flux Ecologie

Notre objectif : 10 % d’espaces laissés en libre évolution en France métropolitaine d’ici 2030

▸ les 10 dernières parutions

23.07.2026 à 20:19

SAVE THE DATE – Colloque : La libre évolution, pour repenser notre rapport au vivant

wpscle

(305 mots)

Le mercredi 30 septembre, la libre évolution  entre au Palais Bourbon.

La députée de l’Orne Chantal Jourdan et la Coordination libre évolution y organisent, tout l’après-midi, le colloque « La libre évolution pour repenser notre rapport au vivant ».

Face à l’effondrement du vivant, les méthodes habituelles de gestion de la nature ne suffisent plus. La nature reste pensée comme un espace à contrôler, aménager, exploiter ou entretenir. La libre évolution propose l’inverse : laisser des espaces naturels se développer spontanément, sans intervention humaine.

Elle représente aujourd’hui moins de 1 % du territoire hexagonal. La CLÉ porte un objectif de 10 % d’ici 2030. L’écart est le sujet même de cette après-midi.

Trois ambitions :
• clarifier le concept de libre évolution
• mettre en lumière ses bénéfices écologiques, climatiques et sociaux
• identifier les leviers juridiques et politiques pour formuler des propositions concrètes

Un rendez-vous qui concerne les parlementaires, les collectivités, les propriétaires fonciers et forestiers, les juristes, et celles et ceux qui font vivre ces espaces sur le terrain.

Le programme détaillé et les modalités d’inscription seront publiés en septembre.

Illustration : @lucie.roullier
Merci au @Fondsdemainsurterre pour leur soutien.

The post SAVE THE DATE – Colloque : La libre évolution, pour repenser notre rapport au vivant appeared first on Coordination Libre Evolution.

PDF
26.05.2026 à 18:10

“Et si protéger la nature consistait surtout à arrêter de la gérer ?” 7 idées qui bousculent notre vision de l’écologie

wpscle

Texte intégral (1777 mots)

Pendant des décennies, protéger la nature signifiait intervenir : planter, entretenir, débroussailler, restaurer, contrôler. Mais une idée gagne aujourd’hui du terrain chez les écologues, les gestionnaires d’espaces naturels et même certaines collectivités : et si la meilleure chose à faire pour certains écosystèmes était… de les laisser tranquilles ?

Ce courant, appelé libre évolution ou rewilding, ne consiste pas simplement à “abandonner” la nature. Il remet profondément en question notre rapport au vivant, notre obsession du contrôle et même notre définition de ce qu’est une “bonne” gestion écologique.

Voici les idées les plus surprenantes — parfois dérangeantes — tirées du mémoire Non-gestion, libre évolution et nature spontanée : état des connaissances et enjeux pour la biodiversité.

La nature n’a peut-être pas besoin d’être “sauvée” en permanence

C’est probablement l’idée la plus contre-intuitive du rapport : certaines actions de protection peuvent elles-mêmes perturber les dynamiques naturelles.

Le philosophe François Terrasson allait jusqu’à écrire :

« Protéger, c’est détruire. »

Une phrase provocatrice, mais qui résume bien la critique formulée contre une écologie trop interventionniste. Creuser des mares, débroussailler des pelouses calcaires ou installer des nichoirs restent des actes de contrôle humain.

La libre évolution propose donc un renversement radical : reconnaître que les écosystèmes possèdent leur propre capacité d’organisation, d’adaptation et de résilience.

Ce qui fascine ici, c’est le déplacement philosophique : l’humain cesse d’être le “gestionnaire suprême” du vivant.

Le changement climatique rend les anciennes méthodes de conservation obsolètes

Pendant longtemps, la conservation visait à maintenir un “état de référence” : préserver telle forêt, telle prairie ou telle espèce dans un état supposé stable.

Mais avec le dérèglement climatique, cette logique devient de plus en plus fragile. Les espèces migrent, les températures changent, les écosystèmes se recomposent.

Le rapport souligne qu’il devient parfois « difficile, voire peu pertinent, de chercher à figer les écosystèmes dans un état donné ».

Autrement dit : la nature n’est plus un musée.

C’est une idée vertigineuse pour les politiques environnementales, car elle oblige à passer d’une logique de conservation fixe à une logique d’accompagnement du changement.

Certaines forêts repoussent très bien… sans nous

L’un des enseignements les plus étonnants des recherches récentes concerne la restauration passive.

Des études citées dans le mémoire montrent que, dans de nombreux territoires abandonnés par l’agriculture, les forêts recolonisent naturellement les espaces avec une efficacité parfois comparable aux projets coûteux de reboisement actif.

Les chercheurs notent même que :

  • la restauration active est souvent plus rapide ;
  • mais la restauration passive peut fonctionner sur des surfaces beaucoup plus vastes ;
  • et avec des coûts infiniment plus faibles.

Cela pose une question inconfortable : combien de projets écologiques existent surtout parce que nous avons du mal à accepter de “ne rien faire” ?

Même les friches urbaines peuvent devenir des refuges écologiques

Quand on pense biodiversité, on imagine rarement des terrains vagues, des interstices urbains ou des friches industrielles.

Et pourtant.

Le mémoire montre que certaines villes — notamment Paris — intègrent déjà discrètement les principes de libre évolution à travers des politiques de “laisser pousser”.

Cela peut concerner :

  • des trottoirs végétalisés,
  • des toitures,
  • des espaces non tondus,
  • ou des zones laissées à la flore spontanée.

Le plus intéressant ici n’est pas seulement écologique : c’est culturel.

Nous avons été conditionnés à associer nature “propre” et nature “bien gérée”. Une friche nous semble souvent négligée… alors qu’elle peut être extraordinairement vivante.

La “nature sauvage” est aussi une construction culturelle

Le concept de wilderness — au cœur du mouvement de libre évolution — ne vient pas seulement de la science écologique.

Il est aussi né de la littérature, de la peinture et de la philosophie romantique.

Les auteurs rappellent que des artistes comme Turner ou Coleridge ont contribué à transformer les espaces sauvages :

  • d’endroits hostiles et inquiétants,
  • en paysages sublimes et désirables.

Autrement dit : notre vision du sauvage n’est jamais neutre.

Ce que nous appelons “nature” dit souvent davantage sur notre imaginaire collectif que sur les écosystèmes eux-mêmes.

La libre évolution n’est pas forcément l’absence totale d’humains

C’est un malentendu fréquent.

Même dans les espaces protégés les plus stricts, certaines interventions restent parfois nécessaires :

  • limiter des espèces invasives,
  • gérer des déséquilibres liés à l’absence de prédateurs,
  • encadrer la fréquentation humaine.

La libre évolution n’est donc pas une “mise sous cloche”.

Comme l’écrit Baptiste Morizot :

« La libre évolution n’est pas une mise sous cloche, mais la préservation de potentiels évolutifs. »

Cette nuance est essentielle. Le débat n’oppose pas “nature” et “humanité”, mais différentes manières d’habiter le vivant.

Le plus grand obstacle n’est peut-être pas écologique… mais psychologique

Le mémoire revient souvent sur une idée fascinante : notre difficulté à accepter le désordre naturel.

Une forêt morte, des arbres tombés, une prairie qui se ferme, des ronces envahissantes… beaucoup de dynamiques naturelles nous paraissent inquiétantes ou “mal entretenues”.

Pierre Mossant résume ce problème avec une formule frappante :

« L’échelle de la nature n’est pas acceptable pour l’humain. »

La libre évolution impose en effet :

  • des temporalités longues,
  • des résultats incertains,
  • et une perte de contrôle.

Dans une société obsédée par l’optimisation et l’immédiateté, c’est presque révolutionnaire.

Une nouvelle écologie du lâcher-prise ?

Le plus intéressant dans la libre évolution n’est peut-être pas seulement ce qu’elle dit des écosystèmes… mais ce qu’elle révèle de nous-mêmes.

Pourquoi avons-nous tant besoin de contrôler le vivant ? Pourquoi l’idée d’une nature autonome nous met-elle parfois mal à l’aise ?

À mesure que les crises écologiques s’aggravent, une question devient de plus en plus difficile à éviter :

Et si, dans certains cas, la meilleure manière d’aider la nature était enfin de lui laisser la possibilité d’inventer sa propre trajectoire ?

Sources

  • Non-gestion, libre évolution et nature spontanée : état des connaissances et enjeux pour la biodiversité, Iris Arnould, Marion Barray, Christelle Chenel, Justine Gaultier, Siméon Diabel François Samy, AgroParisTech / ARB Île-de-France, 2025.
  • Comité français de l’UICN, La libre évolution : une approche en développement pour la protection et la restauration de la nature, 2024.

The post “Et si protéger la nature consistait surtout à arrêter de la gérer ?” 7 idées qui bousculent notre vision de l’écologie appeared first on Coordination Libre Evolution.

PDF
20.05.2026 à 15:33

Le paradoxe des forêts sauvages : pourquoi « ne rien faire » pourrait les sauver des flammes

wpscle

Texte intégral (1677 mots)

Le mythe de la forêt « propre »

Dans l’imaginaire collectif, une forêt « propre », débarrassée de son bois mort et de ses broussailles, est souvent perçue comme un espace sécurisé. À l’inverse, la forêt non exploitée est régulièrement pointée du doigt comme une « poudrière » en attente d’une étincelle. Ce discours a trouvé un écho particulier lors des incendies de Gonfaron en 2021 et de La Teste-de-Buch en 2022, où le « déficit d’entretien » est devenu un coupable idéal pour expliquer la fureur des flammes. Pourtant, cette vision simpliste est aujourd’hui battue en brèche par l’écologie forestière. Et si, paradoxalement, l’absence d’intervention humaine constituait l’une des meilleures protections naturelles ? En explorant les mécanismes de résilience des forêts en libre évolution, nous découvrons un écosystème qui, loin d’être à l’abandon, déploie ses propres stratégies de défense.

Le bois mort, une éponge invisible

L’un des principaux bénéfices d’une forêt sauvage réside dans sa densité de bois mort, un élément souvent mal compris. Selon l’étude de Klamerus-Iwan et al. (2020), un seul tronc couché peut stocker jusqu’à plusieurs centaines de litres d’eau, agissant comme une véritable éponge qui ralentit le ruissellement et hydrate le sol.
La différence est flagrante lorsque l’on compare les chiffres : dans les forêts naturelles de Bialowieza (Pologne), le volume de bois mort atteint 80 à 120 m³/ha. En France, l’inventaire de l’IGN révèle une moyenne de seulement 23 m³/ha (7 sur pied, 16 au sol). Plus révélateur encore : la moitié du bois mort français est constituée de petits débris de moins de 12,5 cm, souvent issus de maladies. Or, c’est le « gros bois » et le « très gros bois », typiques des forêts non gérées, qui offrent la meilleure résistance au feu.
L’enlèvement systématique de ces troncs peut s’avérer contre-productif, comme le souligne un article de The Conversation (2022) :
« L’enlèvement peut notamment générer des matériaux (copeaux, brindilles) inflammables. […] Son élimination généralisée n’est pas justifiée en dehors des zones les plus fréquentées. »
Le « nettoyage » mécanique laisse souvent derrière lui des débris fins et secs qui s’enflamment bien plus vite que les gros troncs humides en décomposition.

La canopée fermée : une climatisation naturelle

Le maintien d’un couvert forestier dense et continu agit comme une protection thermique. Les travaux de Blumröder et al. (2021) démontrent que les forêts denses et peu éclaircies régulent bien mieux leur microclimat. Par l’évapotranspiration, la canopée maintient une atmosphère humide et fraîche au sol, là où une forêt exploitée et ouverte subit un assèchement plus rapide.
Cette structure fermée offre deux avantages physiques cruciaux :
  • Barrière contre le vent : Selon Gardiner et al. (1997), la densité du peuplement réduit drastiquement la vitesse du vent au sein de la forêt. Le vent étant le moteur principal de l’apport en oxygène et de la course des flammes, son freinage ralentit mécaniquement la progression de l’incendie.
  • Contrôle du combustible bas : En privant le sol de lumière, une canopée continue limite naturellement le développement de la strate arbustive. Si les forêts sauvages peuvent connaître des épisodes d’embroussaillement, il s’agit souvent de phases transitoires localisées, bien moins inflammables qu’une strate basse entretenue artificiellement par les coupes.

La force de l’âge : le bouclier des vieux arbres

Laisser une forêt en libre évolution, c’est lui permettre de retrouver des arbres aux stades de maturité et de sénescence. Pour la survie de l’écosystème, l’âge est un atout. Comme le rappellent Curt et al. (2022), plus un arbre est vieux et gros, plus son écorce s’épaissit. Cette couche protectrice forme un bouclier thermique vital pour les tissus conducteurs de sève, permettant à l’arbre de survivre à un passage de feu de surface.
De plus, de nombreux arbres ont développé des stratégies de régénération après incendie, comme les cônes sérotineux qui libèrent leurs graines sous l’effet de la chaleur. Toutefois, ces mécanismes exigent que l’arbre ait atteint sa pleine maturité sexuelle, un cycle que la sylviculture interrompt souvent prématurément lors des coupes d’exploitation.

L’isolement : une protection contre l’erreur humaine

Statistiquement, plus de 90 % des départs de feu sont d’origine humaine. L’inaccessibilité géographique ou le statut de protection juridique constituent donc les premiers remparts contre le sinistre. En France métropolitaine, les zones de protection stricte restent rares : seulement 0,24 % des forêts (environ 41 000 ha) bénéficient d’un statut de réserve intégrale, comme les Réserves Biologiques Intégrales (RBI) en forêt domaniale.
Ces espaces ne sont pas pour autant des zones de non-droit ou d’abandon. Ils sont intégrés aux stratégies de Défense des Forêts Contre l’Incendie (DFCI), avec un entretien rigoureux des pistes d’accès pour les secours. 

La nuance nécessaire : quand la météo dicte sa loi

Toutefois, la science impose la prudence. En cas de conditions météorologiques extrêmes, sécheresses prolongées couplées à des vents violents, les mécanismes biologiques passent au second plan. Curt et al. (2022) soulignent que dans ces situations, « la transmission de l’énergie devient si efficace » que la structure et la composition de la végétation deviennent secondaires face à la puissance thermique.
Dans ces contextes de stress hydrique intense, la forte biomasse (vivante et morte) d’une forêt sauvage peut alimenter un foyer d’une intensité supérieure à celle d’une forêt gérée. Aucun mode de gestion ne peut prétendre à une immunité totale : face à la démesure du climat, la forêt sauvage comme la forêt cultivée restent vulnérables.

Vers un nouvel équilibre forestier

La forêt sauvage n’est pas le danger public que l’on dépeint parfois. Elle est un écosystème résilient, capable de s’auto-réguler grâce à son bois mort humide, sa canopée protectrice et ses arbres centenaires. Loin d’être un « abandon », la libre évolution est une stratégie d’adaptation qui mérite sa place dans nos paysages.
Alors que nous repensons notre gestion territoriale face au changement climatique, la question reste ouverte : quelle part de sauvage sommes-nous prêts à accepter pour restaurer la résilience de nos forêts ?
La véritable sécurité incendie pourrait ne pas résider dans le nettoyage systématique de chaque hectare, mais dans notre capacité à laisser la forêt redevenir un écosystème humide, mature et autonome.

The post Le paradoxe des forêts sauvages : pourquoi « ne rien faire » pourrait les sauver des flammes appeared first on Coordination Libre Evolution.

PDF
20.04.2026 à 16:44

Wildenstein choisit la libre évolution : 350 hectares sanctuarisés pour un siècle

wpscle

Texte intégral (548 mots)

Dans un article publié le 16 avril 2026, Dernières Nouvelles d’Alsace revient sur une décision forte prise par la commune de Wildenstein, dans le massif des Vosges : placer plus de 320 hectares de forêts communales en libre évolution pendant 99 ans.

Cette mesure, officialisée par la signature d’une Obligation Réelle Environnementale (ORE), interdit toute exploitation forestière, construction ou travaux sur ces parcelles situées notamment autour du Grand Ventron et du Rothenbach. La promenade y restera toutefois autorisée. L’objectif affiché est clair : laisser la forêt retrouver son fonctionnement naturel afin de préserver durablement la biodiversité.

Ce choix est particulièrement remarquable dans un contexte où la gestion forestière reste largement dominée par des logiques d’exploitation du bois. À Wildenstein, la commune assume au contraire une vision de long terme. Le maire Ludovic Marinoni souligne d’ailleurs que certaines parcelles, très pentues, sont difficiles à exploiter et qu’il est plus pertinent écologiquement de les laisser évoluer librement.

Le projet bénéficie du soutien financier du WWF France, qui versera 252 000 euros sur trente ans afin de compenser la perte des revenus forestiers. En échange, la commune s’engage notamment à préserver des îlots de pleine naturalité, à sensibiliser le public à la libre évolution forestière et à suivre scientifiquement certaines espèces, comme les coléoptères ou le lynx.

Cette forêt présente en effet un caractère exceptionnel. Le secteur abrite des espèces emblématiques et menacées comme le lynx boréal ou le grand tétras, et se situe à proximité de la Réserve naturelle nationale du Grand Ventron, intégrée au patrimoine mondial de l’UNESCO pour ses hêtraies anciennes.

L’article des DNA rappelle également un point essentiel souvent oublié : lorsque l’activité humaine cesse, la biodiversité peut rapidement reprendre ses droits. Comme l’explique Jean-Marie Lettermann, du Conservatoire d’espaces naturels d’Alsace, les espaces protégés permettent aux milieux rares ou fragiles de subsister et de se développer dans la durée.

Cette initiative illustre une évolution profonde de notre rapport à la forêt. Face à l’effondrement de la biodiversité et aux effets du changement climatique, certaines collectivités choisissent désormais de protéger les écosystèmes plutôt que de les rentabiliser à court terme. Wildenstein devient ainsi l’un des exemples les plus ambitieux de libre évolution forestière en Alsace.

Source : article de Jean Martini publié dans Dernières Nouvelles d’Alsace le 16 avril 2026.

The post Wildenstein choisit la libre évolution : 350 hectares sanctuarisés pour un siècle appeared first on Coordination Libre Evolution.

PDF
4 / 10

🌱 Bon Pote
Actu-Environnement
Amis de la Terre
Aspas
Biodiversité-sous-nos-pieds

🌱 Bloom
Canopée
Décroissance (la)
Deep Green Resistance
Déroute des routes
Faîte et Racines
🌱 Printemps des Luttes Locales
F.N.E (AURA)
Greenpeace Fr
JNE
La Relève et la Peste
La Terre
Le Lierre
Le Sauvage
Low-Tech Mag.
Motus & Langue pendue
Mountain Wilderness
Negawatt
🌱 Observatoire de l'Anthropocène

🌱 Reporterre
Présages
Reclaim Finance
Réseau Action Climat
Résilience Montagne
SOS Forêt France
Stop Croisières

🌱 Terrestres

🌱 350.org
Vert.eco
Vous n'êtes pas seuls