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17.02.2026 à 18:51

[Communiqué] Nous sommes toujours antifascistes

La rédac

Texte intégral (1757 mots)

Communiqué · 17.02.2026

MORT DE QUENTIN D. : NOUS SOMMES TOUJOURS ANTIFASCISTES

Parce que nous combattrons toujours le fascisme et que la séquence en cours nous prouve, une nouvelle fois, que c’est nécessaire. 

Le 14 février dernier, Quentin D., militant néo-nazi, est décédé après les coups qui lui ont été portés, probablement par un groupe de militants antifascistes. À l’heure où nous écrivons ce communiqué, la vérité du déroulé des faits reste encore à établir. 

Depuis sa mort, le monde politico-médiatique tente d’imposer un narratif mensonger, qui repose sur un événement dramatique survenu au milieu d’une marée de violences fascistes systématiquement invisibilisées, et qui signifierait que le danger de notre démocratie n’est pas le fascisme, mais bien celles et ceux qui le combattent. Nous ne pouvons pas accepter de laisser ce narratif dérouler et infecter nos amis, nos parents, celles et ceux qui subissent notre époque. 

Notre média pouvant être considéré comme un média de gauche radicale et se revendiquant pleinement de l’antifascisme, nous considérons qu’il est important de prendre la parole en solidarité avec les mouvements de résistance déjà largement calomniés, et aujourd’hui plus que jamais traînés dans la boue. Jeter sous le bus des militants solides partout dans l’Hexagone, se revendiquant d’un antifascisme historique, duquel était issu notre mouvement de résistance le plus connu, le tout pour préserver une soi-disant “respectabilité”, est l’un des visages reconnaissables de la fascisation de la société, alimentée par un climat hallucinant de délation calomnieuse et de raccourcis mettant en danger nombre de nos camarades. 

 

Contrairement à ce que nous avons entendu, y compris sur le plateau de grandes chaînes nationales à heure de grande écoute (ici l’interview de Sandrine Rousseau sur France Info par exemple), la raison d’être de l’antifascisme est de combattre le fascime. Comme son nom, simplissime, l’indique. 

L’antifascisme n’a pas pour raison d’être la violence, même si, historiquement, la violence a pu être employée dans la défense contre le fascisme. La violence a pu être un moyen, elle ne sera jamais une fin. L’antifascisme n’a pas non plus pour raison d’être le lynchage ou le trouble à l’ordre public. Tout ce que l’antifascisme cherche à faire, c’est de protéger nos territoires, nos villes et nos universités, du danger réel du fascisme. Danger sur lequel nous avons un peu trop tendance à nous endormir. 

 

Si des groupes antifascistes étaient bel et bien présents à Lyon dans ce qui allait mener à cet affrontement fatal, c’est pour faire ce que la Jeune Garde, groupe antifasciste français, a toujours fait : défendre la ville des attaques fascistes. En l’occurrence, empêcher des militants fascistes de menacer la conférence donnée par Rima Hassan à Sciences Po Lyon. En ce sens, le narratif du “jeune homme sans histoire lynché gratuitement” est un récit mensonger. Si cela ne justifie pas sa mort, redonner le contexte dans lequel elle est survenue est primordial : Quentin D. était un militant néo-nazi, membre actif de l’Action Française, mouvement royaliste, antisémite et raciste. Quentin était aussi membre du collectif “Audace” Lyon, groupe dissous suite à des actes racistes et reprenant des slogans nazis sur Internet. Quentin avait participé en mai 2025 au défilé néonazi du Comité du 9 Mai à Paris. La ville de Lyon est quant à elle régulièrement le théâtre d’affrontements entre des antifas et les mouvements d’ultra-droite (Gud, Bastion Social, etc) qu’ils refusent de laisser courir et qui assoient, année après année, leur pouvoir dans la ville. 

Après deux ans de négation d’un génocide, de montée du racisme, de dégradations de librairies ou tiers-lieux marqués à gauche, de menaces de dissolution des pouvoirs publics alors que ces mêmes défilés néo-nazis sont protégés par la police, un homme est mort. On peut le regretter, mais pas s’en étonner. L’étonnement aurait dû arriver bien avant. Au moment de la mort de toutes les personnes qui ont précédé Quentin et sont mortes assassinées, mais n’avaient pas la chance… d’être nazies. D’après Isabelle Sommier, dans son livre Violences politiques en France, entre 1986 et 2021, 53 personnes sont mortes tuées à cause de leur idéologie. 90% de ces meurtres ont été commis par l’extrême-droite. Le climat de violence est instauré par les mouvements fascistes que tant refusent de combattre maintenant, en capitulant face aux pressions médiatiques. 

La violence est du côté de l’idéologie raciste et fasciste face à laquelle les antifas nous défendent. 

 

Nous avons également été sidérés d’entendre, de la bouche même de responsables politiques, que la France Insoumise aurait une responsabilité dans la mort de Quentin D, alors que l’eurodéputée qui donnait sa conférence était à plusieurs kilomètres du lieu où Quentin est décédé, et a immédiatement condamné les violences ayant conduit à son hospitalisation puis à son décès. À tous ces gens plus effrayés par les éléments de langage de Jean-Luc Mélenchon que par le retour du nazisme dans nos rues, nous demandons : où donc la France Insoumise a-t-elle jamais appelé à la violence ?  Est-ce que vous avez en vous tant de haine envers ce mouvement citoyen, l’un des seuls  politiquement solide à gauche, tant de haine prémâchée par la cabale médiatique que vous en venez à insinuer que Mélenchon, parce qu’il parle trop fort, aurait tué ce jeune homme ?

Jean-Luc Mélenchon a-t-il appelé à “nettoyer les banlieues au karcher” ? À faire de grandes “rafles” d’étrangers ? à “attraper les femmes par la chatte” ? À envahir le Groenland ? À anéantir les Palestiniens ? À militariser la France ? Les antifas sont-ils ceux qui posent dans des stands de tirs, avec des armes, sur de nombreuses photos ? 

Non. La rhétorique guerrière est du côté des fascistes et l’a toujours été, historiquement. Nous ne sommes pas pour la violence comme stratégie politique, nous l’avons dit à de nombreuses reprises (voir émission sur Luigi Mangione sur notre chaîne YouTube.) Nous sommes, cependant, pour le droit de nous défendre (celui-là même!) face à une force politique qui désire notre mort. Tel Jean Messiha, figure d’extrême-droite qui écrivait il y a quelques jours : “Il faut exterminer les antifas. Un par un. Les antifas sont les seuls et uniques nazis aujourd’hui. Il faut les éradiquer.”

 

Mais tout est permis, alors que le corps de leur “camarade” est encore chaud. D’ailleurs, au lieu de le pleurer et de parler de lui, leurs discours sont tout entier concentrés sur leur obsession de toujours, maladive : la France Insoumise et l’extrême-gauche (qui, par le mécanisme bien connu de la fenêtre d’Overton, englobe désormais grossièrement la gauche, LFI étant loin d’être un mouvement révolutionnaire désireux de prendre le pouvoir par les armes). Plus d’étiquette qui tienne en ce moment : on mélange tout dans un gloubi-boulga débilitant, un fourre-tout servant de support à tous les éditorialistes pour alimenter le grand feu de joie censé cramer les dernières digues qui subsistent face au fascisme. 

 

Aujourd’hui, Quentin, militant fasciste, aura droit à une minute de silence à l’Assemblée nationale. Il y a deux ans, Nahel, tué par la police à 17 ans, n’avait le droit qu’à des injures qui insinuaient qu’il l’avait bien cherché. Sans parler des dizaines d’autres assassinés, eux, par l’extrême-droite tout simplement passés sous les radars du cirque médiatique. L’ampleur du gouffre qui sépare les différentes réactions politico-médiatiques aux décès est un signe dangereux de la fascisation de la société. 

Les fascistes vont en profiter pour tirer le fil jusqu’à détruire la pelote, et si nous ne disons rien, bientôt l’on prendra Messiha au mot : les antinazis seront magiquement devenus des nazis, et ils seront tués pour l’avoir bien cherché. À nos camarades de gauche nous disons : soyez solides, et ne cédez pas une miette de terrain aux torrents de boue que nous recevons. Nous sommes antifascistes, fiers de l’être, maintenant comme hier. Et à nos “camarades” qui jettent les Insoumis ou les antifas sous le bus, nous disons : vous êtes le problème que nous devons combattre pied à pied, sans compromission. 

 

Motus & Langue Pendue est un média apartisan, mais dans ce moment gravissime, se tient aux côtés des Insoumis et des mouvements antifascistes, plus que jamais nécessaire à nos résistances. 

 

L’équipe du média

 

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14.02.2026 à 07:02

[SANS-VALENTIN] Il nous faut réapprendre à aimer.

La rédac

Texte intégral (779 mots)

PAR MEHDI EL AFANI

// Pour la Saint-Valentin, Motus explore la « Sans Valentin ».  Ici, alors que le progrès nous pousse à célébrer nos individualismes, le capitalisme comblant les trous, Mehdi s’interroge sur ce que l’amour, au contraire, rend possible.Retrouvez les autres articles #SansValentin sur le site! // 

Il nous faut réapprendre à aimer. 

Aimer d’abord, contre l’infamie du progrès. Si j’ai longtemps cru qu’il était nécessaire, que le progrès nous sortirait des crises qui nous guettent, j’ai aussi tardé à voir ses effets délétères. Le progrès (technique, à fortiori) n’est, bien souvent, pas une solution mais une fuite en avant individualiste : qui a besoin des autres quand la technologie peut sauver tout le monde ?
Quand chacun peut se sauver seul, la dépendance aux autres disparaît et avec elle, le besoin de faire société.
Notre foi en notre toute-puissance guidée par le progrès a parachevé notre transformation en outil d’un système économique que nous avons nous-mêmes créé. Dans un système où le capital financera un travail automatisé, même les prolétaires ne redeviendront que de simples consommateurs. Le progrès, entité insaisissable, malléable et pleine de promesses, est devenu une nouvelle religion dotée, comme le Divin en son temps, de la maîtrise du futur tout-puissant.

C’est de cela dont il s’agit : une bataille culturelle qui dissimule une crise spirituelle derrière laquelle se trouve l’homo economico-solitus, l’individu rationnel capitaliste et solitaire qui n’aurait besoin de personne. Mais même le plus gros des mascus a parfois besoin d’une épaule sur laquelle pleurer.
Deux mille années d’une révolution socio-politico-économique pour se retrouver au point de départ : si vous voulez faire société, vous avez besoin d’amour. C’est donc Jésus qui avait raison – et le descendant de Mahométan qui vous le dit vous rappelle qu’Issa est pour nous aussi un messager. Peut-être, finalement, que ce sont les droitards capitalistes et jésuites qui ont raison lorsqu’ils s’opposent à la laïcisation de la société française. Mais là encore, il s’agit de cohérence : qui peut raisonnablement croire ceux qui prônent à la fois le progrès technique et le recul moral ? 

Je parle d’amour car c’est un moteur. C’est le mien même. Célibataire sans enfants, j’ai au moins cette chance-là : pouvoir en parler d’une manière désintéressée et donc, universelle. Je suis un amoureux du futur, des gens que je n’ai pas rencontrés, des plats que je n’ai pas goûtés, de tout ce qui risque de passer. Ça n’est pas naturel car l’amour s’apprend. D’abord par mimétisme, on cherche à reproduire les schémas d’inconditionnalité qui constituent l’amour filial puis on finit par déconstruire les carences de l’amour parental pour pardonner à ces gens qui nous ont élevés et qui sont juste des gens.

Pour réapprendre à aimer, regardez ceux qui l’ont perdu, leur amour.

Les gens, ça se trouve et se perd tout le temps. Mais perdre des gens qu’on aime, c’est différent. « Ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts » c’est une illusion en fait. La perte nous donne une résilience dont on se passerait bien, des questionnements sans fin, des angoisses ou des traumas et pour tous un relativisme nouveau qui se voit dans les yeux. La prochaine fois que vous plongerez dans un regard, peut-être que vous reconnaîtrez cet éclat si particulier : douceur, naïveté, un soupçon de doute et une émulsion d’amour.

Celles et ceux qui savent que le progrès tue, de plus en plus tôt, avant la retraite comme les jouets usés d’un système en déliquescence construit par ceux qui s’aiment qui font souffrir ceux qui aiment. 

Sensibles de tous les pays, unissaimez vous !

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12.02.2026 à 19:24

Duplomb bis ? On décrypte ce qu’il se passe!

La rédac

Texte intégral (1422 mots)

PAR CHARLOTTE GIORGI 

Pourquoi vous allez entendre parler d’agriculture ce mois-ci

Le Premier Ministre, Sébastien Lecornu, a trouvé le remède à la détresse agricole : un énième projet de loi d’urgence agricole qu’il a gentiment proposé au syndicat majoritaire agricole, la FNSEA, début janvier.

Ce projet de loi, qui laisse craindre de nouveaux reculs environnementaux, sera probablement exposé pendant le salon de l’agriculture à la fin du mois. Et comme ça ne suffisait pas, Duplomb a également déposé un 2e projet de loi pour réautoriser l’acétamipride… ce qu’il voulait déjà faire à l’été mais qui avait été censuré par le Conseil Constitutionnel. Le tout alors que la loi Duplomb 1 est revenue pour un débat (sans conséquence) à l’Assemblée, rendu obligatoire par une pétition d’opposition à la loi ayant recueilli plus de 2,1 millions de signatures (un record historique!). 

On vous explique !

« Aucun sujet n’est interdit » (… sauf celui des vraies raisons de la détresse agricole)

C’est ce qu’a expliqué le Premier Ministre. Alors du coup, ce qui est super, c’est qu’on va peut-être pouvoir parler du fait que malgré un empilement de lois relatives à l’agriculture depuis un an, la crise agricole n’est manifestement toujours pas réglée.

L’agriculture a besoin de revenus dignes (18% d’agriculteurs vivent sous le seuil de pauvreté), d’installations (la moitié des agriculteurs sera à la retraite en 2030 et la nouvelle génération galère sans aides), de souveraineté alimentaire (la France peut nourrir 130% sa population mais sur 43% de ses terres elle produit pour l’export). Elle est là, la véritable crise.

Réautoriser les pesticides ne permettra pas de nourrir la population mais de conserver une balance commerciale satisfaisante pour les financiers de l’agriculture. Et puis de toute façon, ça ne sert à rien de nourrir une population que l’on condamne à mort. 

Mais si ces mesures d’urgences ne sont que temporaires ?

… ce n’est JAMAIS que temporaire. 

Les lois d’urgence ont une fâcheuse tendance à entrer dans le droit commun.

Duplomb et la FNSEA forcent les institutions avec un modèle agricole obsolète qui ne marche pas, pour obtenir jusqu’au dernier article auparavant censuré par le Conseil Constitutionnel. Au mieux, ça permet à quelques agriculteurs de ne rien changer à leurs pratiques sans les aider à prévoir le futur. Au pire, ça entretient leur dépendance à une agriculture qui tue le vivant et les gens et est inefficace pour nous nourrir. La priorité devrait être de nous en départir et de donner les moyens structurels aux agriculteurs de le faire. Là on met un pansement sur une jambe de bois.

Les vraies contraintes au métier d’agriculteur·ice

(Puisque Duplomb martèle que ses projets de lois ont pour but de « lever les contraintes à l’exercice du métier d’agriculteur »). Quelques contraintes auxquelles il n’aurait pas pensé, trop occupé à faire de l’écologie le bouc émissaire de cette séquence :

  • des revenus indignes
  • des conditions de travail misérables
  • une perte de sens lorsque notre travail ne sert pas à nourrir mais à produire
  • une santé qui devient le dommage collatéral des politiques
  • un modèle industriel qui endette, empoisonne et enferme dans un cercle vicieux
  • des politiques publiques qui traitent les symptômes des crises et non les causes
  • les idiots utiles de l’agrobusiness

“Oui mais les agriculteurs sont en colère”

Justement… et si on les écoutait, les agriculteurs ? Et pas juste la FNSEA, les paysans de l’autre bord, moins copains avec Duplomb, peut-être ?

Les agriculteurs demandent un revenu digne et des conditions de vie décentes.

Les agriculteurs peuvent parler pour eux-mêmes sans être instrumentalisés.

Les agriculteurs n’ont pas à payer de leur santé le prix de leur “compétitivité”.

Oui, les agriculteurs sont en colère. Mais ils ne demandent pas tous en coeur le retour des pesticides! Attention à l’instrumentalisation d’une détresse par ceux qui font leur beurre dessus, et surtout ne les représente pas TOUS, car l’agriculture est diverse ! 

Et puis, malgré une loi toutes les 5 minutes, aucun des problèmes structurels n’a été traité ni même évoqué en profondeur (revenu, nouvelles générations agricoles, etc…), ni dans la réponse du gouvernement, ni de Duplomb, ni de la FNSEA. 

“De toute façon, les agriculteurs sont contre les écolos et le seront toujours!”

C’est factuellement faux, mais plus facile à brandir pour celles et ceux qui ont envie d’un bouc émissaire.

En réalité, beaucoup (trop) d’agriculteur·ices sont coincés dans ce modèle industriel qui les endette et les étouffe. Ils sont donc un certain nombre à en vouloir à toute mesure qui rétrécit encore un peu leur marge de manoeuvre – y compris écolo.

Ils sont en colère et on les comprend.

Mais pourquoi on accuse l’écologie au lieu de mettre en cause le modèle agricole vendu par ces lobbies depuis des dizaines d’années ?

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06.02.2026 à 17:06

Municipales 2026 : comment se mobiliser ?

La rédac

Texte intégral (2517 mots)
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AVANT LES ÉLECTIONS MUNICIPALES 2026

Comme vous le savez sans doute (ou pas, d’ailleurs!), des élections municipales se profilent à l’horizon pour mars 2026. Loin d’être un scrutin anecdotique, cette échéance est celle qui est la plus proche de nous pas seulement dans le temps mais aussi dans nos vies. Un·e maire a le pouvoir de concrètement, très pragmatiquement, changer notre vie quotidienne. Logements dignes, transports et désenclavement des habitant·es, lien social et vie de la cité, soutien aux associations, dynamiques intergénérationnelles, police de proximité et prise en compte des discriminations, mais aussi entretien des établissements de santé municipaux ou aide à l’installation d’agriculteur·ices pour nourrir les cantines du village … Bref, vous ne pouvez pas y échapper : votre lieu de vie est trop important pour qu’on délègue ces élections à quelqu’un qui « saurait mieux » ou qui s’y « connaîtrait en politique ». 

Sur le média, nous avons réfléchi en équipe à comment vous outiller au mieux pour ces élections. Et nous sommes arrivés à un constat : d’autres organismes ont réfléchi à cette question de manière bien plus efficace et pertinente que nous. Sur cette page, nous allons donc nous faire le relai d’initiative qui permettent d’être de se réapproprier l’enjeu du scrutin et de se rendre à l’isoloir en tant que citoyen·ne éclairé·e… pour illuminer nos villes et villages 😉 Cette page sera agrémentée d’une initiative par semaine jusqu’à la semaine du 1er tour, le 15 mars prochain. 

INITIATIVE 1 : UNE PAGE POUR TOUT COMPRENDRE AU SCRUTIN (par l'université Aix-Marseille)

Jusqu’aux élections municipales sur cette page et sur les réseaux, 1 semaine = une initiative pour s’approprier le vote. Pour cette première semaine, on vous propose de commencer tout doux avec une page web pimpée comme jamais et réalisée par l’université d’Aix-Marseille pour ses étudiant·es pour expliquer en une seule page et quelques minutes top chrono les enjeux des élections. On valide à 100% !

Dans le même style mais plus classique, Makesense a aussi une page dédiée intitulée « paumé·e dans mes municipales » et ça se trouve ici. 

INITIATIVE 2 : UNE NEWSLETTER POUR DÉCOUVRIR DES EXEMPLES DE POLITIQUE LOCALE QUI FONCTIONNE
(par la Fédération des Trucs qui Marchent)

Semaine 2 : on vous propose de découvrir la newsletter gratuite de la Fédération Française des Trucs qui Marchent. Chaque semaine avant les élections municipales, ils partagent 7 bonnes idées appliquées concrètement partout en France. Leur point commun ?… elles marchent ! Leur boussole est simple : des initiatives sociales et écologiques portées par des élus locaux, qui marchent vraiment sur le territoire, et surtout duplicables ailleurs. En dehors des élections, leur newsletter se focalise sur une initiative dont ils approfondissent l’étude. Ils ont aussi sorti un livre compilation de toutes ces découvertes tout récemment ! 

Exemple : à Mouans-Sarthoux, une ferme municipale 100% bio mise en place pour nourrir les cantines du village !

INITIATIVE 3 : DES CARTOGRAPHIES POUR CAPTER LES ENJEUX ALIMENTAIRES ET AGRICOLES PRÈS DE CHEZ TOI (et des mesures pour les affronter) (par Terre de Liens)

Semaine 3 : Face à la disparition massive de fermes partout en France (qui fragilise nos paysages, notre alimentation locale et notre souveraineté alimentaire, rien que ça…) les copains de Terre de Liens partagent des outils pour comprendre et agir, à l’échelle de sa commune. La question est simple : Qu’est-ce que nos futurs·es élu·es pourraient faire pour protéger les fermes près de chez nous ?

“En seulement trois ans, 40 000 fermes ont disparu, emportant avec elles la capacité de nos villes et villages à produire une alimentation locale et de qualité.”

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