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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 15 dernières parutions

09.03.2026 à 21:35

Guerre au Moyen-Orient: journée de montagnes russes pour le pétrole

FRANCE24
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Dans une déclaration inattendue à une journaliste de la chaîne CBS, le président américain Donald Trump a déclaré en fin de journée que la guerre était "quasiment" finie, faisant valoir que l'Iran n'avait plus de "marine" ni de "communications" ou de "force aérienne". Cela a fait plonger les cours dans les échanges électroniques après la clôture. Le Brent, référence internationale pour le pétrole, est passé brièvement sous les 84 dollars le baril. Vers 20H10 GMT, il chutait de 8,68% par rapport à sa clôture quelques heures plus tôt, à 90,93 dollars. Son équivalent américain, le baril de WTI, lâchait 7,11% à 88,00 dollars. Dans son échange avec la journaliste de CBS, Donald Trump a par ailleurs dit qu'il "réfléchissait à prendre le contrôle" du détroit d'Ormuz. Cela a ravi les investisseurs alors que la navigation est pratiquement bloquée dans ce passage stratégique pour le commerce mondial, où transite environ 20% du pétrole consommé chaque jour. Et nettement contrasté avec la panique du début de séance. A la reprise des marchés après la pause hebdomadaire, les cours avaient été entraînés dans une spirale haussière sans précédent, le Brent grimpant jusqu'à 119,50 dollars, le WTI jusqu'à 119,48 dollars. "Compte tenu des évènements géopolitiques du weekend, un certain nombre d'investisseurs ont cherché à acheter du pétrole", craignant de ne pas pouvoir le faire plus tard, commente auprès de l'AFP Andy Lipow, de Lipow Oil Associates. C'était la première fois depuis 2022 et les retombées de la guerre en Ukraine que les cours dépassaient les 100 dollars. Des mécanismes de vente automatique associés à la possibilité que les pays du G7 puisent dans leurs réserves stratégiques d'hydrocarbures ont mis un coup de frein à cette envolée dans la journée. Les ministres des Finances du groupe se sont dit "prêts" à le faire, assurant toutefois qu'il n'était pas encore temps de recourir à cette option. Cela pourrait engendrer la libération de 25 à 30% des stocks constitués sous l'égide de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), soit 300 à 400 millions de barils, d'après Ole R. Hvalbye, de SEB, interrogé par l'AFP, qui s'appuie sur des informations du Financial Times. "En cas de perturbation de l'approvisionnement en pétrole, les deux paramètres à prendre en compte sont le volume perturbé, c'est-à-dire la quantité qui nous manque, et la durée, c'est-à-dire la durée de la perturbation", souligne auprès de l'AFP Clayton Seigle, chercheur au Center for Strategic and International Studies. Depuis le début du conflit, les cours sont en forte hausse, de plus de 25%. Les investisseurs s'inquiétent des difficultés d'exportation des hydrocarbures issus du Golfe mais aussi désormais des ralentissements de production, les capacités de stockage des pays producteurs étant proches de leur niveau de remplissage. A l'issue de la séance régulière lundi, lee prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en mai, a terminé à 98,96 dollars (+6,76% par rapport à la clôture vendredi). Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en avril, a pris 4,26% à 94,77 dollars.

09.03.2026 à 21:03

Défense: Lula veut coopérer avec l'Afrique du Sud face au risque d'"invasion"

FRANCE24
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Les deux dirigeants sont critiques envers le conflit mené par les Etats-Unis et Israël au Moyen-Orient. "Je ne sais pas si le camarade Ramaphosa se rend compte que, si on ne prépare pas notre défense, un jour, quelqu'un nous envahira", a déclaré Luiz Inacio Lula da Silva lors de la visite d'Etat du président sud-africain à Brasilia. "Sur ce sujet, le Brésil a les mêmes besoins que l'Afrique du Sud", a-t-il insisté, sans citer de menace venant d'un pays en particulier. "Nous devons unir notre potentiel pour produire ensemble" de l'armement, a résumé Lula. "Nous avons beaucoup à apprendre les uns des autres", a dit pour sa part M. Ramaphosa, tout en admettant que le Brésil était "bien plus avancé" que l'Afrique du Sud en matière de "défense et d'aviation". "Ici, en Amérique du Sud, nous sommes une région de paix. Personne n'a de bombe nucléaire, et nous envisageons la défense comme une dissuasion", a affirmé Lula. Le Brésil et l'Afrique du Sud sont membres des Brics, groupe des pays émergents qualifié d'"anti-américain" par le président des Etats-Unis, Donald Trump. La Chine, la Russie et l'Iran en font également partie. Le président américain a proposé samedi d'aider les dirigeants d'Amérique latine à combattre les cartels de la drogue en menant des frappes de missiles américaines visant des barons de la drogue. La presse brésilienne a évoqué un entretien téléphonique entre le ministre brésilien des Affaires étrangères, Mauro Vieira, et son homologue américain Marco Rubio, sur une éventuelle désignation des deux plus grandes factions criminelles du Brésil comme organisations terroristes par Washington. Consulté par l'AFP, le ministère brésilien des Affaires étrangères n'a pas confirmé cette information. L'opposition de droite au Brésil a tenté en vain en 2025 de faire adopter une loi désignant comme terroristes les deux plus puissants groupes criminels du pays, le Comando Vermelho (CV) et le Primeiro Comando da Capital (PCC). Lula s'est ouvertement opposé à cette mesure et a critiqué les frappes américaines contre des bateaux de trafiquants de drogue présumés dans le Pacifique et dans les Caraïbes, qui ont fait plus de 150 morts depuis septembre.

09.03.2026 à 20:47

Khamenei après Khamenei : l’Iran fait le choix de la continuité face à Trump

Leela JACINTO
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Téhéran a désigné, lundi, un nouveau Guide suprême : Mojtaba Khamenei, fils d’Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour des frappes israélo-américaines sur l'Iran. Une succession rapide qui envoie un signal clair : malgré la guerre et les pertes subies, la République islamique entend s'engager dans la continuité du régime.
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Téhéran a désigné, lundi, un nouveau Guide suprême : Mojtaba Khamenei, fils d’Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour des frappes israélo-américaines sur l'Iran. Une succession rapide qui envoie un signal clair : malgré la guerre et les pertes subies, la République islamique entend s'engager dans la continuité du régime.

09.03.2026 à 20:39

PFAS: des élus craignent que ne soit "enterré" un rapport sur la dépollution

FRANCE24
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Cette mission d'inspection interministérielle, censée permettre d'élaborer un plan de financement de la dépollution de l'eau potable, notamment des PFAS ou "polluants éternels" et métabolites de pesticides, avait été évoquée fin octobre par la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, qui avait indiqué attendre "des propositions dans les trois mois". "On vient de nous dire que le rapport devrait sortir en début d'été", a indiqué à l'AFP Pierre Athanaze, vice-président de la métropole du Grand Lyon, à la sortie d'une réunion avec d'autres élus, reçus à leur demande par le cabinet de Mme Barbut. "J'ai peur que ce soit un rapport de plus qui soit enterré, il ya des armoires des ministères qui sont pleines de rapports qui n'ont jamais servi à rien", a déclaré M. Athanaze, également vice-président d'Amaris, association de collectivités pour la maîtrise des pollutions et risques industriels. Contacté par l'AFP, le ministère de la Transition écologique n'avait pas réagi dans l'immédiat. M. Athanaze s'est également inquiété, avec les élus, de ne pas avoir de nouvelles du décret instituant la "redevance PFAS", prévue par la loi de protection contre les "polluants éternels", et dont devraient s'acquitter les industriels émettant des PFAS dans l'eau. "Pour l'instant, c'est le principe +pollué-payeur+ et non pas le pollueur-payeur. Ça, il faut absolument qu'on arrive à l'inverser", a-t-il ajouté. D'ici là, les élus "demandent un fonds de solidarité" abondé par l'Etat, a indiqué Annick Dufils, maire de Malandry, petite commune ardennaise dont l'eau est polluée par les PFAS, déplorant une absence de réponses. Les élus ont enfin demandé la création "d'une instance où les collectivités puissent être représentées", au même titre que "les riverains" et que "les ONG, qui font un travail formidable sur le sujet", afin de pouvoir, "échanger avec les ministères", a indiqué M. Athanaze qui estime, sur ce point, avoir "été entendu". "Actuellement, le ministère a certainement beaucoup plus souvent la visite de France Chimie (syndicat professionnel) que des collectivités, donc il faut absolument qu'on puisse avancer différemment", a-t-il conclu.
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Cette mission d'inspection interministérielle, censée permettre d'élaborer un plan de financement de la dépollution de l'eau potable, notamment des PFAS ou "polluants éternels" et métabolites de pesticides, avait été évoquée fin octobre par la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, qui avait indiqué attendre "des propositions dans les trois mois". "On vient de nous dire que le rapport devrait sortir en début d'été", a indiqué à l'AFP Pierre Athanaze, vice-président de la métropole du Grand Lyon, à la sortie d'une réunion avec d'autres élus, reçus à leur demande par le cabinet de Mme Barbut. "J'ai peur que ce soit un rapport de plus qui soit enterré, il ya des armoires des ministères qui sont pleines de rapports qui n'ont jamais servi à rien", a déclaré M. Athanaze, également vice-président d'Amaris, association de collectivités pour la maîtrise des pollutions et risques industriels. Contacté par l'AFP, le ministère de la Transition écologique n'avait pas réagi dans l'immédiat. M. Athanaze s'est également inquiété, avec les élus, de ne pas avoir de nouvelles du décret instituant la "redevance PFAS", prévue par la loi de protection contre les "polluants éternels", et dont devraient s'acquitter les industriels émettant des PFAS dans l'eau. "Pour l'instant, c'est le principe +pollué-payeur+ et non pas le pollueur-payeur. Ça, il faut absolument qu'on arrive à l'inverser", a-t-il ajouté. D'ici là, les élus "demandent un fonds de solidarité" abondé par l'Etat, a indiqué Annick Dufils, maire de Malandry, petite commune ardennaise dont l'eau est polluée par les PFAS, déplorant une absence de réponses. Les élus ont enfin demandé la création "d'une instance où les collectivités puissent être représentées", au même titre que "les riverains" et que "les ONG, qui font un travail formidable sur le sujet", afin de pouvoir, "échanger avec les ministères", a indiqué M. Athanaze qui estime, sur ce point, avoir "été entendu". "Actuellement, le ministère a certainement beaucoup plus souvent la visite de France Chimie (syndicat professionnel) que des collectivités, donc il faut absolument qu'on puisse avancer différemment", a-t-il conclu.

09.03.2026 à 20:33

Maladies chroniques: trop de patients "décrochent" de leur traitement, alertent des experts

FRANCE24
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Quelque 42% des patients sous traitement de longue durée déclarent "avoir déjà oublié ou interrompu une prise" dans l'année écoulée, selon une étude Opinionway, réalisée pour le salon Medintechs (dédié à l'innovation en santé) lundi et mardi à Paris. "Le patient ne prend pas tous les jours ses médicaments, fait un break le week-end, prend la moitié de la dose, ou oublie régulièrement" a expliqué lors d'une conférence de presse le Pr Gérard Friedlander, professeur émérite à l'Université Paris-Cité. De nombreuses pathologies sont concernées: maladies cardiovasculaires, Alzheimer, Parkinson, cancer... "Les conséquences sanitaires sont catastrophiques": "c'est plus de ré-hospitalisations, plus d'aggravations", "de rechutes", et pour le système de santé, "un coût majeur", a souligné M. Friedlander. Parmi les malades d'hypertension artérielle, "20% ne vont pas acheter la première prescription", souvent sans prévenir leur médecin, qui dispose d'outils pour "détecter la non-observance" du traitement (analyses d'urine, des cheveux...) mais de manière "ponctuelle", a témoigné Michel Azizi, cardiologue spécialiste à l'Hôpital Georges Pompidou. Les causes sont multiples: "manque de temps du médecin" pour "expliquer la maladie", défaut de confiance du malade, "complexité" des traitements, qui nécessitent parfois d'avaler une dizaine de comprimés quotidiens, "effets secondaires", qui lorsqu'ils ne sont pas "graves" (vomissements, douleurs...), ne sont "pas systématiquement évalués", a souligné le Dr Mario Di Palma, oncologue à l'hôpital Gustave Roussy. L'adhésion au traitement nécessite "un dialogue important, prolongé", notamment lors de séances "d'éducation thérapeutique" difficilement accessibles, réservées en diabétologie "aux cas les plus graves", a pour sa part déploré Jean-François Thébaut, vice-président de la Fédération française des diabétiques. Il "attend beaucoup" du "nouveau statut de pré-ALD" (affection longue durée), prévu par le budget de la Sécu 2026, qui doit permettre des prises en charge "avant cette aggravation". Parmi d'autres solutions possibles: des "outils numériques", permettant avec l'aide de professionnels paramédicaux (pharmaciens, infirmiers...) de suivre le patient, évaluer les effets secondaires, ou "envoyer des rappels" par SMS au moment de prendre son comprimé. Industrie pharmaceutique, soignants et associations doivent "travailler ensemble", ont plaidé les intervenants, appelant aussi à développer de nouvelles mises en formes et modes d'administration des médicaments, à l'image de la PrEP, traitement préventif contre le VIH aujourd'hui administrable via deux injections annuelles.
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Quelque 42% des patients sous traitement de longue durée déclarent "avoir déjà oublié ou interrompu une prise" dans l'année écoulée, selon une étude Opinionway, réalisée pour le salon Medintechs (dédié à l'innovation en santé) lundi et mardi à Paris. "Le patient ne prend pas tous les jours ses médicaments, fait un break le week-end, prend la moitié de la dose, ou oublie régulièrement" a expliqué lors d'une conférence de presse le Pr Gérard Friedlander, professeur émérite à l'Université Paris-Cité. De nombreuses pathologies sont concernées: maladies cardiovasculaires, Alzheimer, Parkinson, cancer... "Les conséquences sanitaires sont catastrophiques": "c'est plus de ré-hospitalisations, plus d'aggravations", "de rechutes", et pour le système de santé, "un coût majeur", a souligné M. Friedlander. Parmi les malades d'hypertension artérielle, "20% ne vont pas acheter la première prescription", souvent sans prévenir leur médecin, qui dispose d'outils pour "détecter la non-observance" du traitement (analyses d'urine, des cheveux...) mais de manière "ponctuelle", a témoigné Michel Azizi, cardiologue spécialiste à l'Hôpital Georges Pompidou. Les causes sont multiples: "manque de temps du médecin" pour "expliquer la maladie", défaut de confiance du malade, "complexité" des traitements, qui nécessitent parfois d'avaler une dizaine de comprimés quotidiens, "effets secondaires", qui lorsqu'ils ne sont pas "graves" (vomissements, douleurs...), ne sont "pas systématiquement évalués", a souligné le Dr Mario Di Palma, oncologue à l'hôpital Gustave Roussy. L'adhésion au traitement nécessite "un dialogue important, prolongé", notamment lors de séances "d'éducation thérapeutique" difficilement accessibles, réservées en diabétologie "aux cas les plus graves", a pour sa part déploré Jean-François Thébaut, vice-président de la Fédération française des diabétiques. Il "attend beaucoup" du "nouveau statut de pré-ALD" (affection longue durée), prévu par le budget de la Sécu 2026, qui doit permettre des prises en charge "avant cette aggravation". Parmi d'autres solutions possibles: des "outils numériques", permettant avec l'aide de professionnels paramédicaux (pharmaciens, infirmiers...) de suivre le patient, évaluer les effets secondaires, ou "envoyer des rappels" par SMS au moment de prendre son comprimé. Industrie pharmaceutique, soignants et associations doivent "travailler ensemble", ont plaidé les intervenants, appelant aussi à développer de nouvelles mises en formes et modes d'administration des médicaments, à l'image de la PrEP, traitement préventif contre le VIH aujourd'hui administrable via deux injections annuelles.

09.03.2026 à 20:27

Moyen-Orient: Macron se pose en leader de la défense européenne, faute de leviers sur le conflit

FRANCE24
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Le président français a fait une visite express à Paphos, sur l'île méditerranéenne touchée par un drone de fabrication iranienne après le début du conflit déclenché le 28 février par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran. Message central: "lorsque Chypre est attaquée, c'est l'Europe qui est attaquée". Et la France répond présent pour la protéger, comme elle le fait pour ses partenaires du Golfe visés par des représailles iraniennes. Il a d'ailleurs évoqué, sans plus de précisions, de nouvelles "interceptions" de frappes qui se sont poursuivies ces derniers jours. "Ce qui est très important, et habile, dans ces déplacements, c'est qu'ils lui permettent de reprendre l'initiative alors que, depuis le début de la guerre, tous les Européens étaient placés devant le fait accompli", dit à l'AFP Cyrille Bret, chercheur à l'Institut Montaigne. "Montrer les muscles" "La position d'Emmanuel Macron est vraiment de montrer les muscles", en déployant "un effort capacitaire considérable", ajoute-t-il. Le Charles de Gaulle est en Méditerranée orientale dans le cadre d'un important dispositif aéronaval appelé aussi à mobiliser huit frégates et deux portes-hélicoptères amphibies dans une vaste zone incluant également la mer Rouge et le détroit d'Ormuz dans le Golfe. Même si les autorités françaises martèlent qu'il s'agit d'une posture strictement "défensive", et pas d'une participation directe au conflit, "l'engagement d'un groupe aéronaval d'une telle ampleur, c'est un vrai risque", estime cet expert: "ça rend la France encore plus une cible dans la région". En étant le premier dirigeant à se rendre à Chypre, et en ayant dépêché ces moyens militaires en coordination avec plusieurs pays, dont l'Italie et l'Espagne, Emmanuel Macron tente de conforter son rôle de leader de la défense européenne, une semaine après avoir mis la France au centre du jeu en proposant une dissuasion nucléaire "avancée" au service de l'Europe. "Votre présence aujourd'hui démontre la puissance de la France, celle d'une puissance d'équilibre, de paix aux côtés de ses amis", a-t-il lancé lundi aux marins du Charles de Gaulle. "Celle aussi d'une puissance européenne qui sait organiser autour d'elle et orchestrer la présence de plusieurs autres européens", a ajouté celui qui plaide depuis plusieurs années pour une autonomie stratégique du Vieux Continent. "Où est la voix de la France?" Par contraste, le Royaume-Uni est critiqué pour son déploiement plus poussif, alors même que c'est une base britannique qui a été touchée à Chypre. "Pour l'instant la réaction de la France est plutôt la bonne", a d'ailleurs reconnu l'un de ses principaux opposants, le président du Rassemblement national Jordan Bardella, lundi sur BFMTV. Sur le front diplomatique, toutefois, d'autres voix critiquent un certain embarras du chef de l'Etat, qui semble vouloir ménager les Etats-Unis et Israël, sans pour autant approuver leur opération ni y participer plus directement. "Où est la voix de l'Europe, où est la voix de la France?", a interrogé dimanche, sur la même chaîne, l'ex-Premier ministre Dominique de Villepin, qui prépare une candidature à la présidentielle de 2027. "C'est Pedro Sanchez qui sauve l'honneur de l'Europe", a-t-il estimé, saluant l'opposition plus résolue à cette guerre de la part du chef du gouvernement espagnol. Si Emmanuel Macron a été dimanche le premier dirigeant occidental à s'entretenir au téléphone avec son homologue iranien Massoud Pezeshkian depuis le début du conflit, et s'il a parlé à plusieurs reprises à Donald Trump et au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ses leviers diplomatiques sont limités. Pour l'instant, ses appels à la désescalade sont restés sans effet. Il n'a pu convaincre Israël de ne pas étendre le conflit au Liban en riposte à des tirs du Hezbollah pro-iranien, même s'il constate que l'armée israélienne n'a pas, à ce stade, lancé d'offensive terrestre d'ampleur.
Texte intégral (674 mots)
Le président français a fait une visite express à Paphos, sur l'île méditerranéenne touchée par un drone de fabrication iranienne après le début du conflit déclenché le 28 février par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran. Message central: "lorsque Chypre est attaquée, c'est l'Europe qui est attaquée". Et la France répond présent pour la protéger, comme elle le fait pour ses partenaires du Golfe visés par des représailles iraniennes. Il a d'ailleurs évoqué, sans plus de précisions, de nouvelles "interceptions" de frappes qui se sont poursuivies ces derniers jours. "Ce qui est très important, et habile, dans ces déplacements, c'est qu'ils lui permettent de reprendre l'initiative alors que, depuis le début de la guerre, tous les Européens étaient placés devant le fait accompli", dit à l'AFP Cyrille Bret, chercheur à l'Institut Montaigne. "Montrer les muscles" "La position d'Emmanuel Macron est vraiment de montrer les muscles", en déployant "un effort capacitaire considérable", ajoute-t-il. Le Charles de Gaulle est en Méditerranée orientale dans le cadre d'un important dispositif aéronaval appelé aussi à mobiliser huit frégates et deux portes-hélicoptères amphibies dans une vaste zone incluant également la mer Rouge et le détroit d'Ormuz dans le Golfe. Même si les autorités françaises martèlent qu'il s'agit d'une posture strictement "défensive", et pas d'une participation directe au conflit, "l'engagement d'un groupe aéronaval d'une telle ampleur, c'est un vrai risque", estime cet expert: "ça rend la France encore plus une cible dans la région". En étant le premier dirigeant à se rendre à Chypre, et en ayant dépêché ces moyens militaires en coordination avec plusieurs pays, dont l'Italie et l'Espagne, Emmanuel Macron tente de conforter son rôle de leader de la défense européenne, une semaine après avoir mis la France au centre du jeu en proposant une dissuasion nucléaire "avancée" au service de l'Europe. "Votre présence aujourd'hui démontre la puissance de la France, celle d'une puissance d'équilibre, de paix aux côtés de ses amis", a-t-il lancé lundi aux marins du Charles de Gaulle. "Celle aussi d'une puissance européenne qui sait organiser autour d'elle et orchestrer la présence de plusieurs autres européens", a ajouté celui qui plaide depuis plusieurs années pour une autonomie stratégique du Vieux Continent. "Où est la voix de la France?" Par contraste, le Royaume-Uni est critiqué pour son déploiement plus poussif, alors même que c'est une base britannique qui a été touchée à Chypre. "Pour l'instant la réaction de la France est plutôt la bonne", a d'ailleurs reconnu l'un de ses principaux opposants, le président du Rassemblement national Jordan Bardella, lundi sur BFMTV. Sur le front diplomatique, toutefois, d'autres voix critiquent un certain embarras du chef de l'Etat, qui semble vouloir ménager les Etats-Unis et Israël, sans pour autant approuver leur opération ni y participer plus directement. "Où est la voix de l'Europe, où est la voix de la France?", a interrogé dimanche, sur la même chaîne, l'ex-Premier ministre Dominique de Villepin, qui prépare une candidature à la présidentielle de 2027. "C'est Pedro Sanchez qui sauve l'honneur de l'Europe", a-t-il estimé, saluant l'opposition plus résolue à cette guerre de la part du chef du gouvernement espagnol. Si Emmanuel Macron a été dimanche le premier dirigeant occidental à s'entretenir au téléphone avec son homologue iranien Massoud Pezeshkian depuis le début du conflit, et s'il a parlé à plusieurs reprises à Donald Trump et au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ses leviers diplomatiques sont limités. Pour l'instant, ses appels à la désescalade sont restés sans effet. Il n'a pu convaincre Israël de ne pas étendre le conflit au Liban en riposte à des tirs du Hezbollah pro-iranien, même s'il constate que l'armée israélienne n'a pas, à ce stade, lancé d'offensive terrestre d'ampleur.

09.03.2026 à 20:09

Moyen-Orient : une guerre qui s'installe ?

Stéphanie ANTOINE
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La guerre au Moyen-Orient est entrée dans son 10ᵉ jour et l’escalade se poursuit. L’Iran a désigné Mojtaba Khamenei comme successeur du guide suprême Ali Khamenei, un geste de défiance à l'égard des États-Unis et d'Israël qui continuent leurs frappes. Les attaques se multiplient dans la région : dépôts pétroliers visés à Téhéran, frappe israélienne contre le Hezbollah à Beyrouth et tirs du Hezbollah sur le nord d’Israël. Dans ce contexte, le prix du pétrole s’envole.
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La guerre au Moyen-Orient est entrée dans son 10ᵉ jour et l’escalade se poursuit. L’Iran a désigné Mojtaba Khamenei comme successeur du guide suprême Ali Khamenei, un geste de défiance à l'égard des États-Unis et d'Israël qui continuent leurs frappes. Les attaques se multiplient dans la région : dépôts pétroliers visés à Téhéran, frappe israélienne contre le Hezbollah à Beyrouth et tirs du Hezbollah sur le nord d’Israël. Dans ce contexte, le prix du pétrole s’envole.

09.03.2026 à 19:45

Incendie des dépôts de carburant à Téhéran: une pollution massive de l'air et des sols

Audrey RACINE
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Depuis dimanche l'air est irrespirable à Téhéran. La faute au bombardement de dépôts de carburants. Les fumées issues de l'incendie ont obscurci le ciel de la capitale iranienne. Elles sont bien sûr dangereuses pour la santé humaine, pouvant causer des maladies respiratoires, des cancers, des irritations de la peau et des lésions aux yeux. Un nuage de pollution qui a été emmené par les vents jusqu'à 300 km de distance et qui en retombant a pollué les sols durablement.
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Depuis dimanche l'air est irrespirable à Téhéran. La faute au bombardement de dépôts de carburants. Les fumées issues de l'incendie ont obscurci le ciel de la capitale iranienne. Elles sont bien sûr dangereuses pour la santé humaine, pouvant causer des maladies respiratoires, des cancers, des irritations de la peau et des lésions aux yeux. Un nuage de pollution qui a été emmené par les vents jusqu'à 300 km de distance et qui en retombant a pollué les sols durablement.

09.03.2026 à 19:28

Guerre au Moyen-Orient : Macron annonce une mission pour rouvrir le détroit d'Ormuz

FRANCE24
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Emmanuel Macron a affirmé à Chypre préparer une future mission internationale "purement défensive" pour "rouvrir" le détroit d'Ormuz, et permettre la circulation de pétrole et de gaz, dans le cadre d'un important déploiement militaire français autour du conflit au Moyen-Orient.
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Emmanuel Macron a affirmé à Chypre préparer une future mission internationale "purement défensive" pour "rouvrir" le détroit d'Ormuz, et permettre la circulation de pétrole et de gaz, dans le cadre d'un important déploiement militaire français autour du conflit au Moyen-Orient.
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