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22.10.2026 à 21:27

FRANCE24
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Cette décision de la cour d'appel de Paris a été rendue jeudi contre l'avis du parquet, qui avait demandé à ce que les policiers, sortis quelques jours plus tôt de détention provisoire, soient réincarcérés, a précisé à l'AFP une source judiciaire. Les deux fonctionnaires, âgés de 36 et 24 ans, restent cependant assignés à résidence, sous bracelet électronique, a-t-elle ajouté. Ces policiers avaient été mis en examen et écroués le 1er novembre 2025, à Paris, pour viols et agressions sexuelles par personnes abusant de l'autorité conférée par leurs fonctions. Une femme les accuse de l'avoir violée à deux reprises dans la nuit du 28 au 29 octobre, alors qu'elle était présentée au parquet du tribunal de Bobigny. Situé au sous-sol du palais de justice, le dépôt est le lieu où attendent des dizaines de personnes chaque jour, tels les prévenus devant être jugés en comparution immédiate ou les personnes en garde à vue devant être présentées à un magistrat. Les deux policiers ont "reconnu la réalité des relations sexuelles" avec cette femme mais les "prétendent consenties", avait déclaré après leur mise en examen la procureure de Paris, Laure Beccuau. Cette mise en examen a été décidée sur la base des "déclarations de cette plaignante qui ont été corroborées par un certain nombre d'éléments que nous possédons au dossier", dont une vidéo retrouvée sur le portable d'un des policiers comme l'avait dit la plaignante, avait expliqué Mme Beccuau. "Ce sont autant d'éléments qui crédibilisent (la) parole" de la femme, et "questionnent sur la réalité d'un consentement lorsque l'on considère que cette femme était retenue au dépôt d'un palais de justice, donc qui était privée déjà de sa liberté d'aller et venir et était dans une situation en tout cas de contrainte physique", avait souligné la procureure. Jeudi, le parquet de Paris a précisé à l'AFP que "de nombreux actes ont été réalisés" dans cette information judiciaire, qui "se poursuit". - "Risque de pression" - Le ministère public a également détaillé le parcours judiciaire qui a conduit à la sortie de détention des deux mis en examen, confirmée en appel. Le parquet, qui représente l'accusation, a plaidé à plusieurs reprises pour leur maintien en détention, invoquant notamment "le trouble à l'ordre public manifeste et persistant s'agissant d'un acte sexuel sur une personne sous-main de justice, ainsi qu'un risque de pression sur la victime et de concertation entre mis en examen". Les juges du siège - juges d'instruction et juges de la cour d'appel - n'ont à chaque fois pas suivi ces réquisitions, rendant plusieurs décisions favorables à une libération. Sollicités par l'AFP, Mes Xavier Nogueras et Léa Canches, avocats de l'un des policiers, ont confirmé la décision concernant leur client mais n'ont pas souhaité commenter. Le conseil de l'autre fonctionnaire non plus. Au moment des faits, le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez avait déclaré que "s'ils (étaient) avérés, ces agissements (étaient) extraordinairement graves et inacceptables", précisant que les deux agents avaient "été immédiatement suspendus". Conditions "indignes" En protestation, le conseil de l'Ordre du barreau de Seine-Saint-Denis avait suspendu pendant deux semaines les interventions de ses avocats aux permanences pénales de Bobigny, deuxième tribunal de France. Puis une série de mesures avait été annoncée par les chefs de la juridiction, dont l'activation par les policiers affectés au dépôt du tribunal de leurs caméras-piétons à chacune de leurs interventions en cellule, ou la présence systématique d'une policière dans l'équipe de nuit. Ce dépôt de Bobigny est revenu sur le devant de l'actualité mercredi, lorsque le barreau de Seine-Saint-Denis a dénoncé les conditions "indignes" dans lesquelles des mineurs ont passé la nuit après leur interpellation en marge du mouvement lycéen ou de pillages. "Force est de constater que ces mineurs n'ont pas pu être accueillis (...) dans des conditions acceptables", a admis dans un communiqué le procureur de Bobigny, Alexandre de Bosschère.

22.10.2026 à 21:23

FRANCE24
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La salle des ventes de Sotheby's a retenu son souffle pendant près de 45 minutes de bataille entre les acheteurs par téléphone. Cette toile du maître de l'impressionnisme était présentée au public pour la première fois dans le cadre de la vente d'une collection de la famille Schlumberger. Le tableau de grandes dimensions (haut de 1,60 mètre et large de 1,80 mètre) n'avait jamais quitté l'hôtel particulier de la famille Schlumberger à Paris et n'était connu qu'à travers une photographie en noir et blanc. Il avait été acquis par Jeanne Schlumberger (1889-1983), "une brillante collectionneuse d'art", auprès de la famille du peintre, selon Thomas Bompard, codirecteur du département Moderne et Contemporain à Sotheby's France. "Iris" était estimé entre 22 et 30 millions d'euros, soit "la plus haute estimation jamais attribuée à une peinture présentée aux enchères en France", avait indiqué Sotheby's lors de la présentation de la vente en septembre. Que ce soit avec ses fameux nénuphars, ses paysages champêtres ou ses vues de Venise, Paris ou Londres, les toiles du peintre français (1840-1926) affolent régulièrement les salles des ventes partout dans le monde. Une représentation de "Meules" dans un champ de Claude Monet avait été adjugée à 110,7 millions de dollars en 2019 à New-York. Jeudi, trois autres oeuvres de Monet ont été vendues lors des enchères organisées par Sotheby's, dont "Saule pleureur", vendu à 9,6 millions d'euros et "La Seine à Vernon" pour 4,2 millions d'euros. Le montant total des ventes des 27 oeuvres présentées atteint 74,4 millions d'euros (frais inclus). "Cette collection est extraordinaire de par son histoire et la qualité des œuvres qui la composent", soulignait mi-septembre Thomas Bompard au moment de la présentation des oeuvres. Retour en Provence Au mois d'avril, un autre tableau de Monet, "Vétheuil, effet du matin", avait été vendu pour 10,2 millions d'euros à Paris, et était devenu la toile la plus chère jamais vendue de l'artiste en France. Trois peintures de Paul Cézanne classées "trésors nationaux" ont par ailleurs été retirées de la vente quelques heures avant le début des enchères "dans la perspective de leur retour dans la ville natale de l'artiste, Aix-en-Provence", indique Sotheby's. Ce retour est le fruit d'un échange "entre les actuels propriétaires et la ville d'Aix-en-Provence, qui, avec le soutien du ministère de la Culture, envisage l'acquisition de ces œuvres pour le Musée Granet", poursuit la maison de vente américaine. Une autre vente aux enchères était organisée jeudi par la maison Christie's. Vingt-six œuvres ont été adjugées, dont deux tableaux de Claude Monet, "Bord des falaises à Pourville", vendu pour 12,7 millions d'euros et "Trois pots de tulipes", pour 3,1 millions d'euros. Une œuvre de Pierre-Auguste Renoir, "Jeunes filles au bord de la mer", a été adjugé à 5,8 millions d'euros et "Nature morte au gruyère" de Pablo Picasso à 3 millions d'euros. Le montant total de la vente de Christie's est de 41,6 millions d'euros. Basée aux États-Unis, Sotheby's fait partie des deux plus grandes maisons de vente du globe avec sa rivale britannique Christie's. Le chiffre d'affaires annuel mondial de Sotheby's s'élève à 7 milliards de dollars, tandis que le total mondial des ventes de Christie's culminait à 6,2 milliards de dollars en 2025.

22.10.2026 à 21:19

FRANCE 24
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La Chancellerie a dévoilé un document qui dresse le profil type des personnes interpellées lors des manifestations marquées par des violences et des pillages ces dernières semaines en France. Le portrait type correspond à un homme âgé entre 18 et 25 ans, de nationalité française, inconnu de la justice, incarcéré pour pillages ou violences envers la police. 
Texte intégral (549 mots)
La Chancellerie a dévoilé un document qui dresse le profil type des personnes interpellées lors des manifestations marquées par des violences et des pillages ces dernières semaines en France. Le portrait type correspond à un homme âgé entre 18 et 25 ans, de nationalité française, inconnu de la justice, incarcéré pour pillages ou violences envers la police. 
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