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L’actualité de l’écologie dans un format minimaliste - Dir. de publication : Juliette Quef

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03.08.2026 à 06:00

«Le samedi 26 septembre, partout en France, nous serons dans la rue» : plus de 800 citoyens lancent un appel pour un plan d’urgence climatique

Collectif

Texte intégral (5332 mots)
Lacanau (Gironde), le 24 juillet 2026. © Maximilien Lamy/AFP

Note aux lecteur·ices
Cet article est une tribune, rédigée par des personnes extérieures à la rédaction de Vert.

Monsieur le président de la République,

Le 31 décembre 2022, vous demandiez dans vos vœux : «Qui aurait pu prédire la crise climatique aux effets spectaculaires ?» La Gironde avait brûlé quatre mois plus tôt. Elle vient de brûler encore, plus fort qu’à aucun moment depuis cinquante ans, et la fumée est montée jusqu’aux villages du Cher.

Qui aurait pu prédire que 5 764 personnes mourraient de la canicule en quinze jours, sans que rien ne s’arrête ?

Qui aurait pu prédire que celles et ceux qui mourraient d’abord seraient les habitantes et les habitants des quartiers populaires, les familles précaires dans des logements sans isolation, les personnes âgées ou en situation de handicap restées seules, celles et ceux qui travaillent dehors et celles et ceux qui dorment dans la rue ?

Qui aurait pu prédire que les paysannes et les paysans perdraient entre 15% et un tiers de leurs récoltes selon les productions ?

Qui aurait pu prédire que des millions d’animaux d’élevage mourraient de chaud en quelques jours, les poules d’abord, entassées sous des toits de tôle, et qu’il faudrait rouvrir les fosses d’enfouissement de 2003 ?

Qui aurait pu prédire que d’innombrables mammifères, oiseaux et insectes brûleraient vifs dans les incendies, sans qu’aucun décompte ne soit seulement tenté ?

Qui aurait pu prédire que les coupes dans les services publics laisseraient les enfants dans des écoles surchauffées, les pompiers sans moyens et les hôpitaux à découvert au moment précis où nous en avions le plus besoin ?

Qui aurait pu prédire que TotalEnergies encaisserait 5,4 milliards de dollars en un seul trimestre, 102% de plus qu’il y a un an, sur la flambée du baril provoquée par les guerres pour l’accès aux ressources énergétiques et minières ?

Personne ne pouvait l’ignorer, parce que tout était écrit :

Les compagnies pétrolières, elles, savaient dès 1971. Elles ont préféré payer pour qu’on en doute. Le Giec avait prédit, depuis 1990. À de nombreuses reprises, par voie de presse, de pétition et même de manifestations, des milliers de scientifiques du monde entier ont tenté d’alerter les dirigeant·es politiques. Ils et elles ont été ignoré·es.

Depuis que vous avez été élu, nous nous sommes mobilisé·es par centaines de milliers dans les grèves, marches et pétitions pour le climat. Nous nous sommes mobilisé·es sur les ronds-points, quand la question du prix du carburant a rendu évident que la fin du mois et la fin du monde sont le même combat et que la nécessaire bifurcation écologique ne peut se faire au détriment des travailleurs et travailleuses pauvres de notre pays.

Nous nous sommes mobilisé·es aux côtés des exilé·es et déplacé·es notamment à cause des dérèglements climatiques, des guerres économiques et militaires menées dans leur pays d’origine.

Nous nous sommes mobilisé·es contre les mégabassines, pour que l’eau reste un commun et non le privilège de quelques exploitations.

Nous nous sommes mobilisé·es à deux millions de signatures contre le retour d’un insecticide interdit, parce que les sols, les rivières et celles et ceux qui les travaillent ne sont pas une variable d’ajustement.

Vous ne nous avez pas écouté·es. Vous nous avez traité·es d’exagéré·es, puis de radicaux, puis d’écoterroristes. Pendant ce temps, vous avez ramené le Fonds vert de 2,5 milliards d’euros à 837 millions, quand il permet aux communes de se protéger. Vous avez ajouté 6,7 milliards au seul budget des armées en une année. Et toute notre sécurité civile tient sous le milliard, avec douze avions bombardiers d’eau.

Nous ne venons pas vous demander de nous plaindre. Nous venons vous demander des comptes. Nous exigeons un plan d’urgence, parce que l’été prochain sera plus chaud que celui-ci. Des lieux frais accessibles dans chaque bassin de vie, en commençant par les quartiers populaires et les communes rurales.

Des écoles, des crèches, des hôpitaux et des Ehpad où l’on ne meurt pas de chaud. La protection des travailleuses et des travailleurs de la chaleur inscrite dans la loi. Un toit pour chacune et chacun, parce qu’on ne s’adapte pas au climat quand on dort dehors. Des moyens humains et matériels réels pour les secours. Un fonds pour les paysannes et paysans sinistré·es, et le sauvetage de la faune inscrit dans les plans de catastrophe.

Nous exigeons un plan d’adaptation, parce qu’aucune commune ne doit rester seule devant le feu et la soif. Le Fonds vert rétabli et l’ingénierie publique rendue aux territoires. La rénovation des logements engagée des passoires thermiques et du parc social, pour que l’isolation cesse d’être un privilège. Des forêts renouvelées, des sols restaurés, des haies replantées, des rivières et des nappes traitées comme des communs et non comme des stocks à privatiser.

Nous exigeons un plan d’atténuation, parce qu’on ne s’adapte pas indéfiniment à une catastrophe qu’on continue d’alimenter. La fin de toutes les subventions aux énergies fossiles. L’interdiction pour toute entreprise française d’ouvrir de nouveaux projets fossiles, ici comme ailleurs. Des transports publics accessibles partout avant toute taxe qui pèserait sur les plus modestes. Une sortie du fossile qui soit aussi une sortie des guerres qu’il finance.

Pour payer ces trois plans, nous exigeons que contribuent celles et ceux qui ont fabriqué la catastrophe et qui en tirent profit. Les superprofits des énergies fossiles, taxés dès la loi de finances 2027. Les superprofits de l’armement, dont les carnets de commandes n’ont jamais été aussi pleins. Un impôt climatique sur les patrimoines des plus riches, qui rapporterait entre quinze et vingt-cinq milliards d’euros par an. Trois Françaises et Français sur quatre veulent déjà que les entreprises fossiles paient davantage. Nous ne demandons rien d’autre que ce que ce pays réclame.

Le samedi 26 septembre 2026, partout en France, dans les métropoles et dans les bourgs de mille habitant·es, dans les centres-villes et dans les quartiers, nous serons dans la rue.

Marchons pour le climat, pour la paix, pour les solidarités.

Marchons pour la justice écologique et pour la justice sociale.

Marchons pour les vivantes et les vivants, humains et non-humains.

Marchons pour qu’on suive enfin les scientifiques, et qu’un plan d’urgence, d’adaptation et d’atténuation soit engagé sans attendre un été de plus.

Cliquez ici pour accéder à l’appel à mobilisation.

Liste des signataires :

Robert Abauzit
Thierry Abel — ERCVM
Mireille Adenis — Foyer rural Savignies
Mireille Albenque
Valérie Albert
Vincent Allain — Conseiller municipal Les Écologistes Vannes
Maxime Amblard — Université de Lorraine
Monique Amiaud
Pouria Amirshahi — Député de Paris (Groupe écologiste et social)
Maxime Ancette
Linnea Andersson
Guillaume Andre-Wallut — Vertuose, accompagnement à la transition des PME industrielles
Janine Andresen
François Anton — Les Verts populaires
Rodrigo Arenas — Député La France insoumise de Paris
Annie Arteil — Citoyenne.
Patricia Attard
Esther Audo — Apicultrice
Henri Auguste
Clémentine Autain — Députée de l’APRES
Philippe Autissier
J.C. Auvray
Jacqueline Ayasse — Attac
Violène Baarsch
Marie-Antoinette Bachène-Vicaire
Marie-Frédérique Bacqué — Université de Strasbourg
Marie Hélène Bacqué
Liliane Bac
Carole Balavoine — Individuel
Benjamin Ball — Organisateurice de communautés
Sabrina Banon
Sandrine Barascud
Parti Étant Barbaray
Elisabeth Barbay — AVE : Association des Verts Espérantistes (Espéranto, langue de la paix et de la solidarité mondiales)
Françoise Barbillon
Nicolas Bardey — Les Ecologistes
Sébastien Barles — Vaï Marseille / avocat
Jacques Barnier
Alix Barrielle — scoute
Guillaume Barthélemy — LFI
Andy Battentier — Sociologue, chargé de campagne
Emmanuelle Baudry
Paula Bazerque
Sandrine Beacq — COBIONAT BIOCOOP
Victor Beaudoin — Poitiers Collectif
Stéphanie Beaulieu
Cedric Beaumin
Yvette Beck
Christine Bec
Thérèse Bedue
Gilbert Belgrano
David Belliard — Maire du 11ème arrondissement de Paris
Lisa Belluco — Députée de la Vienne
Jugurtha Ben Mebarek — Militant associatif et militant communiste
Michel Benais
Marco Bénard
Guy Benarroche — Sénateur écologiste des Bouches-du-Rhône
Samia Benguetaïb — Directrice de Radio Parleur
Rali Benkhedda
Kamel Benmakhlouf — Citoyen
Georges Bennavail — Réseau des Initiatives de la Haute Vallée de l’Aude
Jill Bennett
Morgan Bennett
François Benoit-Marquié — Verts populaires
Laurence Benotmane
Yassine Benyettou — Militant antiraciste, RED Jeunes
Rivka Bercovici — LDH Paris
Monika Bérenger
Axelle Bergeret
Martine Bergé
Franck Bernard
Olivier-Jacques Bernard
Christian Bernezet — Génération.s
Claudie Bernicot
Simone Bernillon — Attac
Laurence Berset — Madame
Nathalie Bertho
Elsa Bert
Pierre Besnard — Citoyen conscient et motivé !
Jacqueline Bex — Syndicaliste
Annah Bikouloulou — Adjointe au maire de Paris
Leyla Binici — Militante ecologiste
Gilles Blanchon
Bernadette Blin Lery
Stéphanie Bocquet — Co-secrétaire régionale des Écologistes Nord Pas-de-Calais
Emmanuèle Body — Infirmière retraitée
Audrey Boehly — Journaliste scientifique, spécialiste des limites planétaires
Michel Boitard — Militant dans de nombreuses associations
Béa Bollea
Pierre Bona — Militant contre le capitalisme, le patriarcat, le fascisme, le racisme, l’injustice sociale, l’inaction climatique
Élodie Bonnafous — forum poitevin
Claire Bonneton
Jean-François Bonne
Dylan Boquet
Patrick Borg — Citoyen du monde
Marie Borin
Myriam Bossy
Loubna Boualam
Arthur Boucher
Béatrice Bouquet
Abdelkrim Bourakba — Lés écologistes
Jean François Bourcier
Jean-Jacques Bourgois — Eglise Verte
Pierre Bourguet
Alain Bouriez
Mpaule Bouriez — Habitante de la planète
Brigitte Bourseaux
Martine Bousquet
Vianney Boussard — alternatibat
Jacques Boutault — écologiste, ex-maire du 2e arr. de Paris
Clarisse Boutin Duquesnoy
Patrice Boutin – Les Verts populaires, conseiller municipal de la ville de Nantes
Anne Boutron
Agnès Bouzereau
Céline Brebion
Valerie Brebion — Collectif climat
Isabelle Bretaudeau — Personnel
Dominique Briand — Bioconsom’acteurs
Nicole Briend — ATTAC
Francis Briens
Laurent Briet — Avenir climatique
Jacques Brie — Charente Nature – Que Choisir Ensemble
Bertrand Brion — INDIGNONS NOUS 10S25
Jean-Claude Brunebarbe — Les Écologistes FNE Hauts-de-France
Jean-Marc Bruneel — Adhérent Les Écologistes
Jean Bru
Jacques Buisson — Respirons mieux dans la Ville, Ecologiste
Céline Bulteau
Hélène Bureau — Humaine
Marie-Claire Cailletaud — syndicaliste, conseillère honoraire CESE
Céline Calard
Alain Calderon — ERB
Philippe Calet
Marie Canard
Valentine Capillon — Fresque du climat
Claude Caplan
Chrysis Caporal — Ancienne élue locale
Jacky Caquet
Giammari Carlufelice
Caroline Le Guen
Aymeric Caron — Député de Paris, président-fondateur de la Révolution écologique pour le Vivant
Isabelle Caron — les Achillées de loos en gohelle
Jean-Michel Carret
Linden Castel
Lucie Castets — maire du 12 ème arrondissement de Paris
Annie Caussel
Francis Cauvy
Emmanuelle Celier
Arlette Cerf
Leïla Chaibi — Députée européenne LFI
Georges Chaize
Monique Champiot
Celia Charbonnel — Citoyenne
Odile Charpiot
Marc Charroin
Patricia Charton — Co-présidente de Bio Consom’Acteurs
Cyrielle Chatelain — Députée de l’Isère
Claude Chautemps
Odette Chauve
Alexandra Chavarot
Philippe Chesneau — Militant écologiste
Thérèse Chiarello
Marie Chiocca — Verts Populaires
Marion Chorgnon
Violaine Chottin
Bertrand Christian — Association
Céline Ciéplinski — Conseillère municipale Montgeron en commun, liste citoyenne de gauche et écologiste, Directrice d’association
Michèle Cinquin — Vivre bio en roannais
Laurent Claisse
Michelle Clément — Gîte camping écologique de la Tuilerie
Nathalie Clénet
Michel Cogan
Lionel Colin
Mireille Colombet
Marie-Thérèse Combes
Denis Combrisson
Isabelle Conte
Jean-Paul Cotinat
Laurent Cottereau — Accueil paysan
René Cottyn
Alain Coulombel — Économiste membre du bureau national d’utopia
Christiane Courant
Muriel Courtay — Secrétaire Pays de la Loire les Écologistes
Pascale Cousin
Florence Coustier
Thierry Crepel — Citoyen inquiet
Martine Crouzillat
Martine Cubizolles — Bio consom’acteurs
Fatima Cuny — Les Écologistes
Veronique Curchod
Claire Cuyaubère
Mireille C — Victoires Populaires
Danielle Da Pont — Ecolos
Hugo Daillan — Coordinateur des Verts Populaires
Jean-Paul Dalibard — agir pour l’environnement …
J. Michel Damiens — eau… secours 62
Guichard Daniel
Marianne Daquet — Les Ecologistes
Marie-Françoise Darras — militante écologiste
Marie David
Hendrik Davi — Député, L’APRES
Patrick De Laage — Personnel
Delphine De Luca — Artiste Ecologiste Syndicaliste
Lucien De Luca — Citoyen
Camille de Saint Jean
Benedicte De Valicourt
Claude Debons — Ancien responsable syndical
Pauline Deburghgraeve — Conseillère municipale, Vitry-sur-Seine
Hermine Decours
Pascal Decours — Amnesty International
Thierry Delattre
Véronique Delattre
Karima Delli — Ex-députée européenne
Rémi Deloire
Elisabeth Demeester — Citoyenne engagée, bénévole associative, membre de Peps,
Laurence Demians
Jean-Luc Dené
Michèle Derus Derus
Chantal Descours
Julie Desiry
Ghislaine Desquines
Jean Dessort
Reynald Devanlay
Manuel Devillers — Europe Écologie-Les Verts
Sonia Devillers
Marguerite Deygas — Secours catholique
Michel Deygas
Naïma Di Piero — Fcpe
Roger Didot
Agnès Dima
Agnès Dione — Poitiers Mémoires et Partages
Maxime Dorffer — Écologistes
Christine Dorion
Bruno Doumaiselle
Jeanine Doutreleau
Isabelle Dragon Bourdis
Colette Du Cheyron — L’Herbier de Colette
Xavier Dubat
Sylvia Dubost
François Dubreuil — Unis pour le climat et la biodiversité
(administrateur)
Joël Ducasse — simple citoyen
Denis Ducom
Emilie Ducourant — EELV Les Écologistes
Beatrice Dufau Saphores
Chantal Dugne
Benoit Duliege
Christophe Dumont — Conseiller régional écologiste Grand Est
Françoise Duparay
Maryse Durand — citoyenne
Denise Durantet
Cyril Durdux
Sarah Durieux — Militante Féministe
Françoise Duriez
Guillaume Durin — Collectif BreakFree Suisse
Geve Dutaut
Simon Duteil — Syndicaliste
Stéphane Dutrieux — Les Écologistes
Claire Duval
Martine Duval — Prise de conscience, participation
Maxime Echene — Mouvement plan A
Sylvie Egreteau
Adil El Ouardi — conseiller municipal d’opposition Écologiste à Arras, membre du bureau régional des écologistes Nord-Pas-de-Calais
Veronique Esch — Amnesty International
Nicolas Eslinger
Martine Etienne
Patrick Farbiaz — Coanimateur de PEPS
Aurélien Faroche — Réseau biocoop
Laurent Faucon — élu écolo Leffrinckoucke
Louise Faure
Patricia Favreau — patricia.favreau@neuf.fr
Brice Favre
Jean-Yves Fay
Laure Felloni
Lénaïg Féret
Denise Fernandes — Madame
Ghislaine Fernandes
Pedro Fernández-Claveras
Lucie Ferrandon — Les ecologistes
Jean-Marc Fert — Auteur, Éducateur
Soraya Fettih — 350.org, activiste pour la protection de
l’environnement et la dignité humaine
Nathalie Fiala
Frederic Fort
Mireille Fournier Herviant
Dominique Fournier — citoyenne – Unis pour le climat & la biodiversité
Eliane Frémineau
Irénée Frérot — Conseiller de Paris
Mariette Freudentheil — Campagnarde
Emilie Gaime
Patricia Galfré
Thierry Galloo — Citoyen
Didier Garrigues
Ghislaine Gauthier
Virgile Gauthrot
Merlin Gautier — Pour une écologie populaire et sociale (PEPS)
Marietta Gauvard — Bénévolat : accueil sans abris et Ma Petite Planète
Bruno Gavarri — Les Ecologistes
Christophe Gayral
Bertrand Geay — Conseiller municipal à Poitiers – La France insoumise – Poitiers en Commun
Teil Geneviève
Patricia Geoffroy — Naturopathe
Christophe Gerard — EELV
Laura Ghattas
Farid Ghehioueche — Porte-parole de Cannabis sans frontières , président de l’ENCOD
François Gibaux
Michel Gibeaux
Gaëlle Giffard — Mairie de Romainville (conseillère municipale) – Est Ensemble (vice-présidente)
Philippe Gigout
Christine Gilles
Jean-Marie Gimbert
Damien Girard — Député écologiste du Morbihan
Liliane Girard
Catherine Giraud
Marc Giraud — Écrivain animalier
Jacques Girier
Jérôme Gleizes — Les Verts populaires
Henriette Gloriès
Emmanuelle Godbert
Lorraine Goldenstein
Patrick Gomes-Leal — ACTION JUSTICE CLIMAT-PARIS, militant
Nathalie Gonzalez — Personnelle
Michèle Goossens — Citoyenne
Dominique Gouhenant — militant aux Ami·es de la Conf’
Gabrielle Grammont — Solidarité personnes exilées
Philippe Grand — Les Écologistes
Anny Granger
Isabelle Grange
Fj Grimautl
Maxime Grimonet
Mizzi Grogno — Aucune
Christine Grondin
Benoist Grosjean
Lucie Grosjean
Lauriane Grospellier — Citoyenne
Samuel Grzybowski — Engagé pour l’économie sociale et solidaire
Alain Guibot — la belle verte
Yona Guibot — la belle verte
Jean-Claude Guigot
Alain Guillaume — Vienne Nature
Odile Guillet
Gildas Guillou-Keredan
Hélène Guiot — N/A
Véronique Guitton
Jean-Luc Haas — Association Awawani
Abderrazak Halloumi — Ancien élu ville de Poitiers de 2008-2026
Sandrine Hamez — citoyenne engagée et qui veut un changement de cap dès maintenant
Hélène Hardy — Les Ecologistes
Annick Harlin
Huguette Haudry
Christine Henry — Citoyenne
Francis Herbreteau
Stéphane Herb — Secrétaire GL Mosson Les Écologistes
Alain Hèrin — Association environnementale EVA
Raymonde Hérissé
Annette Herve
Bernard Heude — écologie
Jean-Claude Heyraud — Les écologistes
Anne-Sophie Hocquet — Les écologistes
Chantal Hoedts
Isabelle Huberdeau — Élue municipale
Catherine Huet
Laurent Hugé — Ecofurieux
Charlotte Hugron
Sylvie Huon
Jean-Marie Hupel — Militant écologiste, conseiller fédéral Les Écologistes
Thomas Hutin — élu écologiste
Josiane Hy
Delphine Ingigliardi
François Jacquet
Josy Jager
Cédric Jamet
Adnan Jaoui
Françoise Jaud
Yannick Jaumouillé
Philippe Jeanne — particulier
Chantal Jean
Isabelle Jean
Denis Jelsch
Gaël Jobard
Cécile Joly — citoyenne
Corinne Jost
Gérard Jouffroy
Sylvaine Joulin
Anne-Sophie Jourdain
Bernard Joyeux
Nabila Kéramane — conseillère fédérale IDF
René Kermagoret
Estelle Kessler
Pierre Khalfa — Économiste Fondation Copernic, Économiste
Salima Kidani — Association des Musulmans végétariens de France
Jean-Marie Kieffer
Mireille Kieffer
Julien Kien — Co-président de Bioconsom’acteurs, adjoint au maire de Lanester (Les Écologistes)
Dany Klingemann
Dominique Kling
Marie France Kohler
Marie Kojima — fcpe
Lydia Labertrandie — Élue municipale Les Écologistes-EELV
Pascal Labrise
Delphine Labrousse
Vaya Lacombe — Collectif Protégeons notre eau potable du Nord Deux Sèvres
Jean-Noël Lafaille
Adrien Lafourcade — La suite du monde
Dominique Lagana
Ghislène Lagravère
Annie Lahmer — Conseillère Régionale Écologiste
Joëlle Lallemand
Hélène Laloy — Les Écologistes, membre
Sabine Lamailloux
Jean-François Lamaison
Nathalie Lambert
Marie-Odile Lamirand — Aucun
Bernard Lamy
David Lapendry — Candidat à l’élection présidentielle 2027
François Lassalle
Christine Laugier
Catherine Laurent
Michèle Laurent — Personnel
Mireille Laurent
Romain Laveau — Conseiller municipal à Angers
Hugues Le Baron
Caroline Le Bescond
Aurore Le Bourg
Pascal Le Brun — Cosecretaire departemental Les Écologistes 01
Armel Le Coz — Co-président de l’ONG Démocratie Ouverte
Loïc Le Dauphin
Jean-Denis Le Dinahet
Mireille Le Franc
Lionel Le Gac
Gilliane Le Gallic — alofa Tuvalu
Marie-Hélène Le Guillois
Grégory Lebert — Conseiller fédéral Les Écologistes
Bernard Leboeuf
Sophie Lebrec
Fabian Lebreton
Janine Lecaille — Associative et militante
Michèle Leclerc — Les Écologistes, conseillère municipale et communautaire
Jean-Marc Leconte
Christian Lefevre
Jeannine Lefevre
Vincent Lefort
Paulette Legeay
Annabelle Lejay
Stéphanie Leloup — Artiste
Christophe Lemble
Anne Lemeille
Marco Leoni
Laurent Leroy — citoyen
Marc Leroy — Les Ecologistes
Jean-Louis Lesage Jean-Louis
Eliane Lesage
David Libeskind — Avocat
Yann Lieby — Antifasciste et communiste libertaire
Vincent Liegey
Denis Linglois
Christine Lionne — France insoumise
Hélène Lion — Co-fondatrice de l’association Canopée
Franck Loiseau — Les écologistes
Jean-Michel Loizeau — ATTAC
François Longerinas — Mouvement des coopératives
Pierre Lucot — Mouvement utopia. Bureau national
Julien Lucy — Bio consom’acteurs
Marie Lucy — Chercheur
Fabienne Lukas
Boris Lx
Olivier Madaule — Maire adjoint de Montreuil, L’Après
Gérard Maddaluno — citoyen
Nadine Maffli — Personnel
Nicolas Maxime Guy Magdeleine — Militant Les écologistes
Colette Magnand-Descours
Paul Magnan
Fabienne Mahé
Magali Mahoux — Baskula
Corinne Malfant — Citoyenne
Achraf Manar — Militant et acteur culturel
Thierry Manceau — Collectifs citoyens et associtions d’environnement des Monts du Lyonnais
Benedicte Manficat — médecin
Josette Mangin
Coralie Mantion — Secretaire Les Écologistes Montpellier
Jeanine Marchand
Bruno Marechal
Coustaty Marie Rose
David Marie — citoyen
Richard Marion — Conseiller municipal de Vaulx-en-Velin (69) et Coordinateur des Verts populaires
Colette Mars
Eveline Martel
Flavien Martineau
Lucia Martinez
Agnès Martin
Alexis Martin — Maire adjoint à Nanterre
Lionel Martin — Avec ateliers citoyens Ventoux
Christophe Massiaux — Candidat pour le NFP à la législative de 2024
F Masson
Julien Mathey — PEPS/LFI
Marithé Mattera — les Ecologistes
Florent Matzinger
Sylvie Maupeu-Pierre
Laurence Maurin dite Lm Elore — Autrice arts visuels
Odile Maurin — activiste antivalidiste, ex-élue municipale
Petiteau Maxime — Les Mômes en nature
Margot Medkour — Nantes populaire, Les Verts populaires
Paul Meignè — Co-fondateur On est raccord!
Ronan Meilleray
Amar Mekdad — Militant Les écologistes
Akli Mellouli — Sénateur
Alain Mestre — Économiste, militant écologiste
Christine Metzger
Jean-Pierre Mevel
Nicolas Meyrieux — Humoriste, Paysan
Nadia Meziane — Activiste musulmane, Lignes de Crêtes
Julia Mignacca — Conseillère municipale de Montpellier, cofondatrice et porte-parole des Verts Populaires, Causes Communes
Hervé Milhau
Patricia Millot — Les Écologistes
Caroline Mimpontel
Sophy Mirti
Julie Monne
Catherine Monteil — Greenpeace, surfrider, wellfarm, terres de lien
André et Hélène Montoni
Arnaud Montrignac
Laurence Montroussier
Michael Monziès — Jardins d’eaux vives
Claire Morand — militante écologiste et enseignante
Dominique Moreau — Pour changer ce monde.
Nina Morel — Hôpital Lozère
Elisabeth Morin — 21/12/1959
Luciano Morra
Marie-Laure Mossé
Alessio Motta — Mobilisations.org, fondateur
Waleed Mouhali — Conseiller municipal et président du Conseil fédéral des Ecologistes
Bernadette Mouillé
Caroline Moulin — Les Écologistes Paca, asso Changer d’ Ere
collectif Hyères Écologie Citoyenne
Pascale Moullet
Aline Mouquet — Conseillère départementale de la Gironde (Nouvelle Donne)
Chantal Mouttet — Les Ecologistes
Christian Mouysset
Olivier Mouy
Isabelle Névé
Pascale Nicolle — citoyenne
Denis O’Brien
Pascale O’Neill
Tatiana Oblazney
Marie-Claire Ollagnier — Association ARPE
Philippe Ollandini — Citoyen
Quentin Omont — Élu écologiste à Valenciennes
Eliane Orcière
Eugenie Ormsby
Fabienne Oubrayrie
Hafida Ouchen — Élue
Patricia Oury-Dubois — énergies citoyennes
Alain-Bernard Outrebon
Jacques Pabst
Sylviane Pantigny — militante LFI
Evi Papadakou — Fédération des Ateliers de psychanalyse
Joel Parasote
Marc Pascal — dirigeant d’entreprise, retraité
Silvain Pastor — Conseiller municipal et communautaire Écologiste de Sète
Hélène Paulais
Valérie Paumier — Résilience Montagne
Chantal Pautes
Magali Payen — On est prêt
Ginette Pekkip
Valérie Pellegri
Élisabeth Pendelio
Nathalie Peres
Joëlle Perrier-Gustin
Olivier Perrin — Citoyen
Philippe Perrin
Sandrine Petit Cuttat
Robin Petit-Roulet — Les Ecologistes
Patrick Petitjean — militant écologiste
Martine Petit — Alternatiba Cornouaille
Patrick Petit — Les Écologistes Ardèche – Collectif citoyen pour la transition écologique au pays des Vans, Greenpeace, Générations futures
Mathilde Peyrache — Porte parole SUD Solidaires 44
Jean-Jacques Piard — Citoyen
Philippe Piard — Secrets Toxiques
Jean-Pierre Pierdon — Retraité Fonction Publique Territoriale
Michele Pierdon
Sandra Pierrès
Christine Pieuchot — Amis de la confédération paysanne
Laurence Pillot — Multiples actions et associations soutenues.
Pascal Pinard
Hélène Pinon
Bernard Pipon — Association Prévention Environnement Santé Drôme des Collines
Cédric Piquet
Alain Pirot — Terre de liens – Alternatiba…
Jean-Pierre Planés
Nicolas Planty — Lemon Adds
Céline Poddevin — Aucun
Damien Poirel — Les Écologistes, Conseiller Federal
Anne Poirier
Michel Poirier — Écologiste
Pascale Poirier
Raymonde Poncet Monge — Sénatrice Prune Pont Benoit — Non-violence XXI, Action Justice Climat, Victoires Populaires
Maïlys Porracchia
Marie-Françoise Porret — chambre d’hôtes « Le Moulin »
Catherine Pouech
Katia Prassoloff
Boris Prat — Vaour, plan communal de sauvegarde
Alexandra Praud
Marc Priere — Château de Montfleury 73240
Raphaelle Primet — Co présidente groupe communiste de Paris
Rémi Prouteau
Murielle Pruvot
Bernard Quatelas — LFI
Jean-Pierre Queille — Les Écologistes
Ghislaine Quilin
Jean-Yves Quilin
Christian Quintin — Les Écologistes
Elisabeth Raillon Ravoux — Frapna Drôme Nature Environnement, ASTI
France Raji
Jean-Luc Ranvier
Jeanpaul Raoust — REGAIN de l’Estérel
Claire Raspiengeas
Laurent Ratat
Benoît Rauch
Hervé Rauch — SOS Racisme, Amnesty international
Patrice Rauch
Stéphane Ravacley — Humaniste
André Regisser
Marie-Colette Regnaud — citoyenne engagée
Maryline Régnier
Sandra Regol — Députée du Bas-Rhin
Nathalie Reins
Jacques Réjalot — WWOOF France
Francis Rénem
Antoine Reyes
Vinciane Reynaert
Antoine Richard — Conseiller municipal
Françoise Rich
Élisabeth Rigourd
Catherine Rimaux — Citoyen-ne, personnel et pour tous
Serge Rivet — Les Écologistes
Sylvie Riviere — adhérente EELV/CPR Nord-Pas-de-Calais
Gérard Robin
Claude Rochat
Pascale Rochefort
Jacqueline Roche — Planning familial, AFPS
Michel Roger
Michèle Rougier
Rouillard — SDN Berry Giennois Puisaye
Jean-Louis Roumegas — Député, Les Écologistes/NFP
Sandrine Rousseau — Députée, Les Écologistes
Carole Roux
Christiane Roux — Agir pour l’environnement
Claude Roux
Jean-Robert Roux — Info lettre des Transitions en Vaucluse
Michèle Roux
Michèle Ruiz
Agnès Ruliere
Denis Sabardine
Chloé Sagaspe — Ancienne porte parole des écologistes
Sonia Sainson — Génération.s
Alain Saivet
Pilar Saldivia
Daniel Salmon — Sénateur d’Ille-et-Vilaine
Jean-Maurice Salomon
Myriam Santhune — Les Écologistes-EELV
Jeanine Sarkissian
Mounir Satouri — Les écologistes
Solen Sausset — Avenir Climatique
Simone Schaal
Sylvie Schinella
Laurence Schmitt — Les Verts Populaires
Annie Schohn
Elisabeth Schulthess
Christophe Scotto — citoyen
Philippe Segers — Archipel de l’écologie et des solidarités
Marie-Cécile Seigle-Vatte — Ecologiste
Dorian Seillier
Thierry Seillier
Danièle Sené — Ami·es de la Confédération paysanne
Danièle Seraphin
Thierry Seraphin
Josefa Serra
Caroline Sévilla
Linda Sherwood
Azelma Sigaux — Coordinatrice nationale de la Révolution
Écologique pour le Vivant
Florian Siméon — Maraîcher en agriculture biologique
Ann Simpson
Francois Sivardiere
Andrew Smith
Union Départementale Syndicale Solidaires 44 — Solidaires 44
Hannane Somi — Paysanne confédérée
Anne-Marie Jeanne Sonnet — solidarité internationale
Patrice Sougy — DIVERS
Valérie Soumaille — Militante La France insoumise (86)
Pierre Stoeber — Verts Populaires
Lyliane Strebler
Jacques Subra
Lisette Sudic
Michele Sujet — maville maplanète
Gérard et Marie-Christine Suzan — individuels
Sophie Tanguy — Autonome et en colère contre cette inaction
Patrick Tardieu — citoyen ordinaire
Boris Tavernier — Député du Rhône
Sylvie Teissonnieres
Claire Tellier
Ariane Terrier — terrier.ariane@orange.fr
Teresa Tesger
Sylvie Teulé
Jean-Baptiste Thibaud — militant insoumis
Ritchy Thibault — Porte-parole de PEPS, activiste.
Charlotte Thimonnier
Pauline Thimonnier
Amandine Thizy
Pascale Thomas — responsable de ma planète
Brigitte Thoury
Karine Toebat — Militant
Marine Tondelier — Secrétaire nationale Les Ecologistes
Cedric Tonso
Jérôme Tougne — 17tournants
Alexandre Triki — Co-secrétaire du groupe local Grand Angers
des Écologistes
Jean-Marc Tripodi
Annie Tugend
Catherine Untereiner
Vincent Vaast
Marie-Hélène Vacelet
Monique Vagnoux
Betty Vaissiere — pour la vie
Robert Valbon
Isabelle Valdès — individuelle
Micheline Vallet
Didier Vandendriessche — Axenate
Damien Vansteene — Militant à l’APRES
Pascal Varin — Elol
Mélanie Vay
François Veillerette — Militant écologiste
Bernard Verbauwen
Brigitte Verbauwen — Attac France
Philippe-René, Alain, Marie Vergier
Stéphane Verrière-Grosjean — particulier
Rémy Victor — Membre des Écologistes
Mona Vignes Nonnotte — Perso
Anne-Marie Viguié — CCFD Terre Solidaire 31
Suzanne Vilette — Divers
Christine Villa — AJC, Coord’eau34
Jean-François Vincent
Joël Vincent
Marylise Vincent
Martine Vion
Patrick Viveret — Philosophe et magistrat honoraire
Gaël Voisin — Syndicaliste
Damien Vouzellaud
B V
Rahlf Walter
Alain Watrelot — citoyen
Nathalie Wattebled — Citoyenne pleinement engagée
Joëlle Weber
Pauline Wlodarczyk
Christelle Wolff
Alain Wozniak
Richard Wywiorka — Particulier
Marie Yared — Directrice d’Avaaz
Antoine Yeretzian — Debout !
Xabier Zalduendo — Militant
Yanis Zerguit
Nicole Zurich

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02.08.2026 à 07:00

Microplastiques, molécules toxiques… Comment limiter la pollution des pneus de voiture

Mathilde Picard

Texte intégral (1637 mots)
Les résidus des pneus se retrouvent dans l’environnement… et dans nos assiettes. © Adobe stock

Ce week-end marque le traditionnel chassé-croisé entre juillettistes et aoutien·nes durant lequel les routes s’encombrent de voitures. Au-delà de la pollution générée par les moteurs, ce trafic engendre une contamination plus large et moins connue : celle aux microparticules de pneus.

Un pneu perd en moyenne quatre kilogrammes (kg) de matière dans sa vie (environ quatre ans), dont des centaines de microplastiques et d’additifs chimiques. Auprès du Parisien, le président du syndicat du pneu, Dominique Stempfel, reconnaît le problème posé par cette dégradation du caoutchouc : «Ces particules sont ensuite lessivées par la pluie et entraînées vers les cours d’eau et le milieu marin.» Le frottement entre la roue et l’asphalte libère des centaines de composés dont certains sont toxiques pour la santé et l’environnement. Parmi eux : des hydrocarbures aromatiques comme le benzène, classé cancérogène, des polymères (de grosses molécules obtenues par assemblage de molécules plus petites) ou encore des micro voire nanoparticules de plastique.

40% de composés à risques dans nos pneus

En 2025, l’ONG Agir pour l’environnement avait identifié 1 954 composés différents dans les pneus de six marques qu’elle avait fait analyser par le laboratoire indépendant Emission analytics. Parmi ces substances, «40% présentent des risques aigus pour la santé et l’environnement aquatique», selon son rapport. «112 sont considérées comme cancérigènes, mutagènes [qui modifient l’ADN, NDLR] ou reprotoxiques [toxiques pour la reproduction], parfois les deux ou les trois à la fois», détaille Magali Leroy, chargée des enquêtes au sein de l’association. Il est encore difficile de caractériser précisément l’effet sur la santé de ce mélange qui se retrouve de manière diffuse dans l’environnement, pénétrant les sols, l’eau et l’air.

Ce qui est sûr, c’est que ce cocktail participe à accroître la pollution atmosphérique. «Les particules [rejetées par les pneus, NDLR] exposent l’ensemble de la population, en particulier les enfants, à des risques accrus de cancers, de troubles neurologiques, ainsi que de maladies respiratoires et cardiovasculaires», souligne encore le rapport de l’ONG.

Malgré ces effets néfastes, les industriels continuent d’utiliser ces composés. «Différents additifs sont ajoutés pour donner une certaine texture aux pneus, explique Florian Breider, chercheur en ingénierie environnementale à l’École polytechnique fédérale de Lausanne (Suisse). D’autres servent pour des raisons de sécurité routière ou pour éviter le vieillissement lié à l’oxydation : sans certaines molécules, le caoutchouc se craquèle et se fissure quand il vieillit.»

Le 6PPD : une molécule toxique dans le viseur des associations

Parmi ces substances, on retrouve le 6PPD. Une molécule au nom compliqué pourtant bien connue de l’autre côté de l’Atlantique. En janvier dernier, des fabricants parmi lesquels Michelin, Pirelli ou encore Bridgestone ont été entendus par la cour fédérale de justice de San Francisco (États-Unis) après une plainte déposée par des associations de pêche et de conservation de la nature. Celles-ci les accusent d’avoir décimé des populations entières de saumons sauvages et d’autres espèces de poissons à cause de l’utilisation du 6PPD. «En se dégradant, la molécule devient du 6PPD-quinone, un composé emporté par la pluie vers les rivières qui impacte la fertilité des poissons», explique Magali Leroy.

Cette pollution inquiète aussi les pays européens : une quantité conséquente de résidus de pneus a été détectée dans le lac d’Annecy (Haute-Savoie) en janvier dernier et une équipe de chercheur·ses helvétiques en a retrouvé dans des fruits et légumes, y compris cultivés en agriculture biologique. Près d’un tiers de ceux consommés en Suisse en contenaient.

L’équipe de recherche de Florian Breider est à l’origine de cette découverte. «On a trouvé du 6PPD-quinone mais aussi de la DPG (1,3-diphénylguanidine), précise l’expert. Or on dispose de peu d’informations sur leur toxicité pour l’être humain, ça pose question.» La DPG, qui participe à rendre le caoutchouc plus rigide, est déjà considérée toxique pour l’environnement aquatique, selon l’Agence de sécurité sanitaire française (Anses).

«On retrouve certains additifs des pneus dans l’urine humaine, ce qui veut dire qu’ils pénètrent dans le sang. Leur impact sur la santé humaine est encore méconnu mais on sait que plusieurs sont neurotoxiques pour les poissons. On ne peut pas faire de raccourci entre les effets sur ces animaux et sur l’humain, mais ces premiers résultats invitent à la méfiance», souligne le scientifique.

«Il est difficile d’évaluer le niveau de toxicité du mélange contenu dans ces caoutchoucs, précise-t-il. Car tous les additifs forment un effet cocktail qui peut multiplier certains risques et en neutraliser d’autres.» Actuellement, son équipe de recherche met en place une méthodologie pour mieux évaluer cette multiexposition.

Pas de fabricant parfait mais des pistes de solutions

En attendant d’en savoir plus, Agir pour l’environnement réclame davantage de transparence de la part des industriels sur la composition des pneus. L’ONG revendique également la mise en place d’un nouvel étiquetage européen qui intègrerait un indicateur de toxicité.

«Au niveau européen, ça commence à bouger, espère Olivier Charles, coordinateur des campagnes climat, énergie et transports de l’association Agir pour l’environnement. L’Autriche et le Danemark ont demandé à l’Agence européenne des produits chimiques d’interdire le 6PPD. Nous avons rejoint leur commission car, tant qu’il n’y a pas de contrainte sur l’industriel, il ne changera pas sa recette de fabrication.»

Pour l’instant, le militant estime que, «s’agissant de la composition des pneus, il n’y a pas d’entreprise meilleure qu’une autre, aucune ne fait figure de bon élève».

L’association automobile allemande Adac, qui se donne pour mission de «sauvegarder et de promouvoir les intérêts de l’automobilisme, du sport motorisé», a jugé que Michelin était la marque qui réduisait le plus l’abrasion de ses pneus, après avoir réalisé des tests sur 160 produits différents en 2025. L’entreprise précise avoir noué un partenariat avec l’université de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) et le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) pour «développer des solutions techniques aux problématiques environnementales des particules d’usure issues du contact entre la route et le pneumatique».

Éviter la conduite sportive et choisir un véhicule léger

Atténuer l’émission de ces microparticules de caoutchouc peut aussi passer par «un autre design routier», suggère Magali Leroy. «Les ronds-points génèrent davantage de particules que les dos d’âne», illustre-t-elle. Éviter les zones de freinage intense contribue à diminuer la pollution atmosphérique.

Une autre solution, plus accessible à l’échelle individuelle, est de renoncer à une conduite sportive faite d’accélérations et de freinages brusques, car elle est responsable d’une abrasion plus rapide des pneus. Les véhicules plus légers sont aussi les moins émetteurs. «Tous les 150 kilomètres, une Tesla Y, qui pèse 464 kilos de plus qu’une Fiat 600e, rejette dans l’environnement l’équivalent [en microparticules, NDLR] d’une bouteille plastique d’un litre et demi», s’indigne Olivier Charles, d’Agir pour l’environnement. La meilleure solution reste d’éviter, autant que possible, d’utiliser sa voiture en solitaire si une alternative en transport en commun est disponible pour son trajet.

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01.08.2026 à 07:00

Cancers, handicaps… En Afrique du Sud, l’enfer des habitants de Snake Park face à la pollution des anciennes mines d’or

Margaux Solinas

Texte intégral (1817 mots)
À Snake Park (Soweto), près de 35 000 habitant·es vivent au pied d’un terril minier, exposé·es aux poussières toxiques. © Thérèse Di Campo/Vert

Ida Mpho Thseole sort de sa maison avec un bol bleu rempli de bouillie. La grand-mère de 60 ans est accompagnée de Neo, son petit-fils de 19 ans. Elle s’assoit difficilement sur un matelas posé devant sa porte, à Snake Park, un quartier informel situé à Soweto, en Afrique du Sud. Elle installe Neo à ses côtés et se prépare à lui donner à manger. Cuillère à la main, elle raconte la tragédie qui touche sa famille : «Neo est atteint de paralysie cérébrale depuis sa naissance. Ma fille refuse de s’occuper de lui, alors c’est moi qui passe mes journées avec.»

Handicaps et cancers

La sexagénaire, comme une trentaine de personnes, fait partie du collectif Snake Park Cerebral palsy forum (Forum sur la paralysie cérébrale, en français). Le groupe sensibilise sur les effets des poussières toxiques des terrils miniers et milite pour les droits des enfants atteint·es de paralysie cérébrale. Depuis la création du groupe en 2017, au moins 15 enfants sont né·es avec ce handicap dans le quartier, et nombre d’autres avec des malformations. Une situation qui s’explique par les dépôts de résidus miniers omniprésents à Snake Park, et le vent qui transporte les poussières toxiques dans l’air.

À Snake Park, Ida Mpho Thseole, entourée de sa famille, nourrit son petit-fils Neo, atteint de paralysie cérébrale. © Thérèse Di Campo/Vert

«Un résidu minier, c’est un déchet de mine qui a été laissé il y a des années par les compagnies minières», explique Thokozile Mntambo, militante et cheffe de gestion de projet à la fondation Bench-Marks, une organisation à but non lucratif engagée en faveur de la justice sociale et économique en Afrique du Sud. «Une fois l’or extrait et raffiné, des résidus restent et contaminent le sol, qui contient alors des métaux comme de l’uranium, de l’arsenic, du cyanure, du cuivre et du plomb. Ces métaux toxiques peuvent ensuite se transformer en gaz et causent de nombreuses maladies comme l’asthme, le cancer du poumon et des problèmes affectant le fœtus», appuie-t-elle.

Une industrie minière de ségrégation

Snake Park est situé dans le Witwatersrand, qui était l’un des plus grands bassins d’or au monde à la fin du 19ème siècle. «Avant, on mourait comme main-d’œuvre pour extraire l’or de ces mines ; aujourd’hui, on meurt à cause des déchets», dénonce Thokozile Mntambo devant l’immense montagne jaune et poussiéreuse qui surplombe le quartier et ses quelque 35 000 habitant·es.

Le terril de Snake Park, surnommé «la montagne jaune». Cette colline artificielle, formée par l’accumulation de déchets issus de l’exploitation minière, est contaminée par plusieurs métaux lourds toxiques, dont l’uranium, l’arsenic, le plomb et le zinc. © Thérèse Di Campo/Vert

Le township (un quartier réservé aux populations noires sous l’apartheid) de Soweto est intimement lié à l’essor de l’industrie aurifère sud-africaine. Sa création va de pair avec le développement des mines d’or et d’autres métaux autour de Johannesburg, la plus grande ville du pays, à quinze kilomètres d’ici. Il a accueilli une grande partie de la main-d’œuvre noire venue travailler dans les mines – également issue de l’immigration des pays limitrophes –, avant de devenir un symbole de la ségrégation spatiale imposée par le régime politique de l’époque. «Pendant l’apartheid, entre 1955 et 1965, le gouvernement a forcé de nombreux habitants noirs à quitter les quartiers réservés aux Blancs. Des populations ont été déplacées depuis différents secteurs de Johannesburg pour être relogées dans les townships du sud-ouest de Johannesburg, dont Soweto», explique David Van Wyck, ancien responsable de la recherche à la fondation Bench-Marks.

L’apartheid, un régime de ségrégation raciale instauré officiellement en Afrique du Sud en 1948, exigeait une séparation stricte entre les populations blanches et non blanches dans tous les domaines de la société. Ce système reposait sur des lois discriminatoires qui privaient la majorité noire de nombreux droits politiques, économiques et sociaux. Il a pris fin entre 1990 et 1994, avec l’arrivée au pouvoir de Nelson Mandela et du parti politique Congrès national africain (ANC).

À Snake Park, la militante et activiste Thokozile Mntambo accompagne les habitant·es pour documenter les impacts des déchets miniers sur leur santé et défendre leurs droits. © Thérèse Di Campo/Vert

Les richesses issues de l’or et d’autres minerais ont longtemps alimenté la prospérité des dirigeants du régime de l’apartheid ; et elles continuent de profiter aux décideurs d’Afrique du Sud aujourd’hui. Comme le souligne David Van Wyck, «les nouvelles élites sont entrées en alliance avec les compagnies minières en 1994 et sont devenues leurs partenaires». Mais les habitant·es des quartiers informels ne profitent pas des richesses de leur pays. Soweto reste confronté aux conséquences économiques de la ségrégation raciale : dans un pays où près d’une personne active sur trois est sans emploi (32,9% au premier trimestre 2025, selon Statistics South Africa), les anciens townships continuent d’être parmi les lieux les plus touchés par le chômage et la précarité.

Les mines sud-africaines ont progressivement fermé ou réduit leur activité en raison de l’épuisement des gisements faciles à exploiter, de la baisse de la rentabilité et de la hausse des coûts d’extraction. Certaines tensions sociales et des difficultés d’investissement, combinées à une concurrence internationale, ont aussi fragilisé l’industrie. «Il y a 6 200 mines abandonnées en Afrique du Sud, raconte David Van Wyck. C’était facile d’ouvrir des mines à l’époque, mais personne n’a pensé à comment les fermer et les réhabiliter. Et le gouvernement ne veut rien entendre, ils veulent continuer d’ouvrir des mines plutôt que de résoudre le problème des bassins de résidus miniers.» Contacté, le gouvernement sud-africain n’a pas répondu à nos sollicitations.

Une pollution meurtrière

«Et l’État ne fait rien pour aider la population», s’énerve Lily Stebe. À 69 ans, elle gère un orphelinat à Snake Park, qu’elle a construit de ses propres mains avec des matériaux de récupération. La sexagénaire recueille les enfants touchés par un handicap dont les parents refusent de s’occuper. Lily Stebe ne reçoit pas d’aides du gouvernement pour son orphelinat, et le blâme des malheurs qui foudroient Snake Park. «Ils ont failli», se plaint-elle. Elle fait partie de la coopérative Bambanani, qui s’occupe du plaidoyer et de la sensibilisation des habitant·es face aux dangers des résidus miniers. Mais face aux plaintes et aux demandes d’aide, l’État sud-africain demeure silencieux.

Lilly Stebe (à gauche) avec ses enfants adoptifs dans son refuge à Snake Park. À droite, Okhule, douze ans, est née avec une paralysie cérébrale. Elle ne peut ni parler ni marcher. © Thérèse Di Campo/Vert

La fondation Bench-Marks a tenté d’avertir le gouvernement et continue d’envoyer de nombreux documents prouvant la pollution de l’air et de l’eau à Snake Park. «Quand cette fine poussière s’envole, vous la respirez, elle change votre code ADN et elle rend les enfants malades ; aussi, lorsqu’elle est trop concentrée, elle donne des cancers comme celui des os et celui des poumons», explique David Van Wyck. Lily Stebe est atteinte d’asthme chronique, et David Van Wyck, qui n’est pas résident, a ressenti de nombreuses douleurs aux poumons et aux yeux lors de ses passages hebdomadaires.

Un peu d’espoir est apparu, d’après Thokozile Mntambo, avec l’arrivée de Pan African Resources, entreprise qui a racheté les licences des mines toutes proches afin de les exploiter. Engagée avec Bambanani, la compagnie aurifère a déjà mis en place des formations de sensibilisation aux dangers liés aux résidus miniers et installé des panneaux pour interdire aux habitant·es de se promener à proximité de la montagne de déchets. Contactée, elle n’a pas répondu à nos sollicitations.

Toutefois, Thokozile Mntambo reste méfiante. Depuis août 2025, la communauté attend toujours le plan de gestion environnemental de Pan African Resources et les solutions apportées pour protéger la communauté de la pollution de l’extraction. David Van Wyck sonne l’alarme : selon lui, s’ils font aujourd’hui des promesses, c’est parce que le cours de l’or était en hausse depuis le début de la guerre en Iran. «Et dès qu’il retombera, les entreprises minières feront faillite», prédit-il. L’expert explique que depuis 2019, Pan African Resources n’a montré aucun plan pour protéger la communauté et ne cherche qu’à faire du profit. La seule solution pour sauver les habitant·es de Snake Park, à son avis ? Créer un autre quartier, loin des terrils, avec une économie durable.

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31.07.2026 à 17:31

«Ça m’a sauvé» : cet agriculteur des Pyrénées-Orientales avait tout perdu dans les flammes, une cagnotte solidaire lui redonne espoir

Lilou Hiver

Texte intégral (725 mots)
Tom Poulot (en rouge) et ses proches nettoient le terrain après l’incendie, début juillet. © Tom Poulot

«Le monde est peut-être foutu, mais pas ses habitants», s’exclame Tom Poulot, le sourire aux lèvres. Difficile d’imaginer qu’au début du mois de juillet, lors de notre première rencontre avec cet agriculteur des Pyrénées-Orientales, une profonde tristesse marquait son visage. Au milieu des débris calcinés, à la recherche de ce qui pouvait encore être sauvé, il venait de voir partir en fumée le projet d’exploitation agricole autonome qu’il construisait seul depuis six ans à Vinça. Les violents incendies qui ont ravagé plus de 5 000 hectares dans le département ne l’ont pas épargné. «Après tous mes efforts, j’allais enfin pouvoir m’enregistrer officiellement comme agriculteur, mais le feu m’a tout pris», rembobine-t-il aujourd’hui.

Démuni et à bout de force, il se résout à lancer une cagnotte, encouragé par une amie. Deux semaines se sont écoulées depuis la publication de son témoignage dans Vert et les soutiens se sont multipliés. Ce vendredi, elle atteint presque l’objectif des 40 000 euros grâce aux dons de plus de 1 200 personnes. «Avec le prix de la vie aujourd’hui, je ne m’attendais pas à un tel élan de générosité», s’étonne Tom Poulot. Sur les réseaux sociaux, il tient à répondre aux centaines de messages d’encouragement qu’il a reçus. «J’étais au fond du trou, je n’avais aucune rentrée d’argent pour m’aider et, voir que les gens ont le cœur sur la main, ça m’a sauvé», reconnait-il.

Après l’incendie, Tom Poulot et ses proches cherchent dans les débris ce qui peut être sauvé. © Tom Poulot

L’agriculteur a également été surpris par la solidarité qui s’est manifestée entre voisin·es après les incendies. Dans son village, l’équipe municipale et les riverain·es ont aidé à nettoyer les parcelles après le passage des flammes. «On aurait dit une grande famille», confie-t-il. Chacun lui demandait ce dont il avait besoin, même lorsqu’il ne s’agissait que de «trois fois rien» comme quelques bouts de tuyau ou des piquets de clôture.

Reconstruire comme avant, mais en mieux

Passé le choc de l’incendie et grâce aux nombreux soutiens, l’agriculteur reprend espoir et commence déjà à imaginer de futurs projets. «Ma famille a halluciné», s’amuse-t-il. Il souhaite tout reconstruire avec la même démarche : «Toujours en récup, toujours en low-tech, pour vivre la vie avec le vivant.» Pour retrouver son activité de maraîchage, il va devoir commencer par s’occuper de la question de l’eau. Les abris qui captent l’eau de pluie et les gouttières doivent notamment être changés, «avant l’automne pour remplir les réserves en prévision de l’été», précise-t-il. En hiver, il replantera son verger. Il prévoit aussi d’avoir de nouvelles poules au printemps prochain.

Pour l’heure, Tom Poulot prend du temps pour son fils et lui. Pendant l’incendie, Léo, dix ans, n’était pas présent. À son retour, face aux dégâts, il a simplement dit que «ce n’était pas si grave, que la vie continuait». Une réponse qui incite son père à vouloir construire «un projet encore mieux qu’avant» pour «ne pas laisser à nos enfants un monde trop pourri».

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