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13.04.2026 à 12:12

Les p’tits Renards par Claire Lecœuvre (JNE). Dessins : Chloé du Colombier

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(285 mots)

Voilà un nouveau titre pour cette jolie collection « Éveil nature » destinée aux enfants dès 2 ans. Notre consœur Claire Lecœuvre et sa complice, l’illustratrice Chloé du Colombier, présentent le renard. Tout le monde le connaît mais on rencontre plus souvent sa trace, « une patte allongée, quatre doigt avec des griffes » que l’animal lui-même. Voilà une bonne raison de le présenter aux enfants.

Les autrices racontent avec des mots simples, de jolis dessins et une base scientifique solide, le comportement et l’écologie de ce canidé sauvage différent de ses cousins loup et chien. Au fil des pages, le voilà qui mulotte ! Gourmand, il mange aussi des fruits. Il marque son territoire, « un petit pipi par-ci, un petit frottement par-là. » Son pelage change au fil des saisons. Enfin, plusieurs pages sont consacrées à la rencontre des futurs parents puis la naissance et l’éducation des renardeaux. Normal, les bébés animaux fascinent toujours les petits humains et c’est une étape fondamentale pour l’espèce !

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Éditions du Ricochet, 32 pages, 10,50 € – www.editionsduricochet.com
Contact presse : Audrey Sauser et Léane Devis. Tél.: 01 45 34 12 62 – contact@editionsduricochet.com
(Danièle Boone)
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13.04.2026 à 11:06

D’un pôle à l’autre. Rencontres en terre et mer aux confins des rivages sauvages par Rémy Marion – préface de Gilles Boeuf

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(473 mots)

« Après quelques quarante années de pérégrinations, j’essaye de témoigner en apportant des faits, des images, de partager les émotions de mes rencontres » écrit Rémy Marion page 132. Mission accomplie pour ce livre. De l’Arctique à l’Antarctique en passant par l’île Béring, le Svalbard, le Labrador ou les Falkland, le réalisateur, photographe et conférencier nous guide dans ces mondes inconnus pour la plupart d’entre nous. L’ours polaire qui l’a toujours fasciné occupe une part importante de ces récits. Il a pu filmer ou photographier des comportements incroyables comme cette rencontre entre un ours polaire et un grizzly. On savait qu’elles avaient lieu puisque des oursons sont nés de leur accouplement. On comprend sa jubilation lorsqu’il écrit « Nous ne sommes que deux au monde a voir capturé ces images ».

Rémy Marion n’oublie pas sa Normandie natale – il est né à Honfleur – et l’estuaire de la Seine. « J’ai toujours aimé parcourir l’estran à marée basse. » est d’ailleurs la première phrase de son livre. C’est là, sans doute, en fouillant la laisse de mer que sa vocation est née. Il possède toujours son herbier d’algues constitué à treize ans.

En arpentant les pôles, il est, de fait, observateur du changement climatique. Il témoigne de la fragilité mais aussi de la résilience de ces confins du monde. « L’art, la science, la philosophie doivent être des guides pour les prises de décision, pas uniquement des cosmétiques pour masquer l’inaction. » Il peste aussi contre une certaine forme d’écotourismes qui « s’apparente à une nouvelle forme de consommation, une nouvelle colonisation de la nature plutôt qu’à une véritable passion. »

La lecture de ce livre est très agréable : l’écriture est belle, poétique et précise à la fois, accompagnée d’extraits de carnets d’expéditions et le texte est ponctué de magnifiques photographies en noir et blanc réalisées par Rémy Marion.

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Éditions Salamandre, 192 pages, 19,90 € – www.salamandre.net
Contact presse : Emmanuel Amar. Tél.: 06 18 06 42 71 – amar.emmanuel@sfr.fr
(Danièle Boone)
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13.04.2026 à 10:07

La forêt « taguée »

lsamuel

Texte intégral (1620 mots)

Les forêts sont soumises à une exploitation industrielle. Dans ce contexte, l’usage par les forestiers publics de bombes de peinture pour diverses tâches achève de considérer l’arbre comme un objet, un matériau inerte, une ressource, mais plus comme un organisme vivant.

par Jean-Claude Génot *

François Terrasson (lire ici le dossier consacré à la rencontre organisée par les JNE à l’occasion du 20e anniversaire de la mort de ce grand naturaliste membre de notre association) aimait à dire qu’une forêt est perçue comme telle si elle ne présente pas la marque apparente de l’ordre humain. Qu’aurait-il dit en voyant l’usage abusif de la peinture dans la gestion forestière ? La bombe de peinture est apparue dans les années 80 et a commencé à remplacer le marteau de martelage avec lequel le forestier désigne les arbres à couper en entaillant l’écorce sur les deux côtés du tronc (et sur la souche quand l’exploitation ne se fait pas en régie par l’ONF). L’usage du marteau a provoqué de nombreux troubles musculo-squelettiques parmi les forestiers.

Arbre « bio » à conserver © JC Génot

Du coup, la bombe de peinture est apparue comme un soulagement et un gain de temps puisqu’il suffit de faire un simple trait de peinture sur le tronc. Toutefois, la peinture contient des composés organiques volatils aux effets potentiels indésirables (irritation des yeux, du nez, de la gorge et de la peau, maux de tête, vertiges, toux, etc.) et cela bien que les forestiers l’utilisent en plein air. Comme toujours avec un nouvel outil, on règle des problèmes, mais on en crée d’autres.

 

Numéro de parcelle et limite © JC Génot

Aujourd’hui ,certaines Unités Territoriales (1) de l’ONF utilisent la peinture à 100 %. La forêt domaniale que je fréquente est bien dotée en signes divers et variés. Ainsi ce sont non seulement les arbres à couper qui sont identifiés par un trait rouge de chaque côté du tronc, mais aussi des arbres d’avenir (couleur chamois), des lots numérotés avec des flèches pour indiquer les zones destinées aux gens qui font du bois de chauffage. Parfois dans ces lots chaque arbre est numéroté à la peinture, des arbres en bord de chemin à couper désignés par un rond rouge, des pistes pour les débardeurs et des futurs cloisonnements pour les abatteuses, des tas de bois coupés avec des inscriptions comme chauffage, BIL (bois industriel long) ou danger pour éviter que des gens ne grimpent sur la pile de grumes, des limites de parcelles avec un trait large blanc et le numéro de parcelle sur un fond blanc, des limites de forêt domaniale ou de réserve intégrale avec deux traits larges blancs, des arbres « bios » désignés d’un triangle (rouge ou jaune), des îlots de sénescence avec un S blanc encadré parfois de deux traits de même couleur sur des arbres en périphérie, des îlots de vieillissement avec un V couleur chamois, sans oublier les emplacements pour la chasse avec un numéro ou un F comme fusil et parfois avec de la rubalise qui sont le fait des chasseurs.

Arbre d’avenir à faire fructifier © JC Génot

En général, les couleurs chaudes (rouge) indiquent les arbres à enlever tandis que les couleurs froides (blanc, vert, bleu) sont utilisées pour des marquages pérennes ou directionnels (cloisonnements indiquant des voies d’accès pour le débardage des grumes). Pour qui est observateur, impossible de marcher dans les forêts des Vosges du Nord sans voir ces « tags sylvicoles » qui soulignent que la forêt est bien une usine à bois, un terrain de chasse et un lieu de loisirs car il ne faut pas oublier le marquage des multiples sentiers pédestres et des parcours de VTT à l’aide de plaquettes métalliques fixées sur les arbres.

Indication d’un lot pour le bois de chauffage © JC Génot

Mais la peinture a un défaut, elle n’assure pas un marquage pérenne et s’efface avec les intempéries. Si ce n’est pas un problème pour les arbres à couper, c’est plus gênant pour ceux qui doivent être conservés ou pour des îlots de sénescence dont la délimitation est importante par rapport aux exploitations voisines. Avec l’usage de la peinture, les arbres à protéger ou arbres « bios » étaient désignés par une marque faite à l’aide d’une griffe, visible durant des décennies, surtout sur des écorces fines comme celle du hêtre, principale espèce recrutée pour les arbres « bios ». La manipulation d’une bombe de peinture est d’une telle facilité que l’on peut en user et en abuser dans la gestion quotidienne.

Poste de chasse © JC Génot

Même les activités de recherche génèrent des marquages à la peinture comme je l’ai vu faire dans une réserve intégrale chez nos voisins allemands. Que signifient toutes ces marques visibles sinon la preuve d’une appropriation technique de la forêt et de sa domestication ? Face à ces couleurs criardes de la modernité forestière, on excuserait presque les graffitis faits au couteau sur de nombreux arbres… Exit la poésie et la beauté des grands arbres et des sous-bois, priorité à la visibilité de l’exploitation « durable ». Comme le soulignait François Terrasson, l’homme se considère comme « l’aboutissement parfait de la création et doit donc prendre en charge la nature, en la transformant pour qu’elle soit marquée par lui » Il ne croyait pas si bien dire avec une forêt désormais marquée à la peinture…

* Ecologue

(1) Une unité territoriale regroupe 8 à 10 techniciens ou « gardes » forestiers ».

Photo du haut : arbre à couper © JC Génot

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08.04.2026 à 21:37

L’intelligences des plantes par Fleur Daugey

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(308 mots)

Peut-on parler d’intelligence des plantes ? Les arbres-mères existent-ils ? Fleur Daugey, éthologue, fait le point sur les controverses autour de la sensibilité, de la communication, de la personnalité ou de la conscience, réelles ou supposées, des plantes.

Si l’ensemble des biologistes reconnaît les facultés sensorielles des plantes, certains hésitent encore à parler d’intelligence végétale. Les plantes échangent des informations avec d’autres plantes et d’autres animaux ; elles sont capables d’apprentissage et de mémorisation et déploient une forme de sensibilité et de communication étonnamment proche de l’intelligence collective des insectes sociaux.

Elles font partie de la grande famille du vivant : elles font face aux mêmes contraintes et aux mêmes défis pour vivre, survivre et se reproduire. Sensibilité, communication, intelligence, personnalité… La botanique continue d’explorer ces questions et d’accumuler les preuves qui bousculent nos préjugés. Cela s’inscrit dans la lignée des grandes révolutions qui ont fait l’histoire des sciences, de celle qui nous pousse à repenser notre représentation du monde, et de nous-même.

Un ouvrage d’une grande fraicheur d’esprit, qui œuvre pour le respect des êtres vivants parmi les moins protégés : les plantes.

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Éditions Ulmer, 208 pages, 20 € – www.editions-ulmer.fr
Contact presse : Sonia Henri. Tél.: 01 88 26 01 81- presse@editions-ulmer.fr
(Gabriel Ullmann)
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