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Peut-on parler d’intelligence des plantes ? Les arbres-mères existent-ils ? Fleur Daugey, éthologue, fait le point sur les controverses autour de la sensibilité, de la communication, de la personnalité ou de la conscience, réelles ou supposées, des plantes. Si l’ensemble des biologistes reconnaît les facultés sensorielles des plantes, certains hésitent encore à parler d’intelligence végétale. Les plantes échangent des informations avec d’autres plantes et d’autres animaux ; elles sont capables d’apprentissage et de mémorisation et déploient une forme de sensibilité et de communication étonnamment proche de l’intelligence collective des insectes sociaux. Elles font partie de la grande famille du vivant : elles font face aux mêmes contraintes et aux mêmes défis pour vivre, survivre et se reproduire. Sensibilité, communication, intelligence, personnalité… La botanique continue d’explorer ces questions et d’accumuler les preuves qui bousculent nos préjugés. Cela s’inscrit dans la lignée des grandes révolutions qui ont fait l’histoire des sciences, de celle qui nous pousse à repenser notre représentation du monde, et de nous-même. Un ouvrage d’une grande fraicheur d’esprit, qui œuvre pour le respect des êtres vivants parmi les moins protégés : les plantes. . L’article L’intelligences des plantes par Fleur Daugey est apparu en premier sur Journalistes Écrivains pour la Nature et l'Écologie. (308 mots)
Éditions Ulmer, 208 pages, 20 € – www.editions-ulmer.fr
Contact presse : Sonia Henri. Tél.: 01 88 26 01 81- presse@editions-ulmer.fr
(Gabriel Ullmann)
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Il s’agit d’un très bel ouvrage, tant sur la forme avec de nombreuses illustrations didactiques, que sur le fond pour nous faire mieux connaître et apprécier les forêts et ses écosystèmes. Construit en cinq parties, l’ouvrage se donne le but, réussi, d’aider à randonner sereinement, à découvrir le fonctionnement de la forêt avec des questions réponses ludiques et instructives, pour vivre les meilleurs moments pour s’y promener, en gardant tous les sens en éveil. Il détaille sept balades d’exception au fil des saisons et fait le tour de France métropolitaine (mais sans carte d’ensemble) des 15 forêts d’Exception® bénéficiant du label décerné par l’Office national des forêts en raison du caractère exceptionnel de leur histoire, paysage, faune et flore, beauté et qualité des arbres et aussi de l’engagement des partenaires du territoire. Les deux auteurs, spécialistes de la forêt et de la randonnée, nous les font découvrir : L’Aigoual, Le bassin d’Arcachon, Bercé, Boscodon, La Grande Chartreuse, Darney-La Vôge, Fontainebleau, Haguenau, La montagne de Reims, Retz, Rouen, Sainte-Baume, Tronçais, Val-Suzon, Verdun. C’est un véritable guide nature pour tous les amoureux de la forêt, doublé d’un tour de France des plus belles forêts françaises. . L’article Balades en forêts d’exception – Découvrir, comprendre, aimer par Bernard Deman et François Aureau est apparu en premier sur Journalistes Écrivains pour la Nature et l'Écologie. (344 mots)
Éditions Delachaux et Niestlé, 208 pages, 24,90 € – www.delachauxetniestle.com
Contact presse : Jessica Fehr. Tél.: 06 30 67 97 46 – j.fehr@fleuruseditions.com
(Gabriel Ullmann)
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Quel meilleur moyen de comprendre la biophysique du vol plané des grands rapaces et d’autres voiliers comme les cigognes que de l’expérimenter soi-même ? C’est l’histoire de Michel Mouze, professeur de biologie animale à l’université de Lille, pionnier du vol libre en deltaplane au tournant des années 1970 et 1980. Témoin de la réintroduction fructueuse des vautours fauves dans les gorges de la Jonte, fasciné par leurs extraordinaires performances aériennes, il a voulu relever le défi et comprendre, en volant lui-même et en y observant les oiseaux planant, les contraintes et possibilités offertes par un tel moyen de déplacement. L’ouvrage qui en résulte est un récit captivant et truculent qui nous plonge dans le fonctionnement physiologique et aérodynamique du vol plané, son évolution au cours des millions d’années, puis dans le récit du quotidien, notamment, d’un vautour fauve, chaque phase du vol étant analysée dans les moindres détails. D’autres oiseaux apportent leur concours, comme les mouettes, qui savent aussi très bien repérer à tout coup les ascendances, ce que l’homme ne sait pas encore faire. Un vrai monument sur le sujet. . L’article La possibilité d’une aile – Apprendre à voler comme un vautour par Michel Mouze est apparu en premier sur Journalistes Écrivains pour la Nature et l'Écologie. (311 mots)
Éditions Actes Sud, 388 pages, 23 – www.actes-sud.fr
Contact presse : Marlène Teyssedou. Tél.: 06 66 49 64 45 – m.teyssedou@actes-sud.fr
(Gabriel Ullmann)
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La hausse des prix du pétrole et du gaz sur le marché international se révèle plus efficace que les arguments contenus dans les rapports du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) visant à réduire, voire éliminer l’utilisation de ces énergies fossiles. Cela est prouvé par l’intérêt plus grand pour les énergies renouvelables consécutif à la montée en flèche des prix des hydrocarbures, causée par l’irruption de facteurs extérieurs au marché, des conditions météorologiques extrêmes, même passagères, par exemple, ou, pire, une guerre qui s’éternise avec des dimensions imprévues. par M’hamed Rebah Selon le rapport Statistiques sur les capacités renouvelables 2026 de l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA), en 2025, la capacité mondiale d’énergies renouvelables a atteint 5 149 gigawatts (GW) après l’ajout net de 692 GW, soit une hausse annuelle de 15,5 %. Les énergies renouvelables représentent désormais 85,6 % de l’expansion totale des capacités électriques mondiales, reléguant les sources fossiles à une part minoritaire des nouveaux ajouts. Dans les pays qui achètent le pétrole et le gaz, les effets négatifs entraînés par la hausse des prix ou par les obstacles dans la chaîne d’approvisionnement sont immédiatement perceptibles, avec le risque d’être dévastateurs, sur les activités économiques, et aussi sur les particuliers confrontés à une inflation insupportable pour une grande partie des populations. Les pays qui exportent les hydrocarbures en tirent profit par un accroissement de leurs revenus extérieurs, sans échapper, toutefois, aux autres conséquences (dues à la hausse des prix de l’énergie) inflationnistes sur le marché interne pour les produits importés et les produits locaux qui dépendent d’intrants importés. Toutefois, ainsi que l’indique le cas de l’Algérie, la conjoncture favorable aux investissements dans les énergies fossiles ne pousse pas à délaisser les programmes de développement des énergies renouvelables. Au contraire, le gouvernement algérien vient d’affirmer sa volonté d’aller plus vite dans la voie de la transition énergétique. L’accent est mis sur les nouveaux enjeux liés au développement des énergies renouvelables, à la mobilité électrique et à l’hydrogène. A propos de la mobilité électrique, un programme de déploiement de stations de recharge pour véhicules électriques a permis de réaliser 1.000 points de recharge à travers le territoire national, y compris sur l’autoroute Est-Ouest. Leur mise en service interviendra « dès la finalisation du cadre réglementaire et juridique à l’étude », a fait savoir le ministre de l’Energie et des Energies renouvelables, Mourad Adjal. L’approche algérienne n’est pas conjoncturelle. Pour rappel, le programme de développement des énergies renouvelables en Algérie a été adopté en février 2011, puis rectifié en mai 2015, et son objectif a été réajusté en 2020 : production de 15 000 mégawatts (MW) en 2035. Il est en cours de réalisation dans sa première phase, consistant en la production de 3.200 MW par 22 centrales solaires, avec des capacités qui varient entre 80 et 220 MW, dans 14 wilayas, et dont une partie est entrée en service. Un autre programme de production de 3 000 MW supplémentaires est envisagé. Il est prévu d’alimenter en électricité les régions enclavées et éloignées du réseau, notamment dans le sud du pays, par des dispositifs solaires individuels et des centrales photovoltaïques hors réseau (off-grid). Le ministère de l’Energie et des Energies renouvelables a été créé en août 2025 pour concentrer ses efforts sur l’accélération de la diversification des ressources énergétiques. L’objectif visé : un mix énergétique équilibré mobilisant l’ensemble des sources disponibles, notamment par l’augmentation optimale de la part des énergies nouvelles et renouvelables. Les énergies renouvelables dans l’activité économique Une nouvelle démarche se dessine visant à intégrer les énergies renouvelables dans les grands projets à caractère stratégique, notamment dans les régions disposant d’un fort potentiel solaire. Exemple : la centrale solaire d’une capacité de 200 mégawatts dans la région de Gara Djebilet, dans la wilaya de Tindouf. Son but : renforcer les capacités d’approvisionnement en énergie électrique du complexe minier stratégique. Selon les responsables algériens, cette centrale solaire répond aux besoins énergétiques des usines de traitement, garantissant ainsi l’autonomie énergétique de ces installations et des infrastructures annexes. Il s’agit de réduire la dépendance aux énergies conventionnelles et diminuer les coûts d’exploitation à moyen et long termes. La centrale contribue également à l’alimentation en électricité de la ville de Tindouf, qui connaît une expansion urbaine et une augmentation de la demande en énergie surtout durant la saison estivale, en plus de couvrir les besoins du poste-frontière, de la zone franche commerciale et des futurs projets de développement. Une nouvelle centrale solaire est projetée dans la région pour les mêmes besoins. Autre exemple d’utilisation de l’énergie solaire dans des installations à caractère économique : des projets pilotes d’alimentation partielle en énergie photovoltaïque des stations de dessalement d’eau de mer ont été lancés, notamment au niveau de la station de Chatt El Hilal, à Aïn Temouchent. L’Algerian Desalination Company (ADC), filiale du groupe Sonatrach, qui supervise la réalisation des stations, ambitionne de couvrir, à l’horizon 2030, jusqu’à 30 % des besoins énergétiques de chaque station de dessalement à partir de l’énergie solaire. C’est l’annonce faite par Mouloud Hachelaf, assistant du PDG de l’ADC, chargé de la communication, en marge du Salon des énergies renouvelables, des énergies du futur et du développement durable (ERA, 2-4 février 2026, Oran). Il a précisé qu’un tel projet nécessite toutefois d’importantes superficies foncières, pouvant atteindre environ 30 hectares par station. L’utilisation de l’énergie solaire dans les stations de dessalement d’eau de mer permettra la production d’hydrogène vert ; la réutilisation de l’eau usée épurée est également envisagée dans le même but. Depuis octobre 2025, Algerian Desalination Company est le nouveau nom de Algerian Energy Company (AEC), entreprise publique fondée en 2001 et filiale du groupe Sonatrach. Elle est spécialisée dans le dessalement de l’eau de mer, un domaine qui relève donc non pas du ministère de l’Hydraulique, mais du ministère des Hydrocarbures et des Mines. AEC avait piloté le programme national de dessalement lancé au début des années 2000, comprenant 11 usines réparties sur l’ensemble du littoral, puis 3 usines supplémentaires dans le cadre du Programme d’urgence Miah 2021, ainsi que 5 méga-projets lancés en 2023, inaugurés et opérant actuellement à pleine capacité de production. ADC a pris le relais, héritant d’une capacité totale de production d’eau dessalée atteignant 3,7 millions de m³/jour, soit 42 % des besoins en eau potable du pays. L’ADC a pris en charge le deuxième programme national complémentaire de dessalement d’eau de mer, qui prévoit la construction de six grandes stations d’une capacité de 300.000 m³ par jour chacune, dans les wilayas de Skikda, Jijel, Tizi Ouzou, Chlef, Mostaganem et Tlemcen. Ce programme permettra de produire 1,8 million de m³ supplémentaires par jour, portant le taux de couverture des besoins en eau potable à 60 %. La valeur d’investissement de ces projets est estimée à 2,8 milliards de dollars. L’eau produite sera acheminée du littoral vers les régions de l’intérieur sur des distances allant de 150 à 200 km, afin d’assurer une distribution équilibrée entre les différentes zones du pays. Dans les wilayas du Sud disposant d’importantes réserves d’eaux souterraines salines, l’ADC envisage d’utiliser des stations mobiles de type conteneurs. L’ADC envisage de porter le taux d’intégration nationale, actuellement de 30 %, à un niveau supérieur, à travers l’encouragement des sous-traitants, des startup et des innovateurs, ainsi que le développement de projets de fabrication locale des équipements essentiels destinés aux stations de dessalement. L’ADC veut devenir un acteur clé dans le développement économique et une ressource essentielle pour la sécurité hydrique nationale. Pour cela, elle projette de développer en Algérie une industrie locale du dessalement de l’eau, avec l’investissement dans la formation des compétences nationales et le renforcement des capacités scientifiques et techniques. La Loi de Finances 2026 comprend d’importantes incitations, dont l’exonération des droits de douane et des taxes sur les électrolyseurs et les panneaux solaires, en soutien aux investissements locaux dans ces domaines. L’hydrogène vert L’Algérie a adopté en 2023, sa stratégie nationale de l’hydrogène accompagnée d’une feuille de route opérationnelle reposant sur des étapes progressives : développement du cadre règlementaire ; lancement de projets pilotes en coopération avec des pays partenaires ; extension graduelle de la production ainsi que la mise en place d’une industrie intégrée le long de la chaîne de valeur, tout en soutenant les capacités nationales à l’exportation. Le cadre juridique et institutionnel en vue d’encourager l’investissement dans les chaînes de valeur de l’hydrogène et des énergies renouvelables est en cours de finalisation. C’est la première phase de la feuille de route. Une attention particulière est accordée au développement des compétences humaines. Des spécialités liées à l’hydrogène ont été introduites dans les programmes d’enseignement supérieur et de recherche scientifique. L’Algérie bénéficie d’un projet national dans le cadre du Programme mondial de l’Hydrogène Propre (Global Clean Hydrogen Programme), financé par le FEM (Fonds mondial de l’environnement) et supervisé par l’ONUDI (Organisation des nations unies pour le développement industriel). Ce projet, intitulé Algeria Project under the Global Clean Hydrogen Programme, vise à soutenir l’élaboration du cadre réglementaire et normatif, à développer les systèmes de mesure et de certification, à renforcer les capacités techniques et humaines, et à préparer des structures industrielles nécessaires pour la production et les applications locales de l’hydrogène. La feuille de route de l’hydrogène vert est maintenant entrée dans sa deuxième phase qui concerne les projets pilotes, avec le lancement des études de faisabilité technique et économique pour déterminer les capacités et les spécifications en vue de projets plus performants et plus rentables. Un travail est en cours pour la mise en place d’une centrale semi-industrielle de production d’hydrogène vert et de ses dérivés d’une capacité de 50 MW à Arzew, avec un soutien financier du gouvernement allemand et de l’Union européenne. Lors du 8e symposium de l’Association algérienne de l’industrie du gaz (30-31 mars 2026, Oran), la cheffe de projet développement des affaires au sein du groupe Sonatrach, Ferradji Faïza, a indiqué que l’Algérie « est entrée dans une phase de transition énergétique à travers l’intégration de l’hydrogène vert dans le système énergétique ». Elle a précisé que Sonatrach poursuit la mise en œuvre de ses projets ambitieux dans le domaine de l’hydrogène vert, en s’appuyant sur les vastes superficies disponibles, le réseau électrique, les infrastructures, ainsi que sur un important potentiel en énergie solaire et éolienne, ce qui renforce sa position dans une industrie énergétique durable. En perspective, le Projet Algeria to Europe Hydrogen Alliance (ALTEH2A) et SoutH2 Corridor, porté conjointement par les sociétés Sonatrach et Sonelgaz (Algérie), VNG AG (Allemagne), SNAM et Sea Corridor (Italie) et Verbund Green Hydrogen (Autriche) a pour objectif de produire l’hydrogène en Algérie et l’exporter vers l’Europe via le corridor sud. Il vise à transporter 4 millions de tonnes d’hydrogène vert annuellement de l’Algérie vers l’Europe, soit près de 10 % de la demande européenne prévue à l’horizon 2040. Cet article a été publié dans La Nouvelle République (Alger) du lundi 6 avril 2026. Photo : le Soleil dans le ciel d’Alger, qui illumine un bigaradier, connu aussi sous le nom d’oranger amer ou d’oranger de Séville. L’Algérie bénéficie d’un ensoleillement qui varie de 2600 heures/an dans le nord à plus de 3500 h/an dans le sud © M’hamed Rebah L’article Transition énergétique en Algérie : accélération du rythme vers les renouvelables est apparu en premier sur Journalistes Écrivains pour la Nature et l'Écologie. Texte intégral (2331 mots)
Initialement, le développement des énergies nouvelles et renouvelables était principalement destiné à la production d’électricité pour les particuliers et les établissements publics (liés, notamment, à l’éducation nationale) ainsi que l’éclairage public, dans le but d’épargner des quantités de gaz à orienter vers l’exportation pour répondre aux besoins du marché européen. C’est, avec l’efficacité énergétique, une des priorités inscrites dans la stratégie énergétique nationale. En parallèle, l’Algérie ambitionne de devenir un fournisseur majeur d’énergie propre vers l’Europe, grâce à ses abondantes ressources d’énergies renouvelables (solaire et éolienne), à son infrastructure énergétique et à sa connexion aux marchés européens, expliquent les responsables algériens.
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