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17.05.2022 à 15:15

Congrès JNE dans les Cévennes les 20, 21 et 22 mai 2022

lsamuel
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Les 20, 21 et 22 mai 2022, les JNE tiendront leur congrès à Saint-Germain-de-Calberte, en Lozère. Au programme, de nombreuses rencontres et découvertes.

Vendredi 20 mai : visite de Biosphera, la maison de la réserve de biosphère à Cendras, en compagnie de représentants du Syndicat des Hautes Vallées Cévenoles qui vient de fêter ses 30 ans, puis du pôle agro-alimentaire de Saint-Julien-des-Points.
Soir : arrivée au village de vacances de Serre-de-la-Can et AG de l’association.

Samedi 21 mai : randonnée sur le sentier de la Flandonnenque et sur celui des Rocs de Galta
Soirée à la découverte des plantes, des papillons de nuit et des étoiles avec Bernard Boisson, Gérard Blondeau et Alain Renaux.

Dimanche 22 mai : visite du Musée des vallées cévenoles avec Daniel Travier, fondateur du musée, historien, conteur, et du jardin ethno-botanique avec Alain Renaux, créateur du jardin, ethno-botaniste, membre des JNE

Un congrès organisé avec l’aide de la mairie de Saint-Germain-de-Calberte et du Syndicat des Hautes Vallées Cévenoles.

Photo du haut : le sentier de la Flandonnenque, près de Saint-Germain-de-Calberte © DR

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16.05.2022 à 16:40

L’info sur l’eau, toute honte bue…

lsamuel
Texte intégral (1884 mots)

par Frédéric Denhez

La terre est craquelée et les plateaux sont pleins. C’est lorsqu’elle manque ou qu’elle submerge que l’on parle d’elle. L’eau. Simplement là, tombant du robinet, elle est invisible. Alors nous profitons de l’occasion pour en peu de temps dire tout ce que nous savons. Et après, nous avons un peu honte, car nous savons que nous avons exagéré, nous avons été simplistes et grossiers. Nous avons fait peur avec un avenir que nous avons décrit comme infernal ; nous avons fait comme d’habitude, déversé des certitudes. En écologie, il n’y a pas de demi-mesures dans les médias. On est pour ou on est contre, si ce n’est pas désespéré c’est que cela n’existe pas. Depuis quinze jours, le sol desséché ramène la France à l’état de pays du Sud, alors on reparle de ce que l’on sait déjà, le réchauffement climatique, la répartition différente et l’imprévisibilité croissante des précipitations, la nécessaire baisse de la consommation et l’évident je-m’en-foutisme de l’État, des industriels, des gens qui lavent leur voiture, des propriétaires de piscine et, évidemment, des agriculteurs. Quand il pleuvra, ça débordera, car lorsque la goutte chute sur un sol sec, elle se met en boule, roule, et va soulever les plaques d’égout. On dira que les maires, les aménageurs, les ronds-points et les supermarchés mais aussi, car en toute chose, il faut les accuser, les producteurs de maïs sont responsables de l’artificialisation qui transforme l’eau en vague destructrice.

L’eau est la difficulté de nos sujets. Hydrologues et climatologues sont d’accord pour avouer leur incapacité à la prévoir, désormais. En matière de précipitations, il n’y a pas de tendance bien solide. On peut raconter ce qu’on veut, rien ne permet d’affirmer qu’il va moins pleuvoir demain. Il va pleuvoir plus quand il pleut plus, il va pleuvoir moins quand il pleut déjà moins. Hivers doux, étés secs, intersaisons agitées, ce que l’on constate déjà. L’eau est la même, elle est plus capricieuse, tombant d’un coup quand elle mouillait gentiment, s’arrêtant pendant des mois au lieu de semaines, réduisant plus tôt le débit de la rivière. À propos de cette répartition différente, les scientifiques ne font pas beaucoup mieux que les paysans qui observent cela depuis des années. Par contre, parce qu’il agrège beaucoup de données habituellement éparpillées, le modèle Drias-2020 dévoile des tendances originales, avec une marge d’erreur assez faible : à terme, c’est-à-dire à la fin du siècle, la France pourrait – le conditionnel est le temps de la science, seule la religion a le droit d’user du futur – être coupée en trois parts. Au nord d’une ligne Rouen-Strasbourg, il pourrait pleuvoir en moyenne plus dans l’année qu’aujourd’hui. Au sud d’une droite Bordeaux-Grenoble par contre, l’eau pourrait se faire désirer, tandis qu’entre ces deux lignes, le statu quo s’installerait. En moyenne, à l’échelle du pays, rien ne changerait. Dans le bassin Adour-Garonne, c’est un monde différent qui est à préparer, car les gens de l’eau savent que les débits pourraient baisser de moitié d’ici à 2100 et que la différence entre quantités disponibles et besoins pourrait être aller jusqu’à 1,2 milliard de mètres cubes, d’ici à 2050.

Les élus et les techniciens de l’eau voient ce qui se passe. Première gâchette du changement climatique, l’eau reflète l’existant. Dans les endroits où il y a des soucis d’approvisionnement, comme dans le massif des Vosges, il y en aura encore plus si l’on ne fait rien. Des soucis non de rareté, mais de disponibilité : l’eau ne va pas nous quitter, simplement ne sera-t-elle pas aussi généreuse qu’avant au moment où tout le monde en aura besoin, l’été. D’où la tentation du monde agricole de la stocker quand personne n’en a vraiment besoin, l’hiver, pour la garder jusqu’en été, au cas où il faudrait arroser. Non, leur répond-on, l’irrigation, les barrages-réservoirs, c’est de l’eau qui n’ira pas dans le milieu naturel et qui ne servira qu’à faire de la culture d’exportation, du vilain maïs pour nourrir des vaches qu’il ne faut plus manger parce qu’en rotant, elles font vibrer la planète ! Il ne faut plus arroser, faire de la permaculture partout, un andain, une bûche dessous, du soleil, trois gouttes, et l’on vivra de jardins nourriciers et de forêts comestibles. Dans cette logique simple, manichéenne comme on l’aime en France, les écolos qui ont dévasté la pompe d’irrigation d’un agriculteur des Deux-Sèvres pourtant dans le camp du bien, car il est en bio, ont été presque qualifiés de résistants. Bien qu’après enquête, je n’ai trouvé strictement personne pour les défendre, en particulier chez les producteurs en bio les plus militants. On ne casse pas l’outil de travail, c’est un tabou du monde laborieux, et il est des cas où même les plus anticonventionnels parmi les anticonventionnels reconnaissent qu’une bassine à eau de pluie, ou même, alimentée par la nappe, est indispensable.

Ces écolos bas du front, à l’âme plus sèche que le sol craquelé, feraient bien d’aller à la terre pour se rendre compte. Le très néorural maraîchage est la production qui a le plus besoin de flotte. D’irrigation. Voilà vers quoi l’eau devrait aller en priorité. Vers ce qui nourrit l’homme directement plutôt que vers les cultures avec lesquelles on fabrique les compléments pour animaux. Vers ce qu’on mange ici, va vers ce qu’on exporte. Vers les cultures d’hiver plutôt que les cultures d’été. Le blé et l’orge au lieu du maïs. Selon des itinéraires, comme disent les agriculteurs, qui privilégient la vie des sols : qu’ils ne soient jamais découverts, nus face aux éléments, sous la protection de cultures intercalaires qui captent l’azote et nourriront vers de terre et nématodes ; qu’ils soient le moins travaillés possible ! Riche en vie, le sol est un puits de carbone et la meilleure des éponges. À l’ombre de la luzerne et de la haie, il sait conserver l’eau.

Même en ville. De plus en plus de grandes cités font ce qu’à Douai (Nord) il y a trente ans, l’association Adopta, l’agence de l’eau Artois-Picardie et la commune ont élaboré : désimperméabiliser pour libérer le sol, ainsi lui rendre le pouvoir de garder l’eau afin d’éviter la saturation du réseau pluviale et de limiter les inondations. À Nancy (Meurthe-en-Moselle), c’est un quartier social immense, le plateau de Haye, 12 000 habitants, qui a été entièrement réhabilité grâce à l’eau qui, captée par le sol, abreuve une végétation incroyable. À Mont-de-Marsan (Landes), c’est l’eau de retour des radiateurs de bâtiments publics chauffés par géothermie qui est dirigée, en hiver, vers un bassin géant. Jusqu’à l’été, elle a le temps de rafraîchir, les agriculteurs irriguants n’ont plus à pomper dans la rivière. À Mirecourt, près d’Épinal (Vosges), le simple fait de savoir désormais repérer à distance la moindre fuite a permis de réduire le taux de fuites de 40 % à 15 %.

On le sait, le sud-ouest et le pourtour méditerranéen vont souffrir de l’eau. La Côte d’Azur devient le Maghreb, l’Occitanie devient comme la Côte d’Azur. Le phénomène est inéluctable, mais il est lent. Ses imprévisibles sursauts n’empêchent pas les agences de l’eau de financer l’adaptation des villes et de l’agriculture à une eau changeante. En dépit de ressources qui arrivent à l’étiage, car les agences, à qui l’État demande d’intervenir de plus en plus sur la biodiversité et les sols, financent l’essentiel du budget… de l’Office français de la biodiversité. Les élus des bassins versants se demandent s’il ne faudrait pas enfin voter une taxe sur la biodiversité pour abreuver cet office et prélever une partie de la taxe d’aménagement pour abonder le budget des six agences de l’eau. L’adaptation est en cours, elle coûte cher, elle coûtera de plus en plus. Il en reste une qui peine à s’installer : développer une culture de la rareté.

À Abidjan, où se réunit jusqu’au 20 mai la Conférence des parties (COP15) de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification, on parle finalement des mêmes choses. Comment financer des réseaux qui ne fuient pas et une agriculture qui préserve ses sols… On sait faire, vu qu’on le fait, en France. C’est de cela qu’il nous faut parler, non plus appeler sans arrêt à une transition fantasmée qui est largement en cours ailleurs qu’à Paris.

A lire, la 106e infolettre de Frédéric Denhez, spéciale « La flotte, on va en manquer ? », 1ère partie. Ecrivain, journaliste et conférencier, Frédéric Denhez a publié de très nombreux livres, dont Rencontres avec des écolos remarquables (Delachaux et Niestlé) et Ensemble pour mieux se nourrir (Actes Sud). Retrouvez toutes ses activités sur son site en cliquant ici.

Pour d’autres approches au sujet des bassines agricoles, cliquez ici afin de visionner la captation vidéo du webinaire organisé par les JNE Nouvelle-Aquitaine.

Photo du haut © DR

 

 

 

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15.05.2022 à 22:24

Encyclopédie des fruitiers sauvages ou méconnus par Helmut Pirc

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Lire plus (369 mots)

Après une courte introduction, l’ouvrage s’ouvre sur la liste des fruitiers classés par ordre alphabétique et par famille botanique. Le livre se termine ensuite par un index des noms français et un index des noms scientifiques. Plus de 200 arbres et arbustes fruitiers rares ou méconnus, adaptés à la culture sous nos latitudes sont décrits de A à Z. De nombreuses espèces sauvages s’y retrouvent, parmi les mini-kiwi ou la banane indienne, comme l’épine-vinette, le sureau rouge, les cornouillers, viornes, sorbiers, etc. Chaque type de fruit est décrit en détail avec sa photo (plus de 1000 photos au total) et ses variétés les plus importantes, ainsi que toutes ses caractéristiques culturales et utilisations possibles.

Le choix de l’auteur s’est porté sur des fruitiers sauvages ou méconnus, ce qui signifie qu’on ne trouvera pas certains fruitiers usuels, comme le pommier domestique. Par contre, on découvrira quelques espèces de pommiers sauvages ou méconnus, comme le pommier du Caucase ou le pommier de Siever. Cette encyclopédie n’a pas d’équivalent, car si la liste des fruitiers rares et sauvages se retrouve dans maints ouvrages, on trouve dans ce livre la description de cultivars pour chaque espèce cultivée. Ainsi sont présentés leur forme, la taille du fruit, leur période de maturité ou de récolte, leur goût et leur résistance aux maladies. L’aspect culinaire, gustatif et médicinal n’est pas oublié. Il convient de saluer le très gros travail réalisé.

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Éditions Ulmer, 415 pages, 35 € – www.editions-ulmer.fr
Contact presse : Lise Jacob. Tél.: 01 48 05 03 03 – lise@editions-ulmer.fr
(Gabriel Ullmann)
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