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Par wilderness, on entend cet environnement d’altitude, où tous ceux qui le désirent peuvent encore faire l’expérience d’une rencontre directe avec les grands espaces, et y éprouver en toute liberté la solitude, les silences, les rythmes, les dimensions, les lois naturelles et les dangers

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16.05.2022 à 18:33

Le train des Pignes en danger

DELAITTRE Cécile
Texte intégral (883 mots)
JPEG - 252.7 ko
Crédits photos
Train des Pignes à Vapeur
(c) www.traindespignes.fr

Mauvaise nouvelle pour la mobilité douce : le train des Pignes, qui relie Digne-les-Bains à Nice depuis 1911, voit une nouvelle fois son offre de transport réduite.

UNE DÉCISION CONTESTÉE

Selon la députée de la première circonscription des Alpes-de-Haute-Provence Delphine Bagarry, la Régie régionale des transports de la Région Paca a décidé le 6 avril de supprimer les trains 1 et 2 de la ligne régulière entre Annot et Digne, ce qui correspond à une baisse de 25% de la fréquence des trains. Sur cette portion le train 1 part quotidiennement d'Annot vers Digne à 8h47, et le train 2 part à 7h10 dans le sens inverse.

Ces suppressions, qui seront effectives en septembre 2022, font suite à celles effectuées entre Nice et Annot deux ans auparavant sur cette même ligne de train.

UN TRAIN AU CŒUR DES ENJEUX DE MÉMOIRE ET DE MOBILITÉ

Le train des Pignes relie toute l'année Dignes-les-Bains à Nice en 3 heures. De mai à novembre, un train à vapeur circule également entre Puget-Théniers et Le Fugeret, en passant par les villages médiévaux d'Entrevaux et Annot.

En érodant petit à petit l'offre de service du train des Pignes, le Conseil régional restreint les solutions de mobilité douce pour les habitants du territoire et ébranle le patrimoine des Alpes-de-Haute-Provence, dont ce train fait partie. Mountain Wilderness France déplore ce recul pour la mobilité douce allant à l'opposé des actions à entreprendre face à l'urgence climatique.

SOUTENEZ LA MOBILITÉ DOUCE

-Signez la Pétition lancée par la CGT des Chemins de fer de Provence
-10 idées de sorties montagne sans voiture dans les Alpes-de-Haute-Provence | alpes-haute-provence.changerdapproche.org
-Contact : traindespignes.fr | facebook | instagram

16.05.2022 à 15:58

Sortie de découverte de la montagne sans voiture avec Amel France sur les balcons de Belledonne

Maxime
Texte intégral (1234 mots)

PNG - 321.1 koLe mardi 3 mai, 12 participants ont arpenté les chemins de Saint-Martin-d'Uriage pour cette deuxième sortie accompagnée de l'année, organisée conjointement par Mountain Wilderness et Humacoop - Amel France.

EN ROUTE VERS LE MASSIF DE BELLEDONNE

Pour la première fois, les participants sont allés à la découverte du massif de Belledonne dans la petite ville de Saint-Martin-d'Uriage pour cette nouvelle sortie. Le rendez-vous a eu lieu à 10H20 à la gare tramway de Gières, pour un départ à 10H50 avec le bus T88 des cars Région Auvergne-Rhône-Alpes. Le groupe est arrivé une demi-heure plus tard au terminus “Mairie de Saint-Martin-d'Uriage”.

Le trajet retour se fait également depuis la Mairie de Saint-Martin-d'Uriage, par le même bus. Départ à 16H20, arrivée 16H50 à la gare de Gières.

UNE SORTIE ENTRE VILLE, CAMPAGNE, FORÊT ET... MONTAGNE

Le groupe retrouve au point de départ Fabrice, accompagnateur en montagne, qui encadre cette sortie avec Marine, accompagnatrice nature en formation. Avant de se mettre en route, Marine anime une séance d'étirements pour réveiller genoux, chevilles et dos. Puis, les aventuriers ont pris la direction du grand circuit des Roux : boucle de près de 7 kilomètres dans les hauteurs du village.

Le circuit débute dans la forêt, une occasion pour Fabrice de partager ses connaissances sur certaines plantes comestibles et même d'improviser un concert de flûte avec d'autres végétaux ! La pause pique-nique a lieu dans la forêt au bord d'un ruisseau, avec en fond le chant des oiseaux… Un décor idyllique pour être initié par Marine aux gestes de premiers secours.

La journée se poursuit par une petite heure de montée, jusqu'à un beau point de vue sur le Vercors et la Chartreuse. L'émerveillement a été mot d'ordre. Elle se finalise par une descente agréable jusqu'à l'arrivée dans le village à la place de la mairie pour reprendre le bus retour.

PAROLES DE PARTICIPANTS

Ces sorties en montagne en mobilité douce sont un grand bol d'air pour les participants, leurs paroles en témoignent :

« La montagne c'est la vie, j'oublie tous mes problèmes » - Madame Houria
« En montagne, je me sens comme un oiseau » - Viktoria
« La montagne c'est bon pour la santé » - Jean-Claude

EN SAVOIR PLUS

-Participez avec nous aux prochaines expéditions
-Échappez-vous depuis Grenoble : PDF - 5.3 Mo 10 idées de sorties montagne sans voiture en Isère
-Pour plus d'infos sur la campagne : le site web changerdapproche.org
-Téléchargez les horaires de la PDF - 2.4 Mo ligne T88 .

MERCI À NOS PARTENAIRES !

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16.05.2022 à 15:57

Roc d'Enfer | Le projet de liaison interstation laisse la place à une protection réglementaire !

Maxime
Texte intégral (948 mots)

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Début 2017, dans l'esprit du fameux "Cœur pour les Vans", près de 700 randonneurs à skis, à pieds, ou en raquettes se retrouvaient à l'appel du « Collectif gêtois » au col Ratti pour dénoncer le projet de liaison entre les domaines skiables des Gets-Mont-Chéry et de l'espace Roc d'Enfer/Saint-Jean-d'Aulps (74).

Lors de cette manifestation, organisée avec le soutien de Mountain Wilderness, les participants rassemblés formaient un grand "NON" dans la neige. « On a, en France, le plus grand parc de remontées mécaniques du monde. Il faut maintenant gérer l'existant et ne pas en rajouter. On ne doit pas mettre des pylônes de remontées partout. Il faut dire stop à ces projets démentiels et préserver une montagne authentique avec des espaces sauvages et naturels », clamait alors Nicolas Tricou, guide de haute montagne et organisateur de la manifestation.

Peu de temps après le rassemblement, les deux sous-préfets concernés par ce projet (celui de Bonneville et celle de Thonon) rappelaient aux élus locaux l'importance des espaces natures concernés, « l'un des derniers massifs vierges du secteur », réservoirs de biodiversité identifiés au Schéma régional de cohérence écologique et inscrits dans le réseau européen Natura 2000, reconnus par l'UNESCO pour leur richesse géologique.

DE FAIT, LE PROJET ÉTAIT ENTERRÉ

Les élus de la Côte d'Arbroz, la commune concernée, en prenaient acte : le projet n'a pas été retenu lors de la révision du SCoT. Bien mieux, ce coup d'arrêt portait en germe la reconnaissance du patrimoine naturel du secteur : quelques années plus tard, la commune a demandé au préfet de protéger le site pour ses qualités intrinsèques et pour éviter que la menace d'aménagement ne perdure.

Résultat des courses : une protection réglementaire vient d'être signée par le préfet de Haute-Savoie sur l'ensemble des espaces concernés !

Cet « Arrêté préfectoral de protection de biotope », dont nous avons pu dire tout le bien que nous en pensions lors du passage du dossier devant la Commission départementale des Site en novembre dernier, a en effet été signé par le préfet de Haute-Savoie début avril : le site est désormais protégé de toute velléité d'extension des domaines skiables qui l'entourent et les activités de nature y sont encadrées pour éviter tout dégât à l'environnement.

EN SAVOIR PLUS

-Consulter PDF - 1.6 Mo l'arrêté préfectoral de protection de biotope