sorayafettih
Parler climat sans parler budget, c’est rester au niveau des intentions. Nous voulons parler moyens, choix politiques et justice fiscale. Depuis fin janvier, avec nos allié·es du Bruit Qui Court, nous avons lancé la mobilisation dans plusieurs territoires. Les actions “Découpe ta baguette” rendent les budgets municipaux concrets et accessibles pendant que les gazettes “Miche-matin” circulent et nous permettent d’informer et sensibiliser simplement les gens. Notre pétition se signe, et nous interpellons directement mais tranquillement les candidat·es et les maires. L’objectif est clair : transformer les futur·es élu·es en influenceur·ses de la taxation des ultra-riches pour peser sur les décisions prises à Paris. C’est essentiel pour débloquer des financements afin d’agir au local pour maintenir les services publics, accélérer la transition et mieux se préparer et répondre aux impacts climatiques. La bonne nouvelle c’est que la dynamique est enclenchée, et la pression citoyenne commence à produire des résultats. La preuve, nous avons déjà récolté plusieurs engagements de candidat·es aux municipales ! En parallèle du lancement de notre mobilisation sur le terrain, le 11 février, à Marseille, nous avons co-organisé avec plusieurs collectifs marseillais un débat municipal non partisan. Pendant deux heures, les candidat·es ont dû répondre de manière précise et chronométrée à des questions sur le financement des transports, l’adaptation climatique, la justice fiscale et les leviers concrets de la transition. Poste Instagram qui reprend les éléments principaux partagés par les candidat·es de gauche à la Mairie de Marseille Il ne s’agissait pas d’un débat d’opinion, mais d’un espace d’exigence démocratique : sortir des déclarations vagues et clarifier les engagements. Aucune consigne de vote, mais une volonté ferme de rendre les positions comparables et de permettre un suivi dans le temps. Des actions sont en cours ou prévues à Marseille, Nice, Toulouse, Agen, Paris, Bordeaux et en Corrèze. Des milliers de sachets de de baguettes circulent, des bénévoles rejoignent la campagne, et les interpellations d’élu·es se multiplient. On est inarrêtables ! Et vous pouvez encore la rejoindre, en quelques clics et actions simples : Consulter le kit de mobilisation Ville après ville, nous construisons un rapport de force local qui remet la justice budgétaire au centre des priorités municipales. Ce travail patient d’implantation et d’enracinement dans les problématiques locales est essentiel : c’est à l’échelle communale que se décident des politiques qui transforment concrètement la vie quotidienne des millions de français·es. Des militant·es et membres du Bruit Qui Court en pleine action “Baguette” à Châtelet, Paris. Les maires, en plus de décider localement de projets essentiels à notre bien-être, ont également un fort pouvoir d’influence politique. Un de ces pouvoirs est celui de nommer les sénateurs et sénatrices. Et cela tombe parfaitement, puisqu’en septembre 2026, ils et elles renouvelleront la moitié des membres du Sénat. Un·e maire en faveur de la justice fiscale et sociale = un·e sénateur·ice en faveur de ces mêmes demandes au Sénat. Pour rappel, à l’été 2025, il ne nous a manqué que 30 voix pour enfin obtenir l’adoption de la proposition de loi Taxe Zucman. 30 voix ! Les élections municipales déterminent des choix très concrets : transports publics, logement, urbanisme, qualité de l’air, alimentation locale, services publics de proximité. Derrière chacune de ces politiques se trouvent des décisions budgétaires nationales et locales. Si nous voulons des villes plus justes et plus résilientes face à la crise climatique, nous devons parler d’argent et de redistribution. Mettre la question fiscale et budgétaire au cœur de la campagne, c’est refuser que nos communes se contentent de miettes, c’est refuser que la transition soit réduite à un discours sans moyens . La situation climatique est plus urgente que jamais, mais cette séquence montre que lorsque nous nous organisons collectivement, nous pouvons faire bouger les lignes du débat public. Cette campagne ne fait que commencer. Plus nous serons nombreuses et nombreux à interpeller nos maires et les candidat·es dans nos villes et nos villages, à organiser des actions locales et à exiger des engagements clairs, plus nous pèserons dans les choix à venir. La bataille des municipales est aussi une bataille pour savoir à quoi servent nos budgets communaux. Alors rejoignez notre mouvement de personnes engagées, fun et motivées en faisant la première étape : signer notre pétition ! Ensemble, faisons-en un levier puissant pour le climat et la justice sociale. The post Lancer la bataille des municipales sur le terrain du budget 💰 appeared first on 350 Français. Texte intégral (1621 mots)

Une mobilisation qui prend racine
À Marseille, mettre les financements au centre du débat

Une dynamique qui s’étend

Pourquoi le budget de l’État est un enjeu climatique
La suite nous appartient : nous rejoindrez-vous ?
fanny
Alors que la crise climatique n’a jamais été aussi pressante, le Sénat a adopté hier en séance publique une proposition de loi visant à relancer l’extraction d’hydrocarbures dans les territoires d’Outre-mer. En tentant de ressusciter des projets pétroliers et gaziers, le Sénat opère un recul démocratique et environnemental sans précédent, piétinant l’héritage de la loi Hulot. Cette décision, prise à rebours de la science et de l’avis de la Cour internationale de justice concernant les obligations des États en matière de changement climatique, constitue une provocation envers les populations ultra-marines. À l’heure où chaque dixième de degré compte, ce texte nuit à la crédibilité de la France en matière de leadership climatique. « En offrant les Outre-mer sur un plateau aux lobbies pétroliers, le Sénat signe le sabordage des engagements climatiques de la France dont l’accord de Paris. Prétendre que l’extraction de pétrole et de gaz garantit notre souveraineté énergétique est un mensonge cynique et une insulte aux populations qui subissent déjà de plein fouet la montée du niveau des mers et les cyclones dévastateurs dopés par les énergies fossiles. Plutôt que de sacrifier les territoires d’Outre-mer, les responsables politiques feraient mieux de s’attaquer à la rente indécente des entreprises fossiles qui accumulent des bénéfices historiques au prix de notre avenir. Bien que très tardive, l’opposition du gouvernement à cette proposition de loi est vitale. Si le texte devait arriver jusqu’à l’Assemblée, il appartiendrait alors aux député·es de faire barrage à ce retour en arrière et d’appeler à une révolution des énergies renouvelables. L’urgence est de tourner définitivement la page des énergies fossiles, pas d’en écrire un nouveau chapitre au mépris de la dignité des territoires et des populations ultra-marines. » Ilang-Ilang Quijano, responsable des campagnes médias chez 350.org, ilang.quijano@350.org, +639175810934 The post Retour vers le passé: le Sénat cède les Outre-mer aux intérêts des géants fossiles appeared first on 350 Français. (441 mots)
Fanny Petitbon, Responsable France de l’ONG 350.org:
Contact médias :
fanny
Le président américain Donald Trump a signé un décret retirant les États-Unis de 66 organisations internationales, dont la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), traité datant de 1992 qui encadre la coopération internationale en matière de lutte contre le changement climatique, ainsi que de l’autorité scientifique qu’est le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC). Le président Trump a déclaré que ces organisations faisaient la promotion de « politiques climatiques radicales » et d’une gouvernance mondiale qui « ne servent plus les intérêts américains ». Alors que le président Trump affirme que les contribuables américains ont dépensé des milliards pour les traités des Nations unies sans « grand retour sur investissement », l’accord de Paris à lui seul a permis d’infléchir la trajectoire de réchauffement prévu d’ici 2100 de 3,6 °C à 2,7 °C grâce à la coopération internationale en matière de climat. Cette semaine marque tristement le premier anniversaire des incendies de Los Angeles, dopés par le changement climatique, qui ont contraint 100 000 Américain·e·s à fuir leur domicile, coûté la vie à plus de 400 d’entre eux, et généré 60 milliards de dollars de dégâts. Cela devrait servir de piqûre de rappel au président américain sur ce que le chaos climatique signifie pour ses propres citoyen·ne·s. « En tournant le dos à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, le président Donald Trump commet une faute historique, tant humaine qu’économique. Alors que Los Angeles porte encore les stigmates des méga-feux dopés par la crise climatique d’il y a un an, cette décision met à mal l’avenir des citoyen·ne·s américain·e·s de plus en plus touché·e·s par des cyclones, incendies et inondations, tout en portant un sérieux coup à la compétitivité américaine face à l’inéluctable révolution verte. La sortie des États-Unis de l’Accord de Paris et de la CCNUCC sont des revers pour la diplomatie climatique mais aucun autre pays ne leur a emboîté le pas. Isolé diplomatiquement, Washington laisse le champ libre à la France, forte de sa présidence du G7, de transformer ce revers en un sursaut mondial pour une sortie juste et définitive des énergies fossiles. « Les États-Unis se tirent une balle dans le pied en devenant le seul pays au monde à se retirer de la course contre la montre dans laquelle l’humanité est engagée pour sauver la planète et les générations futures. Les énergies renouvelables sont en train de changer rapidement et profondément les ressorts de l’économie mondiale. Quitter la CCNUCC dans une tentative désespérée de s’accrocher à l’ancien monde des énergies fossiles ne leur permettra pas de gagner en force économique, mais au contraire les condamnera à la faiblesse et à l’isolement. Cela ne nous empêchera pas de continuer à exiger des États-Unis, le plus grand émetteur historique de gaz à effet de serre au monde, qu’ils remplissent leur devoir moral de réduire leurs émissions et de soutenir les populations les plus vulnérables au changement climatique. Cela n’arrêtera pas non plus les plus de 80 pays qui ont affirmé lors de la COP30 leur détermination à développer une feuille de route de sortie du pétrole, du gaz et du charbon. Le président Trump ne peut pas bloquer la dynamique mondiale en faveur des énergies propres et de la justice climatique, mais il fait perdre aux États-Unis des milliards d’investissements en faveur de la protection du climat et tirent un trait sur le fait de montrer l’exemple, alors que de plus en plus d’entreprises, de gouvernements et de communautés en première ligne des impacts climatiques, construisent déjà l’économie de demain basée sur les renouvelables. » « La coopération internationale en matière de climat ne devrait pas être à la merci des décisions du gouvernement américain, et nous continuons à compter sur notre propre peuple pour faire preuve d’un véritable leadership climatique. Malgré le blocage des pays riches, le Pacifique a toujours défendu la fin des énergies fossiles et a permis de décrocher la décision historique de la Cour internationale de justice sur le climat. Ce n’est pas le moment pour d’autres gros émetteurs historiques d’échapper à leurs responsabilités, comme le font les États-Unis. Alors que ceux qui détiennent le pouvoir cherchent à diviser la communauté internationale, il est plus important que jamais de rester uni·e·s dans notre combat pour garantir un avenir sûr et viable à nos enfants. » Kim Bryan, responsable de la stratégie et des relations médias chez 350.org, kim.bryan@350.org, +447770881503 Ilang-Ilang Quijano, responsable des campagnes médias chez 350.org, ilang.quijano@350.org, +639175810934 The post Réaction de 350.org au retrait des États-Unis de la CCNUCC et de multiples organisations internationales appeared first on 350 Français. Texte intégral (1041 mots)
Fanny Petitbon, Responsable France chez 350.org :
Savio Carvalho, Directeur des campagnes et des réseaux chez 350.org :
Fenton Lutunatabua, Responsable du programme Pacifique et Caraïbes chez 350.org :
Contacts médias :
sorayafettih
Léa Renault Chloé Sublet Nous sommes nées aux extrémités opposées de la France. L’une a grandi en Provence, dans le sud, l’autre dans les Hauts-de-France, dans le nord. Des régions différentes, des réalités différentes – mais on se posait les mêmes questions sur la justice, la responsabilité des crises et notre avenir. Nos chemins se sont finalement croisés à Paris, où nous sommes devenues amies grâce à notre travail commun dans la communication et à nos valeurs partagées. Comme beaucoup de personnes de notre génération, nous savions déjà que le changement climatique était sérieux. Mais avec le temps, il est devenu clair que non seulement cette crise était massive, mais aussi profondément injuste : ceux qui contribuent le moins paient le prix le plus élevé, tandis que ceux qui l’alimentent et en profitent le plus restent largement protégés. Comprendre cela a rendu notre engagement dans la campagne Taxons leurs milliards, menée par 350.org, une étape naturelle et nécessaire de notre parcours. En France, le même schéma se répète, encore et toujours. Les politiques climatiques sont repoussées à plus tard. Les budgets pour l’action environnementale diminuent. Le débat public dérive vers de fausses priorités. Pendant ce temps, les impacts de la crise climatique sont de plus en plus visibles. Les vagues de chaleur commencent plus tôt et durent plus longtemps chaque année, et certaines de nos familles deviennent de plus en plus vulnérables aux températures extrêmes. Beaucoup de personnes peinent à payer leurs factures d’énergie qui explosent pour chauffer leurs logements mal isolés, rendant à la fois la chaleur et le froid difficiles à supporter. Le constat est clair: les inégalités décident qui peut s’adapter ou non. Pour nous, agir signifiait se montrer présentes. Nous croyons fermement au principe du « penser global, agir local », et c’est ainsi que nous avons trouvé notre place dans le mouvement climat aux côtés de 350.org. Agir ensemble dans la rue a tout changé. Nous avons participé à l’action « Rentrée des classes parlementaire» devant l’Assemblée nationale en septembre 2024, à la puissante action « Taxez-moi. Je suis riche » devant le Sénat en juin 2025, et à la marche parisienne « Climat, Justice, Libertés » en septembre 2025. Ces moments n’étaient pas isolés ; ils faisaient partie d’un élan de plus en plus puissant pour exiger des comptes de la part de celles et ceux qui nous gouvernent. Chloé et Léa lors de l’action Draw the Line à Paris, septembre 2025 À travers ces mobilisations, une chose est devenue impossible à ignorer : nous ne pouvons pas financer une transition climatique juste en faisant peser le poids sur les gens ordinaires. Les ménages aux revenus moyens et modestes sont déjà à bout de souffle, tandis que les grandes fortunes continuent de croître – tout en détruisant la planète avec leurs émissions de gaz à effet de serre démesurées. Taxons leurs milliards dénonce cette injustice de manière claire et directe. Demander aux milliardaires de payer leur juste part n’est pas radical. C’est du bon sens. En France, cette idée a longtemps été rejetée, jugée comme irréaliste. Mais la campagne Taxons leurs milliards a contribué à changer l’opinion publique. S’appuyant sur des études solides, des données claires et des actions visibles, la taxation des grandes fortunes est devenue un véritable sujet de débat national. Même lorsque des propositions comme la taxe Zucman ont été bloquées, l’élan n’a pas disparu. La conversation a évolué, et ce changement compte. Pour nous, Taxons leurs milliards s’inscrit dans la continuité de nos valeurs, de nos actions et de notre conviction que la justice climatique ne sera possible que lorsque les vrais responsables seront nommés et que des comptes leurs seront exigés. Nous savons que ce travail prendra du temps et que le chemin sera semé d’embûches. Mais pas à pas, action après action, nous contribuons à faire bouger les lignes, pour que ce qui avant été considéré comme utopiste rentre dans le champ des possibles. The post Les gens ordinaires ne peuvent pas continuer à payer pour une crise dont ils ne sont pas responsables appeared first on 350 Français. Texte intégral (1184 mots)



🌱 Bon Pote
Actu-Environnement
Amis de la Terre
Aspas
Biodiversité-sous-nos-pieds
🌱 Bloom
Canopée
Décroissance (la)
Deep Green Resistance
Déroute des routes
Faîte et Racines
🌱 Fracas
F.N.E (AURA)
Greenpeace Fr
JNE
La Relève et la Peste
La Terre
Le Lierre
Le Sauvage
Low-Tech Mag.
Motus & Langue pendue
Mountain Wilderness
Negawatt
🌱 Observatoire de l'Anthropocène