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L’actualité de l’écologie dans un format minimaliste - Dir. de publication : Juliette Quef

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24.06.2026 à 06:00

Coup de chaud ou coup de com ? En pleine canicule, le RN propose d’écouter davantage le Giec

Théo Mouraby

Texte intégral (1258 mots)
Sébastien Chenu a changé de discours sur le Giec, alors que Marine Le Pen le trouvait jusqu’ici «très alarmiste». © Ludovic Marin/AFP

Alors que plus grand monde n’arrive à supporter le port d’une veste sous ces chaleurs caniculaires, le Rassemblement national (RN) n’a aucun mal à retourner la sienne. Depuis des années, le parti d’extrême droite alimente la défiance envers les scientifiques, coupables «d’exagérer» sur l’état du climat. Un discours qui n’a pas résisté à l’explosion des températures ces derniers jours.

Thomas Ménagé, porte-parole du RN à l’Assemblée nationale, a reconnu dimanche que le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec), «en tant que données scientifiques, en tant que consensus scientifique, […] est incontestable». Ce même député, interrogé par France inter lors de la canicule d’août 2023, estimait pourtant que le Giec avait «parfois tendance à exagérer». «Il faut savoir dire en politique qu’on n’a pas été clairs et qu’on a même dit des bêtises», a admis Thomas Ménagé, dimanche toujours, au micro de France inter, France info et Le Monde.

Reprochant au gouvernement son manque de préparation, Sébastien Chenu, vice-président du RN, était allé plus loin sur TF1 vendredi : «Il fallait avoir la capacité de se projeter, puisque ça fait longtemps qu’on a des rapports, notamment ceux du Giec, qui nous parlent de réchauffement.» Une accusation qui ne manque pas de sel quand on relit les publications sur les réseaux sociaux de plusieurs élu·es lepénistes, toujours prompt·es à décrédibiliser les expert·es du climat.

Les «propagandistes du Giec»

«C’est de l’opportunisme», estime la chercheuse et autrice du dernier rapport du Giec, Yamina Saheb, pour qui le discours du RN a fait un «virage à 180 degrés». En 2023 encore, Marine Le Pen, la cheffe des député·es frontistes, estimait que «le Giec a toujours été très, très alarmiste». Aujourd’hui, face aux chaleurs exceptionnelles que subit la France, «ils ne peuvent plus dire qu’on est alarmistes», estime la chercheuse. Et de poursuivre : «Ce n’est plus nous qui disons : “Attention, on va vivre dans une France en surchauffe” ; là, c’est ce que tous les citoyens vivent.»

Dimanche toujours, Sébastien Chenu en avait remis une couche sur France 3 : «Je vous rappelle que le Giec, dont on nous donne les conclusions régulièrement, prévoit [des hausses de températures] depuis très longtemps.» Des conclusions qu’il n’a, en apparence, pas lues. Chez Sud Radio, le 27 mai dernier, le vice-président du RN, qui est parfois critiqué au sein du parti pour ses gaffes dans les médias, avait estimé qu’on pouvait encore «discuter sur la part de l’homme dans ce changement climatique». Pourtant, le dernier rapport du Giec précise que les activités humaines sont, «sans équivoque», responsables du réchauffement de la planète.

Il faut dire que le parti n’a pas été très enclin à rabrouer les sorties climatosceptiques de ses élu·es jusqu’ici. En 2024, Christophe Barthès, désormais maire de Carcassonne (Aude), moquait les scientifiques en prenant pour preuve des températures fraîches en Suède. «À cette heure, nous n’avons pas encore de commentaires du Giec», ironisait-il sur Twitter-X. Hervé de Lépinau, élu maire de Carpentras (Vaucluse) aux dernières municipales, vilipendait les «propagandistes du Giec». Son collègue, le député de la Côte-d’Or René Lioret, recommandait la lecture d’un livre climatosceptique sur «les 12 mensonges du Giec».

Thomas Ménagé lui-même se demandait, dans un tweet de 2013 révélé par Vert, s’il existe «vraiment un réchauffement climatique». Enfin, symbole de ce revirement, le député Julien Odoul estimait que le gouvernement en faisait «beaucoup trop», en 2019, face à la canicule. Il l’invitait plutôt à s’intéresser à d’autres sujets «plus importants comme le réchauffement islamiste à la piscine de Grenoble avec une invasion de burkinis [sic]».

«Des votes contraires à ce que dit la science»

Pour Agnès Pannier-Runacher, ex-ministre de la transition écologique, «le Rassemblement national nous explique, dix jours par an, qu’il n’y a pas assez de financements sur l’adaptation au changement climatique et, les 350 jours restants, tape sur les politiques destinées à lutter contre les canicules et propose dans son contre-budget de diviser par deux les budgets qui leur sont consacrés.»

Dans ses contre-budgets présentés pour les années 2025 et 2026, le RN envisage de nombreuses économies sur le dos de l’écologie : arrêt de financement des énergies renouvelables au profit des fossiles, suppression des agences publiques environnementales… Dans un autre registre, il a aussi déposé un amendement pour réduire de 460 millions d’euros le budget du Fonds vert, qui permet notamment la rénovation des écoles.

Au Parlement européen ou à l’Assemblée nationale, le parti de Marine Le Pen et Jordan Bardella s’emploie à détricoter les mesures environnementales comme le Pacte vert (cet ensemble de textes qui vise à atteindre zéro émission nette de gaz à effet de serre en Europe d’ici 2050) ou le dispositif zéro artificialisation nette (ZAN) des sols. Yamina Saheb conclut : «Vous ne pouvez pas dire : “On aurait dû écouter le Giec”et, pendant tout ce temps, faire des votes contraires à ce que dit la science.»

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23.06.2026 à 18:51

Canicule historique : ce mardi est la journée la plus chaude jamais mesurée en France

Mathilde Picard

Texte intégral (647 mots)
Bordeaux (Gironde), le 22 juin 2026. La France connaît une canicule d’une intensité et d’une précocité exceptionnelles. © Christophe Archambault/AFP

«Cette canicule s’annonce d’ores et déjà historique», lance le climatologue Matthieu Sorel. Ce mardi est la journée la plus chaude jamais mesurée par Météo-France depuis ses premiers relevés en 1947. D’après ses données à 17 heures, la température moyenne nationale était de 29,8 degrés Celsius (°C). Ce record dépasse de 0,4°C celui des journées du 25 juillet 2019 et du 5 août 2003. «C’est un cap, une valeur mythique» qui est franchie, selon le spécialiste.

«Cette canicule va remplacer celle de référence d’août 2003», indique encore l’expert. Elle est marquée par des nuits particulièrement chaudes. Celle de lundi à mardi a été la plus brûlante jamais mesurée en France hexagonale, avec 21,6°C en moyenne. Au plus frais, le mercure a même culminé à 28,7°C à Pouzauges (Vendée). «Ce sont des marqueurs qui nous interpellent, commente Matthieu Sorel. On n’a jamais eu une superficie aussi grande de la France avec des valeurs aussi élevées la nuit, et les valeurs vont être encore battues ces prochains jours.»

Localement, le mercure a atteint des niveaux records, en particulier dans l’ouest du territoire : à 17 heures, on relevait 43,3°C à Cazaux (Gironde), 42,2°C à Niort (Deux-Sèvres), 42,1°C à Bordeaux (Gironde), 41,3°C à Rennes (Ille-et-Vilaine) ou encore 44,3°C à Pissos (Landes) et 43°C à Melle (Deux-Sèvres).

Une chaleur dopée par le changement climatique

Cinquante-huit départements seront placés en vigilance rouge canicule mercredi, quatre de plus que ce mardi. «C’est un triste record, une première depuis l’instauration de ce dispositif en 2003», note Matthieu Sorel. Ce mardi, l’intégralité du pays est concernée par une alerte, que ce soit des niveaux de vigilance rouge, orange ou jaune. Un record en entraînant un autre, 35 départements seront placés mercredi en vigilance orange pour risques de feu de forêt. Une situation inédite provoquée par l’assèchement de la végétation.

La vigilance rouge canicule est déclenchée dans 58 départements ce mercredi. © Météo-France

«La situation météorologique qui provoque ces chaleurs extrêmes est dopée par le changement climatique», analyse l’expert. Selon l’étude de l’équipe scientifique Climameter, il a accru de deux à quatre degrés Celsius les températures enregistrées en Europe lundi.

Celles-ci ont atteint un «plateau haut» qui se maintiendra au moins jusqu’à jeudi. Les nuits prochaines s’annoncent encore torrides, atteignant 23 à 28°C de mardi à mercredi sur les départements concernés par la vigilance rouge.

Il reste des incertitudes sur le jour où les températures diminueront enfin : une petite baisse progressive devrait survenir vendredi par l’ouest du pays. Toutefois, même en fin de semaine, les valeurs resteront bien au-dessus des normales saisonnières.

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23.06.2026 à 17:15

Nucléaire à l’arrêt, boom de la clim et centrales à gaz : les fortes chaleurs affectent aussi le réseau électrique

Anne-Claire Poirier

Texte intégral (879 mots)
À cause des fortes chaleurs, la centrale nucléaire du Bugey doit réduire sa production pour épargner le Rhône. © Camille Moirenc/AFP

Alors que la France a enduré lundi la troisième journée la plus chaude de son histoire, selon Météo-France (derrière le 25 juillet 2019 et le 5 août 2003), plusieurs sites nucléaires devront fonctionner à bas régime cette semaine pour ne pas aggraver la situation… des fleuves. Le Rhône, la Garonne ou la Gironde sont déjà en surchauffe et le prélèvement puis le rejet – à quelques degrés de plus – d’énormes quantités d’eau destinées à refroidir les réacteurs nucléaires risquerait de nuire à l’écosystème aquatique ou d’empêcher certains usages (l’eau potable ne peut pas être captée au-delà de 25°C, par exemple).

«Chaque centrale doit se conformer à des limites de température fixées fleuve par fleuve, c’est une réglementation environnementale qui n’est pas liée à la sécurité des centrales», précise EDF à Vert. Dès ce mardi, la centrale de Golfech (Tarn-et-Garonne) est mise à l’arrêt pour épargner la Garonne, tandis que l’un des réacteurs du Bugey (Ain), au bord du Rhône, voit sa production divisée par cinq, a annoncé l’entreprise. La menace plane désormais sur les sites de Saint-Alban (Isère) et du Blayais (Gironde).

Avec l’aggravation du réchauffement planétaire, ces «indisponibilités climatiques» sont désormais récurrentes l’été. «Depuis 2015, c’est tous les ans», remarque même Thibault Laconde, fondateur de l’entreprise Callendar, spécialisée dans les risques climatiques. Pour l’instant, les aléas de 2026 ne sont ni précoces, ni records : «En 2022, le site du Blayais avait été impacté dès le début du mois de mai ; et c’est l’année 2020 qui détient le record d’arrêts climatiques, avec une perte de production de plus de trois terrawattheures», soit environ deux jours de consommation électrique française, analyse Thibault Laconde.

Boom de la climatisation

Cette baisse de la production nucléaire intervient alors que les climatiseurs tournent à plein régime, faisant décoller la consommation française. Selon le gestionnaire de réseau RTE, ces appareils ont conduit à une surconsommation de 12 gigawatts (GW) «par rapport à une période équivalente avec des températures de saison» – soit environ la puissance de onze réacteurs nucléaires français. Lundi à 19 heures, la consommation a atteint un pic à 57 GW. C’est loin des pics de consommation hivernaux, qui approchent les 100 GW, mais proche du record de consommation estival de 60 GW, atteint le 1er juillet 2025.

La situation n’appelle toutefois «aucune vigilance particulière» car «les moyens de production permettront de couvrir les besoins des Français», assure RTE à Vert. De fait, «on bat des records de production solaire», constate Nicolas Leclerc, cofondateur du cabinet de conseil en énergie Omnegy. Au cours de la journée de lundi, les panneaux photovoltaïques se sont imposés comme la deuxième source de production du pays (derrière le nucléaire), couvrant jusqu’à 30% des besoins de consommation. «On ne peut pas en dire autant de l’éolien, qui pâtit de l’absence de vent et produit deux fois moins que les semaines passées», remarque l’expert en énergie.

Dans ce contexte, ce sont les centrales à gaz qui prennent le relais, le soir venu. «Quand il n’y a pas de production solaire, l’équilibre offre/demande est un peu plus compliqué à tenir», estime Nicolas Leclerc. Depuis le début de la vague de chaleur mi-juin, les centrales à gaz ont ainsi couvert jusqu’à 7% de la consommation électrique le soir, contre 0% début juin. Le bilan carbone de l’électricité française s’en trouve mécaniquement alourdi : lundi, il est passé de 12 grammes de dioxyde de carbone par kilowattheure (gCO2/KWh) produit le midi à près de 45 grammes le soir, selon RTE. En comparaison, ce seuil n’a jamais dépassé 16 gCO2/KWh le 1er juin. De quoi tordre le cou à celles et ceux qui nient l’impact environnemental des climatiseurs, à commencer par le Rassemblement national, qui défend un grand plan de climatisation du pays.

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23.06.2026 à 16:12

«Justice pour le vivant» : les associations vont saisir la justice pour contraindre l’État à respecter ses obligations face aux pesticides

Zoé Moreau

Texte intégral (1080 mots)
Paris, le 4 avril 2026. De nombreuses organisations participent à une marche anti-pesticides. © Mary-Lou Mauricio/Hans Lucas

Que se passe-t-il lorsqu’un État condamné par la justice refuse de mettre en œuvre les mesures qui lui ont été ordonnées ? Les requérant·es retournent devant le ou la juge. Ce mardi, la coalition d’associations «Justice pour le vivant», engagée depuis 2021 dans un contentieux visant à faire reconnaître la responsabilité de l’État dans l’effondrement de la biodiversité lié à l’usage des pesticides, a annoncé le dépôt imminent («avant juillet») d’un recours en exécution contre l’État.

Contraindre l’État à revoir sa copie

Concrètement, les organisations de la coalition – Pollinis, Notre Affaire à tous, Biodiversité sous nos pieds, l’Association nationale de protection des eaux et rivières-Truite-ombre-saumon (Anper-Tos) et l’Association pour la protection des animaux sauvages (Aspas) – considèrent que le gouvernement ne respecte pas les obligations formulées par la cour administrative d’appel de Paris dans son arrêt du 3 septembre 2025.

Ce jour-là, la cour avait reconnu l’État français responsable de la «contamination généralisée, diffuse, chronique et durable des eaux et des sols» par les pesticides, ainsi que l’existence d’un «préjudice écologique résultant de l’usage des produits phytopharmaceutiques» en France (notre article). À l’origine de cette atteinte : l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), chargée d’évaluer et d’autoriser la mise sur le marché des pesticides. Selon la cour, l’Anses a «commis une faute en ne procédant pas à l’évaluation des produits phytopharmaceutiques au vu du dernier état des connaissances scientifiques».

En guise de réparation, elle avait ordonné «un réexamen des autorisations de mise sur le marché déjà délivrées pour lesquelles la méthodologie d’évaluation n’aurait pas été conforme» aux exigences du droit européen, dans un délai de vingt-quatre mois. La justice avait également exigé qu’un plan d’action détaillé, assorti d’un calendrier précis, soit présenté dans les six mois.

L’État ne prévoit de réexaminer que sept pesticides

Le gouvernement a bien transmis son plan d’action à la justice en temps et en heure, et c’est ce document qui fonde aujourd’hui le recours en exécution des associations. «Après analyse approfondie, ce plan ne respecte pas les exigences de la cour», a affirmé Emilien Capdepon, chargé de campagnes chez Notre Affaire à tous.

Son principal défaut réside, selon les associations, dans le périmètre extrêmement restreint des réévaluations prévues. Alors que la justice demandait de réexaminer l’ensemble des pesticides susceptibles d’avoir été autorisés sur la base d’évaluations non conformes au droit européen, le gouvernement a considéré que seuls sept produits devaient être réévalués : le Belanty, le Revyona, le Revyvit, l’Intuity, l’Intuity pro, le Zampro Star et le Gatten. Sept fongicides qui figurent parmi les produits «les moins utilisés», déplorent les ONG. Si ce plan reste inchangé, «l’impact sur le vivant sera nul», prévient Mathis Buis, de l’association Pollinis.

Le gouvernement a donc fait le choix de ne pas réexaminer plusieurs centaines de produits, parmi lesquels tous ceux en cours de réévaluation ou bien qui doivent être réévalués d’ici 2027. Mais aussi ceux utilisés sur des cultures jugées «non attractives pour les abeilles», ou bien qui s’appliquent «hors période de floraison».

Des critères «arbitraires»

Ces critères sont «arbitraires», dénoncent les associations ; ils «ignorent des risques majeurs connus» des pesticides. Par exemple «la contamination chronique [et pas seulement pendant la floraison, NDLR] de notre environnement par les molécules» et le fait que «l’ensemble de la biodiversité – et pas seulement les abeilles – peut être affecté par ces pesticides», déplore Mathis Buis. Contacté sur ces choix par Vert, le gouvernement n’a, pour l’heure, pas donné suite.

Les critiques des ONG portent également sur les méthodes scientifiques retenues pour réévaluer les produits concernés. Les associations saluent l’adoption, pour l’évaluation des effets sur les abeilles, de la méthodologie développée par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa), qui prend davantage en compte les effets dits «sublétaux» (qui mènent à une mort indirecte) : impacts sur la croissance, la reproduction, la capacité à se nourrir, à se déplacer…

Mais «cette avancée ne répond toutefois qu’à une partie du problème, estime Alexandre Barraud, écotoxicologue. Car pour évaluer les effets sur d’autres espèces, le gouvernement prévoit de continuer d’utiliser des méthodes qui reposent sur des protocoles parfois vieux de plus de vingt ans.»

Le plan ne contient pas non plus de meilleure prise en compte de l’«effet cocktail» des pesticides lorsqu’ils sont mélangés. Et ce, alors même que «des recherches récentes établissent des effets préoccupants sur la faune, confirmant la nécessité d’intégrer ces interactions dans l’évaluation des risques», notent les ONG.

Interrogé sur l’ensemble des critiques émises par les associations, le ministère de l’agriculture n’a pas répondu à Vert. Si la justice donne raison aux ONG et estime que l’arrêt du 3 septembre 2025 n’a pas été correctement appliqué, elle pourrait enjoindre à l’État de présenter un nouveau calendrier d’action, sous peine d’une astreinte financière, c’est-à-dire d’une pénalité pour chaque jour ou mois de retard.

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