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L’actualité de l’écologie dans un format minimaliste - Dir. de publication : Juliette Quef

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29.06.2026 à 11:59

Elle a annoncé le retour de la canicule avant Météo-France : la ministre de l’écologie a-t-elle exagéré ?

Mathilde Picard

Texte intégral (734 mots)
Monique Barbut, ministre de la transition écologique, le 26 juin 2026. © Benjamin Vodant/Hans Lucas/AFP

«Météo-France nous indique qu’il y a de fortes probabilités pour qu’à partir de la semaine d’après [celle du 6 juillet, NDLR] nous revenions à des chaleurs extrêmes jusqu’au 14 juillet», a affirmé la ministre de la transition écologique, Monique Barbut, au micro de France inter mercredi dernier. Ce jour-là, la France a vécu un record de température jamais mesuré depuis 1947.

La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a aussitôt tempéré : «Il faut être extrêmement prudent en parlant de prévisions météorologiques.» Météo-France réalise des prévisions pour les six jours à venir afin que les modèles météorologiques soient les plus fiables possibles. Au-delà, l’institut établit plusieurs scénarios envisagés, puis définit, au fil du temps, le plus probable.

L’annonce de la ministre a suscité l’inquiétude au sein de la population et embrasé les réseaux sociaux. Le compte @Dormiraucourant et ses 926 000 abonné·es sur Instagram a par exemple annoncé jusqu’à 45°C pour la semaine prochaine. Météo-France s’est empressée de répondre en commentaire que la situation était encore trop imprécise pour de telles affirmations. La Chaîne météo, une agence de prévisions privée, a renchéri : «Personne ne peut être aussi précis à cette échéance.»

«Nous voyons circuler sur les réseaux sociaux des prévisions de températures allant au-delà de la semaine prochaine», a mis en garde Météo-France dimanche. L’établissement public a réaffirmé que, «pour la semaine du 6 au 13 juillet, le scénario de fortes chaleurs sur le pays devient plus probable, mais l’intensité précise de ces fortes chaleurs reste à ce stade incertaine».

«La question posée à la ministre portait sur le scénario auquel le gouvernement se prépare, justifie-t-on dans son entourage.Les scénarios de préparation du gouvernement s’appuient naturellement sur les prévisions de Météo-France, mais ils vont au-delà de l’horizon des prévisions météorologiques afin d’anticiper les différentes situations auxquelles le pays pourrait être confronté.»

Il y a bien une configuration météorologique favorable au maintien de fortes chaleurs, avec notamment la poursuite de conditions anticycloniques. «Toutefois, il y a moins de 5% de probabilité d’avoir des températures extrêmes pires que la semaine dernière, c’est la même probabilité que l’on vive un scénario frais proche des normales de saisons», explique à Vert Sébastien Léas, prévisionniste à Météo-France. «On s’attend à un scénario chaud dès vendredi, explique-t-il, mais on ne peut pas encore quantifier cette chaleur, alors on ne va pas annoncer des extrêmes à ce stade comme ceux qui parlent de 45°C, ça ne sert à rien de faire peur, ce ne serait pas en accord avec notre rigueur scientifique.»

Malgré la fin de la vigilance rouge canicule, la vague de chaleur se poursuit encore en ce début de semaine. Les températures restent au-dessus des normales de saison, selon Météo-France, entre +1 degré Celsius (°C) et +3°C – contre +10°C en moyenne la semaine passée. A Paris par exemple, on attend 29°C mardi contre un moyenne saisonnière à 25°C. Ce lundi, cinq départements sont toujours en vigilance orange canicule : la Corse-du-Sud, la Haute-Corse, les Alpes-Maritimes, le Var et les Alpes-de-Haute-Provence. La fraîcheur retrouvée par endroits s’accompagne d’orages violents : 36 départements ont été classés en vigilance jaune pour ce risque.

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28.06.2026 à 07:00

Peinture biosourcée, minérale, acrylique… Comment repeindre ses murs sans produit toxique pour la santé et la planète ?

Raphaëlle Vivent

Texte intégral (1163 mots)
Certaines peintures contiennent des solvants chimiques et des métaux lourds, qui souillent l’eau lors du nettoyage des outils. © Unsplash

Depuis plusieurs années, la peinture est régulièrement pointée du doigt pour sa contribution à la pollution de l’air intérieur. «A+», «biosourcées», «dépolluantes»… Les fabricants multiplient les appellations et les promesses, mais que valent-elles réellement ? Comme les vernis, colles et sols en PVC, la peinture contient des composés organiques volatils (COV) : plusieurs milliers de substances chimiques contenant du carbone et de l’hydrogène, qui s’évaporent très facilement à température ambiante.

Même à faibles concentrations, ces composés peuvent provoquer des maux de tête, des nausées et des irritations. Certains sont plus problématiques : le benzène et le formaldéhyde sont classés cancérigènes par le Centre international de recherche contre le cancer (Circ), tandis que les éthers de glycol perturbent la reproduction. Les émissions sont les plus critiques durant les premières heures suivant l’application, mais les COV peuvent persister plusieurs semaines, voire plusieurs mois à l’intérieur.

Sur le plan environnemental, ces composés contribuent à la pollution de l’atmosphère en formant l’ozone troposphérique, un gaz à effet de serre et un polluant majeur qui se constitue dans la basse atmosphère. Et certaines peintures contiennent des solvants chimiques et des métaux lourds, qui souillent l’eau lors du nettoyage des outils.

Les différents types de peinture

Toutes les peintures contiennent des solvants (qui apportent la fluidité) et des résines (qui lient les éléments entre eux), ainsi que des pigments et des additifs. Toutefois, la présence d’ingrédients d’origine fossile et les émissions de COV varient grandement selon le type de produit.

Peintures glycéros. Composées de solvants à l’huile minérale et de liants glycérophtaliques issus de la pétrochimie, ces peintures sont très couvrantes et résistantes. Elles émettent entre 30 et 100 grammes par litre (g/l) de COV. Jugées polluantes, leur utilisation a fortement diminué ces dernières années.

Peintures acryliques. Elles représentent la majorité des peintures vendues. Leurs solvants sont à base d’eau (aqueux), ce qui les rend globalement moins nocives pour la santé et l’environnement. Elles émettent en moyenne moins de 10 g/l de COV. Cependant, leur liant acrylique reste issu de la pétrochimie.

Peintures alkydes. Ce sont des hybrides entre les deux systèmes précédents (solvants aqueux et glycéro). Plus résistantes aux chocs et à l’humidité que les acryliques, elles émettent davantage de COV, jusqu’à 30 g/l.

Peintures biosourcées. À solvant aqueux, elles se distinguent par un liant d’origine végétale (algues ou résidus de sylviculture, par exemple). Elles émettent peu de composés organiques volatils, parfois moins de 1g/l : «Comme tout produit à base d’eau, elles contiennent des biocides, pour éviter le développement de bactéries au contact de l’air. Elles ne sont donc pas 100% naturelles, mais elles restent une bonne alternative pour la qualité de l’air et l’environnement», explique Fabrice Santamaria, membre du Réseau environnement santé et directeur des affaires publiques chez le fabricant de peinture Unikalo.

Peintures minérales. À base de chaux, silicate de potassium ou argile, elles contiennent très peu d’ingrédients pétrochimiques et émettent également peu de COV. Souvent plus respirantes, elles offrent cependant un rendu moins lisse.

Comment bien choisir : classification et labels

Les peintures sont classées de C à A+ selon les COV émis. La catégorie A+ garantit moins de 5 g/l 28 jours après l’application sur la surface, et concerne la majorité des peintures vendues. Cependant, des tests récents de Que Choisir ensemble (2023) et 60 Millions de consommateurs (2026) ont révélé que de nombreuses peintures A+ affichaient des niveaux de COV plus élevés que prévu, voire qu’elles contenaient des liants dangereux (éthers de glycol, aldéhydes). Les associations estiment donc que cette classification est trompeuse.

Pour Fabrice Santamaria, «il peut être judicieux de se tourner vers les labels, qui sont plus exigeants». Parmi les principaux : NF Environnement et l’Ecolabel européen, qui limitent les COV et les ingrédients toxiques, cancérogènes, mutagènes ou toxiques. Nature Plus interdit les ingrédients toxiques et impose des taux maximum de produits issus de la pétrochimie pour les peintures végétales et minérales. Excell zone verte contrôle strictement les COV et interdit certains pesticides dans la composition.

Enfin, certaines peintures se présentent comme «dépolluantes». Elles utilisent la photocatalyse : sous l’action de la lumière, par rayonnement ultraviolet, certains polluants seraient capturés et dégradés. L’Agence de la transition écologique (Ademe) déconseille cependant leur achat, car les conditions d’efficacité nécessaires (air peu pollué, lumière suffisante, circulation d’air adéquate) sont rarement réunies dans nos intérieurs. «Ces peintures fonctionnent, mais sur un temps limité qui va dépendre de leur formulation, souligne Fabrice Santamaria. Et, dans certains cas, ces gammes peuvent même être plus polluantes que d’autres, car l’additif qui permet l’effet dépollution, même en proportion minime, est lui-même source de pollution potentielle.»

Quelle que soit la peinture choisie, il est important d’appliquer certaines mesures de protection : port de gants et d’un masque lors de la pose du produit, avant une aération de la pièce en continu pendant plusieurs heures. Attention également à ne pas réintégrer la salle peinte immédiatement, surtout s’il s’agit d’une chambre à coucher. On laisse passer 48 heures minimum, voire davantage selon la composition de la peinture.

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27.06.2026 à 07:00

«Mon rêve est de finir dans la terre pour la nourrir» : en Suisse, un projet inédit de «biocompostage humain» pour une mort écolo

Pierre-Yves Lerayer

Texte intégral (1615 mots)

À 80 ans, Claudine Lagoutte, retraitée, est apaisée devant la mort. Sa seule préoccupation : que fera-t-on de son corps après son décès ? «Mon rêve est de finir dans la terre pour la nourrir, mais les cimetières et les crématoriums ne sont pas écolo du tout», expose celle qui est sociétaire d’une coopérative funéraire à Bordeaux (Gironde). Même chose pour Gérard Castric, 71 ans, qui trouve aberrant «d’allumer une chaudière pour [le] cramer», ou de lui «injecter des produits dans le corps qui se retrouveront dans la terre». Ce Nantais est membre de l’association Humo sapiens, dont le but est de rendre la terramation (la transformation des dépouilles en humus) accessible en France, tant légalement que culturellement et techniquement.

Pourtant, l’inhumation et la crémation sont actuellement les deux seules options légales dans de nombreux pays en Europe et dans le monde. Des méthodes régulièrement dénoncées pour leurs aspects énergivore et peu écolo, notamment à cause de la fabrication des caveaux en béton, des diverses importations de matériaux depuis l’Asie (granit, bois exotique…) ou encore de l’énergie consommée lors de la crémation. Une récente étude estime ainsi qu’une inhumation et une crémation rejettent respectivement l’équivalent de 620 et 649 kilos de CO2 équivalent (cérémonie comprise) en moyenne, la même chose qu’un aller-retour Paris-Lisbonne en avion.

«Se faire enterrer ou inhumer a bien peu de chances de nourrir une quelconque terre, martèle Claudine Lagoutte, qui souhaiterait au contraire que son corps continue de participer au cycle du vivant. Pour cela, il n’y a pas mieux que le compost.» Un souhait partagé par Gérard Castric, prêt à se porter volontaire «pour toute proposition autre que le cimetière ou la crémation». Justement, une première expérimentation autorisée sur des corps humains est mise en œuvre au CHU de Genève (Suisse) depuis début 2026, afin de mener les premiers tests du protocole de «biocompostage funéraire» sur de vrai·es donneur·ses. Il s’agit de placer le corps dans une butte de compostage, sans cercueil, pour qu’il se dégrade naturellement.

Difficile décomposition

Cette méthode de sépulture à même le sol est l’une des différentes techniques de terramation. Interdite en Europe, elle séduit de plus en plus, notamment pour son intérêt écologique, comme en témoigne le nombre croissant de sympathisant·es de l’association Humo sapiens. Dans le Lot, Lucie Salmon, 29 ans, a découvert le concept en 2018 par le biais de la fondation belge Métamorphose, qui se fixe pour objectif de le rendre légal. «Notre législation est en grande partie basée sur des notions hygiénistes du 19ème siècle, selon lesquelles plus on enterre profond, plus on évite les miasmes», estime-t-elle. Or les cimetières observent aujourd’hui la difficile décomposition des corps qui y reposent, enfermés dans des caveaux et privés d’oxygène. Les corps libèrent par ailleurs des substances organiques, des microbes et des polluants issus de produits chimiques funéraires (comme le formol, les vernis des cercueils, etc.) qui peuvent s’infiltrer dans le sol, voire contaminer les nappes phréatiques.

Même constat pour l’Iséroise Marjolaine Camus, 39 ans, qui a commencé à se questionner sur la mort en 2022, lorsqu’on lui a diagnostiqué un cancer. «Je n’avais pas peur de la mort mais je n’étais pas d’accord avec la façon dont on traitait les corps», rembobine-t-elle, davantage réconfortée par l’idée que son enveloppe corporelle puisse «continuer de vivre dans d’autres êtres vivants plutôt que de pourrir dans un caveau en béton». «L’ambition, avec la terramation, c’est qu’au bout de quelques mois, un an maximum, le procédé de décomposition en humus soit totalement accompli», complète Pierre Berneur, fondateur et directeur d’Humo sapiens.

Expérimentation inédite

En Suisse, l’équipe du professeur Vincent Varlet, en charge de l’Institut suisse de taphonomie humaine (l’étude de la décomposition du corps humain), qui mène l’expérimentation de biocompostage funéraire, cherche à démontrer si cette technique permet bel et bien une décomposition saine et rapide, quelles que soient les conditions du milieu extérieur. Pour cela, une plateforme de dons de corps a ouvert fin 2025, à destination des Helvétiques résidant en Suisse, et a déjà été complétée par plusieurs dizaines de volontaires. En revanche, seule une petite dizaine de corps pourront intégrer le protocole, au rythme de quatre ou cinq par an. «Nous sommes une petite structure et nous voulons maîtriser tous les paramètres de façon objective et rigoureuse, explique Vincent Varlet. Avec six à dix corps, on aura déjà une réponse sur les fonctionnements, les limites et les améliorations possibles de la méthode.»

Le Suisse Vincent Varlet mène l’expérimentation de biocompostage funéraire. © Heidi Diaz

Concrètement, les corps étudiés reposeront dans un terrain dédié et tenu secret, sur 30 centimètres de compost, avant d’être recouverts par du broyat végétal pour que la sépulture soit bien oxygénée. Divers capteurs permettront de mesurer les constantes, notamment l’oxygène et l’eau : l’idée est de «simplifier au maximum le design, sans trop de technologie, pour qu’il puisse être facilement déployable», ambitionne le chercheur. Au bout de huit à dix mois de décomposition, les composts produits seront analysés afin de «caractériser la salubrité de la matérialité funéraire». En clair, il s’agira de contrôler la présence d’agents pathogènes ou encore de métaux lourds dans l’humus produit. Mais «que faire du terreau finalement récupéré ?, questionne Vincent Varlet, qui craint de potentiels risques éthiques. Nous devons établir des garde-fous pour éviter de transformer le corps humain en chose marchande ou en objet commercial. En produisant une nouvelle matérialité funéraire, il y a un risque éthique à désincarner les corps, à leur enlever une certaine dimension symbolique.»

Après cette expérimentation inédite, un autre enjeu sera de faire évoluer les règlementations et de les rendre acceptables culturellement. C’est justement l’un des buts de l’association Humo sapiens. Pierre Berneur est persuadé que «la transition doit surtout être culturelle. L’idée selon laquelle l’espèce humaine est membre du monde vivant et peut contribuer à le nourrir est un renversement culturel très profond.»

«Faire pousser des carottes»

Pour lui, «proposer un rituel au bout de quelques mois ou une année pourrait avoir un vrai apport social et psychologique facilitant la gestion du deuil. On pourrait alors rouvrir les sépultures et observer un rituel de célébration du retour au cycle du vivant en dispersant une partie de l’humus résultant du processus.»

Un type de rituel «assez cohérent avec ma façon de vivre les deuils, estime Marjolaine Camus. Je n’ai pas forcément d’endroit où je me recueille, mais je me connecte aux personnes que j’ai perdues par le biais du vivant. Une fleur, un animal ou autre chose me fait penser à elles, et je me recueille à ce moment-là plutôt qu’en allant sur une tombe.» Du côté de Gérard Castric, les concessions funéraires relèvent même du fardeau : «Mes parents sont dans un cimetière en centre-ville de Quimper. Je suis obligé de nettoyer la tombe au moins une fois par an et je n’ai pas envie d’imposer ça à ma fille ou ma petite-fille. Elles n’auront pas besoin de se recueillir sur une tombe pour penser à moi.»

L’idée de produire un compost fertile séduit aussi Lucie Salmon : «J’aimerais que chaque proche puisse prendre un petit pot de mon humus, pour nourrir un rosier dans un jardin, un cerisier dans un autre…» Une envie partagée par la retraitée Claudine Lagoutte, «pas très attachée aux rituels», qui se contenterait volontiers d’une simple cérémonie pour remettre son corps à ses proches, «qui en feront du compost, et c’est fini». Elle anticipe, joyeuse : «Je serais contente de savoir que ça va aider à faire pousser des carottes.»

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26.06.2026 à 16:30

Vert renforce sa lutte contre les violences sexistes et sexuelles

Juliette Quef

Texte intégral (537 mots)

Depuis un an, Vert a progressivement mis en place un dispositif pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles (VSS).

En tant qu’organisation médiatique, qui compte aujourd’hui 17 salarié·es et des dizaines de collaborateur·ices externes, nous avons :

→ Formé toute l’équipe à la prévention et à la lutte contre les VSS avec la militante et experte Caroline De Haas, qui dirige le cabinet Egaé.

→ Nommé une référente «égalité et lutte contre les violences» en interne, qui accompagne nos salarié·es victimes de tous types de violences : sexistes et sexuelles, mais aussi racistes, antisémites, validistes, LGBTphobes, etc.

→ Publié un guide complet destiné à identifier et à signaler les violences au sein du média, comme sur le terrain.

→ Écrit et adopté un guide du traitement des VSS par nos journalistes, pour que notre travail quotidien, à travers nos articles et nos posts sur les réseaux sociaux, contribue à briser le continuum des violences.

Nous traitons les signalements internes qui nous remontent lorsque des membres de notre équipe sont ciblé·es par des comportements sexistes, sexuels ou discriminatoires. Notre direction est paritaire. Nous œuvrons pour une égalité réelle au niveau des recrutements, des promotions, des salaires et des prises de décision. Mais nous devons aller plus loin.

Les violences sont systémiques ; toutes les organisations sont concernées, même des médias comme Vert, car nous évoluons au sein d’un système patriarcal fondé sur la domination des hommes sur les femmes. Ces violences sont inacceptables et nous devons collectivement les prévenir, les identifier et les combattre.

Nous avons créé un nouveau dispositif qui permet à toute personne qui serait ciblée par un comportement humiliant, sexiste, discriminatoire ou sexuel de la part d’une personne de notre équipe, d’un·e prestataire ou d’une personne interviewée dans Vert de nous le signaler.

Ce dispositif comprend une plateforme sur vert.eco, ainsi qu’une adresse mail dédiée : signalement [a] vert.eco, qui m’est adressée.

Une plateforme est accessible sur notre site vert.eco. © Vert

Lorsque des faits nous sont signalés, voici comment nous les traitons :

→ Accusé de réception dans les 48h (dans la mesure du possible).

→ Analyse des faits et, si nécessaire, enquête indépendante confiée à un cabinet spécialisé.

→ Mise en place d’actions correctives, de mesures adaptées ou de sanctions selon la gravité de la situation.

Notre priorité est de faire cesser les faits et d’empêcher leur réapparition.

Merci à Caroline De Haas d’avoir pensé ce dispositif avec nous.

Merci de vous engager dans ce combat à nos côtés.

(En cas de danger immédiat ou d’urgence, contactez le 17 ou envoyez un SMS au 114 si vous ne pouvez pas parler.)

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