz/sde/tes

23.10.2026 à 00:37

FRANCE24
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Actuellement, cette agence de notation attribue à la France une note "Aa3 avec perspective négative", c'est-à-dire qu'elle considère la qualité de la dette française comme "bonne" mais avec un risque de dégradation. Fitch et S&P la classent déjà un cran en dessous, à A+ (qualité moyenne supérieure) avec perspective stable. Pour Éric Dor, directeur des études économiques à l'école de commerce IESEG, il est "très plausible" que Moody's abaisse à son tour la note française, pour la faire descendre à A1 dans son classement - ce qui est l'équivalent de A+ chez Fitch et S&P -, au vu des commentaires précédemment émis par cette agence de notation. Ainsi, le 24 octobre 2025, en abaissant la perspective de la note française à négative, Moody's avait expliqué ce qui pourrait la conduire à diminuer à l'avenir la note elle-même. L'agence évoquait "de nouvelles preuves démontrant que la capacité des institutions législatives à relever efficacement les principaux défis de crédit du pays s'est durablement affaiblie", ou "des difficultés persistantes à réduire sensiblement le déficit budgétaire", ou encore "une pause durable ou une inversion" de la réforme des retraites. "À rebours de ses voisins" Le 10 avril dernier, bien que les conditions d'un abaissement de la note semblaient réunies, notamment avec la suspension de la réforme des retraites, Moody's avait toutefois maintenu sa note. "Le déficit public de 5,1 % du PIB en 2025 (est) plus faible que notre prévision (...) ce qui rend l'objectif de 5 % en 2026 plus atteignable", avait-elle fait valoir. L'agence espérait alors pour 2026 une croissance de 1 % en France et une inflation de 1,4 %. Or, le déficit public devrait finalement atteindre 5,4 % du produit intérieur brut (PIB) cette année, l'inflation a grimpé à 3,1 % sur un an en septembre et la croissance annuelle a été sévèrement revue en baisse par l'Insee, à 0,4%, après un premier semestre proche de la récession. "À rebours de ses voisins, l'économie française a décroché" en début d'année, a observé l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). À tout cela s'ajoute une situation budgétaire de nouveau très compliquée où, à six mois de l'élection présidentielle, un compromis avec l'opposition semble encore plus difficile à trouver que lors des deux années précédentes. Et un contexte de mécontentement social fort, marqué par des violences et pillages le weekend dernier dont les images ont sidéré en France et au-delà des frontières du pays. Une répétition dans les prochains jours et semaines est redoutée. "Étouffement" Certains investisseurs sur les marchés financiers commencent à s'inquiéter sérieusement de nombreux signaux négatifs. La dette devrait grimper en 2027 à 121,7% du PIB, au risque, si sa trajectoire n'est pas maîtrisée, "d'un étouffement financier", a alerté la présidente de la Cour des comptes Amélie de Montchalin dans La Tribune Dimanche. La France, qui devra rembourser l'an prochain 91 milliards d'euros d'intérêts (la "charge des intérêts de la dette"), parvient toujours à trouver des prêteurs, mais à un coût de plus en plus cher. Jeudi à la clôture de la Bourse de Paris, le rendement de la dette française à dix ans, qui avait dépassé la veille pour la première fois depuis 2002 le seuil de 5 %, s'est fixé à 5,07 %, soit 1,74 point de plus que le taux de l'Allemagne, considérée comme l'emprunteur européen le plus solide. Nicolas Laine, expert de l'Institut Montaigne, juge aussi "très crédible" un passage de la dette française à A1 avec perspective stable par Moody's, voire, dans un "scénario sévère", avec perspective négative. Mais, estime Éric Dor, "à A1, la note de la France serait encore surestimée par rapport à d'autres pays européens comme l'Espagne et le Portugal". od/ak/er
Texte intégral (651 mots)
Actuellement, cette agence de notation attribue à la France une note "Aa3 avec perspective négative", c'est-à-dire qu'elle considère la qualité de la dette française comme "bonne" mais avec un risque de dégradation. Fitch et S&P la classent déjà un cran en dessous, à A+ (qualité moyenne supérieure) avec perspective stable. Pour Éric Dor, directeur des études économiques à l'école de commerce IESEG, il est "très plausible" que Moody's abaisse à son tour la note française, pour la faire descendre à A1 dans son classement - ce qui est l'équivalent de A+ chez Fitch et S&P -, au vu des commentaires précédemment émis par cette agence de notation. Ainsi, le 24 octobre 2025, en abaissant la perspective de la note française à négative, Moody's avait expliqué ce qui pourrait la conduire à diminuer à l'avenir la note elle-même. L'agence évoquait "de nouvelles preuves démontrant que la capacité des institutions législatives à relever efficacement les principaux défis de crédit du pays s'est durablement affaiblie", ou "des difficultés persistantes à réduire sensiblement le déficit budgétaire", ou encore "une pause durable ou une inversion" de la réforme des retraites. "À rebours de ses voisins" Le 10 avril dernier, bien que les conditions d'un abaissement de la note semblaient réunies, notamment avec la suspension de la réforme des retraites, Moody's avait toutefois maintenu sa note. "Le déficit public de 5,1 % du PIB en 2025 (est) plus faible que notre prévision (...) ce qui rend l'objectif de 5 % en 2026 plus atteignable", avait-elle fait valoir. L'agence espérait alors pour 2026 une croissance de 1 % en France et une inflation de 1,4 %. Or, le déficit public devrait finalement atteindre 5,4 % du produit intérieur brut (PIB) cette année, l'inflation a grimpé à 3,1 % sur un an en septembre et la croissance annuelle a été sévèrement revue en baisse par l'Insee, à 0,4%, après un premier semestre proche de la récession. "À rebours de ses voisins, l'économie française a décroché" en début d'année, a observé l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). À tout cela s'ajoute une situation budgétaire de nouveau très compliquée où, à six mois de l'élection présidentielle, un compromis avec l'opposition semble encore plus difficile à trouver que lors des deux années précédentes. Et un contexte de mécontentement social fort, marqué par des violences et pillages le weekend dernier dont les images ont sidéré en France et au-delà des frontières du pays. Une répétition dans les prochains jours et semaines est redoutée. "Étouffement" Certains investisseurs sur les marchés financiers commencent à s'inquiéter sérieusement de nombreux signaux négatifs. La dette devrait grimper en 2027 à 121,7% du PIB, au risque, si sa trajectoire n'est pas maîtrisée, "d'un étouffement financier", a alerté la présidente de la Cour des comptes Amélie de Montchalin dans La Tribune Dimanche. La France, qui devra rembourser l'an prochain 91 milliards d'euros d'intérêts (la "charge des intérêts de la dette"), parvient toujours à trouver des prêteurs, mais à un coût de plus en plus cher. Jeudi à la clôture de la Bourse de Paris, le rendement de la dette française à dix ans, qui avait dépassé la veille pour la première fois depuis 2002 le seuil de 5 %, s'est fixé à 5,07 %, soit 1,74 point de plus que le taux de l'Allemagne, considérée comme l'emprunteur européen le plus solide. Nicolas Laine, expert de l'Institut Montaigne, juge aussi "très crédible" un passage de la dette française à A1 avec perspective stable par Moody's, voire, dans un "scénario sévère", avec perspective négative. Mais, estime Éric Dor, "à A1, la note de la France serait encore surestimée par rapport à d'autres pays européens comme l'Espagne et le Portugal". od/ak/er

23.10.2026 à 00:11

FRANCE24
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L'organisation place le Mexique au 122e rang sur 150 dans son classement mondial de la liberté de la presse. "Avec Gaza, le Mexique est l'une des deux grandes tragédies du journalisme à ce moment du XXIe siècle", a déclaré son directeur, Thibaut Bruttin, en présentant son rapport annuel lors d'une conférence de presse au Mexique. "Les gros titres disent souvent +Un autre journaliste assassiné au Mexique+", a-t-il poursuivi, "mais ce n'est pas juste un autre journaliste. C'est une personne assassinée, une histoire qui a été réduite au silence. Nous avons besoin d'un sentiment de scandale". Les morts de journalistes au Mexique sont généralement liées à des représailles pour des enquêtes ou des dénonciations visant des responsables politiques ou des bandes du crime organisé. Le cas le plus récent est celui de Hamurabi Huesca Manzano, propriétaire d'un portail d'information, abattu le 9 octobre dans l'État d'Oaxaca. Ces crimes restent le plus souvent impunis : par exemple, depuis que la présidente Claudia Sheinbaum a pris le pouvoir en 2024, 18 journalistes ont été tués sans qu'aucune personne n'ait jusqu'à présent été condamnée par les tribunaux, a dénoncé RSF. "La banalisation des assassinats de journalistes au Mexique est quasiment devenue la règle, c'est très préoccupant", a pour sa part déclaré Bia Barbosa, représentante de l'organisation en Amérique latine. Outre les morts, RSF recense 23 journalistes disparus, dont le parquet fédéral ne possède aucun registre. Cette absence "empêche de faire de la recherche des journalistes disparus une priorité", indique le rapport, qui souligne "la perte de procureurs et de fonctionnaires spécialisés sur la question de la liberté de la presse" depuis 2026. M. Bruttin a tenu des réunions avec le gouvernement mexicain qui, selon lui, s'est engagé à renforcer les mécanismes de protection pour les journalistes.
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L'organisation place le Mexique au 122e rang sur 150 dans son classement mondial de la liberté de la presse. "Avec Gaza, le Mexique est l'une des deux grandes tragédies du journalisme à ce moment du XXIe siècle", a déclaré son directeur, Thibaut Bruttin, en présentant son rapport annuel lors d'une conférence de presse au Mexique. "Les gros titres disent souvent +Un autre journaliste assassiné au Mexique+", a-t-il poursuivi, "mais ce n'est pas juste un autre journaliste. C'est une personne assassinée, une histoire qui a été réduite au silence. Nous avons besoin d'un sentiment de scandale". Les morts de journalistes au Mexique sont généralement liées à des représailles pour des enquêtes ou des dénonciations visant des responsables politiques ou des bandes du crime organisé. Le cas le plus récent est celui de Hamurabi Huesca Manzano, propriétaire d'un portail d'information, abattu le 9 octobre dans l'État d'Oaxaca. Ces crimes restent le plus souvent impunis : par exemple, depuis que la présidente Claudia Sheinbaum a pris le pouvoir en 2024, 18 journalistes ont été tués sans qu'aucune personne n'ait jusqu'à présent été condamnée par les tribunaux, a dénoncé RSF. "La banalisation des assassinats de journalistes au Mexique est quasiment devenue la règle, c'est très préoccupant", a pour sa part déclaré Bia Barbosa, représentante de l'organisation en Amérique latine. Outre les morts, RSF recense 23 journalistes disparus, dont le parquet fédéral ne possède aucun registre. Cette absence "empêche de faire de la recherche des journalistes disparus une priorité", indique le rapport, qui souligne "la perte de procureurs et de fonctionnaires spécialisés sur la question de la liberté de la presse" depuis 2026. M. Bruttin a tenu des réunions avec le gouvernement mexicain qui, selon lui, s'est engagé à renforcer les mécanismes de protection pour les journalistes.
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