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08.09.2026 à 08:37

FRANCE24
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Aux Galeries Lafayette boulevard Haussmann, des dizaines de personnes se pressent dans une boutique éphémère aux tons rose et gris, imaginée avec A&R Studios, le studio créatif d'Universal Music France. "C'est cool parce que Céline, ce n'est pas une artiste à merchandising. Les objets dérivés ont commencé à Las Vegas mais, sur les concerts habituels, on n'avait pas ça du tout", assure Anthony Cayer, admirateur de la chanteuse rencontré par l'AFP devant le célèbre magasin parisien, à quelques jours du premier concert de la star québécoise, samedi. Au total, ce membre des Red Heads - la plus grande communauté mondiale de fans de Céline Dion - a déboursé presque 400 euros en quelques minutes. "Il y a le vinyle +Live à Paris+ édition exclusive, les macarons, le carnet, le foulard, les chaussettes, un sweat", énumère ce collectionneur. Parcours hors-norme, image glamour et lien avec le public: les marques voient dans ce retour sur scène une bonne occasion d'associer leur nom à celui de la star. Maje, marque parisienne positionnée sur le segment "luxe accessible", propose un T-shirt à 125 euros, estampillé du message "Celine Dion Paris tickets for sale ?", clin d’œil à la billetterie prise d'assaut. Caramel, pistache, fruit de la passion: le chef pâtissier star Pierre Hermé propose un coffret de macarons aux airs de lingot d'or (25 euros les 4, 38 euros les 8), renfermant des saveurs appréciées par la chanteuse. Sous licence Plus accessibles, des produits dérivés sont aussi présents dans les rayons de certains supermarchés U, Leclerc ou Auchan. Avec la mode sous licence, en forte croissance en France, le secteur atone de l'habillement espère un coup de fouet. Les marchandises proviennent de sociétés spécialisées, comme le distributeur mondial Bravado, filiale d'Universal Music Group qui commercialise des produits officiels pour des artistes, dont Céline Dion. La star est pourtant signée chez Sony, une autre major du disque concurrente d'Universal, mais il est courant qu'un artiste ait des partenaires différents selon ses activités. Droits phonographiques (albums) et licence merchandising peuvent être détenus par des entités distinctes. De son côté, l'enseigne de prêt-à-porter Pimkie a négocié avec Sahinler, grossiste de vêtements sous licence, pour proposer quatre articles (trois T-shirts et un sweat) uniquement en ligne. Cette capsule "marche très bien sur le web, on a vendu plus de la moitié de tout le stock en quelques jours" sur un total d'"un peu moins de 10.000 pièces", détaille à l'AFP Clément Perrigouard, responsable Style et collection chez Pimkie. L'enseigne a sélectionné auprès du fournisseur les visuels qu'elle souhaitait apposer sur les vêtements, puis a défini les matières et formes qui collaient à son identité. Cette microcollection s'est rapidement imposée, "vu le buzz" suscité par l'annonce du retour de la chanteuse, glisse M. Perrigouard. Le merchandising de Céline Dion reste toutefois plus discret que celui d'autres artistes comme Taylor Swift - ses bijoux et son "Swiftopoly", sa déclinaison du Monopoly -, ou le groupe de K-Pop BTS avec son bâton lumineux officiel pour leurs concerts. Le marché mondial des produits dérivés musicaux devrait atteindre 16,3 milliards de dollars d'ici 2030, selon un rapport du cabinet londonien MIDiA Research, spécialisé dans l'industrie du divertissement.

08.09.2026 à 08:23

FRANCE24
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Si "l'exposition au tabagisme passif est un risque sanitaire mondialement reconnu, pour lequel il n'existe aucun seuil d'inhalation sans danger", les auteurs ont passé au crible l'ensemble des études publiées sur le site PubMed - une bibliothèque en ligne d'études scientifiques médicales, gérée par les National Institutes of Health américains - de 2010 à 2025, pour tenter d'évaluer son impact sur neuf conséquences pour la santé, dont l'asthme. Leurs travaux s'efforcent, en synthétisant des enquêtes en population générale et des données sur la composition des ménages, d'estimer la prévalence de l'exposition au tabagisme passif et de quantifier la charge de morbidité qui lui est attribuable dans 204 pays et territoires entre 1990 et 2023, par âge et par sexe. Ils ont calculé qu'environ 2,7 milliards de personnes dans le monde avaient été exposées au tabagisme passif cette année-là, dont 767 millions d'enfants de 0 à 14 ans. Cette exposition se serait soldée par 1,66 million de décès prématurés, sur les 8 millions de morts imputables au tabac en 2023. Le tabagisme passif aurait aussi fait perdre 44,8 millions d'années de vie en bonne santé au niveau mondial, principalement en raison de cardiopathies ischémiques, maladie du cœur causée par un manque d'oxygène dans le muscle cardiaque, selon cette étude. Chez les enfants, l'exposition au tabagisme passif aurait causé 5,16 millions d'infections des voies respiratoires, toujours en 2023. Les fumeurs passifs sont exposés à deux types de fumées: celle émanant de l'extrémité incandescente des produits du tabac, et celle expirée par les fumeurs. La première, "ni filtrée ni issue d'une combustion complète", présente "des concentrations plus élevées de composés toxiques et cancérigènes" que la seconde. Ces expositions "augmentent le risque de maladies cardiovasculaires, respiratoires, métaboliques", rappelle l'étude, et les enfants "y sont particulièrement vulnérables". Or, malgré une baisse de 22% de la prévalence mondiale du tabagisme depuis 1990, "le nombre absolu de personnes exposées (au tabagisme passif) est resté stable à l'échelle mondiale, tout en augmentant fortement en Afrique subsaharienne ainsi qu'en Afrique du Nord et au Moyen-Orient", ont observé les scientifiques. Selon l'étude, il est urgent de renforcer les politiques de lutte anti-tabac, "en particulier pour protéger les femmes et les enfants", dans "les lieux publics comme le cadre domestique", car le tabagisme passif "demeure un facteur majeur de perte de santé à l'échelle mondiale.

08.09.2026 à 08:15

FRANCE24
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Les neuf syndicats représentatifs, dont huit réunis en intersyndicale, tentent d'arracher des moyens financiers, matériels et humains ainsi qu'un recentrage de leurs missions. Ils appellent pour ce faire à la grève à partir de mardi, alors que doivent leur être présentés à 11H00 au ministère de l'Intérieur les premiers chapitres d'un projet de loi dite de modernisation de la sécurité civile. Leur préavis court jusqu'au 20 octobre, date du début de l'examen du projet de loi de finances censé contenir d'autres mesures les concernant, avec comme point d'orgue une manifestation à Paris le 29 septembre. Même si le mouvement n'aura pas d'impact sur les secours car des réquisitions sont possibles, des Landes au Limousin ou à la région parisienne, les attentes sont très fortes et les pompiers professionnels -- des fonctionnaires territoriaux, comptent déployer banderoles et messages sur les camions pour les signifier. Plus de 20 ans après la dernière loi de modernisation, "on attend beaucoup du texte" né du Beauvau, cette concertation entamée en 2024 mêlant pompiers, Samu, financeurs et autres acteurs d'un système jugé à bout de souffle, commente Christophe Sansou (FO). "On ne s'attend pas à ce que le gouvernement sorte un lapin du chapeau", relativise toutefois Sébastien Delavoux (CGT), car selon lui, cette loi ne comprendrait pas de mesures structurelles, notamment le financement des services départementaux d'incendie et de secours (SDIS). Sur les plus de six milliards d’euros de budget des SDIS, plus de cinq milliards sont financés par les collectivités territoriales, dont 59% par les départements, d'où de grandes disparités selon les territoires. "Métier dangereux" La santé est une autre revendication majeure des syndicats, tout comme les embauches. Pour le premier point, "ce qui nous met en colère aussi, c'est qu'on ne soit pas reconnu métier dangereux", résume Xavier Boy, du syndicat FA SPP-PATS et porte-parole de l'intersyndicale. Plusieurs soldats du feu sont morts en intervention cette année, et des dizaines d'autres ont été blessés, en particulier lors des méga-feux du Sud-Ouest. Concernant le second point, l'intersyndicale réclame l'embauche de 21.000 professionnels, un nombre calculé sur la base d'un rapport de l'Inspection générale de l'administration (IGA) de 2025, autant de postes aujourd'hui occupés par des pompiers volontaires, explique M. Boy. "Changer la réalité" D'autres représentants de la profession ont rejoint le concert de revendications, dont l'association nationale des directeurs départementaux des SDIS (Andsis) qui note que "le changement climatique modifie profondément la nature, l'intensité et la géographie des risques". "Dans le même temps, les SDIS continuent d'assurer, sans rupture, leurs missions quotidiennes de secours d'urgence aux personnes, dont le volume ne cesse de progresser sous l'effet des évolutions démographiques, sociales et sanitaires encore accentué par les difficultés des acteurs de la santé", relève l'Andsis. Depuis 2002, le nombre d’interventions a progressé de plus de 30%, et la part du secours d’urgence aux personnes est passée de 59% à 87% des missions. "Cette situation ne permet plus de différer encore les décisions attendues depuis plusieurs années", juge l'Andsis. La fédération nationale des sapeurs-pompiers, association qui revendique 290.000 adhérents, donne aussi de la voix, estimant qu'"une loi de modernisation ne peut pas se contenter de moderniser les mots. Elle doit changer la réalité". Selon un document consulté par l'AFP, le projet de loi comprend un renforcement du pilotage de la mission de secours d'urgence via un contrat territorial. Déjà présent dans le projet de loi sur la décentralisation mais finalement retiré, il avait été bien accueilli par les pompiers, tandis qu'il avait été rejeté par nombre de syndicats hospitaliers. Il prévoit de placer la coordination entre le Samu, les ambulanciers privés, les SDIS et les associations agréées de type Protection civile, sous l'autorité du préfet chargé de définir les responsabilités de chacun. Le texte contient également un serpent de mer: les plateformes communes de gestion des appels. D'autres mesures sont en attente de validation interministérielles, selon plusieurs sources proches du dossier.
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